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Bulletin français 1 mai 2026


. LA PAIX EN MÉDITERRANÉE OCCIDENTALE .

Alors que la Méditerranée orientale (Liban, Palestine, Israël) est déchirée par la guerre déclenchée par Netanyahou et Trump, la Méditerranée occidentale (Espagne, Maroc, Algérie, Italie, etc.) s’est engagée dans des initiatives de paix afin d’éviter d’être entraînée dans une nouvelle guerre mondiale.

Italie et l’Espagne ont annoncé que leur espace aérien ne saurait être utilisé par les Américains pour leurs attaques au Moyen-Orient.

Le président espagnol Pedro Sánchez a accueilli deux réunions internationales consacrées à la paix et à la justice économique. Parmi les participants figuraient le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le président colombien Gustavo Petro, ainsi que d’éminents élus progressistes américains. « Nous voulons redoubler d’efforts pour œuvrer en faveur de la paix et d’un ordre multilatéral renforcé. Tandis que d’autres ouvrent de nouvelles plaies, nous voulons les panser et les guérir », a déclaré M. Sánchez. Le président colombien Gustavo Petro a déclaré qu’« en s’opposant fermement à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, il me semble que la position de l’Espagne est à l’avant-garde en Europe ».

L’Italie et l’Algérie sont unies dans la paix par la mission du pape Léon XIII à Alger. Le président du Haut Conseil islamique a souligné « l’importante dimension diplomatique, qui vise à instaurer l’harmonie entre deux États d’un grand poids religieux et historique, faisant de l’Algérie un phare pour la paix mondiale ». Le pape s’est ensuite rendu en Angola, au Cameroun et en Guinée équatoriale, où il a continué à plaider pour la paix et le dialogue. Il a explicitement appelé à « une nouvelle culture de la paix ». Quant à l’Italie, il semble que les critiques par le pape aient également suscité l’opposition du pays au militarisme de Trump.

L’Algérie a accueilli un Forum arabe pour la jeunesse, la paix et la sécurité. La représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn, a souligné le rôle essentiel des jeunes dans la consolidation de la paix. Le ministre yéménite de la Jeunesse et des Sports a quant à lui insisté sur le rôle crucial des jeunes dans la diffusion d’une culture de paix et la construction d’un avenir plus stable.

Au Maroc, le prix « Nawal Ouzitane – Voix des jeunes pour la paix » a été lancé pendant une rencontre internationale consacrée à la paix et à la tolérance. Ce prix national vise à promouvoir l’expression créative des jeunes dans divers domaines, reflétant leur conscience des valeurs de la paix et leur responsabilité de les renforcer, en mettant l’accent sur la sensibilisation des jeunes générations à l’importance du dialogue, de l’ouverture et de la diversité culturelle.

Barcelone est un centre des initiatives de paix. Outre les rencontres organisées par le président espagnol mentionnées précédemment, Barcelone est le théâtre de la mobilisation de la flottille Sumud, en route pour Gaza afin de tenter de briser le blocus israélien. La flottille rassemble 70 bateaux, dont beaucoup proviennent d’autres ports méditerranéens. Elle transporte du matériel médical, des vivres et des équipements de reconstruction, et embarque des médecins, des ingénieurs, des juristes et des militants prêts à établir une présence protectrice non armée si l’autorisation leur est accordée. Parmi les participants figurent des parlementaires, des journalistes et des représentants de la société civile de tous les continents.

La ville de Barcelone, en collaboration avec la Fondation Pablo Casals, a annoncé la création d’un nouveau prix pour la paix. Le Prix international « Barcelone pour la Paix ». Le prix récompense le parcours, l’action ou le projet d’une personne, d’une organisation ou d’une institution à l’échelle internationale qui a contribué, de manière pertinente, transformatrice et vérifiable, à promouvoir la paix, la coexistence, les droits humains et le règlement pacifique des conflits. Ce prix biennal est doté de 300 000 euros et vise à renforcer l’impact médiatique et le caractère transformateur du projet ou de l’organisation lauréate.

Le reste de l’Europe est à la traîne par rapport à l’Espagne et à l’Italie en ce qui concerne les guerres de Trump et Netanyahou, mais espérons qu’eux aussi finiront par rejoindre l’opposition.

DROITS DE L’HOMME


70+ Boats Launch Historic Global Sumud Flotilla to Gaza in Bold Solidarity Stand

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Colombia: Conference on the Transition Beyond Fossil Fuels concludes with five key outcomes

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


New Barcelona for Peace International Award

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Lifetime premieres Peace Peace Now Now, a documentary series about women’s resistance in Latin America

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Essaouira, Maroc : Lancement du Prix “Voix des jeunes pour la paix”

ÉDUCATION POUR LA PAIX


National Autonomous University of Mexico: Encounters and Networks for Peace. Why Talk About a Culture of Peace?

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Sánchez, Lula Lead ‘Work for Peace’ and Equality at Gathering of Global Progressive Leaders in Spain

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Over 100 International Law Experts Warn: U.S. Strikes on Iran Violate UN Charter and May Be War Crimes

Bulletin français 1 avril 2026

. LE MOUVEMENT CONTINUE DE GRANDIR .

En cette période sombre de l’histoire, comme nous l’écrivions dans notre bulletin de juillet dernier, « Las des guerres et du militarisme dans leur pays, les peuples d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient sont descendus dans la rue pour protester.». Comme nous le titrions en novembre, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur. Et nous constatons ce mois-ci qu’il continue de s’amplifier.

Aux États-Unis, plus que 8 millions de personnes ont défilé le 28 mars lors du dernier rassemblement « No Kings » contre Trump, la plus grande manifestation d’une seule journée de l’histoire américaine. Comme l’ont rapporté les articles de CPNN en mars, ainsi qu’en octobre et juin, 2025, les rassemblements « No Kings » ont lieu dans les 50 États et continuent de gagner en ampleur. Ils sont passés de 1 800 communautés en juin, 2025; à 2 700 en octobre, 2025 et à 3 300 ce mois-ci. Le rassemblement phare de ce mois-ci s’est tenu à Minneapolis et a accueilli les interventions de Bernie Sanders et de Bruce Springsteen.

