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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Bulletin français 1 mai 2026


. LA PAIX EN MÉDITERRANÉE OCCIDENTALE .

Alors que la Méditerranée orientale (Liban, Palestine, Israël) est déchirée par la guerre déclenchée par Netanyahou et Trump, la Méditerranée occidentale (Espagne, Maroc, Algérie, Italie, etc.) s’est engagée dans des initiatives de paix afin d’éviter d’être entraînée dans une nouvelle guerre mondiale.

Italie et l’Espagne ont annoncé que leur espace aérien ne saurait être utilisé par les Américains pour leurs attaques au Moyen-Orient.

Le président espagnol Pedro Sánchez a accueilli deux réunions internationales consacrées à la paix et à la justice économique. Parmi les participants figuraient le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le président colombien Gustavo Petro, ainsi que d’éminents élus progressistes américains. « Nous voulons redoubler d’efforts pour œuvrer en faveur de la paix et d’un ordre multilatéral renforcé. Tandis que d’autres ouvrent de nouvelles plaies, nous voulons les panser et les guérir », a déclaré M. Sánchez. Le président colombien Gustavo Petro a déclaré qu’« en s’opposant fermement à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, il me semble que la position de l’Espagne est à l’avant-garde en Europe ».

L’Italie et l’Algérie sont unies dans la paix par la mission du pape Léon XIII à Alger. Le président du Haut Conseil islamique a souligné « l’importante dimension diplomatique, qui vise à instaurer l’harmonie entre deux États d’un grand poids religieux et historique, faisant de l’Algérie un phare pour la paix mondiale ». Le pape s’est ensuite rendu en Angola, au Cameroun et en Guinée équatoriale, où il a continué à plaider pour la paix et le dialogue. Il a explicitement appelé à « une nouvelle culture de la paix ». Quant à l’Italie, il semble que les critiques par le pape aient également suscité l’opposition du pays au militarisme de Trump.

L’Algérie a accueilli un Forum arabe pour la jeunesse, la paix et la sécurité. La représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn, a souligné le rôle essentiel des jeunes dans la consolidation de la paix. Le ministre yéménite de la Jeunesse et des Sports a quant à lui insisté sur le rôle crucial des jeunes dans la diffusion d’une culture de paix et la construction d’un avenir plus stable.

Au Maroc, le prix « Nawal Ouzitane – Voix des jeunes pour la paix » a été lancé pendant une rencontre internationale consacrée à la paix et à la tolérance. Ce prix national vise à promouvoir l’expression créative des jeunes dans divers domaines, reflétant leur conscience des valeurs de la paix et leur responsabilité de les renforcer, en mettant l’accent sur la sensibilisation des jeunes générations à l’importance du dialogue, de l’ouverture et de la diversité culturelle.

Barcelone est un centre des initiatives de paix. Outre les rencontres organisées par le président espagnol mentionnées précédemment, Barcelone est le théâtre de la mobilisation de la flottille Sumud, en route pour Gaza afin de tenter de briser le blocus israélien. La flottille rassemble 70 bateaux, dont beaucoup proviennent d’autres ports méditerranéens. Elle transporte du matériel médical, des vivres et des équipements de reconstruction, et embarque des médecins, des ingénieurs, des juristes et des militants prêts à établir une présence protectrice non armée si l’autorisation leur est accordée. Parmi les participants figurent des parlementaires, des journalistes et des représentants de la société civile de tous les continents.

La ville de Barcelone, en collaboration avec la Fondation Pablo Casals, a annoncé la création d’un nouveau prix pour la paix. Le Prix international « Barcelone pour la Paix ». Le prix récompense le parcours, l’action ou le projet d’une personne, d’une organisation ou d’une institution à l’échelle internationale qui a contribué, de manière pertinente, transformatrice et vérifiable, à promouvoir la paix, la coexistence, les droits humains et le règlement pacifique des conflits. Ce prix biennal est doté de 300 000 euros et vise à renforcer l’impact médiatique et le caractère transformateur du projet ou de l’organisation lauréate.

Le reste de l’Europe est à la traîne par rapport à l’Espagne et à l’Italie en ce qui concerne les guerres de Trump et Netanyahou, mais espérons qu’eux aussi finiront par rejoindre l’opposition.

