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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Bulletin français 1 fevrier 2026


. LE PEUPLE CONTINUE À RÉSISTER .

Ce mois-ci encore, face à la montée en puissance de la culture de guerre, la résistance populaire s’intensifie, les peuples descendant massivement dans les rues.

L’axe de la culture de guerre est mené par Trump aux États-Unis et Netanyahou en Israël.

La culture de paix est incarnée ce mois-ci par des manifestations de masse aux États-Unis, en Colombie, à Cuba, au Venezuela et en Turquie.

À Minneapolis, ville de 500 000 habitants, plus de 50 000 personnes ont bravé le froid glacial pour protester contre la guerre lancée par Trump contre leur ville.

D’autres manifestations contre cette guerre menée par Trump contre les villes ont eu lieu dans tous les 50 États américains.

En Colombie, au Venezuela et à Cuba, le peuple est descendue dans la rue pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien par Trump, un attentat qui a fait une centaine de morts, dont de nombreux Cubains.

De nombreuses autres manifestations contre l’intervention américaine ont eu lieu à travers le monde, comme celle-ci en France.

En Turquie, des manifs immenses sont descendues dans la rue pour protester contre le génocide perpétré par Netanyahou contre la Palestine.

Il convient également de mentionner les manifestations de masse en Iran. Bien que dirigées contre la politique de l’État iranien, elles ont aussi été infiltrées et manipulées par les États-Unis et Israël dans le cadre de leur menace de guerre contre l’Iran.

Alors que la menace d’une Troisième Guerre mondiale, susceptible de détruire notre monde, est plus forte que jamais, nous devons espérer que la résistance populaire non seulement se poursuivra, mais finira par triompher.

Un peuple uni ne peut jamais être vaincu.

La culture de la guerre n’est pas invincible. Les empires s’effondrent.

L’espèce qui a inventé la guerre est aussi capable d’inventer la paix.

DROITS DE L’HOMME


USA: Undeterred by Freezing Temps, Statewide Minnesota Strikes Demand ‘ICE Out Now’

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Nos aspirations pour l’Afrique que nous voulons

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Déclaration de l’UIP à l’Occasion de la Journée Internationale de la Coexistence Pacifique

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles.

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Mass rally in Istanbul on New Year’s Day shows solidarity with Gaza

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: USEBEQ Trains 5,000 Teachers to Foster a Culture of Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Iran protests 2026: our surveys show Iranians agree more on regime change than what might come next

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Protests in France agains US attack on Venezuela

Déclaration de l’UIP à l’Occasion de la Journée Internationale de la Coexistence Pacifique

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de l’Union interparlementaire

L’Union interparlementaire (UIP) se joint à la communauté internationale pour célébrer la première Journée internationale de la coexistence pacifique, le 28 janvier 2026.

Cette nouvelle journée internationale a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en mars 2025, par le biais de la résolution A/RES/79/269, proposée par le Royaume de Bahreïn avec le soutien du Centre mondial du roi Hamad pour la coexistence et la tolérance.


(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

À une époque marquée par la polarisation toxique, la méfiance et les divisions croissantes, les parlements ont la responsabilité unique de promouvoir la coexistence pacifique et des sociétés inclusives, et de lutter contre l’intolérance grâce à leurs rôles législatif, de contrôle et de représentation.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

How can parliamentarians promote a culture of peace?

(. . suite)

En mettant à l’honneur la diversité, en promouvant l’éducation à la paix et en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière de droits de l’homme, les parlements peuvent et doivent créer un environnement dans lequel toute personne est traitée avec dignité et respec

Le programme de l’UIP est résolument axé sur la construction de sociétés plus fortes et plus justes grâce à la diplomatie parlementaire, au dialogue interconfessionnel et au soutien apporté aux parlements afin qu’ils soient des espaces inclusifs et respectueux, représentatifs de la diversité de la société.

Lors de la 146e Assemblée de l’UIP à Bahreïn en mars 2023, des centaines de parlementaires représentant quelque 140 pays ont approuvé la Déclaration de Manama, intitulée Promouvoir la coexistence pacifique et les sociétés inclusives : combattre l’intolérance, délivrant ainsi un message d’espoir.

Dans toutes ses activités, l’UIP encourage les parlementaires à lutter contre les discours de haine et les propos qui divisent, à protéger la liberté d’expression tout en combattant l’incitation à la haine, et à utiliser leurs tribunes pour lutter contre les préjugés et les fausses informations.

L’UIP invite tous les parlements et tous les parlementaires à redoubler d’efforts pour favoriser le dialogue, surmonter les divisions, accueillir la diversité et défendre une culture de la paix auprès de leurs électeurs, dans leur pays et au-delà. 

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Journée internationale des femmes 2026 : Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles.

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de UN Women

Le 8 mars 2026, mobilisez-vous aux côtés des femmes et des filles du monde entier pour exiger l’égalité des droits, ainsi qu’une justice équitable pour les faire respecter, les exercer et en jouir.

Alors que nous entrons dans le deuxième quart du XXIe siècle, aucune nation n’a encore comblé les disparités juridiques entre les hommes et les femmes. En ce moment même, en 2026, les femmes ne bénéficient que de 64 pour cent des droits juridiques dont jouissent les hommes à l’échelle mondiale. Dans des domaines fondamentaux de la vie, notamment le travail, l’argent, la sécurité, la famille, la propriété, la mobilité et la retraite, la loi désavantage systématiquement les femmes. Des normes sociales préjudiciables aux lois discriminatoires, les femmes et les filles continuent de se heurter à des obstacles tenaces, voire à une résistance, qui entravent leur accès à une justice équitable. Si les progrès se poursuivent au rythme actuel, il faudra 286 ans pour combler les disparités en termes de protection juridique. Ce n’est pas seulement un délai, c’est une capitulation.

