{"id":6667,"date":"2017-09-05T13:01:34","date_gmt":"2017-09-05T13:01:34","guid":{"rendered":"https:\/\/french.cpnn-world.org\/?p=6667"},"modified":"2019-10-09T07:28:51","modified_gmt":"2019-10-09T07:28:51","slug":"de-leurope-aux-etats-unis-ces-villes-qui-sopposent-a-leurs-gouvernements-pour-mieux-accueillir-les-migrants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/french.cpnn-world.org\/?p=6667","title":{"rendered":"De l\u2019Europe aux Etats-Unis, ces villes qui s\u2019opposent \u00e0 leurs gouvernements pour mieux accueillir les migrants"},"content":{"rendered":"<div style=\"float: left; width: 46%;\">\n<p>TOL\u00c9RANCE &#038; SOLIDARIT\u00c9 . <\/p>\n<p>Un article par Rachel Knaebel pour <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/De-l-Europe-aux-Etats-Unis-ces-villes-qui-s-opposent-a-leurs-gouvernements-pour\">Bastamag<\/a><\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, des centaines de municipalit\u00e9s ont fait le choix de ne pas contribuer \u00e0 la chasse aux sans-papiers lanc\u00e9e par Donald Trump. En Europe, des communes s\u2019engagent pour un accueil digne des migrants. \u00ab Villes sanctuaires \u00bb, \u00ab villes refuges \u00bb&#8230; De l\u2019Italie \u00e0 la Grande-Bretagne, de Barcelone \u00e0 Grande-Synthe, ces communes tentent de se constituer en v\u00e9ritables contre-pouvoirs face aux politiques indignes et x\u00e9nophobes.<\/p>\n<p><center><a href=\"https:\/\/french.cpnn-world.org\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bastamag.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/french.cpnn-world.org\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bastamag.jpg\" alt=\"\" width=\"552\" height=\"323\" class=\"alignnone size-full wp-image-6668\" srcset=\"https:\/\/french.cpnn-world.org\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bastamag.jpg 552w, https:\/\/french.cpnn-world.org\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bastamag-300x176.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px\" \/><\/a><br \/>\nPhoto : Manifestation LGBT de solidarit\u00e9 avec les r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Londres, en juin 2016 \/ CC Alisdare Hickson<\/center><\/p>\n<p>A peine \u00e9lu pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis, Donald Trump adoptait un d\u00e9cret pour couper les fonds f\u00e9d\u00e9raux aux centaines de municipalit\u00e9s qui ont critiqu\u00e9 sa politique anti-migrants. Face au programme de Trump, \u00e0 sa volont\u00e9 d\u2019expulser manu militari les sans-papiers quel que soit le nombre d\u2019ann\u00e9es de r\u00e9sidence, et \u00e0 son souhait d\u2019\u00e9riger un mur \u00e0 la fronti\u00e8re mexicaine, de nombreuses villes se sont rapidement d\u00e9clar\u00e9es \u00ab villes sanctuaires \u00bb. Ces municipalit\u00e9s \u00ab ont adopt\u00e9 des politiques qui promettent de prot\u00e9ger et de servir tous leurs r\u00e9sidents, quel que soit leur statut migratoire \u00bb, explique la puissante association American Civil Liberties Union (l\u2019Union am\u00e9ricaine pour les libert\u00e9s civiles, ACLU).<\/p>\n<p>Dans les faits, ces villes refusent de coop\u00e9rer avec les forces de l\u2019ordre f\u00e9d\u00e9rales, lorsque celles-ci leur demandent de mettre des sans-papier en d\u00e9tention. Elles n\u2019exigent pas forc\u00e9ment de leurs habitants de produire un certificat de naissance ou de s\u00e9journer l\u00e9galement pour acc\u00e9der aux services publics locaux. Certaines municipalit\u00e9s sanctuaires d\u00e9cident m\u00eame de reconna\u00eetre comme valables sur leur territoire des papiers d\u2019identit\u00e9 non \u00e9tats-uniens ou de distribuer leurs propres papiers d\u2019identit\u00e9 municipaux \u00e0 tous leurs r\u00e9sidents, quelle que soit leur nationalit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>De New York \u00e0 Milan, en passant par Barcelone<\/strong><\/p>\n<p>Les m\u00e9tropoles parmi les plus importantes des \u00c9tats-Unis, comme New York, Los Angeles, Chicago, Boston ou Washington, ont adopt\u00e9 cette position. Et n\u2019ont pas perdu la bataille face \u00e0 Donald Trump, puisqu\u2019un juge f\u00e9d\u00e9ral a bloqu\u00e9 en avril dernier le d\u00e9cret du pr\u00e9sident qui voulait leur couper les vivres.