DROITS DE L’HOMME


70+ Boats Launch Historic Global Sumud Flotilla to Gaza in Bold Solidarity Stand

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Colombia: Conference on the Transition Beyond Fossil Fuels concludes with five key outcomes

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


New Barcelona for Peace International Award

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Lifetime premieres Peace Peace Now Now, a documentary series about women’s resistance in Latin America

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Essaouira, Maroc : Lancement du Prix “Voix des jeunes pour la paix”

ÉDUCATION POUR LA PAIX


National Autonomous University of Mexico: Encounters and Networks for Peace. Why Talk About a Culture of Peace?

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Sánchez, Lula Lead ‘Work for Peace’ and Equality at Gathering of Global Progressive Leaders in Spain

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Over 100 International Law Experts Warn: U.S. Strikes on Iran Violate UN Charter and May Be War Crimes

Burkina Faso: Une journée culturelle inter-établissements pour magnifier la cohésion sociale

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Agence d’Infomation du Burkina

La jeunesse de la commune de Kokologho a célébré, le samedi 25 avril, une journée culturelle inter-établissements placée sous le signe de la cohésion sociale. 

Organisée autour du thème « Jeunesse responsable, un avenir meilleur », cette immersion culturelle a mobilisé autorités locales, coutumières et scolaires dans la salle de conférence de la commune.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Kokologho, invité d’honneur de la cérémonie, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation. Il a tenu à saluer l’esprit créatif des élèves et la pertinence de cette initiative qui favorise le vivre-ensemble dans un contexte où l’union est primordiale.

(cliquez ici pour une version anglaise .)

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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Pour le parrain de l’événement, Sa Majesté Naaba Sigri, cette journée est un levier pour la sauvegarde de l’identité locale.

« C’est une grande joie pour moi. Je salue les responsables qui ont eu cette initiative de rassembler les élèves et toute la population pour la pérennité de la culture. Je demande aux autorités de soutenir ces jeunes dans leur mission de promotion de l’excellence scolaire et de la solidarité », a-t-il plaidé.
 
Abondant dans le même sens, le co-parrain, Cheick Abdoul Karim Sawadogo, s’est dit impressionné par la ferveur de la jeunesse. Selon lui, cette forte mobilisation pour la culture est un signal fort en faveur de la tolérance et de la culture de la paix au sein de la commune.
 
La journée a été marquée par diverses prestations artistiques, illustrant la richesse du patrimoine culturel de la province du Boulkiemdé, sous le regard bienveillant des leaders religieux et coutumiers.

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Semer les graines d’une culture de la paix : Pourquoi nous avons fondé le Conseil de la paix Nouveau-Brunswick

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Denis Boulet pour NB Media Coop

Des participants au rallye “Cessez l’appui du Canada à l’agression américaine” devant le bureau de circonscription du député David Myles le 14 mars 2026. Photo par Robin Purcell

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai ressenti que notre coin de pays, cette petite partie de la planète que nous appelons le Nouveau-Brunswick, existe dans un état de tensions permanentes. Qu’il s’agisse de nos débats linguistiques, de l’urgence climatique, de l’aliénation sociale ou de la lutte incessante entre le capital et le travail, le conflit semble être notre toile de fond.

Pourtant, en 2022, un constat s’est imposé à nous: ces tensions locales ne sont pas déconnectées du tumulte mondial. Dans un contexte où les puissances s’affrontent, où le spectre du conflit nucléaire ressurgit et où des millions de personnes sont déplacées par le militarisme, nous ne pouvons plus rester spectateurs. C’est dans cet esprit qu’est né le Conseil de la paix NB Peace Council le 13 mai 2022.


Des participants au rallye “Cessez l’appui du Canada à l’agression américaine” devant le bureau de circonscription du député David Myles le 14 mars 2026. Photo par Robin Purcell

Notre démarche est ancrée ici, sur les terres non cédées de Wabanaki, la Terre du Soleil levant. Nous refusons d’accepter que le territoire serve à alimenter la violence, qu’elle soit écologique ou humaine. Pour nous, la paix n’est pas une simple absence de guerre, c’est un refus actif: le refus du massacre de nos écosystèmes et le refus de la complicité de l’État canadien ou des grands intérêts commerciaux dans l’oppression des peuples, que ce soit en Iran, au Liban, en Palestine, au Yémen, ou ailleurs.

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How can we develop the institutional framework for a culture of peace?

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Du coup, c’était pour refuser l’appui du Canada à la guerre israélo-américaine contre l’Iran que nous avons tenu notre tout premier ralliement le 14 mars dernier, défiant les intempéries.