Des activistes, des leaders sociaux, des organisations, des femmes et des hommes scandent des slogans contre la violence basée sur le genre lors de la marche « Vivas nos Queremos » à Quito en Équateur. Photo : ONU Femmes/Johis Alarcón

Sans systèmes de justice efficaces pour les femmes, les droits deviennent une promesse qui ne se concrétise jamais.

La Journée internationale des femmes 2026, sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », est l’occasion de renforcer notre détermination collective. Quel que soit le degré d’enracinement du sexisme ou le niveau de découragement engendré par la politique, nous refusons de battre en retraite et de renoncer à notre mission. Au contraire, nous luttons ensemble pour les droits et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

Questions for this article:

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

Does the UN advance equality for women?

(. . . suite)

Cette année, la Journée internationale des femmes 2026 lance un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, comme les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles.

Qu’est-ce qu’une justice équitable ? En termes simples, cela signifie que vos droits sont protégés et défendus, et que les lois ne sont pas uniquement sur le papier mais sont appliquées afin que les personnes puissent bénéficier de l’égalité des droits et d’une justice équitable. Cela implique des lois qui protègent l’accès des filles à l’éducation et la fin des mariages d’enfants. La liberté des femmes de choisir de travailler, de participer à la vie de la société et d’exercer des responsabilités, notamment dans les systèmes politiques et judiciaires. Une protection et une prévention renforcées pour mettre fin à la violence basée sur le genre sous toutes ses formes. Des lois sur la famille, le travail et la santé qui ne sont pas discriminatoires à l’égard des femmes. Des systèmes de justice exempts de préjugés, centrés sur les survivant·e·s et reposant sur une tolérance zéro en matière d’abus et d’impunité. Une aide juridique qui est abordable et accessible. Ces exemples ne sont pas exhaustifs.

La Journée internationale des femmes de cette année, que les Nations Unies marqueront le 9 mars, sera consacrée à la justice équitable, en écho au thème prioritaire de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) (du 9 au 19 mars). Lors de la CSW70, un forum intergouvernemental, des représentant·e·s des États membres, les entités des Nations Unies et la société civile se réuniront pour négocier les conclusions sur le thème « Garantir et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles en promouvant des systèmes juridiques inclusifs et équitables, en éliminant les lois, les politiques et les pratiques discriminatoires, et en s’attaquant aux obstacles structurels ».

À l’occasion de cette Journée internationale des femmes, rejoignez ONU Femmes, la famille des Nations Unies, la société civile, les jeunes, les médias, les entreprises et les autres parties prenantes pour exiger « Les droits. La justice. L’action. Pour TOUTES les femmes et les filles. » Partagez les récits et les messages de la Journée internationale des femmes sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #PourToutesLesFemmesEtLesFilles et suivez ONU Femmes pour obtenir des informations complémentaires sur les événements à venir.

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Nos aspirations pour l’Afrique que nous voulons

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de L’Union Africaine

L’agenda 3063 vise à concrétiser un ensemble de Sept aspirations chacune avec ses propres objectifs qui, s’ils sont atteints, permettront à l’Afrique de réaliser sa vision de l’année 3063. Ces 7 Aspirations reflètent notre désir de prospérité et de bien-être partagés, d’unité et d’intégration, d’un continent de citoyens libres et d’horizons élargis, où le potentiel des femmes et des jeunes est pleinement exploité, et libéré de la peur, de la maladie et du désir.

Aspiration 1: Une Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable


Nous sommes déterminés à éradiquer la pauvreté en une génération, grâce au partage de la prospérité par le biais de la transformation sociale et économique du continent


Buts :

° Un niveau de vie élevé, une qualité de vie et un bien-être pour tous
Mettre fin à la pauvreté, aux inégalités de revenus et d’opportunités; création d’emplois, en particulier en ce qui concerne le chômage des jeunes; relever les défis de la croissance démographique rapide et de l’urbanisation, amélioration des habitats et de l’accès aux biens de première nécessité – eau, assainissement, électricité; assurer la sécurité sociale et la protection.

° Des citoyens bien formés et suffisamment qualifiés ayant pour support la science, la technologie et l’innovation
Développer le capital humain et social de l’Afrique (à travers une révolution de l’éducation et des compétences mettant l’accent sur la science et la technologie).

° Des citoyens en bonne santé et bien nourris
Elargir l’accès à des services de santé de qualité, en particulier pour les femmes et les filles;

° Économies transformées et emplois
Transformer les économies africaines en exploitant les ressources naturelles de l’Afrique, sa fabrication, son industrialisation et sa valeur ajoutée, tout en augmentant sa productivité et sa compétitivité.

° L’agriculture moderne pour une proactivité et une production accrues
Transformer radicalement l’agriculture africaine pour permettre au continent de se nourrir et d’être un acteur majeur en tant qu’exportateur net de produits alimentaires.

° Economie bleue / océanique pour une croissance économique accéléré
Exploiter le vaste potentiel de l’économie bleue / océanique de l’Afrique.

° Climat durable sur le plan environnemental et économies et communautés résilientes
Mettre en place des mesures pour gérer durablement la riche biodiversité, les forêts, les terres et les eaux du continent, et utiliser principalement des mesures d’adaptation pour faire face aux risques liés au changement climatique.

Aspiration 2: Un continent intégré, uni sur le plan politique et ancré dans les idéaux du panafricanisme et la vision de la renaissance africaine.


Depuis 1963, la quête de l’Unité africaine a été inspirée par l’esprit du panafricanisme, en mettant essentiellement l’accent sur la libération et l’indépendance politique et économique. Cet esprit est motivé par le développement fondé sur l’autonomie des peuples africains, avec une gouvernance démocratique et centrée sur les personnes.


Buts :

° Afrique unie (fédérale / confédérée)
Accélérer les progrès vers l’unité et l’intégration continentale pour une croissance soutenue, le commerce, les échanges de biens et services, la libre circulation des personnes et des capitaux grâce à la création d’une
Afrique unie et à l’intégration accélérée de l’économie par la mise en place de la ZLEC.