Au Royaume-Uni, le 28 mars, la plus grande manifestation multiculturelle de l’histoire a eu lieu à Londres, les organisateurs revendiquant une participation d’un demi-million de personnes.

En France, environ 150 000 personnes ont défilé dans de nombreuses villes le 14 mars pour protester contre le racisme, le fascisme et la guerre.

Dans tout le Sud global, des manifestants sont descendus sur les places et dans les rues pour condamner la guerre d’agression impérialiste menée contre l’Iran par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Et comme chaque année le 8 mars, les femmes ont manifesté pour la Journée internationale des femmes. Les thèmes de cette célébration varient d’un pays à l’autre, comme nous l’avons documenté ce mois-ci sur CPNN, mais la plupart d’entre elles se joignent à la protestation contre la violence et le militarisme.

En Amérique latine, le thème dominant était la condamnation des féminicides et autres violences faites aux femmes, ainsi que la revendication de leur protection et de l’égalité. À Mexico, des manifestantes ont exigé la fin des féminicides qui fauchent la vie de huit femmes chaque jour dans le pays. Le slogan « Pas une de moins » a été affiché à Buenos Aires, en Argentine. Des photos de femmes victimes ou de leurs agresseurs ont été brandies à La Paz, en Bolivie. À Bogota, en Colombie, la banderole « Notre cri vient d’un cœur las de vivre dans la douleur et la peur » a été déployée. À Caracas, au Venezuela, des femmes ont réclamé des centres d’accueil pour les victimes de violences sexistes. La lutte contre les violences faites aux femmes était également au cœur des manifestations à Montevideo, en Uruguay, à Lima, au Pérou, et à Quito, en Équateur.

En Argentine, au Bélarus, au Chili et en Indonésie, des femmes ont protesté contre leurs gouvernements de droite qui bafouent les droits des femmes. Aux États-Unis, les manifestations de Chicago, New York et San Francisco ont dénoncé spécifiquement la politique de Trump.

Outre la protestation contre les violences physiques, les manifestants ont dénoncé les violences liées à la discrimination au travail et aux inégalités salariales entre les femmes et les hommes, et ont réclamé l’égalité économique. Ce thème a été central lors des manifestations d’Helsinki (Finlande), d’Athènes (Grèce) et de Vancouver (Canada).

En Europe, des manifestations ont eu lieu contre l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et, aussi, contre les guerres en général. Ce fut le cas à Bruxelles (Belgique), Barcelone, Madrid, Mérida, Tolède et Valence (Espagne), ainsi qu’à Milan et Rome (Italie). À Ljubljana (Slovénie), une banderole proclamait : « Nous ne participerons pas à vos guerres. » Dans nombre de ces villes, ainsi qu’à Helsinki, Bordeaux, La Valette (Malt), Londres et Amsterdam, le thème était la revendication d’égalité et la lutte contre la violence.

Des banderoles dénonçant le fascisme et le patriarcat ont été déployées lors des manifestations à Budapest, Istanbul, Berlin et Erfurt, en Allemagne.

Dans certains pays, les dirigeants ont profité de l’occasion pour rallier les femmes à leur cause. Ce fut le cas en Russie, en Serbie, en Ukraine et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Bénin et le Sénégal, ainsi que dans les trois pays où des gouvernements militaires tentent de se libérer du joug néocolonial : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Dans d’autres pays, notamment pour ceux ayant un passé socialiste, cette journée a été l’occasion de célébrer les progrès accomplis vers l’égalité des femmes. Ce fut le cas en Chine, en Corée du Nord, au Cambodge et au Vietnam. En Russie, au moins un événement traditionnel de ce type a eu lieu au Daghestan. Au Bangladesh également, cette journée a été l’occasion de célébrer l’émancipation des femmes, leurs droits et leur contribution à la société. Le Rwanda, pays qui compte la plus forte proportion de femmes au Parlement au monde, a célébré l’événement par une marche et une course. Au Mozambique, Graça Machel, qui était organisatrice des organisations féminines du pays avant de partir en Afrique du Sud pour épouser Nelson Mandela, a pris la parole lors de l’événement.

Des musiciens et des célébrités populaires ont utilisé la radio et la télévision pour promouvoir les droits des femmes en Ukraine et au Kenya. À Los Angeles et à Hollywood, l’Alliance des réalisatrices a organisé un salon pour soutenir les réalisatrices dans l’industrie du divertissement.

L’Union africaine a célébré le rôle essentiel des femmes dans le fonctionnement de l’Union, et le Secrétaire général des Nations Unies a publié un message proclamant : « Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde. »

La célébration peut-être la plus originale été celle d’Ethiopian Airlines, qui a annoncé le 8 mars que tous ses vols seraient assurés par des équipages entièrement féminins.

Comme évoqué dans le blog de ce mois-ci, les revendications des femmes rejoignent les aspirations à une culture de paix.

DROITS DE L’HOMME


‘No Kings!’ 8 Million Rally Against Trump in Largest Single-Day Protest in US History

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Le 43e prix Niwano pour la paix décerné à Benki Piyako, chef spirituel autochtone du peuple Ashaninka de la forêt amazonienne brésilienne

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Mayors for Peace Joint Appeal March 16, 2026

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


International Women’s Day: Latin America

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Nonviolence International: What Cuba Taught Us

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Bruce Springsteen at Minneapolis NoKings Rally

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


France: Retour en images sur la Marche des Solidarités

DISARMAMENT ET SECURITÉ


People Across Global South Condemn ‘Imperialist’ US-Israeli War on Iran

Bulletin français 1 mars 2026

. . LEADERSHIP LATINO-AMÉRICAIN . .

Ce mois-ci encore, CPNN constate que l’Amérique latine est à l’avant-garde de la promotion d’une culture de paix.

Les articles publiés ce mois-ci proviennent du Mexique (6), du Brésil (4), de Colombie (2) et du Pérou (1), ainsi que 2 articles avec mention de Cuba.

Rigoberto Menchú, lauréate du prix Nobel de la paix, promeut la culture de paix au Mexique. Elle était l’invitée d’honneur d’une conférence internationale sur la paix qui s’est tenue à Mérida du 4 au 7 février. Elle a également signé un accord visant à renforcer la construction d’une nouvelle culture de paix dans l’État de Jalisco . « Je crois en la paix comme culture, comme éducation et comme dialogue. Je crois en la paix comme transmission d’expériences et de connaissances à notre jeunesse, à nos communautés, qui doivent devenir la prochaine génération de notre société », a-t-elle déclaré lors de la signature de l’accord de Jalisco.