Mon père m’a souvent répété que je ne pouvais pas changer le monde à moi seul. Il a probablement raison. Mais je refuse de croire que nous sommes impuissants pour autant. Si nous ne pouvons pas tout transformer d’un coup, nous pouvons certainement nous organiser pour améliorer notre réalité provinciale, pour protéger nos cours d’eau et pour cultiver une solidarité authentique entre citoyens.

Comment organiser cette lutte? Nous n’avons pas encore toutes les réponses, mais nous devons commencer à poser les bonnes questions. Le Conseil de la paix ne cherche pas à remplacer ce qui existe déjà, mais à rejoindre une grande agglomération de consciences. C’est pourquoi nous sommes solidaires avec les grand-mères Wolastoqiyik et la Coalition to Stop Sisson Mine. La paix implique aussi de défendre notre territoire contre la cupidité, l’extractivisme et les atteintes à l’environnement.

Les voix pour la paix se font rares dans les médias traditionnels, où le rôle de l’OTAN et du complexe militaro-industriel est souvent occulté ou glorifié. C’est pourquoi nous croyons qu’une véritable culture de la paix doit émerger par le bas, en réseau, en mobilisant toutes les sphères de la société civile néo-brunswickoise.

Nous sommes une organisation jeune, composée de citoyens de diverses régions et communautés linguistiques. Nous savons que le chemin est long et que nous paraissons parfois bien petits face aux enjeux mondiaux. Mais nous sommes confiants : plus nous serons nombreux à partager nos idées et notre énergie, plus notre mouvement prendra de l’ampleur.

Pour ceux qui, comme nous, refusent le silence et souhaitent participer à ce mouvement de paix, de dialogue et de désarmement, les portes de notre conseil sont grandes ouvertes. C’est ensemble que nous pourrons faire résonner un appel haut et fort pour la paix.

Denis Boulet est une enseignant et coprésident francophone du Conseil de la paix NB Peace Council. Pour toute personne souhaitant échanger avec nous, nous sommes joignables à paixnbpeace@gmail.com.

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La presse internationale souligne la portée historique de la visite du pape Léon XIV en Algérie

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Radio Algerie

La visite officielle, entamée ce lundi [13 avril] par le pape Léon XIV en Algérie, a suscité un large écho dans la presse internationale qui a mis en avant la portée historique et diplomatique de cet événement axé sur le renforcement du dialogue interreligieux, ainsi que sur la promotion des valeurs de coexistence pacifique face aux défis régionaux et internationaux croissants.

Sous le titre «Le pape Léon XIV prononce son message à la Cité et au monde», le site Al-Sharq Al-Awsat a relevé que la visite du pape en Algérie est «historique et hautement symbolique, car aucun pape ne s’est jamais rendu dans le pays, considéré comme le lieu de naissance de Saint Augustin, l’un des grands penseurs chrétiens».

Le média arabe a également mentionné que «la coexistence pacifique sera au cœur du message du pape».

Sous le titre «A l’occasion de la visite du pape Léon XIV en Algérie, débat entre politiques et intellectuels sur la redécouverte de l’héritage de Saint Augustin», le site Al-Quds Al-Arabi est revenu sur cette visite ainsi que sur l’intérêt accordé par les autorités algériennes à l’héritage de Saint Augustin, en entreprenant des démarches concrètes pour valoriser cet héritage, notamment en le proposant pour inscription au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

De son côté, le site «Ain Libya» a mis en avant cette visite sous le titre «Le pape du Vatican entame une visite historique en Algérie», soulignant qu’il s’agit de «la première visite de ce type d’un souverain pontife dans le pays (…) portant un message central axé sur le renforcement du dialogue interreligieux, notamment avec le monde musulman, ainsi que sur la promotion des valeurs de coexistence pacifique face aux défis régionaux et internationaux croissants».

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How can different faiths work together for understanding and harmony?

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Le média libyen ajoute que cette visite «revêt une dimension religieuse et historique particulière», puisque le pape doit se rendre à Annaba, qui abrite la Basilique Saint-Augustin, «l’un des plus grands symboles de la pensée chrétienne, dont l’héritage intellectuel et spirituel reste présent dans l’orientation de l’église catholique».

Et dans un reportage sur la visite pour la première fois du pape en Algérie, l’agence turque Anadolu a, pour sa part, estimé que «ce déplacement historique prend une dimension symbolique en raison de l’appartenance du souverain pontife à la tradition liée à Saint Augustin, né en Algérie».

