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Prix Nobel de la paix 2026

DESARMAMENT & SECURITE .

Reçu par email du Mouvement de la Paix

Le Mouvement de la Paix salue l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à Navanethem « Navi » Pillay. À 85 ans, cette juriste sud-africaine incarne une vie d’engagement pour la justice, les droits humains et le droit international. Ce choix résonne tout particulièrement avec le forum du Mouvement de la Paix « Et si l’ONU n’existait pas ? », organisé la veille de son congrès : le Mouvement de la Paix y réaffirmait combien les Nations unies et le droit international demeurent indispensables, précisément lorsqu’ils sont contestés et fragilisés. À l’heure où les guerres se multiplient, ce Nobel rappelle une conviction essentielle : il ne peut y avoir de paix durable sans justice, ni de justice sans droits effectivement garantis.


Ill. Niklas Elmehed © Nobel Prize Outreach

Le parcours de Navi Pillay porte une signification politique majeure. Née dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, elle s’est engagée contre la ségrégation raciale, défendant notamment des militants de l’African National Congress (ANC), avant de contribuer, au sein des juridictions internationales et des Nations unies, à la lutte contre l’impunité. Cette trajectoire rappelle que combattre le racisme, le colonialisme et toutes les formes de domination reste indissociable de la construction de la paix.
(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour le sujet en anglais. )

Question for this article:

The Nobel Peace Prize: Does it go to the right people?

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Son engagement pour le respect du droit international en Palestine, notamment à la présidence de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël, a aussi montré qu’aucun État ne doit être soustrait à l’examen de ses actes. Le Mouvement de la Paix salue particulièrement le courage avec lequel cette commission a établi, dans son rapport de septembre 2025, qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, au regard de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Le droit international ne saurait être une obligation pour les faibles et une option pour les puissants.

Le Mouvement de la Paix salue également la reconnaissance d’une femme, non par principe ou par symbole, mais parce que son action a contribué à faire progresser concrètement la justice. Au Tribunal pénal international pour le Rwanda, Navi Pillay a joué un rôle important dans la reconnaissance du viol et des violences sexuelles comme crimes internationaux, pouvant constituer des actes de génocide. Son parcours montre combien l’engagement des femmes dans les institutions et les luttes pour les droits transforme les règles comme les pratiques.

Ce combat fait écho à l’engagement du Mouvement de la Paix au sein de la Coalition pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Ces violences, en temps de guerre comme en temps de paix, participent de rapports de pouvoir et de domination. Les combattre, c’est défendre la dignité, l’intégrité et la liberté de toutes et tous ; c’est aussi construire, ici et maintenant, une véritable culture de la paix.

La paix n’est ni un trophée, ni une opération de communication : elle se construit par l’égalité, la justice, le droit des peuples et le refus de toutes les dominations. Le choix de Navi Pillay redonne à cette distinction sa portée et son sens.

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La Marche Mondiale pour la Paix et la Nonviolence : une tentative de semer et d’arroser les graines d’une révolution non violente

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de Pressenza

Quand on parle de révolution, on imagine souvent uniquement des foules envahissant les rues de manière spectaculaire, parfois avec violence, prenant d’assaut des bâtiments symboliques, etc., mais il existe une forme de révolution plus silencieuse qui est en train de germer un peu partout sur la planète, depuis la base sociale jusqu’aux initiatives de certains dirigeants inspirés et qui n’est bien évidemment pas montrée sur les médias officiels…

Afin de mettre en lumière toutes ces contributions positives qui émergent à travers la planète, en 2009, un idéaliste donquichottesque, Rafael de la Rubia, s’inspira et proposa cette folie : faire le tour de la planète avec une Marche Mondiale pour la Paix et la Nonviolence ;  avec le soutien de Silo et la collaboration d’amis humanistes du monde entier, la 1MM fut donc  lancée avec une équipe multiculturelle d’une douzaine de personnes qui parcourut différents continents, depuis un lieu symbolique en Nouvelle-Zélande jusqu’à Punta de Vacas (Argentine), en passant par l’Inde sous les auspices de Gandhi.

Ce périple de 93 jours a traversé 97 pays sur les cinq continents ; il ne s’agissait pas tant de marcher physiquement que de mettre en lumière, tout au long du parcours, des initiatives en faveur de la paix et de la nonviolence, ou encore d’inspirer d’autres personnes à mener des actions dans ce sens, que ce soit dans les domaines de la culture, de l’éducation, de l’écologie ou de la politique, avec bien sûr des marches, mais aussi des concerts, des journées thématiques et d’autres types d’événements tant sociaux que culturels.

Mais comment cela s’est-il fait ? Avec quels moyens ?  Cela s’est fait de manière totalement autonome, sans soutien financier d’aucune institution, sans aucune publicité commerciale de multinationales, mais avec des collaborations ponctuelles lors de nos manifestations et campagnes selon les lieux, de manière à ne jamais mettre en péril notre liberté d’expression ni compromettre nos positions.

Ensuite les 2e et 3e marches : cette première marche s’étant déroulée sans incident majeur, avec la volonté claire de continuer de diffuser ces idéaux de nonviolence, on envisagea la possibilité d’en organiser une deuxième dix ans plus tard, en 2019 ; c’est ainsi qu’eut lieu la 2e Marche, qui, cette fois-ci, fit le tour complet de la planète : partie de Madrid, elle y est revenue 159 jours plus tard, après avoir traversé 51 pays et 122 villes.  Entre-temps, elle avait inspiré un groupe de femmes, qui prirent l’initiative de marches régionales en Amérique centrale et en Amérique latine ; on n’a pas attendu dix ans pour la suivante, mais seulement cinq. La 3e Marche a donc eu lieu en 2024-2025, au départ du Costa Rica (le pays qui a supprimé son armée en proclamant la paix au monde) pour y revenir également. Toutes ces marches ont suivi les mêmes critères, tout en adaptant une partie de la thématique initiale aux lieux et à l’époque.

Et aujourd’hui ? Nous y voilà !

Compte tenu de la situation mondiale marquée par une multiplication des conflits, qui complique d’autant plus les déplacements, et où les contraintes économiques liées à l’organisation d’un parcours international pesaient lourdement, il a été décidé de changer de format : une marche serait organisée dans chaque ville, c’est-à-dire entre les dates symboliques que sont le 21 septembre, Journée internationale de la paix, et le 2 octobre, Journée internationale de la nonviolence, à un jour près.

À notre connaissance, à ce jour, la 4ème Marche « Dans ma ville » a eu lieu dans plus de 200 villes réparties sur les différents continents qui ont organisé des activités telles que des marches, des symboles humains et des manifestations culturelles. On peut citer entre autres pays : le Népal, le Bangladesh, l’Inde et les Philippines en Asie ; la Colombie, l’Argentine, le Brésil et l’Équateur en Amérique ; l’Italie, l’Espagne, la France, le Danemark et la Grèce en Europe ; le Sénégal et le Bénin en Afrique…

L’objectif est d’atteindre 1 000 villes, en poursuivant ainsi chaque année jusqu’en 2029 pour célébrer les 20 ans de la première Marche mondiale ; c’est-à-dire que chaque année, pendant ces journées, des activités se dérouleront dans le plus grand nombre possible de villes à travers le monde.  Nous sommes passés d’un parcours géographique à l’organisation d’un maximum d’événements simultanés pour envoyer un signal au monde entier ; nous comprenons bien sûr que, pour que cela ait un impact, la question de la communication est primordiale…

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(Cliquez ici pour une version en anglais. ou cliquez ici pour une version en espagnol. .)