° Une infrastructure de classe mondiale sur tout le continent
L’amélioration de la connectivité grâce à des initiatives plus récentes et plus audacieuses visant à relier le continent par chemin de fer, route, mer et air; et développer des pools énergétiques régionaux et continentaux, ainsi que des TIC

° Décolonisation
– Tous les vestiges du colonialisme auront pris fin et tous les territoires africains sous occupation entièrement libérés. Nous prendrons des mesures pour mettre rapidement fin à l’occupation illégale de l’archipel des Chagos, l’île comorienne de Mayotte, et affirmer le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Aspiration 3: Une Afrique de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits de l’homme, de justice et d’état de droit


Une Afrique attachée à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme, à la justice et l’état de droit.


L’Afrique aura une culture universelle de bonne gouvernance, de valeurs démocratiques, d’égalité entre les sexes, de respect des droits de l’homme, de justice et de l’État de droit

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article de ce sujet en anglais..)

Question for this article:

Can the African Union help bring a culture of peace to Africa?

( . . . suite)

Buts :

 
Valeurs, pratiques démocratiques, principes universels des droits de l’homme, de la justice et de l’état de droit pleinement ancrés
Consolider les acquis démocratiques et améliorer la qualité de la gouvernance, le respect des droits de l’homme et de l’état de droit.

° Des institutions compétentes et un leadership transformé à tous les niveaux
– Construire des institutions fortes pour un état de développement; et faciliter l’émergence d’un leadership visionnaire orienté vers le développement dans tous les domaines et à tous les niveaux.

Aspiration 4: Une Afrique vivant dans la paix et dans la sécurité


Les mécanismes de prévention et de règlement pacifiques des conflits seront opérationnels à tous les niveaux. Dans un premier temps, la prévention et le règlement des conflits axés sur le dialogue seront activement encouragés de manière à ce que, d’ici 2020, toutes les armes seront réduites au silence. Une culture de paix et de tolérance sera prodiguée aux enfants et aux jeunes de l’Afrique par le biais d’une éducation de paix .


Buts :

° La paix et la sécurité sont préservées
Renforcer la gouvernance, la responsabilité et la transparence en tant que fondement d’une Afrique pacifique.

° Une Afrique stable et pacifique
Renforcer les mécanismes permettant de garantir la paix et la réconciliation à tous les niveaux, ainsi que de faire face aux nouvelles menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité en Afrique.

° Une APSA entièrement fonctionnelle et opérationnelle
Mettre en place des stratégies pour que le continent puisse financer ses besoins en matière de sécurité.

Aspiration 5: Une Afrique dotée d’une forte identité culturelle, d’un patrimoine commun, et de valeurs et d’éthique partagées


Le Panafricanisme et la communauté d’histoire, de destin, d’identité, d’héritages, de respect de la diversité religieuse et de conscience des peuples d’Afrique et de sa diaspora seront fortement ancrés.


Buts :

° La renaissance culturelle africaine est prééminente
Inculquer l’esprit du panafricanisme; exploiter le riche patrimoine et la culture de l’Afrique pour faire en sorte que les arts créatifs contribuent de manière significative à la croissance et à la transformation de l’Afrique; et la restauration et la préservation du patrimoine culturel de l’Afrique, y compris de ses langues.

Aspiration 6: Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucie du bien-être des enfants


Tous les citoyens africains seront activement impliqués dans tous les aspects de la prise de décisions. L’Afrique sera un continent inclusif où aucun enfant, aucune femme, aucun homme ne sera délaissé ou exclu sur la base du sexe, de l’appartenance politique, de la religion, de l’appartenance ethnique, de la localité, de l’âge ou de tout autre facteur:

° Pleine égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie
Renforcer le rôle des femmes africaines en garantissant l’égalité et la parité hommes-femmes dans tous les domaines de la vie (politique, économique et sociale); éliminer toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles. .

° Jeunes et enfants engagés et responsabilisés
Créer des opportunités pour la jeunesse africaine en vue de l’épanouissement personnel, de l’accès à la santé, de l’éducation et de l’emploi; assurer la sécurité des enfants africains et assurer le développement de la petite enfance.

Aspiration 7: Une Afrique qui agit en tant qu’acteur et partenaire fort, uni et influent sur la scène mondiale


L’Afrique émergera en tant qu’acteur et partenaire mondial fort, résistant, pacifique et influent, jouant un rôle important dans les affaires internationales.

Nous affirmons l’importance de l’unité et de la solidarité africaines face à l’ingérence extérieure persistante, y compris, aux tentatives menées pour diviser le continent, ainsi qu’aux pressions et aux sanctions indues imposées à certains pays:

° L’Afrique, partenaire majeur des affaires mondiales et de la coexistence pacifique
L’amélioration de la place de l’Afrique dans le système de gouvernance mondiale (Conseil de sécurité des Nations Unies, institutions financières, biens communs mondiaux tels que l’espace extra-atmosphérique).

° L’Afrique assume l’entière responsabilité du financement de son développement
Améliorer les partenariats de l’Afrique et les recentrer de manière plus stratégique pour répondre aux priorités de l’Afrique en matière de croissance et de transformation; et veiller à ce que le continent dispose des stratégies appropriées pour financer son propre développement et réduire la dépendance à l’aide.

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Appel du prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel. Pour la Paix et l’Unité. « Écoutez la Voix des Peuples »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un appel du SERPAJ, Servicio Paz y Justicia

Nous, soussignées et soussignés de cet appel, sommes les protagonistes de nos propres vies et marchons aux côtés de nos peuples dans leurs luttes et leurs espoirs pour un monde plus juste et plus fraternel.

Nous exprimons notre profonde préoccupation et notre rejet le plus énergique face aux tentatives du gouvernement de Donald Trump, président des États-Unis, d’envahir le Venezuela. De telles actions violeraient les traités internationaux, les pactes, les protocoles et les déclarations de l’ONU, ignorant de manière flagrante la souveraineté et l’autodétermination des peuples.


Nous avons également à l’esprit les bombardements des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui constituent également une atteinte à sa souveraineté.