Plusieurs autres titres ont salué une «initiative stratégique» du Vatican destinée à «renforcer le dialogue en Méditerranée». 

Par la même occasion, le média «Vatican News» rapporte que la venue de Léon XIV  en Algérie devrait «encourager la consolidation des liens de fraternité, dans des sociétés où les familles des deux confessions continuent de coexister dans un même élan de foi».

Pour leur part, des titres de la presse italienne, dont La Repubblica et Corriere della Sera, évoquent une démarche diplomatique du Saint-Siège visant à renforcer le dialogue interreligieux en Méditerranée.

Au Royaume-Uni, des médias comme The Guardian insistent sur la dimension géopolitique du déplacement, estimant qu’il s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie religieuse et de recherche de stabilité en Méditerranée et en Afrique du Nord.

La BBC souligne, de son côté, sur son site internet, que «le pape a choisi l’Algérie pour sa première étape, en raison de sa signification spirituelle particulière», précisant que c’est la première visite d’un pape dans le pays de Saint Augustin auquel il est intrinsèquement lié.

Aux Etats-Unis, The Washington Post a écrit : «Le pape Léon XIV entame lundi le tout premier voyage papal en Algérie, dans le but de promouvoir la coexistence chrétiano-musulmane en cette période de conflit mondial et d’honorer l’inspiration locale de sa spiritualité religieuse, Saint Augustin».

La chaîne américaine CNN a également commenté cette visite, citant Martin McGee, expert des relations entre chrétiens et musulmans en Algérie, selon lequel le pape Léon XIV «cherchera à renforcer le dialogue entre les deux communautés».

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Ouagadougou : Musulmans et chrétiens unis autour d’une rupture collective de jeûne pour la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Burkina24

À Ouagadougou, la fraternité interreligieuse s’est exprimée autour d’une même table. Le vendredi 13 mars 2026, le Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), en collaboration avec la Fondation Cheick Moaze pour la cohésion sociale, la Paix et la Bienfaisance, a organisé une rupture collective du jeûne réunissant musulmans, chrétiens et fidèles d’autres confessions.

Cette rupture collective du jeûne [du Ramadan] s’inscrit dans la dynamique du projet « Stop Xtrem », une action citoyenne orientée vers la prévention de l’extrémisme religieux et des violences qui en découlent. À travers cette initiative, les promoteurs souhaitent également encourager les échanges entre les différentes confessions et promouvoir une culture de tolérance et de respect mutuel.

Selon eux, favoriser de tels cadres de rencontre permet de consolider le vivre-ensemble et de renforcer les liens de solidarité entre les différentes composantes de la société burkinabè.

Le président du Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), Paul Marie Zoma, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation des participants en cette période spirituelle marquée à la fois par le Ramadan pour les musulmans et le Carême pour les chrétiens.
Selon lui, ces deux moments rappellent des valeurs communes telles que la maîtrise de soi, l’humilité, le pardon, la générosité et l’amour du prochain.

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How can different faiths work together for understanding and harmony?

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« Notre pays a toujours été reconnu pour la qualité de la cohabitation entre les religions. Cette richesse doit être préservée et renforcée. En partageant ce moment, nous envoyons un message d’espoir qui est  celui d’un Burkina Faso uni, solidaire et résolument engagé sur le chemin de la paix » a-t-il affirmé.

Présent à la cérémonie, le guide religieux Cheikh Moaze a également salué l’initiative, qu’il considère comme un symbole fort de fraternité. Selon lui, chaque croyant doit apprendre à accepter l’autre dans le respect et l’équité. Il a rappelé que le Coran enseigne aux musulmans d’être justes et bienveillants envers tous, y compris envers les non-musulmans.

« Nous devons apprendre à nous accepter et à respecter nos différences. Il faut détruire les barrières entre les enfants d’Adam et Ève, car seul Dieu peut juger ses enfants» a-t-il lancé.
Du côté de l’Église catholique, Paul Tiendrébeogo, président du comité paroissial du dialogue interreligieux, a lui aussi salué cette initiative qui favorise la fraternité entre les croyants. Selon lui, le Ramadan et le Carême sont des périodes de purification et de rapprochement avec Dieu.