Question for this article:

The World March for Peace and Nonviolence: What is its history and its effects?

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Qu’est-ce qu’a permis et continue de faciliter la Marche Mondiale ?

D’une part, ouvrir des portes à différents niveaux afin de pouvoir transmettre notre approche :

À des personnes exerçant une certaine influence dans leur milieu, qu’il s’agisse de personnalités du monde de la culture, d’intellectuels ou d’hommes politiques qui ont reçu la délégation de la marche ou participé à des journées et à des forums.

Également au niveau des institutions et des organismes internationaux, avec lesquels nous continuons à collaborer, tels que Mayors for Peace, le WILPF, le Sommet des lauréats du prix Nobel de la paix, Peace Boat, la campagne de l’ICAN pour l’interdiction des armes nucléaires, l’Initiative « Religions unies », la Fédération de la Terre, entre autres, multipliant ainsi les liens et les possibilités…

Éducation : dans les écoles, on a encouragé la mise en place d’ateliers, l’organisation de journées thématiques et la réalisation de symboles humains de la paix et de la nonviolence ; ces symboles, également réalisés à de nombreuses autres occasions, ont permis, de manière ludique, de sensibiliser les personnes à ce que signifient, d’une part, la paix et, d’autre part, la nonviolence.  Il a également été proposé d’assumer l’engagement éthique de ne jamais utiliser ses connaissances acquises pour nuire à un autre être humain.

Universités : l’expérience de la Marche a considérablement favorisé les rencontres avec et entre des universités de différents pays et continents, créant progressivement des relations et des possibilités de collaboration, d’où l’idée de construire un réseau international d’universités pour la paix et la nonviolence active. Il convient de souligner, dans le cas de l’Italie, la collaboration avec l’Université de Pérouse, où s’est tenue une rencontre réunissant plus de 40 recteurs et où un protocole d’accord est en cours d’élaboration, ainsi que l’Université de la paix des Nations unies, dont le siège se trouvait initialement au Costa Rica et qui est désormais implantée à Rome.  Les universités peuvent jouer un rôle fondamental en tant que lieux de formation, de recherche et de production de connaissances.

Culture : L’ouverture vers d’autres cultures et entre elles au travers de concerts et expositions d’artistes partageant certaines de leurs œuvres. Aussi « le simple fait de savoir qu’il y a, ailleurs un peu partout sur la planète, des gens qui œuvrent eux aussi pour la paix et la nonviolence encourage à continuer d’agir avec espoir ». En effet, mettre en lumière des actions qui ne bénéficient en principe d’aucun soutien et ne sont pas relayées par les médias, ouvre l’esprit des gens qui, bien souvent, pensent que leur problème de violence leur est propre, tout comme les possibles solutions.

Approfondir ce que signifie réellement la nonviolence et appliquer sa méthodologie d’action dans la vie quotidienne.

Sans oublier que la 1re Marche Mondiale a donné lieu à la création de Pressenza, l’agence de presse internationale humaniste active aujourd’hui dans de nombreux pays

Pour conclure, il convient de souligner un thème clé, un concept de cette marche. Il s’agit d’encourager l’extension numérique et géographique de toute initiative en faveur de la paix et de la nonviolence : inviter toute personne ou tout collectif à reproduire et amplifier n’importe quelle action, grâce aux contacts de la marche. Par exemple : une chorale d’une ville X entre en contact avec une autre avec l’objectif de générer un réseau de 1 000 chorales pour la paix ; afin de faciliter la multiplication de symboles humains, un mode d’emploi a été rédigé en plusieurs langues pour qu’il puisse être reproduit n’importe où et à n’importe quelle échelle.

L’idée est de sortir de notre zone de confort pour élargir et multiplier l’écho de ce que l’on fait, tant en taille qu’en nombre et en lieux, en créant ces réseaux de nonviolence. Aller au-delà des demandes de paix et du pacifisme, qui réclament la fin de guerres pour avancer vers l’installation d’une véritable culture de la nonviolence.

Alors oui, nous continuons d’agir parce que nous pensons et nous sentons que c’est la tentative qui en vaut la peine.

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Professeure Ada Aharoni : une vision singulière de la Paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Pressenza

ENTRETIEN AVEC LA PROFESSEURE ADA AHARONI, Fondatrice et présidente d’IFLAC World Peace – Haïfa, Israël

Propos recueillis par Ariel Français, Pierrick Hamon, Jean-Claude Mairal et Stefania Scarponi.I-Dialogos : Professeure Ada Aharoni, vous êtes née au Caire, dans une famille juive qui a quitté l’Égypte pour la France avant votre arrivée en Israël. Comment cette histoire personnelle, entre plusieurs pays, langues et cultures, a-t-elle nourri votre engagement en faveur de la paix ?

Ada Aharoni : Je suis née au Caire et j’ai grandi dans un monde multiculturel. Lorsque les Juifs d’Égypte ont été bannis par l’Égypte après la création de l’État d’Israël en 1948, nous sommes arrivés en France, mais je voulais aider Israël qui avait alors deux ans. Dès mes premières années, j’ai vécu parmi différentes langues, religions et cultures. Plus tard, le fait de quitter l’Égypte, de vivre en France et finalement de venir en Israël m’a appris quelque chose de très important : l’identité ne doit pas nécessairement ériger des murs entre les êtres humains. Au contraire, nos différentes identités peuvent nous enrichir.


Photo de Wikipedia

J’ai également appris personnellement ce que signifie perdre une patrie et recommencer sa vie. Cette expérience m’a rendue profondément sensible au déplacement, à la peur, au rejet et au désir de sécurité et d’appartenance chez les Juifs, comme chez les Palestiniens et tous les peuples.

Elle m’a convaincue que la paix ne peut pas être construite en niant l’histoire ou la souffrance de l’autre. Nous devons apprendre à connaître les récits des uns et des autres, même lorsqu’ils sont douloureux et contradictoires. Cette compréhension a guidé tout au long de ma vie mon travail d’écrivaine, de chercheuse et de militante pour la paix.

I-Dialogos :  Vous avez fondé IFLAC et, en tant qu’universitaire, vous avez accordé à la littérature, à la culture et à la musique une place essentielle dans le travail pour la paix. Que peuvent-elles rendre possible lorsque le dialogue politique est délibérément rompu ?

Ada Aharoni : J’ai fondé IFLAC – Forum international pour la littérature et la culture de la paix –  en 2000, parce que je crois que les seuls accords politiques ne peuvent pas créer une paix durable. Nous devons également créer une culture de la paix. La littérature, la poésie, la musique et les arts peuvent atteindre des lieux que les discours politiques ne parviennent souvent pas à atteindre. Un poème peut nous faire ressentir la souffrance de quelqu’un que l’on nous a appris à considérer comme un ennemi. La musique peut rapprocher les gens sans demander d’abord quelle est leur nationalité, leur religion ou leur opinion politique.