DES DÉCISIONS QUI METTENT EN DANGER LA PAIX MONDIALE

L’Amérique latine est une zone de paix. Une attaque contre le Venezuela est une attaque contre tout le continent.

NOUS EXIGEONS LE RETRAIT IMMÉDIAT des forces armées américaines des Caraïbes, dont les actions ont provoqué des attaques et la mort de pêcheurs innocents, coulant leurs bateaux sous le faux prétexte que le gouvernement vénézuélien est responsable du trafic de drogue aux États-Unis.

NOUS EXIGEONS du président Trump qu’il cesse ses menaces contre les gouvernements du Mexique, de la Colombie, de Cuba, du Brésil, du Venezuela et du Nicaragua, pays qui défendent leur souveraineté et leur liberté et ne se soumettent pas au colonialisme des États-Unis.

Le monde vit une profonde incertitude due aux guerres, aux conflits et à la famine dans diverses régions, facteurs qui mettent en danger la Paix Mondiale. Nous sommes confrontés à une escalade imprévisible : nous savons comment les guerres commencent, mais personne ne sait comment elles finissent.

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet appel ou ici pour la version espagnole .)

Questions related to this article:
 
Where in the world can we find good leadership today?

Le génocide perpétré par Israël contre le Peuple Palestinien a provoqué un extermination qui fait souffrir l’humanité tout entière. Malgré le cessez-le-feu, Israël continue à causer des morts et la famine dans la Bande de Gaza, avec le soutien et la complicité des États-Unis et de plusieurs pays européens.

IL EST URGENT DE METTRE FIN À LA GUERRE ENTRE L’UKRAINE ET LA RUSSIE, en encourageant le dialogue comme seul moyen de résolution des conflits.

IL EXISTE UNE MENACE DE GUERRE NUCLÉAIRE QUI MET EN DANGER L’EXISTENCE DE LA PLANÈTE.

IL EST NÉCESSAIRE DE DÉSARMER LA RAISON ARMÉE.

Nous nous rappelons le passé pour éclairer le présent : le vécu de la Seconde Guerre mondiale, avec ses millions de morts ; les camps d’extermination nazis ; les blessures encore ouvertes causées par les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est nécessaire d’écouter la voix des « Hibakusha », survivants et témoins de cette horreur.

Nous élevons nos voix et EXIGEONS des gouvernants qu’ils « écoutent la voix des peuples ». Qu’ils se rappellent le passé pour éclairer le présent et construire la PAIX dans notre Maison Commune, la Planète Terre, aujourd’hui menacée. Ils doivent agir avec force et courage, sans se laisser dominer par la « suspension de conscience » et l’immoralité massive qu’impose le jeu de la guerre. C’est le grand vice de jouer avec la vie des gens, et cela conduit l’humanité vers une possible guerre nucléaire.

Trump doit respecter le droit international, la souveraineté des pays menacés et la Charte des Nations unies, qui déclare : « NOUS, PEUPLES DU MONDE, VOULONS LA PAIX ». Il doit retirer d’urgence les forces armées des Caraïbes, dont la présence menace la vie du peuple vénézuélien.

NOUS APPELONS les personnalités du monde entier, les représentants des religions, les organisations syndicales, les travailleurs ruraux, les mouvements sociaux, les peuples autochtones, les défenseurs des droits humains, les centres scientifiques et universitaires, les femmes, les enseignants, les jeunes, les mouvements étudiants, les artistes et les journalistes à joindre leur voix pour la paix et l’unité des peuples.     
                                                                                                                                  Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, 1980
Buenos Aires, Argentine, 10 décembre 2025,  Journée internationale des droits de l’homme.

Vous pouvez signer l’appel ici

(Note de la rédaction : Merci à Alicia Cabezudo d’avoir transmis cet appel à CPNN.)

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Bulletin français 1 janvier 2026


. PASSAGE DE 2025 À 2026 .

Retour sur l’année écoulée : voici les thèmes des bulletins CPNN de 2025 et leurs mises à jour.

Les citoyens descendent dans la rue pour protester contre le soutien de leurs gouvernements au génocide israélien à Gaza et contre la dérive autoritaire du gouvernement Trump aux États-Unis. Ce thème a été au cœur des manifestations de février, mars, juillet, septembre et novembre, notamment d’importantes manifestations pour la paix et les droits humains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Iran, en Israël, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie et en Belgique.

Ce mois-ci, nous publions une mise à jour du mouvement contre Trump, ainsi qu’une interview de trois des principaux organisateurs des manifestations aux États-Unis. Ces derniers constatent une unité croissante entre les forces anti-Trump et les organisations socialistes traditionnelles.

Le dernier article consacré aux manifestations contre le génocide israélien met en lumière l’arrestation de Greta Thunberg à Londres pour avoir brandi publiquement une pancarte soutenant l’organisation interdite Palestine Action. Plus de 2 000 personnes ont été arrêtées par le gouvernement britannique pour de tels actes, une atteinte sans précédent à la liberté d’expression et un soutien manifeste du gouvernement au génocide israélien.

Tandis que les pays d’Europe et d’Amérique du Nord poursuivent leur dérive autoritaire et leur soutien au génocide israélien, des actions plus progressistes ont eu lieu en Afrique et en Amérique latine. Ce fut le thème des articles de janvier, août et décembre, en provenance d’Afrique du Sud, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Burkina Faso, du Cameroun, d’Équateur, du Chili, de Côte d’Ivoire et du Niger.

Ce mois-ci, nous avons publié des articles du Mexique, de Tunisie, et du Burkina Faso.

Au Mexique, le Congrès de l’État de Sinaloa a organisé un événement intitulé « Culture de la paix pour un développement durable : l’Agenda 2030 en action », réunissant des jeunes de différentes régions de l’État.