« En partageant ce moment de rupture du jeûne, nous affirmons ensemble que la paix commence par des gestes simples : se rencontrer, dialoguer, partager et se respecter. C’est ainsi que nous bâtissons une société fondée sur la solidarité, la fraternité et l’amour de la patrie » a-t-il déclaré.
Représentant la présidence du Faso, le Dr Samuel Kalkumdo, ministre conseiller du président du Faso, a pour sa part insisté sur l’unité fondamentale des Burkinabè. Selon lui, au-delà des appartenances religieuses ou ethniques, tous doivent se considérer comme membres d’une même nation.

« Nous sommes tous des fils et des filles du Burkina Faso» a-t-il affirmé, saluant la clairvoyance du capitaine Ibrahim Traoré et appelant les Burkinabè à rester unis derrière lui pour bâtir une nation forte et solidaire face aux défis actuels. La rencontre a également enregistré la présence de plusieurs chefs coutumiers et religieux ainsi que d’autorités civiles.

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Essaouira, Maroc : Lancement du Prix “Voix des jeunes pour la paix”

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Agence Magreb Arabe Press

L’annonce, dimanche [29 mars] à Bayt Dakira à Essaouira, du lancement du Prix “Nawal Ouzitane – Voix des jeunes pour la paix” a constitué l’un des moments forts des travaux d’une rencontre internationale consacrée à la paix et à la tolérance, en tant que mécanisme visant à encourager l’engagement des jeunes dans la diffusion des valeurs de coexistence et de vivre-ensemble.

Ce prix national ambitionne de promouvoir les expressions créatives des jeunes dans divers domaines, reflétant leur conscience des valeurs de paix et leur responsabilité dans leur consolidation, avec un accent particulier sur la sensibilisation précoce des jeunes générations à l’importance du dialogue, de l’ouverture et de la diversité culturelle.

Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique nationale visant à faire des jeunes des acteurs centraux des questions liées à la paix, à travers la mise à disposition d’espaces d’expression et de participation, ainsi que le renforcement des rôles éducatifs et culturels dans la lutte contre les phénomènes de violence et d’extrémisme.

Dans une déclaration à la MAP, le président fondateur de la Maison Maroc pour la paix et la tolérance, Farid El Bacha, a indiqué que cette rencontre a été marquée par deux temps forts, le premier consacré aux fondements de la paix tels que définis par les Hautes Orientations Royales, notamment en ce qui concerne le rôle de la religion en tant que valeur fondée sur la Lumière et la Raison, ainsi que l’importance du dialogue entre les générations et les continents et la place centrale de l’éducation.

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Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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Le second temps fort a porté sur l’annonce du lancement du Prix “Voix des jeunes pour la paix”, visant à encourager les jeunes, dès le plus jeune âge, à adopter les valeurs de coexistence pacifique, soulignant qu’il s’agit d’une initiative unique au niveau national, traduisant la conviction du rôle des jeunes dans la promotion de la culture de la paix à travers différentes formes d’expression artistique.

Pour sa part, le professeur à l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan, Anas Al Yemlahi, a affirmé que le choix du Maroc au sein des instances internationales reflète plusieurs atouts stratégiques, notamment sa position géographique en tant que carrefour des continents et porte d’entrée africaine, atlantique et méditerranéenne.

Il a relevé que la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi que les rôles assumés par le Royaume dans le renforcement des équilibres internationaux et la contribution à la résolution des conflits, consolident la position du Maroc en tant qu’acteur international dans la promotion de la paix, ajoutant que cette dynamique place le Royaume parmi les pays influents à l’échelle mondiale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux de la première session du Conseil d’administration de l’Université des sciences de la culture et du patrimoine Tétouan-Essaouira, constituant une occasion d’échange autour des questions de paix, de développement et de coopération académique internationale.

Le programme de cette rencontre a comporté plusieurs axes, notamment le partenariat atlantique et la coopération multilatérale, le système international et les dynamiques de contestation, les défis de la construction d’une paix inclusive, ainsi que la place du dialogue des civilisations dans les discours royaux.

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L’Algérie accueille le Forum arabe de la Jeunesse, de la Paix et de la Sécurité

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Programme des Nations Unies pour le développement

Les 28 et 29 mars 2026, l’hôtel Sheraton à Alger a été le cadre d’un dialogue arabe unique réunissant jeunes, experts et décideurs autour des thématiques de la paix, de la sécurité et du développement durable.

Ce forum a été organisé par le ministère de la Jeunesse en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Algérie, sous l’égide de la Ligue arabe et avec le soutien du Japon, dans le cadre de la Stratégie arabe pour la jeunesse, la paix et la sécurité.