Le 11e Congrès mondial d’IFLAC pour la paix, qui s’est tenu le 22 septembre 2026, était consacré à la paix par la musique et à la mémoire de Yehudi Menuhin, qui avait compris le pouvoir universel extraordinaire de la musique. Lorsque le dialogue officiel est rompu, le dialogue humain doit continuer. Les écrivains, les musiciens, les éducateurs, les femmes, les jeunes et les organisations pacifistes peuvent maintenir les ponts jusqu’à ce que les dirigeants politiques soient prêts à les franchir.

I-Dialogos :  Face à la souffrance des deux peuples, et aujourd’hui particulièrement à celle des Palestiniens, comment faire entendre la douleur de chacun sans effacer celle de l’autre ? Où voyez-vous aujourd’hui des possibilités concrètes de dialogue ?

Ada Aharoni : La première règle de la paix est très simple : la souffrance d’un peuple ne doit jamais effacer celle d’un autre. La souffrance palestinienne doit être entendue pleinement et humainement. La souffrance israélienne doit également être entendue pleinement et humainement. Nous ne pouvons pas construire la paix en demandant à l’un ou l’autre peuple d’oublier ses morts, ses peurs, ses traumatismes ou son histoire.

La situation demeure extrêmement difficile. Les Nations unies ont indiqué en septembre 2026 que, malgré le cessez-le-feu à Gaza commencé en octobre 2025, la violence ainsi que de graves problèmes humanitaires et politiques persistent, tandis que les conditions en Cisjordanie se sont également détériorées. Dans le même temps, l’ONU continue de défendre la création de deux États souverains, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Pour moi, un État palestinien pacifique aux côtés d’Israël doit faire partie de l’horizon, avec une véritable sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens, ainsi qu’un cadre politique dans lequel aucune des deux parties ne cherche la destruction de l’autre. Le dialogue devrait commencer partout où il est encore possible : entre éducateurs, femmes, jeunes, écrivains, artistes, chercheurs, municipalités, organisations de la société civile et mouvements pacifistes. Nous ne pouvons pas attendre que les gouvernements se mettent d’accord avant que les êtres humains recommencent à se parler.

I-Dialogos : Votre engagement dépasse le Moyen-Orient. Comment réagissez-vous aux guerres et aux tensions en Ukraine et en Russie, au Soudan et en République démocratique du Congo ? Pourquoi le dialogue semble-t-il désormais impossible ? Comment les Nations unies peuvent-elles retrouver leur rôle véritable ?

Ada Aharoni : Chaque guerre possède sa propre histoire et ses propres circonstances, et nous devons veiller à ne pas prétendre qu’une seule formule pourrait toutes les résoudre. Mais il existe un danger commun : dès lors que les sociétés sont convaincues que la force est le seul langage que l’autre partie comprend, le dialogue devient presque impossible. La peur, le deuil, la propagande et la haine approfondissent la séparation.

Le dialogue ne signifie pas la capitulation. Il ne signifie pas non plus l’abandon du droit international ou de la justice. Il signifie maintenir ouverte une voie par laquelle la violence pourra finalement prendre fin.

Les Nations unies restent donc indispensables, mais elles ont besoin d’être renforcées et réformées. Les discussions sur la réforme du Conseil de sécurité se poursuivent, notamment autour de demandes visant à instaurer un système plus représentatif, plus transparent, plus responsable et plus attentif à l’ensemble des membres de l’ONU. J’aimerais voir les Nations unies devenir beaucoup plus efficaces en matière de prévention en agissant avant que les guerres n’éclatent, et non principalement après la mort de milliers de personnes.


Nous consacrons d’immenses ressources à la préparation de la guerre. L’humanité doit apprendre à investir sérieusement dans la préparation de la paix.

I-Dialogos :  Le 11e Congrès mondial d’IFLAC propose une loi mondiale contre la guerre. Cela peut sembler utopique, voire naïf. Comment cette idée pourrait-elle devenir davantage qu’une déclaration de principe ? Quelle serait la première étape réaliste ?

Ada Aharoni : On a qualifié d’utopiques presque tous les grands progrès de l’humanité avant qu’ils ne deviennent réalité. L’esclavage était autrefois considéré comme inévitable. Le colonialisme était considéré comme inévitable. Dans de nombreuses sociétés, le droit de vote des femmes était considéré comme irréaliste .Pourquoi la guerre serait-elle la seule institution que l’humanité n’aurait même pas le droit d’imaginer dépasser ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

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Et nous ne partons pas de zéro. L’article 2 de la Charte des Nations unies exige déjà que les États règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques et interdit la menace ou l’emploi de la force incompatibles avec la Charte. La Constitution japonaise, dans son article 9, renonce de manière célèbre à la guerre comme moyen de règlement des différends internationaux.

IFLAC propose d’aller beaucoup plus loin dans l’application internationale de ce principe. La première étape pratique pourrait être la création d’un groupe international de juristes, de diplomates, de chercheurs sur la paix et de représentants de la société civile chargé de rédiger une véritable Convention mondiale contre la guerre, puis de chercher le soutien de gouvernements et de la soumettre aux Nations unies. Une loi sans institutions est insuffisante.

C’est pourquoi notre Plan mondial de paix d’IFLAC propose également la création de ministères de la Paix puissants dans chaque pays, dotés de moyens et financés pour prévenir les conflits, promouvoir la médiation et éduquer à la paix. La paix doit disposer d’institutions, de budgets et d’une expertise professionnelle, tout comme la défense.

I-Dialogos :  À Metz, le pape Léon XIV a appelé à rejeter la course actuelle au réarmement et à faire du dialogue un chemin vers la paix. Comment les citoyens de toutes convictions peuvent-ils s’unir autour de cet objectif, et comment convaincre des gouvernements profondément opposés de se parler ?

Ada Aharoni : J’ai été profondément intéressée par le message du pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre 2026. Il a appelé à un dialogue patient, au courage dans la négociation et à la volonté de renoncer à certaines positions pour le bien supérieur de la paix, tout en mettant en garde contre l’illusion selon laquelle le réarmement constituerait en lui-même une solution. Cela rejoint étroitement ce que nous affirmons à IFLAC.

La paix ne devrait appartenir ni à une seule religion, ni à un seul parti politique, ni à une seule idéologie. Un chrétien, un musulman, un juif, un bouddhiste, un athée ou un agnostique peuvent tous s’accorder sur une chose très simple : nos enfants méritent de vivre. C’est notre point de départ commun.

Les gouvernements ne se mettront pas soudainement d’accord sur tout. Le dialogue devrait donc commencer par des questions précises sur lesquelles un accord est possible : la protection des civils, l’accès humanitaire, les échanges, la coopération environnementale, l’éducation, le commerce, l’eau, la santé et d’autres intérêts communs. De petits accords peuvent créer de la confiance. La confiance peut rendre possibles des accords plus importants.
L’alternative –  refuser de parler tant que tout n’est pas réglé – garantit que rien ne le sera jamais.

I-Dialogos :  I-Dialogos construit un réseau de correspondants dans plus de 60 pays. Pourquoi ne pas y associer des voix israéliennes, palestiniennes et régionales ? Que pensez-vous de cette initiative ? Pourrait-il y avoir un partenariat avec IFLAC ?