<\/p>\n<p>En Europe aussi, confront\u00e9e \u00e0 une crise historique de la gestion des migrations, des collectivit\u00e9s locales prennent le contrepied de la politique de fermeture men\u00e9es par les \u00c9tats de l\u2019Union europ\u00e9enne. Quand la plupart des gouvernements europ\u00e9ens misent sur une gestion s\u00e9curitaire et des accords avec des pays aussi peu d\u00e9mocratiques que la Libye et la Turquie, (lire notre article <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Comme-l-Europe-externalise-la-gestion-de-ses-frontieres-a-des-regimes-peu\">Les envoyer en d\u00e9tention ou les livrer \u00e0 une dictature : voil\u00e0 comment l\u2019Europe \u00ab d\u00e9localise \u00bb ses r\u00e9fugi\u00e9s<\/a>), \u00e0 Milan, le 20 mai dernier, 100 000 personnes ont manifest\u00e9 \u00e0 l\u2019initiative du maire de gauche de la ville pour promouvoir l\u2019accueil des migrants.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier, c\u2019\u00e9tait la maire de Barcelone Ada Colau, alli\u00e9e du parti Podemos, qui appelait \u00e0 une manifestation pour l\u2019accueil des migrants. L\u00e0 aussi, plus de 100 000 personnes ont r\u00e9pondu pr\u00e9sentes. La capitale catalane a aussi initi\u00e9 un r\u00e9seau international de villes engag\u00e9es dans l\u2019aide et l\u2019accueil des migrants, Solidarity Cities (villes solidaires). Une impulsion \u00e9galement destin\u00e9e \u00e0 pousser le gouvernement espagnol \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019accueil des r\u00e9fugi\u00e9s arriv\u00e9s en Europe, et qui devaient \u00eatre relocalis\u00e9s vers l\u2019Espagne.<\/p>\n<p><strong>Crise du mod\u00e8le d\u2019accueil italien<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Il faut faire la diff\u00e9rence entre les r\u00e9seaux de villes solidaires en Europe et le mouvement de villes sanctuaires aux \u00c9tats-Unis, souligne cependant Filippo Furri, cherchceur membre du r\u00e9seau Migreurop et doctorant \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Montr\u00e9al. En Europe, les municipalit\u00e9s se constituent en ville-refuge sur la question de l\u2019asile. Aux \u00c9tats-Unis, le mouvement s\u2019est plut\u00f4t construit pour prot\u00e9ger des personnes qui retombent dans l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 administrative apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu un moment dans le pays. \u00bb<\/p>\n<p>Filippo Furri conna\u00eet bien le cas italien, en particulier celui de Venise : \u00ab Avec les guerre des Balkans dans les ann\u00e9es 1990, il y a eu une vague de r\u00e9fugi\u00e9s. \u00c0 Venise, un \u00e9lan de solidarit\u00e9 citoyenne et associative s\u2019est joint \u00e0 une volont\u00e9 politique pour organiser un accueil digne. Un syst\u00e8me d\u2019accueil organis\u00e9 s\u2019y est mis en place dans la foul\u00e9e, au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Venise est devenue une sorte de prototype du syst\u00e8me d\u2019asile qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 ensuite en Italie, et qui est en train de p\u00e9ricliter avec la situation d\u2019urgence actuelle. \u00bb<\/p>\n<p>Aux c\u00f4t\u00e9s de la Gr\u00e8ce, l\u2019Italie est l\u2019un des deux principaux pays d\u2019arriv\u00e9e pour des centaines de milliers de personnes qui d\u00e9barquent chaque ann\u00e9e en Europe par la mer, pour y chercher l\u2019asile et la s\u00e9curit\u00e9. Plus de 360 000 personnes sont arriv\u00e9es par la mer M\u00e9diterran\u00e9e en Europe en 2016. Plus de 98 000 depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2017 (plus de 2000 personnes migrantes sont d\u00e9j\u00e0 mortes en mer M\u00e9diterran\u00e9e cette ann\u00e9e [2]). L\u2019Italie est donc l\u2019un des pays qui doit g\u00e9rer en urgence et en grand nombre l\u2019accueil des migrants, en plus des sauvetages en mer. D\u00e9but juillet, son gouvernement a appel\u00e9 \u00e0 l\u2019aide les autres pays europ\u00e9ens pour faire face aux n\u00e9cessit\u00e9 de prise en charge des nouveaux arrivants. Mais loin de prendre le parti de l\u2019hospitalit\u00e9, Rome a aussi menac\u00e9 dans le m\u00eame temps de fermer ses ports aux migrants.