Des universités mexicaines de Morelos , Colima et Mochicahui participent à des programmes de promotion de la culture de paix. Selon le représentant de l’Université autonome de l’État de Morelos, l’éducation à la paix dans l’enseignement supérieur est une nécessité partagée par toutes les universités du pays, car ce sont des lieux où se forment des professionnels et des citoyens responsables. Aussi, à Querétero, l’Unité des services d’éducation de base a formé 5 000 enseignants à promouvoir une culture de la paix.

La musique pour la paix est un thème récurrent au Brésil. L’auteur-compositeur-interprète Nando Borges a sorti la chanson « Culture de la paix », un appel à la prise de conscience sociale qui valorise le dialogue, l’empathie et la non-violence comme voies d’accès à une société plus juste. Le festival « Été à Bahia  » a réuni de nombreux groupes de musique populaire, œuvrant à rassembler les gens et à promouvoir la paix et la sérénité. Enfin, la lutte fructueuse contre le racisme dans les pratiques religieuses menée par le parquet de Paraiba a culminé avec l’interprétation de l’hymne Umbanda par la chanteuse Mãe Renilda.

Au Brésil également, le Centre de prévention et de résolution des conflits, mandaté par l’Assemblée législative de l’État du Ceará, promeut une culture de paix, la prévention de la violence et le dialogue comme voie légitime et nécessaire à la résolution des conflits.

Le processus de paix en Colombie est renforcé par la participation des femmes et des peuples autochtones, comme l’illustrent l’exposition photographique présentée ce mois-ci à Bogotá, « Femmes égales : Transformer les territoires », et un entretien avec la dirigeante autochtone Leonor Zalabata Torres. Cette dernière explique que la paix exige la reconnaissance que l’eau, l’air et la terre sont les « fondements communs de la vie collective » et ne doivent pas être subordonnés à une conception du développement qui mesure tout en termes de production ou de rentabilité.

La Journée scolaire de la non-violence et de la paix, célébrée principalement en Espagne, a également été commémorée cette année à Zócalo Monclova et Yucatán, au Mexique, ainsi qu’à Holguín, à Cuba. Cette journée est célébrée en Espagne le 30 janvier depuis 1964 en hommage au grand prophète de la non-violence et de la paix, Mahatma Gandhi, assassiné ce jour-là en 1964. 1948.

S’opposant au blocus nord-américain de Cuba, les dirigeants des États des Caraïbes ont appelé à une aide humanitaire et une flottille, parrainée par Progressive International, CodePink et d’autres groupes d’action directe aux États-Unis, prévoit d’apporter de l’aide.

Au Pérou, le ministère des Femmes et des Populations vulnérables forme des animateurs de paix afin de diffuser une culture de la paix dans leurs quartiers, leurs communautés et leurs lieux de travail.

Le leadership latino-américain en faveur d’une culture de paix n’est pas nouveau. Comme le documente mon Histoire de la culture de la paix, récemment mise à jour, ils ont joué un rôle de premier plan dès le début de cette histoire.

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Colombia: Peace as a living system: Indigenous perspectives from the voice of Leonor Zalabata Torres

DROITS DE L’HOMME


Jesse Jackson, Civil Rights Leader Who Fought for Economic Justice, Dies at 84

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Brazil: Pelourinho celebrates culture of peace and diversity, in a Sunday of free programming during Bahia Summer

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


‘Equal Women: Transforming Territories,’ a photographic exhibition that pays tribute to the organizations working for women’s rights in Colombia

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Brazil: Interfaith event held at the Federal Public Prosecutor’s Office celebrates a culture of peace in Paraíba.

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Brazil: “Culture of Peace” Reinforces Message of Unity and Social Awareness in Music

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Mexico: Pablo Lemus and Rigoberta Menchú Agree on Actions to Build a New Culture of Peace in Jalisco

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Mexico: Al Sharpton and Rigoberta Menchú to Join Mérida Peace Conference

Bulletin français 1 fevrier 2026


. LE PEUPLE CONTINUE À RÉSISTER .

Ce mois-ci encore, face à la montée en puissance de la culture de guerre, la résistance populaire s’intensifie, les peuples descendant massivement dans les rues.

L’axe de la culture de guerre est mené par Trump aux États-Unis et Netanyahou en Israël.

La culture de paix est incarnée ce mois-ci par des manifestations de masse aux États-Unis, en Colombie, à Cuba, au Venezuela et en Turquie.

À Minneapolis, ville de 500 000 habitants, plus de 50 000 personnes ont bravé le froid glacial pour protester contre la guerre lancée par Trump contre leur ville.

D’autres manifestations contre cette guerre menée par Trump contre les villes ont eu lieu dans tous les 50 États américains.

En Colombie, au Venezuela et à Cuba, le peuple est descendue dans la rue pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien par Trump, un attentat qui a fait une centaine de morts, dont de nombreux Cubains.

De nombreuses autres manifestations contre l’intervention américaine ont eu lieu à travers le monde, comme celle-ci en France.

En Turquie, des manifs immenses sont descendues dans la rue pour protester contre le génocide perpétré par Netanyahou contre la Palestine.

Il convient également de mentionner les manifestations de masse en Iran. Bien que dirigées contre la politique de l’État iranien, elles ont aussi été infiltrées et manipulées par les États-Unis et Israël dans le cadre de leur menace de guerre contre l’Iran.

Alors que la menace d’une Troisième Guerre mondiale, susceptible de détruire notre monde, est plus forte que jamais, nous devons espérer que la résistance populaire non seulement se poursuivra, mais finira par triompher.

Un peuple uni ne peut jamais être vaincu.

La culture de la guerre n’est pas invincible. Les empires s’effondrent.

L’espèce qui a inventé la guerre est aussi capable d’inventer la paix.