Ada Aharoni : Oui, je crois qu’il existe un terrain naturel de coopération entre I-Dialogos et IFLAC. Un véritable réseau international de dialogue a besoin de voix israéliennes et palestiniennes, mais ces voix ne doivent pas simplement reproduire des slogans politiques. Les gens doivent s’écouter les uns les autres. Pour qu’un tel réseau réussisse, je suggérerais quelques principes simples : aucune incitation à la haine, aucune déshumanisation, le respect des faits, le respect du désaccord, l’égale dignité humaine et une véritable volonté d’entendre quelque chose que l’on n’a peut-être pas envie d’entendre. Les femmes et les jeunes devraient également occuper une place majeure dans ces dialogues.

Depuis 26 ans, IFLAC s’emploie à créer des liens entre des écrivains, des chercheurs, des éducateurs, des artistes et des Ambassadeurs de la paix qui aiment la paix dans de nombreux pays. Je serais très heureuse d’étudier la manière dont ce réseau et I-Dialogos pourraient travailler ensemble. Peut-être I-Dialogos et IFLAC peuvent-ils contribuer à démontrer quelque chose que notre monde divisé doit de toute urgence redécouvrir : Le dialogue n’est pas une faiblesse. Le dialogue est une forme de courage.

I-Dialogos :  Pourriez-vous nous aider à identifier des correspondants d’I-Dialogos en Israël et peut-être des interlocuteurs palestiniens ou des membres du réseau d’IFLAC ? Quelle première action commune proposeriez-vous ? Que pensez-vous de mouvements tels que « Une terre pour tous » ?

Ada Aharoni : Oui. Je serais heureuse d’aider I-Dialogos à entrer en contact avec des personnes appropriées en Israël et avec des membres du réseau international d’IFLAC, et j’encouragerais vivement la participation de bâtisseurs palestiniens de la paix en tant que partenaires égaux du dialogue. Je préférerais ne pas choisir de noms à la hâte. L’important est d’identifier des personnes qui acceptent véritablement le dialogue, la non-violence et la dignité des deux peuples.

Comme première action commune, je propose un Dialogue israélo-palestinien pour la paix IFLAC–I-Dialogos, peut-être en ligne, réunissant un petit nombre d’Israéliens, de Palestiniens et de voix internationales engagées pour la paix. Au lieu de commencer par demander : « Qui est coupable ? », nous pourrions commencer par une autre question : « Que devons-nous faire maintenant pour que nos enfants n’héritent pas de cette guerre ? »

Il existe déjà des initiatives israélo-palestiniennes qui méritent d’être examinées dans le cadre d’un tel dialogue. Par exemple, « Une terre pour tous » se présente comme un mouvement israélo-palestinien commun et propose deux États souverains au sein d’une même patrie partagée, avec une coopération, une liberté de circulation et des institutions communes. Les différents mouvements pacifistes proposent des structures politiques différentes. Plutôt que de déclarer à l’avance qu’une formule est la solution, je crois que le dialogue devrait examiner quels éléments concrets peuvent créer une reconnaissance mutuelle, la sécurité, la liberté, l’égalité et la coexistence pacifique.

I-Dialogos : Y a-t-il d’autres points qui vous semblent importants et que vous souhaiteriez aborder en conclusion ?

Ada Aharoni : Oui. Je voudrais conclure par le message central de notre 11e Congrès mondial d’IFLAC pour la paix : la guerre doit être interdite. La paix mondiale est possible. Mais la paix n’arrivera pas d’elle-même. C’est pourquoi, à IFLAC, nous avons élaboré un Plan mondial de paix concret, fondé sur quatre idées centrales :

1. Une loi mondiale contre la guerre, développer le droit international afin que la guerre soit de plus en plus délégitimée et remplacée par des mécanismes pacifiques obligatoires de règlement des différends.

2. Des ministères de la Paix dans chaque pays, des institutions gouvernementales fortes, professionnelles et correctement financées, consacrées à la prévention de la guerre et à la construction de la paix.

3. Une Alliance mondiale pour la paix : unir les organisations pacifistes et la Communauté internationale des peuples épris de paix, l’IPLC, afin que les nombreuses voix séparées qui s’expriment en faveur de la paix deviennent une force mondiale puissante.

4. Des femmes et des hommes qui dirigent ensemble, les femmes devraient bénéficier d’une représentation égale, notamment d’une participation de 50 % dans les lieux où sont prises les décisions politiques et pacifiques les plus importantes.Pendant trop longtemps, l’humanité a organisé la guerre de manière magnifiée et la paix de manière très insuffisante. Nous savons construire des armées, des alliances militaires et des systèmes d’armement. Nous devons maintenant devenir tout aussi sérieux dans la construction de la paix. C’est pourquoi je salue I-Dialogos et toute initiative sincère qui crée des ponts entre les peuples. La grande tâche qui nous attend ne consiste pas seulement à mettre fin à une guerre. Elle consiste à créer un monde dans lequel l’humanité apprendra enfin à résoudre ses conflits sans guerre.
C’est le défi auquel j’ai consacré ma vie, et je crois toujours que nous pouvons le relever.

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Bulletin français 1 octobre 2026


JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX 2026

Cette année, j’ai pu recenser sur Internet 821 événements organisés pour la Journée internationale de la paix. La plupart n’étaient pas en anglais, mais en arabe, chinois, français, allemand, hindi, italien, japonais, russe, espagnol et ukrainien.

Comme à l’accoutumée pour cette journée, Europe occidentale a été la plus forte, notamment en Belgique (209), en France (70), en Italie (27) et en Espagne (14). Dans une large mesure, les événements se sont déroulés officiellement dans les hôtels de ville des localités participantes. En Italie, le « Giro d’Italia per la Pace » (Tour d’Italie pour la paix), qui a mobilisé plusieurs villes le jour même de la célébration, prévoyait de traverser 129 communes au cours de sa tournée s’étalant sur plusieurs mois. En France, une autre initiative similaire — la Marche pour le climat, le monde vivant, la paix et la justice — a eu lieu dans plus de 100 villes et villages le 26 septembre.

Des célébrations ont été organisées dans 46 des 50 États américains et dans 9 des 10 provinces canadiennes. Cette année, certains actions ont été menées pour protester contre la culture de la guerre. Nombreux sont ceux qui ont manifesté contre le génocide perpétré par Israël en Palestine. Des protestations ont visé la base militaire de Tucson, en Arizona, ainsi que le salon de l’armement de l’US Air Force à National Harbor, dans le Maryland. Dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, l’événement comprenait une séance d’information virtuelle intitulée « Se relever du désastre causé par la politique fédérale d’immigration » ; à Chicago, l’organisation Codepink a tenu une réunion d’information et de débat sur les conséquences de l’invasion et de l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis.

Malgré la dislocation de l’Union soviétique et la terrible guerre opposant la Russie à l’Ukraine, la célébration de la Journée internationale de la paix — officiellement encouragée à l’époque soviétique — a perduré jusqu’à aujourd’hui. Les 121 événements recensés comprenaient 22 manifestations en Biélorussie, 37 en Russie et 57 en Ukraine, organisées pour la plupart par des élèves dans des écoles et des bibliothèques ; ils y ont perpétué des traditions telles que la confection de colombes ou de grues en papier, symboles de paix. En Ukraine, certaines activités ont dû se dérouler dans des abris anti-aériens où les enfants étaient confinés pendant les alertes aériennes.