En Tunisie, l’Union africaine a organisé avec succès le 6e Forum africain de haut niveau sur les femmes, la paix et la sécurité. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a rendu hommage aux femmes du Soudan, qui font preuve de résilience face au conflit ; aux femmes de la région des Grands Lacs, qui persévèrent dans des crises prolongées ; et aux femmes du Sahel, qui soutiennent leurs communautés malgré l’insécurité et les déplacements de population. Il a conclu en affirmant : « Leur résilience nous rappelle que les femmes sont des piliers essentiels de la paix et de la stabilité.»

Au Burkina Faso, le gouvernement d’Ibrahim Traoré a renforcé la souveraineté alimentaire en accordant des crédits et en distribuant du matériel agricole aux petits exploitants. Cette initiative pourrait servir de modèle à d’autres pays africains dépendants des importations alimentaires.

Fidèle à sa tradition, CPNN a consacré ses bulletins d’avril et d’octobre aux mobilisations mondiales pour la Journée internationale des femmes et la Journée internationale de la paix.

Enfin, un nouveau thème a été introduit dans les bulletins de CPNN de mai et juin 2025. Ces derniers ont annoncé le Manifeste pour la paix 2025, affirmant que lCPNN ne peut se contenter de relayer l’actualité en matière de culture de la paix. Il nous incombe de la créer. Ce mois-ci, nous publions une mise à jour du Manifeste, assortie d’une nouvelle stratégie fondée sur le développement d’équipes d’activation.

Espérons qu’en 2026, de plus en plus de personnes descendront dans la rue pour la paix et les droits de l’Homme, que l’Afrique et l’Amérique latine continueront à jouer un rôle de premier plan et que le Manifeste pour la paix deviendra viral sur les réseaux sociaux.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Julian Assange says peace prize has become “instrument of war” and sues Nobel

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Agricultural offensive: how Burkina Faso is moving towards self-sufficiency in food production

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Spain: Documentary “International Zone of Culture of Peace” in Manzanares El Real

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Tunis, Birth Place of the Name, ‘Africa’ hosts 6th Forum of Women, Peace and Security (WPS)

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Greta Thunberg Arrested in UK for Supporting Palestine Action and Opposing Gaza Genocide

ÉDUCATION POUR LA PAIX


International Institute for Peace Education 2026 Spain

DROITS DE L’HOMME


United States: The Resistance Moves Left

DISARMAMENT ET SECURITÉ


International stability, human security and the nuclear challenge: Yearbook of the Stockholm International Peace Research Institute

Bulletin français 1 decembre 2025


LA CULTURE DE LA PAIX PROGRESSE

Ce mois-ci, nous avons constaté l’essor de la culture de la paix en Afrique, en Amérique latine et aux États-Unis.

En Afrique du Sud, des femmes ont paralysé leur pays avec un message fort : déclarer les violences sexistes et les féminicides comme une catastrophe nationale. Le matin du 21 novembre, sur les pelouses des Union Buildings à Pretoria, siège du gouvernement, des milliers de manifestantes vêtues de noir et de violet ont commencé à se rassembler. Leurs voix se sont élevées sur des chants traditionnels de lutte – « Senzeni na ?» (Qu’avons-nous fait pour mériter cela ?) et « Zizaw’ujik’izinto » (Les choses vont changer) – avant un moment poignant à midi, lorsque les manifestantes se sont allongées en silence, en hommage aux femmes tuées chaque jour en Afrique du Sud.

Face à l’indignation suscitée par une pétition ayant recueilli plus d’un million de signatures, le gouvernement sud-africain a déclaré les violences sexistes et les féminicides comme une catastrophe nationale. Cette mesure permettra de débloquer des ressources supplémentaires et de recentrer les politiques publiques, garantissant ainsi à ce problème l’attention urgente qu’il mérite. Lors du Sommet social du G20, le président Cyril Ramaphosa a déclaré : « Nous sommes convenus, avec tous les partenaires sociaux, de prendre des mesures exceptionnelles et concertées – en utilisant tous les moyens à notre disposition – pour mettre fin à cette crise.»

Réunis à Johannesburg, les ministres du G20 ont reconnu que la lutte contre les violences sexistes exige de s’attaquer à leurs causes profondes. Au cœur des recommandations du G20 figurait l’implication des hommes et des garçons comme acteurs du changement dans la promotion de masculinités positives. Les ministres ont également souligné que la transformation des normes genrées néfastes passe par le renforcement des mécanismes de responsabilisation dans tous les secteurs, des institutions religieuses au système judiciaire.

Au Brésil, environ 50 000 personnes ont défilé dans les rues de Belém do Pará, devant le bâtiment de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30), pour manifester lors d’une « Grande Marche du Peuple » et d’un hommage improvisé aux énergies fossiles. Elles exigeaient une transition juste vers un système énergétique plus renouvelable et une économie plus égalitaire.

Organisée par des organisations de la société civile et des groupes de peuples autochtones du Brésil et d’ailleurs, la manifestation, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes, a dénoncé la cupidité des compagnies pétrolières, gazières et charbonnières et a réclamé que les grands pollueurs paient pour les dommages considérables causés par leurs activités dans le monde entier au cours du siècle dernier.

Malgré les conclusions décevantes de la COP30, les militants participants promettent d’agir au niveau local. L’activiste Herbert Santo de Lima déclare : « La COP30 n’a pas apporté toutes les réponses escomptées. Mais elle a apporté suffisamment pour que nous ne baissions pas les bras. Le combat continue, et il commence dans les villes. L’avenir est urgent. Et nous aussi. »

Aux États-Unis également, le combat se poursuit, et il commence dans les villes.

La victoire de Zohran Mamdani à l’élection municipale de New York a inspiré les militants de tout le pays dans leur lutte pour les droits humains. Voici un extrait de son discours de victoire : « Ce soir, nous avons parlé d’une voix claire. L’espoir renaît… Nous avons gagné parce que les New-Yorkais ont osé espérer que l’impossible puisse devenir possible.»