<\/p>\n<p>(L&#8217;article se continue \u00e0 droite.)<\/p>\n<p>(Cliquez <a href=\"http:\/\/english.cpnn-world.org\/?p=10362\">ici pour une traduction en anglais<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div style=\"float: right; width: 46%;\">Question for discussion<\/div>\n<div style=\"float: right; width: 46%;\"><\/div>\n<div style=\"float: right; width: 46%;\">\n<p align=\"justify\">\n<p><em><strong><a href=\"http:\/\/english.cpnn-world.org\/?p=4506\">The refugee crisis, Who is responsible?<\/a><\/strong><\/em><\/p>\n<p>(L&#8217;article se continue de la gauche.)<\/p>\n<p><strong>Aide au d\u00e9veloppement face \u00e0 des \u00c9tats d\u00e9faillants<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab L\u2019Italie, comme la Gr\u00e8ce, est en train de devenir un v\u00e9ritable territoire de r\u00e9tention, d\u00e9plore Filippo Furri. Il y existe des formes d\u2019hospitalit\u00e9 et d\u2019accueil dans la soci\u00e9t\u00e9 civile. C\u2019est une r\u00e9ponse face \u00e0 une gestion de la part des \u00c9tats qui vise avant tout \u00e0 contr\u00f4ler les flux, \u00e0 trier les gens, et \u00e0 disperser les centres d\u2019accueil en les imposant aux collectivit\u00e9s locales. Il y a conflit entre l\u2019accueil local des municipalit\u00e9s, et le contr\u00f4le \u00e9tatique. \u00bb De la m\u00eame mani\u00e8re que des ONG prennent le relais des \u00c9tats et des autorit\u00e9s europ\u00e9ennes pour sauver des vies en mer M\u00e9diterran\u00e9e, des communes italiennes s\u2019organisent pour faire ce que l\u2019\u00c9tat italien refuse : organiser un accueil digne, et favoriser les \u00e9changes entre la population locale et les nouveaux arrivants.<\/p>\n<p>Le r\u00e9seau des \u00ab Communes de la terre pour le monde \u00bb, fond\u00e9 en 2003 en Italie, r\u00e9unit aujourd\u2019hui plus de 300 municipalit\u00e9s de tout le pays. L\u2019association organise par exemple un festival interculturel \u00e0 Riace, village de Calabre devenu l\u2019un des points d\u2019entr\u00e9e de nombreux migrants dans l\u2019UE (voir notre article Ces villages qui choisissent tant bien que mal d\u2019accueillir les migrants). L\u2019association de communes m\u00e8ne aussi des projets de solidarit\u00e9 internationale, comme un projet de d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9nergie solaire au Sahel. \u00ab Le r\u00e9seau Recosol est organis\u00e9 sur une logique de solidarit\u00e9 qui d\u00e9passe la question des migrations, pr\u00e9cise Filippo Furri. C\u2019est un r\u00e9seau d\u2019entraide entre communaut\u00e9s locales. \u00bb<\/p>\n<p>Se constituer en associations de solidarit\u00e9, au del\u00e0 du seul objectif de g\u00e9rer l\u2019urgence, voil\u00e0 ce qui fait s\u00fbrement la sp\u00e9cificit\u00e9 des r\u00e9seaux des villes-refuges face aux politiques migratoire des \u00c9tats. \u00ab L\u2019\u00c9tat laisse en partie seules les municipalit\u00e9s italiennes pour l\u2019organisation de l\u2019accueil des migrants. Ce sont les municipalit\u00e9s qui organisent le logement, les cours de langue et l\u2019int\u00e9gration locale, expliquent les coordinateurs du r\u00e9seau de communes Recosol. La politique du gouvernement italien souffre de l\u2019absence d\u2019une vision globale et d\u2019un plan national pour l\u2019accueil et l\u2019int\u00e9gration des migrants. Ce sont donc les associations et les citoyens, sur le territoire, qui font la diff\u00e9rence. \u00bb<\/p>\n<p><strong>City of Sanctuary au Royaume-Uni<\/strong><\/p>\n<p>En Grande-Bretagne aussi, des citoyens et des communes prennent le contrepied de la politique x\u00e9nophobe du gouvernement conservateur. \u00ab Le r\u00e9seau City of Sanctuary a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Sheffield, en 2005, par un petit groupe de personnes qui voulaient