Les 93 rapports provenant de 17 pays d’ Asie-Pacifique se sont révélés particulièrement riches. Au Japon, la journée a été marquée par des séances de calligraphie, des cérémonies du thé, des sonneries de cloches et des concerts, incluant des performances de tambours japonais et une interprétation de la Neuvième Symphonie de Beethoven. En Inde, l’événement a été célébré par une grande diversité de groupes et d’associations, notamment les Brahma Kumaris, les adeptes de Prem Rawat, les guides et scouts, les clubs Rotary et le Syndicat national des étudiants. En Chine, des manifestations officielles ont eu lieu à Pékin, Hanchuan, Hong Kong et Wuhan, avec la participation de personnes venues du monde entier.

Avec 29 événements, le Mexique a ouvert la voie en Amérique latine et dans les Caraïbes, région ayant comptabilisé 59 manifestations réparties sur 14 pays. Parmi les événements mexicains figuraient un sommet binational pour la paix et la justice à Ciudad Juárez, un congrès international pour la Journée internationale de la paix à Guanajuato et le 7e Forum international sur la culture et l’éducation pour la paix à Querétaro. À Culiacán, le Secrétariat à la sécurité publique de l’État de Sinaloa a organisé une marche pour la paix au sein de la prison ; celle-ci était menée par une escorte et une fanfare, dans le cadre d’initiatives visant à renforcer la culture, le sport et les processus de réinsertion sociale au sein de l’établissement pénitentiaire.

En Afrique, des célébrations ont eu lieu dans 19 pays, sans compter les 5 autres classés parmi les États arabes. Quatre événements se sont tenus au Cameroun, notamment un forum national en ligne, un webinaire organisé par Wem’Afrika, un office religieux de l’Église presbytérienne et une marche pour la paix coordonnée par le ministère de la Jeunesse. Trois événements ont été organisés respectivement au Tchad, en République démocratique du Congo et au Kenya, impliquant notamment l’institution du Médiateur du Tchad, la Synergie des femmes pour la paix et la sécurité en RDC et l’Université Kenyatta.

Nous avons recensé 22 initiatives dans 12 pays arabes et du Moyen-Orient. À Bahreïn, l’événement était consacré à la coexistence entre différentes religions et confessions ; il a réuni des représentants des communautés catholique, évangélique, juive, hindoue, bouddhiste, sikh et baha’ie. En Égypte, le Conseil des sages musulmans a publié une déclaration affirmant que la paix est l’essence même du message de l’islam, tandis que l’Organisation copte évangélique pour les services sociaux a appelé à des initiatives et des pratiques en faveur de la paix.

Parmi les initiatives mondiales pour la Journée internationale de la paix, on peut citer :
11 Days of Global Unity
Creative Nonviolence at Work in the World Today
Global Week Of Action For Peace And Climate Justice
Live Peace
Masterpeace
Peace One Day
Peace Voices Map
United Religions Initiative

La recherche, la traduction, la mise en forme et la mise en ligne des 821 événements ont nécessité plus de 100 heures de travail personnel. D’autres ressources utiles dans le passé — telles que la carte des événements de l’ONU pour la Journée internationale de la paix, la carte des écoles Montessori ou celle de « One Day One Choir » — n’étaient plus disponibles, et la portée du site web « Campaign Nonviolence » a été réduite. À mon âge (87 ans), cette tâche est devenue trop ardue ; je ne la reconduirai donc pas l’année prochaine. J’espère que d’autres prendront le relais.

GLOBAL


Que s’est-il passé cette année: Journée internationale de la paix

ÉTATS-UNIS ET CANADA


États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE


Europe: Journée internationale de la paix

ASIE ET PACIFIQUE


Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

  

PAYS EX-SOVIÉTIQUES


Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT


Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES


Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix

AFRIQUE

Africa: International Day of Peace

Entretien avec Aleida Guevara

LIBRE CIRCULATION D’INFORMATION .

Extraits d’un entretien par Andrea Duffour dans investigaction.net

Fille d’Ernesto « Che » Guevara, Aleida Guevara est pédiatre et une figure engagée de la révolution cubaine. Dans cet entretien, elle revient sur la situation particulièrement difficile que traverse Cuba sous l’effet du blocus américain, mais aussi sur les conflits au Moyen-Orient et sur sa conception de la résistance.

Elle défend notamment une lecture radicalement opposée à celle qui prévaut dans une grande partie des pays occidentaux concernant le Hamas et le Hezbollah, tout en appelant à davantage de solidarité avec les peuples palestinien, libanais et iranien.

Aleida Guevara évoque enfin le rôle du « Sud global » et la nécessité, selon elle, pour ses peuples de s’unir afin de construire « un monde plus juste pour tous ».


Photo d’un article en BBC in 1986

Andrea Duffour : . . . Tu soulignes souvent que l’internationalisme n’est pas une « exportation de révolution », mais un devoir éthique sans rien demander en retour. Tu as été toi-même en Angola et dans beaucoup d’autres pays en tant que pédiatre…

Ton message aux peuples de la Palestine, du Liban, de l’Iran … ?

Aleida Guevara : « Il est très facile d’adresser un message aux peuples du Liban, d’Iran et de Palestine de loin. Le message doit être clair : être à leurs côtés.

Voilà le véritable message. Mon père [le Che] disait que la solidarité ne consiste pas simplement à lever ou à baisser le doigt, comme le faisaient les spectateurs des cirques romains. Non. La solidarité, c’est vivre la vie d’un peuple qui a besoin de solidarité.
C’est pourquoi il est facile de prononcer des mots, mais il faut passer à l’action. Il faut briser ce blocus brutal contre la Palestine. Il faut enfin faire prendre conscience aux gens du monde entier de ce qui se passe au Liban et en Iran.  C’est honteux que les gens tournent le dos à cette réalité.

Combien d’enfants, combien de femmes, combien d’êtres humains meurent chaque jour parce qu’il y a un président fou furieux qui s’arroge le droit de mettre fin à la vie d’un peuple ? Qu’est-ce que cela signifie ?  Comment est-ce possible ? Vraiment, il n’y a pas de message plus fort et plus beau que d’être là, aux côtés de ces peuples. C’est ce dont nous avons besoin : être proches de ces peuples pour pouvoir les aider dans la situation qu’ils traversent. »

AD : La situation actuelle à Cuba est pire que jamais et mériterait également davantage de solidarité internationale concrète. Les États-Unis étranglent votre peuple, en tentant par tous les moyens de briser votre résistance qui dure depuis 67 ans.

Pourrais-tu nous décrire la situation actuelle et nous dire ce que les peuples et les gouvernements dotés d’un minimum de dignité peuvent faire pour vous soutenir, vous qui luttez en première ligne, aux côtés de l’Axe de la Résistance et de l’Iran (pays qui subit lui aussi un blocus depuis deux générations…) ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

(. . suite)

Aleida Guevara : « La situation à Cuba est très difficile. Le blocus que les États-Unis maintiennent depuis des décennies devient chaque jour plus cruel, car il s’agit désormais d’un blocus très actif qui touche surtout tout ce qui a trait à l’énergie dans le pays. Il empêche pratiquement tout d’entrer. . . .