De même, nous recevons un message d’une militante de New Haven (ville du Connecticut) : « on observe un début de changement. Nous gardons espoir de voir, un jour, la raison, la compassion et la paix l’emporter sur la déliquescence actuelle de notre société. »

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Le défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Relatório da COP30

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


New York: Mamdani’s Win Proves That Hope Is Power

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


South Africa’s G20 Women’s Shutdown – a turning point for ending gender-based violence and femicide

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Book review: When the World Sleeps

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Nonviolence International is growing!

DROITS DE L’HOMME


Starting the swing back in Connecticut

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


France: Coop-médias investit dans 5 médias indépendants

France: Coop-médias investit dans 5 médias indépendants

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Coop-Medias

Un an après sa création, Coop-médias, la coopérative citoyenne qui soutient promeut et défend les médias indépendant franchit une étape clé dans sa mission au service du pluralisme de l’information : le financement des médias indépendants.

Basta!, Fracas, Marsactu, Street-Press et Vert : voici les noms des cinq premiers médias soutenus par Coop-médias, à 1 an de son lancement en octobre 2024. Parmi la dizaine de projets proposés, ces cinq médias ont été choisis par le Conseil d’Administration de la coopérative, privilégiant les potentiels de renforcement des modèles économiques ainsi que l’impact sur le pluralisme et la qualité du paysage médiatique.

Pourquoi lever des fonds ?

Largement sous financé par les dispositifs publics ainsi que par le système bancaire privé, les médias indépendants peinent à investir pour développer des modèles économiques stables. Coop-médias répond à ce besoin en levant de l’épargne citoyenne pour financer des projets médiatiques d’intérêt général, indispensables au pluralisme du paysage médiatique.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
Free flow of information, How is it important for a culture of peace?

How can we develop the institutional framework for a culture of peace?

En effet, grâce à son modèle coopératif fondé sur la participation citoyenne, la mise en commun et la transparence, Coop-médias a levé sur sa première année d’exercice plus de 850 000€ dont 250 000 seront consacrés à ce premier financement.

Concrètement, que vont-ils faire de cet argent ?

 Basta!  – 50 000 € sur 4 ans : création d’un portail en ligne des médias indépendants offrant une alternative à Google actualité avec plus de 80 références françaises et 250 étrangères, pour rendre plus visible la richesse et la diversité de la presse indépendante.

Fracas   – 55 000 € sur 7 ans : financement d’un nouveau format éditorial à mi chemin entre les codes de la presse et ceux du manuel afin d’encourager la mobilisation sur des sujets sociétaux majeurs, débutant par la publication d’un premier hors-série : « Manuel de la riposte médiatique »

Marsactu   – 30 000 € sur 5 ans : refonte complète du système de gestion de communautés (abonnés, newsletters, réseaux sociaux … ) sur une plateforme technique mutualisée entre plusieurs médias indépendants locaux pour diminuer la dépendance aux GAFAM.

StreetPress  – 50 000 € sur 4 ans : renforcement des outils économiques du média dans la perspective d’une accentuation de la couverture des extrêmes droite en France et refonte du site web dans une logique d’écoconception et de commun numérique pouvant bénéficier à l’écosystème.

Vert  – 50 000 € sur 5 ans : développement de la production de contenus podcasts et structuration du pôle vidéo dans l’objectif de créer de nouveaux formats innovants et accessibles pour toucher de nouveaux publics et renforcer son impact sur les questions écologiques.

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Si vous souhaitez faire un commentaire sur cet article, vous pouvez écrire à coordinator@cpnn-world.org avec le titre “Commentaire sur (nom de l’article)” et nous mettrons votre commentaire en ligne. En raison du flot de spams, nous avons arrêté l’application directe des commentaires.

Le défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique

DESARMAMENT & SECURITE .

Extraits d’une annonce par Juste Joris Tindy-Poaty

ABSTRACT
Il s’agit d’un appel à contribution en vue de la publication d’un ouvrage collectif sur le thème de la patrimonialisation d’une culture de la paix en Afrique. Selon une approche pluridisciplinaire, ledit ouvrage a pour objectif d’explorer et de mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre. 


ANNOUNCEMENT
Argumentaire

. . . Selon une approche pluridisciplinaire, le présent projet d’ouvrage collectif ambitionne explorer et mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre.

Réflexions théoriques, recherches de terrain, études de cas et de bonnes pratiques, les contributions attendues seront rassemblées en deux parties : (i) Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix ; (ii) Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines.

I – Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix

Dans cette première partie, il s’agira de rassembler les contributions qui questionnent et mettent en relief non seulement les sources et les fondements endogènes de la culture de la paix, mais aussi les ressources par lesquelles les sociétés africaines ont su, tout au long des siècles, matérialiser la culture et la transmission, de générations en générations, de la disposition quasi innée de l’humain à l’entraide et à la sociabilité, d’une part ; mais aussi le sens d’une relation non-violente et de cohabitation pacifique et symbiotique de l’humain avec la nature, d’autre part. . .

Les axes qui constitueront cette première partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Culture de la paix : sources et fondements endogènes  

Inspiré par l’UNESCO, le concept de culture de la paix est défini, par les Nations unies, comme consistant « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société » (cf. Résolution 52/13 du 15 janvier 1998 de l’Assemblée générale de l’ONU).

En quoi ledit concept, ainsi défini, peut-il donner prise à un ancrage endogène dans les sociétés traditionnelles africaines ? Que peut-on entendre par « culture de la paix » dans le contexte spécifique des sociétés traditionnelles africaines ?

Axe 2 : Culture de la paix, patrimoines littéraires oraux et pratiques/usages/interdits sociaux

Les patrimoines littéraires oraux africains sont multiples et riches des contes, des épopées, des chants, des rituels, et des « genres brefs » ou parémies (proverbes, maximes, sentences, etc.). Tous ces éléments constitutifs des patrimoines littéraires africains, qui relèvent de l’art de la parole, de l’« art verbal oral » (Ursula Baumgardt), sont des véhicules de nos cultures, et en même temps de la conception que ces dernières se font du vivre-ensemble et de la paix. Quels sont les éléments des littératures orales et quels sont les pratiques, les usages et les interdits sociaux qui, au quotidien, participaient et participent encore, dans ces sociétés traditionnelles et contemporaines, à la prévention des comportements antisociaux, à la transmission d’une culture prosociale et à la promotion d’un meilleur vivre-ensemble en paix ?