DROITS DE L’HOMME


USA: Undeterred by Freezing Temps, Statewide Minnesota Strikes Demand ‘ICE Out Now’

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Nos aspirations pour l’Afrique que nous voulons

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Déclaration de l’UIP à l’Occasion de la Journée Internationale de la Coexistence Pacifique

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles.

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Mass rally in Istanbul on New Year’s Day shows solidarity with Gaza

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: USEBEQ Trains 5,000 Teachers to Foster a Culture of Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Iran protests 2026: our surveys show Iranians agree more on regime change than what might come next

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Protests in France agains US attack on Venezuela

Bulletin français 1 janvier 2026


. PASSAGE DE 2025 À 2026 .

Retour sur l’année écoulée : voici les thèmes des bulletins CPNN de 2025 et leurs mises à jour.

Les citoyens descendent dans la rue pour protester contre le soutien de leurs gouvernements au génocide israélien à Gaza et contre la dérive autoritaire du gouvernement Trump aux États-Unis. Ce thème a été au cœur des manifestations de février, mars, juillet, septembre et novembre, notamment d’importantes manifestations pour la paix et les droits humains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Iran, en Israël, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie et en Belgique.

Ce mois-ci, nous publions une mise à jour du mouvement contre Trump, ainsi qu’une interview de trois des principaux organisateurs des manifestations aux États-Unis. Ces derniers constatent une unité croissante entre les forces anti-Trump et les organisations socialistes traditionnelles.

Le dernier article consacré aux manifestations contre le génocide israélien met en lumière l’arrestation de Greta Thunberg à Londres pour avoir brandi publiquement une pancarte soutenant l’organisation interdite Palestine Action. Plus de 2 000 personnes ont été arrêtées par le gouvernement britannique pour de tels actes, une atteinte sans précédent à la liberté d’expression et un soutien manifeste du gouvernement au génocide israélien.

Tandis que les pays d’Europe et d’Amérique du Nord poursuivent leur dérive autoritaire et leur soutien au génocide israélien, des actions plus progressistes ont eu lieu en Afrique et en Amérique latine. Ce fut le thème des articles de janvier, août et décembre, en provenance d’Afrique du Sud, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Burkina Faso, du Cameroun, d’Équateur, du Chili, de Côte d’Ivoire et du Niger.

Ce mois-ci, nous avons publié des articles du Mexique, de Tunisie, et du Burkina Faso.

Au Mexique, le Congrès de l’État de Sinaloa a organisé un événement intitulé « Culture de la paix pour un développement durable : l’Agenda 2030 en action », réunissant des jeunes de différentes régions de l’État.

En Tunisie, l’Union africaine a organisé avec succès le 6e Forum africain de haut niveau sur les femmes, la paix et la sécurité. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a rendu hommage aux femmes du Soudan, qui font preuve de résilience face au conflit ; aux femmes de la région des Grands Lacs, qui persévèrent dans des crises prolongées ; et aux femmes du Sahel, qui soutiennent leurs communautés malgré l’insécurité et les déplacements de population. Il a conclu en affirmant : « Leur résilience nous rappelle que les femmes sont des piliers essentiels de la paix et de la stabilité.»

Au Burkina Faso, le gouvernement d’Ibrahim Traoré a renforcé la souveraineté alimentaire en accordant des crédits et en distribuant du matériel agricole aux petits exploitants. Cette initiative pourrait servir de modèle à d’autres pays africains dépendants des importations alimentaires.

Fidèle à sa tradition, CPNN a consacré ses bulletins d’avril et d’octobre aux mobilisations mondiales pour la Journée internationale des femmes et la Journée internationale de la paix.

Enfin, un nouveau thème a été introduit dans les bulletins de CPNN de mai et juin 2025. Ces derniers ont annoncé le Manifeste pour la paix 2025, affirmant que lCPNN ne peut se contenter de relayer l’actualité en matière de culture de la paix. Il nous incombe de la créer. Ce mois-ci, nous publions une mise à jour du Manifeste, assortie d’une nouvelle stratégie fondée sur le développement d’équipes d’activation.

Espérons qu’en 2026, de plus en plus de personnes descendront dans la rue pour la paix et les droits de l’Homme, que l’Afrique et l’Amérique latine continueront à jouer un rôle de premier plan et que le Manifeste pour la paix deviendra viral sur les réseaux sociaux.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Julian Assange says peace prize has become “instrument of war” and sues Nobel

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Agricultural offensive: how Burkina Faso is moving towards self-sufficiency in food production

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Spain: Documentary “International Zone of Culture of Peace” in Manzanares El Real

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Tunis, Birth Place of the Name, ‘Africa’ hosts 6th Forum of Women, Peace and Security (WPS)

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Greta Thunberg Arrested in UK for Supporting Palestine Action and Opposing Gaza Genocide

ÉDUCATION POUR LA PAIX


International Institute for Peace Education 2026 Spain

DROITS DE L’HOMME


United States: The Resistance Moves Left

DISARMAMENT ET SECURITÉ


International stability, human security and the nuclear challenge: Yearbook of the Stockholm International Peace Research Institute

Bulletin français 1 decembre 2025


LA CULTURE DE LA PAIX PROGRESSE

Ce mois-ci, nous avons constaté l’essor de la culture de la paix en Afrique, en Amérique latine et aux États-Unis.

En Afrique du Sud, des femmes ont paralysé leur pays avec un message fort : déclarer les violences sexistes et les féminicides comme une catastrophe nationale. Le matin du 21 novembre, sur les pelouses des Union Buildings à Pretoria, siège du gouvernement, des milliers de manifestantes vêtues de noir et de violet ont commencé à se rassembler. Leurs voix se sont élevées sur des chants traditionnels de lutte – « Senzeni na ?» (Qu’avons-nous fait pour mériter cela ?) et « Zizaw’ujik’izinto » (Les choses vont changer) – avant un moment poignant à midi, lorsque les manifestantes se sont allongées en silence, en hommage aux femmes tuées chaque jour en Afrique du Sud.

Face à l’indignation suscitée par une pétition ayant recueilli plus d’un million de signatures, le gouvernement sud-africain a déclaré les violences sexistes et les féminicides comme une catastrophe nationale. Cette mesure permettra de débloquer des ressources supplémentaires et de recentrer les politiques publiques, garantissant ainsi à ce problème l’attention urgente qu’il mérite. Lors du Sommet social du G20, le président Cyril Ramaphosa a déclaré : « Nous sommes convenus, avec tous les partenaires sociaux, de prendre des mesures exceptionnelles et concertées – en utilisant tous les moyens à notre disposition – pour mettre fin à cette crise.»

