. OÙ TROUVER DES LEADERS ? .
Où trouver des leaders pour une culture de paix ?
À de rares exceptions près, pas au sein des l’États-nations et parmi leurs dirigeants.
Ceci confirme l’une des deux conclusions majeures de mon Histoire de la culture de guerre : l’État-nation a créé le monopole de la culture de guerre.
Il existe cependant quelques exceptions, comme le montre un article récent de CPNN. Le président brésilien Lula a participé à un sommet en Espagne présidé par le Premier ministre Pedro Sánchez, qui a déclaré : « Nous voulons redoubler d’efforts pour œuvrer en faveur de la paix et d’un ordre multilatéral renforcé. Tandis que d’autres ouvrent des plaies, nous voulons les panser et les guérir. »
Ce n’est pas leur personne, mais leur rôle de dirigeant d’État qui fait de Trump, Netanyahou et Poutine les figures de proue de la culture de guerre. Ceci est montré par le fait que de nombreux anciens chefs d’État participent au groupe des Elders, fondé par Nelson Mandela, et que ce groupe œuvre sans relâche pour une culture de paix.
De la même manière, ce n’est pas tant la religion en elle-même, mais son rôle lorsqu’elle devient religion d’État, qui fait d’elle une culture de guerre en Israël et en Iran. C’est montré par trois articles dan CPNN: le pape Léon XIII a appelé à une « nouvelle culture de paix »; il a promu la paix lors de son récent voyage en Afrique; et il a dénoncé les tentatives d’associer religion et culture de guerre.
Etant donné que les Nations Unies et l’UNESCO sont gouvernées par des États-nations, elles n’exercent que peu d’influence sur la promotion d’une culture de paix. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution justifiant l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’UNESCO a, quant à elle, apparemment abandonné sa seule initiative majeure en faveur d’une culture de paix : la Biennale de Luanda. Mais il existe aussi quelques exceptions, comme le montre un autre article récent de CPNN. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a rendu hommage à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la Palestine, pour son plaidoyer sans détour contre le génocide israélien à Gaza.
C’est dans la société civile que nous trouons les leaders dans les différents articles de CPNN.
Il existe des mouvements pacifistes efficaces tels que Stop the War au Royaume-Uni, la United National Antiwar Coaltion (UNAC) aux États-Unis et le Mouvement de la Paix en France.
Pour s’opposer à la culture de guerre aux États-Unis, nous trouvons un leadership fort par Indivisible, par MoveOn et par certains syndicats, notamment ceux d’enseignants. Le sénateur socialiste Bernie Sanders et des ONG comme Pace e Bene exercent également une influence considérable.
Contre le génocide israélien, de nombreuses manifestations de masse et la courageuse flottille Sumud s’organisent.
Une autre flottille s’oppose aux menaces proférées par les États-Unis contre Cuba.
De nombreuses villes promeuvent une culture de la paix, notamment les 8 600 villes représentées par l’initiative « Maires pour la paix » et des villes comme Barcelone en Espagne et Bahia au Brésil.
Il existe des programmes universitaires axés sur la culture de la paix, à l’instar de celui actuellement en cours de création à l’Université autonome du Mexique.
De manière générale, on constate un fort leadership par les femmes et par les jeunes. Les femmes ont toujours joué un rôle de premier plan dans la lutte pour la paix. La jeunesse, notamment celle des pays du Sud, représente l’espoir de l’avenir. Il s’agit de la première génération de l’histoire à être en contact avec le monde entier grâce aux réseaux sociaux. Ainsi, ce sont des jeunes du Brésil, du Nigéria et du Pakistan qui sont à la tête du Manifeste pour la paix sur les réseaux sociaux.
La deuxième conclusion majeure de mon Histoire de la culture de la guerre est que le contrôle de l’information est devenu l’arme la plus importante de cette culture. En effet, les médias commerciaux de masse regorgent d’histoires de guerre tout en ignorant les informations concernant ceux qui œuvrent pour la paix.
Le travail de CPNN revêt donc une importance particulière, car nous diffusons les informations de la culture de la paix. C’est ici que vous trouverez les leaders.
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