AD: À quoi ressemblerait, selon ta philosophie, un monde idéal ?

Aleida Guevara : « À quoi ressemblerait un monde idéal ? Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis pédiatre. Par conséquent, pour moi, un monde idéal est un monde où les enfants grandissent dans le bonheur le plus total, où ils peuvent profiter de chaque seconde de leur vie, où il n’y a pas de maladies susceptibles de tuer un être humain parce que nous n’avons pas su les prévenir.

Un monde où chacun ait la possibilité d’étudier quand il le souhaite, au moment où il le souhaite. Un monde où tout le monde ait un logement, partageant sa vie avec d’autres compagnons, d’autres amis, [où] la solidarité s’épanouisse entre tous nos peuples. Voilà le monde idéal pour moi, un monde sans  guerre, un monde de paix.
Mais une paix dans la dignité. Il est très important d’en tenir compte. Je ne veux pas d’une paix sans dignité. Par conséquent, un monde idéal doit être un monde où les hommes et les femmes s’épanouissent en tant qu’êtres humains et ont toute la capacité de dire : Vive la vie ! » . . .

AD: Pourrais-tu nous faire part de tes réflexions sur les luttes du Sud global ?

Aleida Guevara : « La lutte du Sud global est une expression, une façon de parler pour les peuples qui ne connaissent pas ce faste, appelé développement industriel, dont jouit une partie de l’humanité, notamment l’Europe, les États-Unis et le Canada.

Nous qui ne vivons pas cette réalité, nous qui sommes la matière première consommée pour que ces pays continuent à s’enrichir, c’est ce que nous appelons le Sud global. La lutte du Sud global doit commencer par l’unité de nos peuples.

S’il n’y a pas d’unité entre nous, nous n’aurons pas la force suffisante pour mettre un terme à cette réalité ;

Pour empêcher ces gouvernements de continuer à exploiter nos ressources, à piller nos terres et à dévaster l’humanité.

En ce sens, l’unité est le mot-clé.

Si nous ne parvenons pas à surmonter les difficultés, les absurdités auxquelles sont confrontés de nombreux êtres humains, nous ne pouvons pas trouver la force nécessaire pour changer cette réalité, pour changer ce monde, pour créer un monde plus juste pour tous, où chacun aurait droit à une vie épanouie, à une bonne santé, à une éducation complète, à un toit au-dessus de sa tête, à ressentir la joie du vent qui souffle autour de nous, en sachant que nous pouvons nourrir nos enfants chaque jour, en sachant que nous pouvons prendre soin de nos aînés avec tout l’amour et la tendresse qu’ils méritent.

Pour cela, l’unité est indispensable. Si nous ne brisons pas les barrières qui nous divisent, celles qui nous ont maintenus dans cette situation pendant des siècles, si nous ne parvenons pas à faire tomber ces murs, nous ne pourrons pas construire un monde différent pour nous tous.
La lutte du Sud global est la lutte de l’humanité. » . . .

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Déclaration de l’UIP à l’Occasion de la Journée Internationale de la Coexistence Pacifique

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de l’Union interparlementaire

L’Union interparlementaire (UIP) se joint à la communauté internationale pour célébrer la première Journée internationale de la coexistence pacifique, le 28 janvier 2026.

Cette nouvelle journée internationale a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en mars 2025, par le biais de la résolution A/RES/79/269, proposée par le Royaume de Bahreïn avec le soutien du Centre mondial du roi Hamad pour la coexistence et la tolérance.


(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

À une époque marquée par la polarisation toxique, la méfiance et les divisions croissantes, les parlements ont la responsabilité unique de promouvoir la coexistence pacifique et des sociétés inclusives, et de lutter contre l’intolérance grâce à leurs rôles législatif, de contrôle et de représentation.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

How can parliamentarians promote a culture of peace?

(. . suite)

En mettant à l’honneur la diversité, en promouvant l’éducation à la paix et en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière de droits de l’homme, les parlements peuvent et doivent créer un environnement dans lequel toute personne est traitée avec dignité et respec

Le programme de l’UIP est résolument axé sur la construction de sociétés plus fortes et plus justes grâce à la diplomatie parlementaire, au dialogue interconfessionnel et au soutien apporté aux parlements afin qu’ils soient des espaces inclusifs et respectueux, représentatifs de la diversité de la société.

Lors de la 146e Assemblée de l’UIP à Bahreïn en mars 2023, des centaines de parlementaires représentant quelque 140 pays ont approuvé la Déclaration de Manama, intitulée Promouvoir la coexistence pacifique et les sociétés inclusives : combattre l’intolérance, délivrant ainsi un message d’espoir.

Dans toutes ses activités, l’UIP encourage les parlementaires à lutter contre les discours de haine et les propos qui divisent, à protéger la liberté d’expression tout en combattant l’incitation à la haine, et à utiliser leurs tribunes pour lutter contre les préjugés et les fausses informations.

L’UIP invite tous les parlements et tous les parlementaires à redoubler d’efforts pour favoriser le dialogue, surmonter les divisions, accueillir la diversité et défendre une culture de la paix auprès de leurs électeurs, dans leur pays et au-delà. 

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Journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles.

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de UN Women

Le 8 mars 2026, mobilisez-vous aux côtés des femmes et des filles du monde entier pour exiger l’égalité des droits, ainsi qu’une justice équitable pour les faire respecter, les exercer et en jouir.

Alors que nous entrons dans le deuxième quart du XXIe siècle, aucune nation n’a encore comblé les disparités juridiques entre les hommes et les femmes. En ce moment même, en 2026, les femmes ne bénéficient que de 64 pour cent des droits juridiques dont jouissent les hommes à l’échelle mondiale. Dans des domaines fondamentaux de la vie, notamment le travail, l’argent, la sécurité, la famille, la propriété, la mobilité et la retraite, la loi désavantage systématiquement les femmes. Des normes sociales préjudiciables aux lois discriminatoires, les femmes et les filles continuent de se heurter à des obstacles tenaces, voire à une résistance, qui entravent leur accès à une justice équitable. Si les progrès se poursuivent au rythme actuel, il faudra 286 ans pour combler les disparités en termes de protection juridique. Ce n’est pas seulement un délai, c’est une capitulation.

Des activistes, des leaders sociaux, des organisations, des femmes et des hommes scandent des slogans contre la violence basée sur le genre lors de la marche « Vivas nos Queremos » à Quito en Équateur. Photo : ONU Femmes/Johis Alarcón

Sans systèmes de justice efficaces pour les femmes, les droits deviennent une promesse qui ne se concrétise jamais.

La Journée internationale des femmes 2026, sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », est l’occasion de renforcer notre détermination collective. Quel que soit le degré d’enracinement du sexisme ou le niveau de découragement engendré par la politique, nous refusons de battre en retraite et de renoncer à notre mission. Au contraire, nous luttons ensemble pour les droits et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

Questions for this article:

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

Does the UN advance equality for women?

(. . . suite)

Cette année, la Journée internationale des femmes 2026 lance un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, comme les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles.