Réunis à Johannesburg, les ministres du G20 ont reconnu que la lutte contre les violences sexistes exige de s’attaquer à leurs causes profondes. Au cœur des recommandations du G20 figurait l’implication des hommes et des garçons comme acteurs du changement dans la promotion de masculinités positives. Les ministres ont également souligné que la transformation des normes genrées néfastes passe par le renforcement des mécanismes de responsabilisation dans tous les secteurs, des institutions religieuses au système judiciaire.

Au Brésil, environ 50 000 personnes ont défilé dans les rues de Belém do Pará, devant le bâtiment de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30), pour manifester lors d’une « Grande Marche du Peuple » et d’un hommage improvisé aux énergies fossiles. Elles exigeaient une transition juste vers un système énergétique plus renouvelable et une économie plus égalitaire.

Organisée par des organisations de la société civile et des groupes de peuples autochtones du Brésil et d’ailleurs, la manifestation, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes, a dénoncé la cupidité des compagnies pétrolières, gazières et charbonnières et a réclamé que les grands pollueurs paient pour les dommages considérables causés par leurs activités dans le monde entier au cours du siècle dernier.

Malgré les conclusions décevantes de la COP30, les militants participants promettent d’agir au niveau local. L’activiste Herbert Santo de Lima déclare : « La COP30 n’a pas apporté toutes les réponses escomptées. Mais elle a apporté suffisamment pour que nous ne baissions pas les bras. Le combat continue, et il commence dans les villes. L’avenir est urgent. Et nous aussi. »

Aux États-Unis également, le combat se poursuit, et il commence dans les villes.

La victoire de Zohran Mamdani à l’élection municipale de New York a inspiré les militants de tout le pays dans leur lutte pour les droits humains. Voici un extrait de son discours de victoire : « Ce soir, nous avons parlé d’une voix claire. L’espoir renaît… Nous avons gagné parce que les New-Yorkais ont osé espérer que l’impossible puisse devenir possible.»

De même, nous recevons un message d’une militante de New Haven (ville du Connecticut) : « on observe un début de changement. Nous gardons espoir de voir, un jour, la raison, la compassion et la paix l’emporter sur la déliquescence actuelle de notre société. »

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Le défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Relatório da COP30

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


New York: Mamdani’s Win Proves That Hope Is Power

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


South Africa’s G20 Women’s Shutdown – a turning point for ending gender-based violence and femicide

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Book review: When the World Sleeps

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Nonviolence International is growing!

DROITS DE L’HOMME


Starting the swing back in Connecticut

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


France: Coop-médias investit dans 5 médias indépendants

Bulletin français 1 novembre 2025


. LE MOUVEMENT PREND DE L’AMPLEUR .

La menace de la culture de guerre ne cesse de croître, mais, en réponse, les mouvements populaires pour la paix et la justice continuent à prendre de l’ampleur.

Lors de l’une des plus grandes manifestations nationales d’une seule journée de l’histoire des États-Unis, près de sept millions d’Américains sont descendus dans la rue le 8 octobre, soit deux millions de plus qu’en juin, dans plus de 2 700 villes et villages pour la Journée d’action pacifique « Pas de rois ».

En réaction à cette journée d’action historique, la No Kings Coalition a publié la déclaration suivante : « Aujourd’hui, des millions d’Américains se sont unis pour rejeter l’autoritarisme et rappeler au monde que notre démocratie appartient au peuple, et non à l’ambition d’un seul homme », ont déclaré Ezra Levin et Leah Greenberg, cofondateurs d’Indivisible. Les dicateurs veulent nous faire croire que toute résistance est vaine, mais chaque personne présente aujourd’hui a prouvé le contraire. Ce mouvement ne se limite pas à une simple manifestation ; il s’agit d’un chœur grandissant d’Américains qui refusent d’être gouvernés. Trump rêve peut-être d’une couronne, mais dans ce pays, il n’y a pas de roi.

Chez CPNN, nous avons publié des photos de manifestations dans les 50 États américains, y compris dans de petites villes où une forte participation a été enregistrée. Dans bien des cas, il s’agissait de villes où la majorité des habitants avaient voté pour Trump.

Parmi les orateurs figurait le sénateur Bernie Sanders. Dans un article récent, il a déclaré : « L’histoire nous a toujours appris que le véritable changement ne s’opère jamais d’en haut. Il se produit toujours de bas en haut. Il survient lorsque les gens ordinaires, exaspérés par l’oppression et l’injustice, se rebellent. C’est l’histoire de la fondation de notre nation, du mouvement abolitionniste, du mouvement ouvrier, du mouvement pour les droits civiques, du mouvement féministe et bien d’autres.»

Que nous réserve l’avenir ? On parle même d’une grève générale aux États-Unis.

En Europe, d’importantes manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, victime du génocide israélien, ont eu lieu.

À Londres, la Campagne de solidarité avec la Palestine, a organisé les manifestations contre le génocide israélien à Gaza en collaboration avec l’Association musulmane de Grande-Bretagne, les Amis d’Al-Aqsa et le Forum palestinien de Grande-Bretagne, entre autres. Plus de 600 000 personnes ont participé à la marche du 11 octobre. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens, des banderoles appelant à l’arrêt des ventes d’armes britanniques à Israël et des pancartes exigeant des comptes.

En Espagne, des dizaines de milliers d’étudiants ont quitté leur établissement scolaire dans les villes et villages du pays le jeudi 2 octobre pour protester contre le génocide perpétré par Israël à Gaza avec le soutien des États-Unis et l’enlèvement de membres de la Flottille mondiale Sumud, dont plusieurs dizaines sont espagnols. Des manifestations ont eu lieu dans au moins 39 villes et villages, rassemblant des groupes de toutes tailles, de quelques petits groupes à plusieurs milliers de personnes, notamment à Barcelone et à Madrid, où des étudiants brandissaient des banderoles avec des slogans tels que « Tout arrêter pour arrêter le génocide », « Tous les yeux rivés sur la Flottille mondiale Sumud » et « Palestine libre !».