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Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Jeunesse a souligné le rôle central des jeunes dans les transformations régionales et l’engagement de l’Algérie à placer la jeunesse au cœur des politiques publiques nationales. La représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn, a mis en avant le rôle essentiel des jeunes dans la consolidation de la paix, tout en insistant sur l’importance d’élargir les partenariats aux niveaux arabe et africain.

Le ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports a rappelé l’importance stratégique d’investir dans la jeunesse pour bâtir des sociétés stables et sûres, saluant la coopération entre l’Algérie et la Tunisie dans ce domaine. Quant au ministre yéménite de la Jeunesse et des Sports, il a souligné le rôle déterminant des jeunes dans la diffusion de la culture de la paix et dans la construction d’un avenir plus stable.

Sous le slogan « : ’ », le forum a organisé des ateliers pour identifier les principaux défis à la participation des jeunes et formuler des recommandations concrètes afin de renforcer leur rôle dans la prise de décision et la consolidation de la paix.

Le forum s’est clôturé le 29 mars 2026 en réaffirmant l’importance de valoriser les contributions des jeunes et de traduire les recommandations en actions concrètes aux niveaux national et régional.

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Bulletin français 1 avril 2026

. LE MOUVEMENT CONTINUE DE GRANDIR .

En cette période sombre de l’histoire, comme nous l’écrivions dans notre bulletin de juillet dernier, « Las des guerres et du militarisme dans leur pays, les peuples d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient sont descendus dans la rue pour protester.». Comme nous le titrions en novembre, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur. Et nous constatons ce mois-ci qu’il continue de s’amplifier.

Aux États-Unis, plus que 8 millions de personnes ont défilé le 28 mars lors du dernier rassemblement « No Kings » contre Trump, la plus grande manifestation d’une seule journée de l’histoire américaine. Comme l’ont rapporté les articles de CPNN en mars, ainsi qu’en octobre et juin, 2025, les rassemblements « No Kings » ont lieu dans les 50 États et continuent de gagner en ampleur. Ils sont passés de 1 800 communautés en juin, 2025; à 2 700 en octobre, 2025 et à 3 300 ce mois-ci. Le rassemblement phare de ce mois-ci s’est tenu à Minneapolis et a accueilli les interventions de Bernie Sanders et de Bruce Springsteen.

Au Royaume-Uni, le 28 mars, la plus grande manifestation multiculturelle de l’histoire a eu lieu à Londres, les organisateurs revendiquant une participation d’un demi-million de personnes.

En France, environ 150 000 personnes ont défilé dans de nombreuses villes le 14 mars pour protester contre le racisme, le fascisme et la guerre.

Dans tout le Sud global, des manifestants sont descendus sur les places et dans les rues pour condamner la guerre d’agression impérialiste menée contre l’Iran par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Et comme chaque année le 8 mars, les femmes ont manifesté pour la Journée internationale des femmes. Les thèmes de cette célébration varient d’un pays à l’autre, comme nous l’avons documenté ce mois-ci sur CPNN, mais la plupart d’entre elles se joignent à la protestation contre la violence et le militarisme.

En Amérique latine, le thème dominant était la condamnation des féminicides et autres violences faites aux femmes, ainsi que la revendication de leur protection et de l’égalité. À Mexico, des manifestantes ont exigé la fin des féminicides qui fauchent la vie de huit femmes chaque jour dans le pays. Le slogan « Pas une de moins » a été affiché à Buenos Aires, en Argentine. Des photos de femmes victimes ou de leurs agresseurs ont été brandies à La Paz, en Bolivie. À Bogota, en Colombie, la banderole « Notre cri vient d’un cœur las de vivre dans la douleur et la peur » a été déployée. À Caracas, au Venezuela, des femmes ont réclamé des centres d’accueil pour les victimes de violences sexistes. La lutte contre les violences faites aux femmes était également au cœur des manifestations à Montevideo, en Uruguay, à Lima, au Pérou, et à Quito, en Équateur.

En Argentine, au Bélarus, au Chili et en Indonésie, des femmes ont protesté contre leurs gouvernements de droite qui bafouent les droits des femmes. Aux États-Unis, les manifestations de Chicago, New York et San Francisco ont dénoncé spécifiquement la politique de Trump.

Outre la protestation contre les violences physiques, les manifestants ont dénoncé les violences liées à la discrimination au travail et aux inégalités salariales entre les femmes et les hommes, et ont réclamé l’égalité économique. Ce thème a été central lors des manifestations d’Helsinki (Finlande), d’Athènes (Grèce) et de Vancouver (Canada).