Qu’est-ce qu’une justice équitable ? En termes simples, cela signifie que vos droits sont protégés et défendus, et que les lois ne sont pas uniquement sur le papier mais sont appliquées afin que les personnes puissent bénéficier de l’égalité des droits et d’une justice équitable. Cela implique des lois qui protègent l’accès des filles à l’éducation et la fin des mariages d’enfants. La liberté des femmes de choisir de travailler, de participer à la vie de la société et d’exercer des responsabilités, notamment dans les systèmes politiques et judiciaires. Une protection et une prévention renforcées pour mettre fin à la violence basée sur le genre sous toutes ses formes. Des lois sur la famille, le travail et la santé qui ne sont pas discriminatoires à l’égard des femmes. Des systèmes de justice exempts de préjugés, centrés sur les survivant·e·s et reposant sur une tolérance zéro en matière d’abus et d’impunité. Une aide juridique qui est abordable et accessible. Ces exemples ne sont pas exhaustifs.

La Journée internationale des femmes de cette année, que les Nations Unies marqueront le 9 mars, sera consacrée à la justice équitable, en écho au thème prioritaire de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) (du 9 au 19 mars). Lors de la CSW70, un forum intergouvernemental, des représentant·e·s des États membres, les entités des Nations Unies et la société civile se réuniront pour négocier les conclusions sur le thème « Garantir et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles en promouvant des systèmes juridiques inclusifs et équitables, en éliminant les lois, les politiques et les pratiques discriminatoires, et en s’attaquant aux obstacles structurels ».

À l’occasion de cette Journée internationale des femmes, rejoignez ONU Femmes, la famille des Nations Unies, la société civile, les jeunes, les médias, les entreprises et les autres parties prenantes pour exiger « Les droits. La justice. L’action. Pour TOUTES les femmes et les filles. » Partagez les récits et les messages de la Journée internationale des femmes sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #PourToutesLesFemmesEtLesFilles et suivez ONU Femmes pour obtenir des informations complémentaires sur les événements à venir.

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Appel du prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel. Pour la Paix et l’Unité. « Écoutez la Voix des Peuples »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un appel du SERPAJ, Servicio Paz y Justicia

Nous, soussignées et soussignés de cet appel, sommes les protagonistes de nos propres vies et marchons aux côtés de nos peuples dans leurs luttes et leurs espoirs pour un monde plus juste et plus fraternel.

Nous exprimons notre profonde préoccupation et notre rejet le plus énergique face aux tentatives du gouvernement de Donald Trump, président des États-Unis, d’envahir le Venezuela. De telles actions violeraient les traités internationaux, les pactes, les protocoles et les déclarations de l’ONU, ignorant de manière flagrante la souveraineté et l’autodétermination des peuples.


Nous avons également à l’esprit les bombardements des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui constituent également une atteinte à sa souveraineté.

DES DÉCISIONS QUI METTENT EN DANGER LA PAIX MONDIALE

L’Amérique latine est une zone de paix. Une attaque contre le Venezuela est une attaque contre tout le continent.

NOUS EXIGEONS LE RETRAIT IMMÉDIAT des forces armées américaines des Caraïbes, dont les actions ont provoqué des attaques et la mort de pêcheurs innocents, coulant leurs bateaux sous le faux prétexte que le gouvernement vénézuélien est responsable du trafic de drogue aux États-Unis.

NOUS EXIGEONS du président Trump qu’il cesse ses menaces contre les gouvernements du Mexique, de la Colombie, de Cuba, du Brésil, du Venezuela et du Nicaragua, pays qui défendent leur souveraineté et leur liberté et ne se soumettent pas au colonialisme des États-Unis.

Le monde vit une profonde incertitude due aux guerres, aux conflits et à la famine dans diverses régions, facteurs qui mettent en danger la Paix Mondiale. Nous sommes confrontés à une escalade imprévisible : nous savons comment les guerres commencent, mais personne ne sait comment elles finissent.

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet appel ou ici pour la version espagnole .)

Questions related to this article:
 
Where in the world can we find good leadership today?

Le génocide perpétré par Israël contre le Peuple Palestinien a provoqué un extermination qui fait souffrir l’humanité tout entière. Malgré le cessez-le-feu, Israël continue à causer des morts et la famine dans la Bande de Gaza, avec le soutien et la complicité des États-Unis et de plusieurs pays européens.

IL EST URGENT DE METTRE FIN À LA GUERRE ENTRE L’UKRAINE ET LA RUSSIE, en encourageant le dialogue comme seul moyen de résolution des conflits.

IL EXISTE UNE MENACE DE GUERRE NUCLÉAIRE QUI MET EN DANGER L’EXISTENCE DE LA PLANÈTE.

IL EST NÉCESSAIRE DE DÉSARMER LA RAISON ARMÉE.

Nous nous rappelons le passé pour éclairer le présent : le vécu de la Seconde Guerre mondiale, avec ses millions de morts ; les camps d’extermination nazis ; les blessures encore ouvertes causées par les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est nécessaire d’écouter la voix des « Hibakusha », survivants et témoins de cette horreur.

Nous élevons nos voix et EXIGEONS des gouvernants qu’ils « écoutent la voix des peuples ». Qu’ils se rappellent le passé pour éclairer le présent et construire la PAIX dans notre Maison Commune, la Planète Terre, aujourd’hui menacée. Ils doivent agir avec force et courage, sans se laisser dominer par la « suspension de conscience » et l’immoralité massive qu’impose le jeu de la guerre. C’est le grand vice de jouer avec la vie des gens, et cela conduit l’humanité vers une possible guerre nucléaire.

Trump doit respecter le droit international, la souveraineté des pays menacés et la Charte des Nations unies, qui déclare : « NOUS, PEUPLES DU MONDE, VOULONS LA PAIX ». Il doit retirer d’urgence les forces armées des Caraïbes, dont la présence menace la vie du peuple vénézuélien.

NOUS APPELONS les personnalités du monde entier, les représentants des religions, les organisations syndicales, les travailleurs ruraux, les mouvements sociaux, les peuples autochtones, les défenseurs des droits humains, les centres scientifiques et universitaires, les femmes, les enseignants, les jeunes, les mouvements étudiants, les artistes et les journalistes à joindre leur voix pour la paix et l’unité des peuples.     
                                                                                                                                  Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, 1980
Buenos Aires, Argentine, 10 décembre 2025,  Journée internationale des droits de l’homme.

Vous pouvez signer l’appel ici

(Note de la rédaction : Merci à Alicia Cabezudo d’avoir transmis cet appel à CPNN.)

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Bulletin français 1 Octobre 2025


JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX – 2025

Au cours des huit dernières années, CPNN a publié une enquête sur les événements organisés dans le monde pour célébrer la Journée internationale de la paix. Le nombre d’événements recensés est passé de 562 en 2017 à 942 en 2023.

Malheureusement, en raison de problèmes techniques, il ne nous a pas été possible de réaliser une telle enquête en 2025. Nous avons donc publié quelques articles provenant de toutes les régions du monde.

Amérique du Nord : La Campagne Non-violence, organisée par l’ONG Pace e Bene, a recensé plusieurs milliers d’actions menées pendant des semaines entre la Journée internationale de la paix et la Journée internationale de la nonviolence. Cette liste comprenait des actions menées dans 137 localités, dont 32 des 50 États américains. L’objectif de la Campagne est de « construire une culture de paix et de non-violence active, à l’abri de la guerre, de la pauvreté, du racisme et de la destruction de l’environnement ».