mieux accueillir les r\u00e9fugi\u00e9s \u00bb, explique Forward Maisokwadzo, porte-parole de ce r\u00e9seau britannique. Le maire de cette ville de 500 000 habitants du nord de l\u2019Angleterre avait pleinement soutenu l\u2019initiative, et pris l\u2019engagement public d\u2019accueillir les demandeurs d\u2019asile et r\u00e9fugi\u00e9s dans sa ville. \u00ab Puis le mouvement est devenu tr\u00e8s important, en terme de nombre de personnes et de communes impliqu\u00e9es. Il compte aujourd\u2019hui une centaine de municipalit\u00e9s. L\u2019id\u00e9e est de travailler avec tout le monde : les citoyens, les associations, les autorit\u00e9s locales. \u00bb<\/p>\n<p>Pour le mouvement City of Sanctuary, la cl\u00e9 de l\u2019accueil est dans ce travail collectif. \u00ab Les actions men\u00e9es par le mouvement varient selon les endroits. Elles peuvent par exemple consister \u00e0 sensibiliser les gens \u00e0 la question de l\u2019accueil des demandeurs d\u2019asile, pr\u00e9cise Forward Maisokwadzo. \u00c0 Bristol, la ville s\u2019est attaqu\u00e9e au probl\u00e8me du d\u00e9nuement des demandeurs d\u2019asile, qui re\u00e7oivent tr\u00e8s peu de soutien financier et n\u2019ont pas le droit de travailler pendant l\u2019\u00e9tude de leur demande. Une douzaine d\u2019autres villes se sont engag\u00e9es sur la question. Leur travail est aussi de pousser le gouvernement \u00e0 se pencher sur ce probl\u00e8me. \u00bb<br \/>\n<strong><br \/>\n\u00ab La France n\u2019est pas dans une d\u00e9marche d\u2019accueil \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Et en France ? Il y a bien l\u2019exemple de Grande-Synthe, une ville du Nord de 20 000 habitants, o\u00f9 la municipalit\u00e9 a pris le parti de l\u2019accueil des migrants en route vers l\u2019Angleterre (voir notre article Conjuguer accueil des migrants, \u00e9cologie et \u00e9mancipation sociale : l\u2019\u00e9tonnant exemple de Grande-Synthe), notamment en construisant avec M\u00e9decin sans fronti\u00e8res un centre d\u2019accueil permettant des conditions de vie d\u00e9centes (repris en main par la pr\u00e9fecture, le centre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit par un incendie en avril dernier). Des citoyens s\u2019engagent aussi \u00e9videmment, de Calais \u00e0 la fronti\u00e8re italienne, et se trouvent parfois tra\u00een\u00e9 en justice pour \u00ab d\u00e9lit de solidarit\u00e9 \u00bb (lire notre article \u00c0 la fronti\u00e8re franco-italienne, les habitants de la vall\u00e9e de la Roya risquent la prison pour avoir aid\u00e9 les migrants).<\/p>\n<p>\u00c0 Paris, o\u00f9 des milliers de migrants d\u00e9barqu\u00e9s dans la capitale se retrouvent \u00e0 la rue sans aucune prise en charge et harcel\u00e9s par la police, la maire Anne Hidalgo a annonc\u00e9 l\u2019ouverture d\u2019un premier centre d\u2019accueil en mai. Le centre a ouvert six mois plus tard. Pr\u00e9vu pour 500 personnes, il est pourtant sous-dimensionn\u00e9 et satur\u00e9 en permanence. Selon l\u2019association France Terre d\u2019asile, plus de 1000 personnes migrantes dormaient encore \u00e0 la rue d\u00e9but juillet \u00e0 proximit\u00e9 du centre d\u2019accueil. L\u2019association Gisti (Groupe d\u2019information et de soutien aux immigr\u00e9s) a aussi d\u00e9nonc\u00e9 les violences polici\u00e8res dont sont victimes les migrants dans les files d\u2019attentes du centre. Malgr\u00e9 des initiatives bien r\u00e9elles mais dispers\u00e9es (lire ici notre article), \u00ab la France n\u2019est pas dans une d\u00e9marche d\u2019accueil \u00bb, regrette Filippo Furri. Les villes fran\u00e7aise prendront-elles le relais d\u2019un \u00c9tat d\u00e9faillant ?<\/p>\n<p>(Merci \u00e0 Kiki Chauvin, la reporter de CPNN pour cet article)\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TOL\u00c9RANCE &#038; SOLIDARIT\u00c9 . Un article par Rachel Knaebel pour Bastamag Aux Etats-Unis, des centaines de municipalit\u00e9s ont fait le choix de ne pas contribuer \u00e0 la chasse aux sans-papiers lanc\u00e9e par Donald Trump. 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