En Europe, des manifestations ont eu lieu contre l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et, aussi, contre les guerres en général. Ce fut le cas à Bruxelles (Belgique), Barcelone, Madrid, Mérida, Tolède et Valence (Espagne), ainsi qu’à Milan et Rome (Italie). À Ljubljana (Slovénie), une banderole proclamait : « Nous ne participerons pas à vos guerres. » Dans nombre de ces villes, ainsi qu’à Helsinki, Bordeaux, La Valette (Malt), Londres et Amsterdam, le thème était la revendication d’égalité et la lutte contre la violence.

Des banderoles dénonçant le fascisme et le patriarcat ont été déployées lors des manifestations à Budapest, Istanbul, Berlin et Erfurt, en Allemagne.

Dans certains pays, les dirigeants ont profité de l’occasion pour rallier les femmes à leur cause. Ce fut le cas en Russie, en Serbie, en Ukraine et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Bénin et le Sénégal, ainsi que dans les trois pays où des gouvernements militaires tentent de se libérer du joug néocolonial : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Dans d’autres pays, notamment pour ceux ayant un passé socialiste, cette journée a été l’occasion de célébrer les progrès accomplis vers l’égalité des femmes. Ce fut le cas en Chine, en Corée du Nord, au Cambodge et au Vietnam. En Russie, au moins un événement traditionnel de ce type a eu lieu au Daghestan. Au Bangladesh également, cette journée a été l’occasion de célébrer l’émancipation des femmes, leurs droits et leur contribution à la société. Le Rwanda, pays qui compte la plus forte proportion de femmes au Parlement au monde, a célébré l’événement par une marche et une course. Au Mozambique, Graça Machel, qui était organisatrice des organisations féminines du pays avant de partir en Afrique du Sud pour épouser Nelson Mandela, a pris la parole lors de l’événement.

Des musiciens et des célébrités populaires ont utilisé la radio et la télévision pour promouvoir les droits des femmes en Ukraine et au Kenya. À Los Angeles et à Hollywood, l’Alliance des réalisatrices a organisé un salon pour soutenir les réalisatrices dans l’industrie du divertissement.

L’Union africaine a célébré le rôle essentiel des femmes dans le fonctionnement de l’Union, et le Secrétaire général des Nations Unies a publié un message proclamant : « Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde. »

La célébration peut-être la plus originale été celle d’Ethiopian Airlines, qui a annoncé le 8 mars que tous ses vols seraient assurés par des équipages entièrement féminins.

Comme évoqué dans le blog de ce mois-ci, les revendications des femmes rejoignent les aspirations à une culture de paix.

DROITS DE L’HOMME


‘No Kings!’ 8 Million Rally Against Trump in Largest Single-Day Protest in US History

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Le 43e prix Niwano pour la paix décerné à Benki Piyako, chef spirituel autochtone du peuple Ashaninka de la forêt amazonienne brésilienne

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Mayors for Peace Joint Appeal March 16, 2026

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


International Women’s Day: Latin America

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Nonviolence International: What Cuba Taught Us

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Bruce Springsteen at Minneapolis NoKings Rally

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


France: Retour en images sur la Marche des Solidarités

DISARMAMENT ET SECURITÉ


People Across Global South Condemn ‘Imperialist’ US-Israeli War on Iran

France: Retour en images sur la Marche des Solidarités

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Contre Attaque

Il y avait autour de 150.000 personnes dans les rues du pays contre le racisme, le fascisme et la guerre samedi 14 mars. Nous étions 100.000 à Paris, 12.000 à Lyon, 10.000 à Marseille, 5.000 à Toulouse, 4.000 à Nantes et Rennes, 3.000 à Montpellier, plus de 2.000 à Bordeaux, 1.500 à Besançon… Mais aussi des centaines de personnes dans de nombreuses moyennes et petites villes sur tout le territoire, au sein de plus de 100 cortèges pluriels et intergénérationnels.

Des dizaines de banderoles, de pancartes, de tifos, de drapeaux ont été brandis. Il y avait des collectifs de sans-papiers, des antifascistes, des anticolonialistes, des féministes, des artistes, des chants… C’est une vraie réussite, dans un contexte politique et social très difficile, et à la veille d’un scrutin. Et pourtant, quelle a été la couverture médiatique ? Quasiment le néant.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
How can we be sure to get news about peace demonstrations?