Amérique latine. Comme à l’accoutumée, de nombreuses célébrations ont eu lieu en Argentine et au Mexique. L’article que nous avons choisi de publier dans CPNN provenait de l’école Raúl Corales Fornos de Ciego de Ávila, à Cuba. L’événement a débuté par une performance musicale émouvante et la lecture d’un poème sur la paix par des élèves de différents niveaux, qui ont présenté des pièces de théâtre, des danses et des chansons. Les élèves ont ensuite délivré des messages pleins d’espoir et d’optimisme, partageant leurs réflexions sur la paix et la nécessité de construire un avenir meilleur pour tous.

Europe de l’Ouest : Cette année encore, la Coalition belge contre les armes nucléaires a invité les villes et communes belges à participer à la Journée internationale de la paix en hissant le drapeau de la paix sur leurs bâtiments municipaux. L’initiative est passée de 189 communes en 2024 à près de 200 cette année. De nombreux événements ont également eu lieu en France, parrainés par le Mouvement de la Paix et la CGT, mais leur site web ne présente que ceux qui ont eu lieu en 2024.

Europe de l’Est : Les années précédentes, nous avons été impressionnés par le grand nombre de célébrations dans les écoles, les bibliothèques et les villes d’Ukraine et de la Fédération de Russie, malgré les ravages causés par la guerre et l’interdiction de mentionner le mot « guerre » ou de critiquer la guerre. Cette année, le nombre de célébrations a été réduit, mais nous avons publié des exemples de l’École polytechnique de Yeisk en Russie et du Centre humanitaire de la région de Donetsk en Ukraine. Ce centre accueille des réfugiés ukrainiens qui ont fui la ville de Donetsk lors de sa prise par la Russie. Pendant ce temps, la célébration généralisée des déplacés internes en Biélorussie se poursuivait et nous avons publié un article d’une école de Baranvichi.

Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans cette région, le génocide du peuple palestinien par Israël a été le sujet. Dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la paix, le Conseil des sages musulmans a affirmé que la paix est l’essence même du message de l’islam. Il a ajouté que célébrer la Journée internationale de la paix alors que la bande de Gaza est le théâtre d’une terrible tragédie humanitaire met la conscience humaine à rude épreuve. Cela exige que la communauté internationale assume ses responsabilités juridiques et morales et agisse d’urgence pour sauver les civils innocents de la bande de Gaza, mettre fin aux massacres, à la famine et aux déplacements forcés, œuvrer à l’acheminement de l’aide humanitaire, trouver une solution juste et globale à la question palestinienne et reconnaître le droit légitime du peuple palestinien à établir son État indépendant avec Jérusalem pour capitale.

Asie du Sud. De nombreuses célébrations ont eu lieu en Inde. Un programme inspirant et touchant a été organisé à la Maison Baha’ie d’Indore, où la communauté baha’ie a réuni des personnes de toutes religions et confessions sur une même plateforme et a diffusé le message de paix. Le point culminant de l’événement a été l’engagement collectif pour la paix, par lequel tous les participants se sont engagés à cultiver la paix intérieure, à promouvoir le dialogue et à protéger la nature et tous les êtres vivants.

Asie de l’Est. Au Japon, célébrer la journée par la calligraphie est devenu une tradition. Ces événements sont organisés chaque année par le Projet Wa TAISHI dans des sanctuaires à travers le pays. Le 21, au sanctuaire de Gokoku, dans la ville de Kagoshima, les calligraphes Matsuda Yoshinobu et Ueno Hiroko, tous deux originaires de la préfecture, et les élèves du club de calligraphie du lycée de Shonan ont écrit des messages de paix.

Afrique subsaharienne. Les célébrations de la journée ont été l’occasion d’appeler à la paix et à la non-violence dans le processus électoral. En Tanzanie, le Forum Jeunesse, Paix et Sécurité, qui s’est tenu pendant trois jours à Dar es Salaam, a réuni des jeunes de tout le pays, ainsi que des chefs religieux, des diplomates, des groupes de la société civile et des représentants du gouvernement. Le forum a abordé quatre priorités : la participation des jeunes à la prise de décision, le rôle des jeunes dans les espaces numériques, l’autonomisation économique comme protection contre la criminalité et l’action climatique menée par les jeunes.

Nations Unies : Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé la communauté internationale à « faire taire les armes, mettre fin aux souffrances, construire des ponts et instaurer la stabilité et la prospérité ». « La paix ne peut attendre », a déclaré le chef de l’ONU, alors que le monde en guerre réclame la paix. « Cette année, la Journée internationale de la paix nous exhorte tous à répondre à cet appel. »

AMÉRIQUE DU NORD


Campaign Nonviolence Action Days Sept 21 – Oct 2, 2025

EUROPE DE L’OUEST


Belgique: 200 villes et communes vont hisser le drapeau de la paix pendant huit jours

EUROPE DE L’EST

Baranvichi, Belarus: Peace Day: The first school is a territory of kindness and unity!

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD


On the International Day of Peace, Muslim Elders: The Gaza Tragedy Is a Test of the Global Conscience

  

AMÉRIQUE LATINE


Cuba: International Day of Peace commemorated in schools in Ciego de Ávila

ASIE DE L’EST


Japan: September 21st is International Peace Day: Calligraphers and high school students pray for peace through calligraphy in Kagoshima City

ASIE DU SUD


India: The call for peace resonated at the Baha’i House Indore as the International Peace Day was celebrated with enthusiasm

AFRIQUE SUBSAHARIENNE


Tanzania marks peace day amid election calls for calm

Vague de la Paix 2025

DESARMAMENT & SECURITE .

Annonce de World Beyond War

Accéder facilement à cette page : http://24hourpeacewave.org

La quatrième édition annuelle de la Vague de 24 heures pour la paix aura lieu le 12 juillet 2025.

Contactez-nous pour participer.


La Vague de la paix est une manifestation Zoom de 24 heures proposant des actions pour la paix en direct dans les rues et sur les places du monde entier, se déplaçant autour du globe au rythme du soleil. La Vague de la paix se déroule dans des dizaines de lieux à travers le monde et comprend des rassemblements, des concerts, des créations artistiques, des collectes de sang, l’installation de poteaux de la paix, des danses, des discours et des manifestations publiques de toutes sortes.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question for this article:

The Peace Wave: Its history and effects

(. . . suite)

En 2025, nous encourageons les participants à s’engager pour l’abolition des armes nucléaires.

Toutes les parties seront sous-titrées automatiquement sur Zoom. Certaines parties seront interprétées par une voix humaine.

Organisé par : Bureau international de la paix, Stop the War Coalition Philippines, Gensuikyo, et World BEYOND War.

La Vague de la Paix aura lieu le 12 juillet 2025, de minuit à minuit UTC. Au Japon, de 9 h le 12 juillet à 9 h le 13 juillet. En Europe, de 2 h le 12 juillet à 2 h le 13 juillet. Aux États-Unis et au Canada, heure de l’Est, de 20 h le 11 juillet à 20 h le 12 juillet.

Obtenez le lien Zoom pour regarder la Vague de la Paix
Coordonnées de l’animateur : David, david@worldbeyondwar.org

Intégrez le formulaire d’inscription à votre site web

Voir les Vagues de la Paix des années précédentes.
https://worldbeyondwar.org/wavesofpast/

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

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