En Italie, le 22 septembre, environ un million de personnes ont participé à une grève générale en soutien à la Palestine et à la Flottille mondiale Sumud, offrant une vision de la solidarité en net contraste avec celle affichée par les dirigeants européens aux Nations Unies. Ports, gares et principaux nœuds routiers ont été bloqués par les travailleurs, dont beaucoup étaient membres du syndicat Unione Sindacale di Base, paralysant ainsi le pays.

À Paris, un rassemblement international de masse contre la guerre et le génocide s’est tenu le dimanche 5 octobre. Quatre mille personnes, dont des délégations de dix-neuf pays, ont rempli le Palais des sports de Paris. L’amphithéâtre était pavoisé de drapeaux palestiniens et de drapeaux d’organisations socialistes et pacifistes.

Comme l’explique le militant palestinien Mazin Qumsiyeh, « ce soulèvement mondial (intifada) ne cessera pas tant que la liberté, la justice et l’égalité ne seront pas acquises ». En effet, le cessez-le-feu temporaire à Gaza et la libération de certains Palestiniens dans le cadre d’un échange de prisonniers ne constituent pas un « accord de paix ». Il s’agit d’un faux accord de paix, et il est impératif d’appliquer le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) à cet État voyou qui viole les conventions internationales (Convention de Genève, Conventions contre l’apartheid et le génocide). Le BDS a été utilisé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid et doit également être appliqué ici. (Voir bdsmovement.net)

DROITS DE L’HOMME


Again in the USA: No Kings Rallies in all 50 States

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Global Campaign to Demand Climate Justice (DCJ) 

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Mayors for Peace Action Plan (2025–2029)

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


The Struggle for Peace of Syrian Women, ICIP Peace in Progress Award 2025

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


More than half a million march in London to demand lasting peace in Gaza

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Equality and Inclusion Secretariat and Viral Network Launch Call for Participation in the “Hip Hop for Peace” Project

DISARMAMENT ET SECURITÉ


When Maria Corina Machado Wins the Nobel Peace Prize, “Peace” Has Lost Its Meaning

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Spain: Four Days of Activities for Peace

Bulletin français 1 Octobre 2025


JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX – 2025

Au cours des huit dernières années, CPNN a publié une enquête sur les événements organisés dans le monde pour célébrer la Journée internationale de la paix. Le nombre d’événements recensés est passé de 562 en 2017 à 942 en 2023.

Malheureusement, en raison de problèmes techniques, il ne nous a pas été possible de réaliser une telle enquête en 2025. Nous avons donc publié quelques articles provenant de toutes les régions du monde.

Amérique du Nord : La Campagne Non-violence, organisée par l’ONG Pace e Bene, a recensé plusieurs milliers d’actions menées pendant des semaines entre la Journée internationale de la paix et la Journée internationale de la nonviolence. Cette liste comprenait des actions menées dans 137 localités, dont 32 des 50 États américains. L’objectif de la Campagne est de « construire une culture de paix et de non-violence active, à l’abri de la guerre, de la pauvreté, du racisme et de la destruction de l’environnement ».

Amérique latine. Comme à l’accoutumée, de nombreuses célébrations ont eu lieu en Argentine et au Mexique. L’article que nous avons choisi de publier dans CPNN provenait de l’école Raúl Corales Fornos de Ciego de Ávila, à Cuba. L’événement a débuté par une performance musicale émouvante et la lecture d’un poème sur la paix par des élèves de différents niveaux, qui ont présenté des pièces de théâtre, des danses et des chansons. Les élèves ont ensuite délivré des messages pleins d’espoir et d’optimisme, partageant leurs réflexions sur la paix et la nécessité de construire un avenir meilleur pour tous.

Europe de l’Ouest : Cette année encore, la Coalition belge contre les armes nucléaires a invité les villes et communes belges à participer à la Journée internationale de la paix en hissant le drapeau de la paix sur leurs bâtiments municipaux. L’initiative est passée de 189 communes en 2024 à près de 200 cette année. De nombreux événements ont également eu lieu en France, parrainés par le Mouvement de la Paix et la CGT, mais leur site web ne présente que ceux qui ont eu lieu en 2024.

Europe de l’Est : Les années précédentes, nous avons été impressionnés par le grand nombre de célébrations dans les écoles, les bibliothèques et les villes d’Ukraine et de la Fédération de Russie, malgré les ravages causés par la guerre et l’interdiction de mentionner le mot « guerre » ou de critiquer la guerre. Cette année, le nombre de célébrations a été réduit, mais nous avons publié des exemples de l’École polytechnique de Yeisk en Russie et du Centre humanitaire de la région de Donetsk en Ukraine. Ce centre accueille des réfugiés ukrainiens qui ont fui la ville de Donetsk lors de sa prise par la Russie. Pendant ce temps, la célébration généralisée des déplacés internes en Biélorussie se poursuivait et nous avons publié un article d’une école de Baranvichi.

Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans cette région, le génocide du peuple palestinien par Israël a été le sujet. Dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la paix, le Conseil des sages musulmans a affirmé que la paix est l’essence même du message de l’islam. Il a ajouté que célébrer la Journée internationale de la paix alors que la bande de Gaza est le théâtre d’une terrible tragédie humanitaire met la conscience humaine à rude épreuve. Cela exige que la communauté internationale assume ses responsabilités juridiques et morales et agisse d’urgence pour sauver les civils innocents de la bande de Gaza, mettre fin aux massacres, à la famine et aux déplacements forcés, œuvrer à l’acheminement de l’aide humanitaire, trouver une solution juste et globale à la question palestinienne et reconnaître le droit légitime du peuple palestinien à établir son État indépendant avec Jérusalem pour capitale.

Asie du Sud. De nombreuses célébrations ont eu lieu en Inde. Un programme inspirant et touchant a été organisé à la Maison Baha’ie d’Indore, où la communauté baha’ie a réuni des personnes de toutes religions et confessions sur une même plateforme et a diffusé le message de paix. Le point culminant de l’événement a été l’engagement collectif pour la paix, par lequel tous les participants se sont engagés à cultiver la paix intérieure, à promouvoir le dialogue et à protéger la nature et tous les êtres vivants.