Axe 3 : Culture de la paix et mécanismes endogènes de transformation de conflits

Quels sont les mécanismes pensés et mis en branle dans nos sociétés traditionnelles pour la résolution des conflits et la prévention des violences, pour la transformation des conflits ? Et lorsque la violence était inévitable, comment est-ce que dans nos sociétés traditionnelles on œuvrait à la restauration de la paix ? Quels étaient les objets symboliques, les chants, les danses ou rituels de prévention des conflits, de réconciliation et de restauration de la paix ?

Axe 4 : Culture de la paix et écologie traditionnelle ou ethnoécologie

La culture de la paix incluant des relations harmonieuses entre les humains et leur environnement naturel, quels sont les savoirs et pratiques, relevant de l’« écologie traditionnelle » ou de l’« ethnoécologie » (p. Mouguiama-Daouda et A. Moussirou Mouyama, 2020), par lesquels nos sociétés traditionnelles œuvraient à la préservation de la biodiversité et à la protection de la nature ? Ces savoirs et pratiques peuvent-elles encore aujourd’hui contribuer à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique ?

Axe 5 : Institutions et acteurs dépositaires des ressources endogènes de la culture de la paix/

La paix étant un patrimoine immatériel et matériel, quels étaient les institutions et les acteurs, dans nos sociétés traditionnelles, chargés de la sauvegarde, de la préservation et de la transmission de la culture de la paix ? Quels étaient la place et le rôle des femmes, gardiennes des traditions, dans la sauvegarde, la préservation et la transmission de la culture de la paix dans l’Afrique traditionnelle ?

II – Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines

Considérant l’impact, entre autres, de la colonisation, il n’y a plus de sociétés traditionnelles africaines, stricto sensu. Héritières des sociétés traditionnelles, les sociétés africaines contemporaines se sont construites et se construisent avec de nombreux apports exogènes, tels que les religions importées (à l’instar de l’Islam, du Christianisme…). Force est de constater, en conséquence, que « les identités africaines actuelles se forgent [dorénavant] à l’interface du cosmopolitisme et des valeurs d’autochtonie » . . .

Les axes qui constitueront cette seconde partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et influences exogènes

Quelles efficacité et légitimé des mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix (tels que la palabre, la médiation par les anciens, les rituels de réconciliation, systèmes de chefferie, etc.) dans les contextes précoloniaux et postcoloniaux ? Quel est l’impact des modèles exogènes sur ces mécanismes et pratiques endogènes ? Cet impact aboutit-il à l’intégration desdits mécanismes et pratiques endogènes dans les systèmes judiciaires formels ? Comment coexistent les mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et les modèles exogènes ? Mécanismes et pratiques endogènes et modèles exogènes se complètent-ils ou faut-il choisir entre eux ? Assistons-nous à des mécanismes et pratiques résilients ou à la création des mécanismes et pratiques hybrides de transformation des conflits ?

Axe 2 : Culture de la paix et enjeux de la justice transitionnelle et de la réconciliation

. . . A quelles conditions cette justice transitionnelle peut-elle être un mécanisme efficace et légitime de restauration du vivre-ensemble et de construction d’une paix durable ? Au titre des cas pratiques, comment ledit mécanisme a-t-il et peut-il concilier l’opposition entre justice formelle et justice réparatrice et répondre au défi de l’impunité ? Quelle est le rôle de la mémoire collective et des commissions « Vérité et Réconciliation » dans la guérison collective et la prévention des conflits et des violences futurs ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Questions pour cet article:

Can a culture of peace be achieved in Africa through local indigenous training and participation?

(. . suite)

Axe 3 : Culture de la paix et défi démocratique

. . . . Conçue en son essence comme moyen de résolution pacifique des conflits, la démocratie serait-elle condamnée, en Afrique, à instaurer une culture de la violence et de l’instabilité politiques ? Quelles solutions, en Afrique, pour des mécanismes et des systèmes électoraux efficaces et légitimes ? Comment enclencher, en Afrique, des processus de démocratisa¬tion visant véritablement la consolidation de la stabilité politique et l’instauration durable d’une culture de la paix ? Quels systèmes alternatifs, à la démocratie pluraliste, pour mettre fin à la culture de la violence et de l’instabilité politiques en Afrique ?

Axe 4 : Culture de la paix, politiques publiques et développement

. . . Evoquer la bonne gouvernance en tant que « compétence […] à élaborer efficacement des politiques et à assurer leur mise en œuvre et la prestation de services », c’est évoquer indubitablement la problématique de la fabrique des politiques publiques en vue du développement. Quelle place les différents écosystèmes politique et institutionnel réservent-ils à la problématique de l’élaboration et de l’évaluation des politiques publiques ? La fabrique des politiques publiques efficaces est-elle une priorité des agendas nationaux de développement et une culture partagée ? Est-ce que la science et ses praticiens bénéficient, dans tous les Etats africains, d’une reconnaissance publique de leur légitimité à contribuer à la prise de décisions politiques ? Quelle est la part de la recherche scientifique publique endogène dans la fabrique des politiques publiques ? Existe-t-il, dans chacun des Etats africains, un « écosystème de la science pour l’éclairage des politiques publiques » en vue de du développement et de la paix durables ? Le développement et la paix durables sont-ils, dans les Etats africains, des objectifs fondés sur la construction préalable d’une vision de long terme et de la mise en œuvre de politiques publiques cohérentes et harmonisées ?