Quand toute l’extrême droite européenne convergeait à Lyon pour célébrer son martyr il y a un mois, elle réunissait péniblement 3.200 personnes. Et pourtant, cette marche néo-nazie était retransmise en direct par toutes les chaînes de télé, et même glorifiée par France info qui parlait d’une manifestation «familiale». Quant aux organisateurs fascistes, ils ont eu le droit de parader sur tous les plateaux télé avant et après ce sinistre défilé pour promouvoir leurs idées et répandre leurs mensonges.

Le conditionnement médiatique, c’est aussi cela : survaloriser le moindre meeting réactionnaire, la moindre militante bas du front ou le derniers des scribouillards anti-LFI, mais invisibiliser toutes les paroles, bien plus nombreuses, qui se battent pour la justice et l’égalité.

Il est donc vital et nécessaire de montrer nos luttes, nos mots, nos créations, de les faire exister partout où c’est possible. Et de se retrouver encore plus nombreux et nombreuses et déterminé·es lors des luttes à venir. Ils ont les milliards, nous sommes des millions.

Pour retrouver la plateforme de la marche des solidarités, avec les prochaines échéances, visuels, cagnotte, la présentation est ici.

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Le 43e prix Niwano pour la paix décerné à Benki Piyako, chef spirituel autochtone du peuple Ashaninka de la forêt amazonienne brésilienne

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article en Le Lezard

La Fondation Niwano pour la paix décernera le 43e prix Niwano pour la paix à Benki Piyako, un chef spirituel indigène du peuple Ashaninka de la forêt amazonienne du Brésil, en reconnaissance de son leadership soutenu dans la défense de la terre et de la culture indigènes, tout en étant un pionnier de la reforestation et de la protection de l’environnement depuis 15 ans.

Une cérémonie de remise des prix aura lieu à Tokyo le 12 mai. Piyako recevra un trophée et un prix en espèces de 20 millions de yens ainsi qu’un certificat. La Fondation a déclaré que Piyako a fait progresser l’éducation, la restauration écologique communautaire et la transmission des connaissances traditionnelles, en mobilisant les jeunes et les communautés pour un reboisement à grande échelle et la conservation de la biodiversité. Guidé par la spiritualité indigène et engagé dans le dialogue interculturel, il est devenu une voix influente pour la gestion de l’environnement au niveau national et international.

En sélectionnant Piyako pour ce prix, le comité du prix Niwano pour la paix a déclaré qu’il était « un pionnier du mouvement en faveur de la durabilité et de l’écologie à un moment critique où l’environnement et le monde physique sont en crise. » Selon le comité, il « a continué à servir non seulement sa tribu mais aussi toutes les personnes dans le monde qui bénéficient des avantages d’une forêt amazonienne en bonne santé ». « Piyako est une figure vitale dans un monde de plus en plus marqué par la destruction aveugle de la nature au nom du profit économique et de l’intérêt personnel. »
(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article..)

Questions for this article:
 

Indigenous peoples, Are they the true guardians of nature?

(. . . suite)

Prix Niwano pour la paix :


La Fondation Niwano pour la paix a créé le Prix Niwano pour la paix afin d’honorer et d’encourager les personnes et les organisations qui ont contribué de manière significative à la coopération interreligieuse, faisant ainsi avancer la cause de la paix dans le monde, et pour mettre en avant leurs réalisations le plus largement possible. Ainsi, la Fondation espère à la fois renforcer la compréhension et la coopération interreligieuses et encourager l’émergence d’un plus grand nombre de personnes dévouées à la paix dans le monde. Le prix est nommé en l’honneur de Nikkyo Niwano, fondateur et premier président de l’organisation bouddhiste laïque Rissho Kosei-kai.

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Voici des articles de CPNN sur certains des précédents lauréats du prix Niwano :

2023 – Le prix Niwano pour la paix 2023 décerné à l’Indien Rajagopal

2019 – CJP co-founder and first director John Paul Lederach awarded Niwano Foundation Peace Prize

2018 – Adyan Foundation in Lebanon to Get 35th Niwano Peace Prize

2016 – Center for Peace Building and Reconciliation in Sri Lanka, to receive the Niwano Peace Prize

2015 – Esther Abimiku Ibanga, Founder of The Women Without Walls

2014 – Dena Merriam, Founder and leader of The Global Peace Initiative of Women

2012 – Rosalina Tuyuc Velasquez: Constructing an Inclusive Guatemala

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