Asie de l’Est. Au Japon, célébrer la journée par la calligraphie est devenu une tradition. Ces événements sont organisés chaque année par le Projet Wa TAISHI dans des sanctuaires à travers le pays. Le 21, au sanctuaire de Gokoku, dans la ville de Kagoshima, les calligraphes Matsuda Yoshinobu et Ueno Hiroko, tous deux originaires de la préfecture, et les élèves du club de calligraphie du lycée de Shonan ont écrit des messages de paix.

Afrique subsaharienne. Les célébrations de la journée ont été l’occasion d’appeler à la paix et à la non-violence dans le processus électoral. En Tanzanie, le Forum Jeunesse, Paix et Sécurité, qui s’est tenu pendant trois jours à Dar es Salaam, a réuni des jeunes de tout le pays, ainsi que des chefs religieux, des diplomates, des groupes de la société civile et des représentants du gouvernement. Le forum a abordé quatre priorités : la participation des jeunes à la prise de décision, le rôle des jeunes dans les espaces numériques, l’autonomisation économique comme protection contre la criminalité et l’action climatique menée par les jeunes.

Nations Unies : Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé la communauté internationale à « faire taire les armes, mettre fin aux souffrances, construire des ponts et instaurer la stabilité et la prospérité ». « La paix ne peut attendre », a déclaré le chef de l’ONU, alors que le monde en guerre réclame la paix. « Cette année, la Journée internationale de la paix nous exhorte tous à répondre à cet appel. »

AMÉRIQUE DU NORD


Campaign Nonviolence Action Days Sept 21 – Oct 2, 2025

EUROPE DE L’OUEST


Belgique: 200 villes et communes vont hisser le drapeau de la paix pendant huit jours

EUROPE DE L’EST

Baranvichi, Belarus: Peace Day: The first school is a territory of kindness and unity!

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD


On the International Day of Peace, Muslim Elders: The Gaza Tragedy Is a Test of the Global Conscience

  

AMÉRIQUE LATINE


Cuba: International Day of Peace commemorated in schools in Ciego de Ávila

ASIE DE L’EST


Japan: September 21st is International Peace Day: Calligraphers and high school students pray for peace through calligraphy in Kagoshima City

ASIE DU SUD


India: The call for peace resonated at the Baha’i House Indore as the International Peace Day was celebrated with enthusiasm

AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Tanzania marks peace day amid election calls for calm

Bulletin français 1 septembre 2025


LE PEUPLE REVIENT DANS LA RUE

Le génocide israélien se poursuit et les citoyens du monde continuent de descendre dans la rue pour protester et tenter d’y mettre fin.

En Australie, le 3 août, des centaines de milliers de personnes sont sorties sous la pluie et ont bloqué le pont du port de Sydney. Depuis le 7 octobre 2023, des rassemblements hebdomadaires ont lieu à Sydney et dans toute l’Australie. Pourtant, le 3 août, des pans plus larges de la population se sont mobilisés en soutien à la Palestine. Un nombre historique de groupes communautaires, de syndicats et d’organisations politiques ont soutenu cette action, tandis que plusieurs responsables politiques de Nouvelle-Galles du Sud, notamment du gouvernement de Minns, ont soutenu la « Marche pour l’humanité ».

Le 24 août, des rassemblements pro-palestiniens ont eu lieu à travers l’Australie, avec une forte participation dans les capitales des États, Sydney, Brisbane et Melbourne. Le Groupe d’action pour la Palestine a indiqué qu’environ 350 000 personnes avaient participé aux rassemblements dans tout le pays, dont environ 50 000 à Brisbane.

Le 9 août, à Londres, environ 300 000 personnes ont défilé dans le centre-ville pour la 28e manifestation nationale pour la Palestine depuis octobre 2023. Outre les habituelles pancartes visant le Premier ministre Starmer et appelant à l’action, on a observé un nombre nettement plus important de pancartes relatives à la répression des droits démocratiques et des droits d’expression. Le grand nombre de banderoles déployées par des groupes locaux venus de tout le pays a démontré le caractère véritablement national de la marche.

La marche londonienne a eu lieu malgré les efforts du gouvernement pour l’empêcher, interdisant tout soutien à Palestine Action. Plus de 800 personnes se sont rassemblées sur la place du Parlement pour défier l’interdiction de Palestine Action, et la police métropolitaine a arrêté 466 personnes, dont un homme aveugle en fauteuil roulant et une femme de 90 ans.

Grâce à la pression publique, le gouvernement australien a annoncé sa reconnaissance d’un État palestinien. De nombreux autres gouvernements font de même, notamment le Royaume-Uni, malgré son opposition aux manifestations pro-palestiniennes.

Le 17 août en Israël, la plus grande manifestation israélienne à ce jour a eu lieu. Environ 500 000 personnes ont défilé à Tel-Aviv pour exiger la fin de la guerre à Gaza et, selon les organisateurs, un million de personnes ont participé aux manifestations dans tout le pays. La plupart des Israéliens descendus dans la rue accusent Netanyahou d’avoir privilégié sa survie politique à la fin de la guerre. Comme l’a déclaré un manifestant à Democracy Now : « La semaine dernière, nous avons décidé d’appeler tout le monde en Israël, tous les citoyens, à s’arrêter, à prendre une journée et à arrêter tout le pays, en disant : S’il vous plaît, libérez les otages, ramenez-les chez eux et arrêtez la guerre.»

Le 26 août, des dizaines de milliers de personnes ont de nouveau manifesté à travers Israël, bloquant les autoroutes lors d’une « journée de perturbations » visant à contraindre Benjamin Netanyahou à conclure un accord mettant fin à la guerre et à annuler son projet d’attaque de la ville de Gaza. Les proches des otages ont mené la plus grande marche et le plus grand rassemblement à Tel-Aviv, tandis qu’à Jérusalem, des centaines de personnes se sont rassemblées devant le bureau du Premier ministre lors de la réunion du cabinet de sécurité pour discuter de la guerre. Des dizaines d’autres manifestations ont eu lieu dans tout le pays, notamment sur l’autoroute principale menant à Haïfa, au nord du pays, et à l’intérieur de l’aéroport Ben Gourion.

Un pays refuse de reconnaître un État palestinien. Le génocide israélien ne peut se poursuivre sans le soutien de Donald Trump et du gouvernement américain. C’est pourquoi il est important que la politique de Trump rencontre une opposition croissante aux États-Unis.

Des centaines d’organisations unissent leurs forces cet automne pour affronter Trump et ses alliés milliardaires aux États-Unis, marquant ainsi une collaboration historique entre mouvements. « Make Billionaires Pay » est organisé par Desis Rising Up and Moving (DRUM), Women’s March, Climate Defenders et 350.org, avec plus de 100 organisations partenaires. Elle s’inscrit dans le cadre d’une semaine mondiale d’action pour la justice climatique, intitulée « Draw the Line » (organisée par 350.org, Demand Climate Justice, Climate Action Network et War on Want).

Par ailleurs, les syndicats et les organisations progressistes prévoient près de 1 000 manifestations « Les travailleurs contre les milliardaires » à travers les États-Unis pour la fête du Travail afin de protester contre les attaques du président Donald Trump contre les droits des travailleurs. Cette journée d’action nationale a été organisée par la coalition May Day Strong, qui comprend des organisations syndicales comme l’AFL-CIO, l’American Federation of Teachers et le National Union of Healthcare Workers, ainsi que des groupes de défense comme Americans for Tax Fairness, Indivisible, Our Revolution et Public Citizen.

Chez CPNN, nous pensons que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza et pour arrêter et prévenir le génocide et les crimes de guerre.

DROITS DE L’HOMME


In Largest Israeli Protest to Date, 1 Million Israelis Demand Gaza Ceasefire to Free Hostages

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Zhijiang, China To Host 6th International Peace Culture Festival: Here’s What You Need To Know

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Mexico: Cuernavaca City Council Holds the First University Conference on a Culture of Peace in the State of Morelos

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Niger: Les leaders traditionnels de Maradi outillés dans la promotion des droits de la femme et de l’enfant

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Australia: Pro-Palestine demonstration shuts down Sydney Harbour Bridge

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: UATx Seeks to Consolidate a Culture of Peace Within Its Community

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Hiroshima Peace Declaration on 80th anniversary of atomic bombing

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Changing the Narrative: Why West African Media Is Embracing Peace Journalism

Bulletin français 1 août 2025


. LE SUD, UNE ALTERNATIVE . .

Le mois dernier, ce sont les peuples d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient qui sont descendus dans la rue pour protester contre les guerres et le militarisme de leurs pays.

Ce mois-ci, ce sont les pays du Sud qui offrent une alternative à la culture de guerre du Nord.

Le président brésilien Lula da Silva a ouvert le sommet des BRICS en exhortant les pays à réorienter leurs dépenses militaires vers la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies, et non vers la guerre.

Il a critiqué explicitement la décision de l’OTAN d’augmenter ses dépenses militaires.

Nous sommes confrontés à un nombre de conflits sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. La récente décision de l’OTAN alimente la course aux armements. Il est plus facile de consacrer 5 % du PIB aux dépenses militaires que d’allouer les 0,7 % promis à l’aide publique au développement. Cela démontre que les ressources nécessaires à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 existent bel et bien ; cependant, elles ne sont pas disponibles faute de priorité politique. Il est toujours plus facile d’investir dans la guerre que dans la paix.

Lula a appelé à une transformation profonde du Conseil de sécurité de l’ONU : « Pour surmonter la crise de confiance dans laquelle nous sommes plongés, nous devons promouvoir des transformations profondes au sein du Conseil de sécurité. Renforcer sa légitimité, sa représentativité, son efficacité et son caractère démocratique. Inclure de nouveaux membres permanents d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes.»

La déclaration finale du sommet des BRICS reflétait la même approche : « Les dirigeants expriment leur inquiétude face à la tendance actuelle à la forte augmentation des dépenses militaires mondiales au détriment d’un financement adéquat pour le développement des pays émergents. . . . Le document appelle également à une participation accrue des pays en développement, en particulier ceux d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes, aux processus et structures décisionnels mondiaux. »

Un autre sommet important s’est tenu à Bogota, en Colombie, le 15 juillet, réunissant des délégués ministériels de plus de 30 pays pour mettre fin au génocide perpétré par Israël à Gaza, soutenu par les États-Unis. La déclaration finale, appelant à la prévention des transferts d’armes vers Israël, a été signée par 12 pays du Sud, dont la Colombie, l’Indonésie et l’Afrique du Sud.

Le leadership du Sud s’est également manifesté le mois dernier avec la nouvelle coalition visant à taxer les super-riches, lancée par le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Espagne. Cette annonce a été saluée par Oxfam, qui a déclaré : « La taxation des super-riches est un outil essentiel pour garantir un développement durable et lutter contre les inégalités. La richesse des 1 % les plus riches a bondi de 33 900 milliards de dollars depuis 2015, soit suffisamment pour éliminer 22 fois la pauvreté annuelle, alors que les milliardaires ne paient qu’environ 0,3 % d’impôts réels. »

Le Brésil, la Colombie et l’Afrique du Sud sont issus de régions qui se sont déclarées zones dénucléarisées, et l’Afrique du Sud est le seul pays de l’histoire à avoir fabriqué des armes nucléaires puis à y avoir renoncé. Leur accession au Conseil de sécurité de l’ONU, comme suggéré précédemment, permettrait de contrebalancer la domination des puissances nucléaires et leur culture de guerre.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Lula opens BRICS Summit with call for investment in peace and security

DÉVELOPPEMENT DURABLE


BRICS Summit signs historic commitment in Rio for more inclusive and sustainable governance

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Niger: Agadez mobilise ses chefs traditionnels pour la paix

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Violences faites aux femmes : L’Afrique de l’Ouest à l’heure des choix décisifs

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


United States: Indivisible, the team that organized the No Kings demonstrations

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Civil Society in Juárez Promotes Law on a Culture of Peace and Reconciliation in the Country

DISARMAMENT ET SECURITÉ


CPNN in the Peace Wave 2025

DROITS DE L’HOMME


Colombia: At Hague Group Emergency Summit, 30+ Nations Seek to ‘Halt the Genocide in Gaza’