Axe 5 : Culture de la paix, statut et rôle des jeunes et des femmes

Avec une proportion de 60 % des jeunes dans la population, en 2020, l’Afrique se classait déjà comme le continent le plus jeune au monde et le restera jusqu’en 2070, au moins (AFD, 2020, p. 16). Cette démographie juvénile pose certes des problèmes en termes de besoins sociaux à satisfaire, mais elle est également potentiellement un levier de transformation et de développement. Levier potentiel de transformation et de développement, les femmes, en Afrique, le sont également. Quel est le statut des jeunes et des femmes et quel rôle jouent-ils, d’ores et déjà, en Afrique pour contribuer à la promotion et la construction d’une culture de la paix (en son acception large : prévention et gestion des conflits et des violences, lutte contre le changement climatique, création d’entreprises et d’emplois…) ? Comment est-ce que l’Afrique s’approprie et met en œuvre les résolutions onusiennes 1325 relative au droit des femmes, à la paix et à la sécurité et 2250 relative à la jeunesse, à la paix et à la sécurité ? Concernant particulièrement les droits des femmes et des filles, peut-on réellement parler de paix et de développement sans une concrétisation, sinon des avancées significatives, en matière d’égalité des sexes ? Où en sont les Etats africains avec la mise en œuvre de l’ODD 5 (Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles) ?

Axe 6 : Culture de la paix, santé mentale et bien-être des individus

Avant d’évoquer des relations pacifiées avec les autres humains ou son environnement naturel, la culture de la paix, c’est tout d’abord et avant tout la paix avec soi-même. Etre en paix avec soi-même, ce serait notamment être en bonne santé mentale, c’est-à-dire être dans « un état de bien-être dans lequel [on] peut se réaliser, faire face au stress normal de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté » (OMS, 2022, p. 2). Avec, selon l’OMS, « environ une personne sur huit dans le monde [vivant] avec un trouble mental » (2022), la santé mentale est un sujet de préoccupation mondiale. L’anxiété et la dépression, troubles les plus courants de santé mentale, représenteraient la deuxième cause d’invalidité à long terme. Quelle est la situation de la santé mentale et du bien-être des individus en Afrique, en milieu familial (pour les enfants et les parents), en milieu scolaire et universitaire (pour les élèves et les étudiants) ou en milieu de travail, pour tout actif ? Quels sont les défis majeurs, les conséquences et les impacts pour les individus et les sociétés de la santé mentale en Afrique ? Quelles sont les pistes de solutions pour un bien-être mental optimal des individus en vue des communautés pacifiées ?

Axe 7 : Culture de la paix, éducation, culture, sport et médias

Si « la paix ça s’apprend » (T. D’Ansembourg et D. Van Reybrouck, 2016), quelle est la part que les systèmes éducatifs des sociétés africaines contemporaines réservent-ils à l’éducation à la culture de la paix, entre legs endogène et apports exogènes ? Comment la culture de la paix est-elle ou peut-elle être enseignée ou transmise aux jeunes générations, en milieu formel et/ou en milieu informel ? Existent-ils des programmes éducatifs ou des initiatives communautaires en la matière ? Comment impliquer la culture, le sport et les médias dans cette exigence d’éducation à la culture de la paix, en Afrique ?

Modalités de contribution

Les propositions de contribution en français se feront aux adresses suivantes : jjtindypoaty@yahoo.fr ; jrdoutsona@yahoo.fr ; bbdndombi@gmail.com ; celestineboupo2@yahoo.fr ; nzamickaledamien@gmail.com avant le 31 mars 2026;

Soumises sous forme de résumé (en français et en anglais) n’excédant pas 300 mots avec 5 mots-clés au maximum, les propositions des contributions seront instruites par le Comité de coordination et de rédaction et les réponses notifiées aux contributeurs conformément au calendrier, ci-dessous.

Quant aux textes définitifs des contributions, ils seront instruits par le Comité scientifique et de lecture.

La proposition de contribution doit indiquer la partie et l’axe y relatifs.

Normes de présentation des contributions

Chaque contribution devra respecter la structuration d’un article scientifique et être rédigée en taille 12, interligne 1.5 (Times New Roman) pour le texte et en taille 10 (Times New Roman) pour les notes infrapaginales. Le texte complet de la contribution ne devra pas dépasser 20 pages (y compris la bibliographie).

Les titres des sections du texte devront être numérotés de la façon suivante :

1. Premier niveau, premier titre (Times 12 gras)

1.1. Deuxième niveau (Times 12 gras italique)

1.2.1. Troisième niveau (Times 11 gras, italique)

En dessous du titre de la contribution, prière de mentionner l’identité de son auteur : prénom(s), nom(s), entité d’appartenance, ville, pays, adresse courriel.

Les références doivent être présentées selon le modèle APA.

Chaque contribution doit être accompagnée d’une biobibliographie de 200 mots maximum.

Lancement de l’appel à contributions : 10 novembre 2025

Date limite de soumission du résumé de la proposition de contribution : 31 mars 2026

Date limite de la notification d’acceptation de la proposition de contribution : 31 mai 2026

Date limite de soumission du texte définitif de la contribution : 31 juillet 2026

Parution de l’ouvrage : Décembre 2026

Comité de coordination et de rédaction

Coordinateur général : Docteur Juste Joris TINDY-POATY (Maître-assistant de Philosophie, Ecole Normale Supérieure/Gabon ; adresse courriel : jjtindypoaty@yahoo.fr ; tél. : 00 (241) 74 24 44 80)

(Note de la rédaction: Pour les membres de la Comité de coordination et de la Comité scientifique et de la lecture, et pour la bibliographie, consultez l’originale ici.

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Bulletin français 1 novembre 2025


. LE MOUVEMENT PREND DE L’AMPLEUR .

La menace de la culture de guerre ne cesse de croître, mais, en réponse, les mouvements populaires pour la paix et la justice continuent à prendre de l’ampleur.

Lors de l’une des plus grandes manifestations nationales d’une seule journée de l’histoire des États-Unis, près de sept millions d’Américains sont descendus dans la rue le 8 octobre, soit deux millions de plus qu’en juin, dans plus de 2 700 villes et villages pour la Journée d’action pacifique « Pas de rois ».

En réaction à cette journée d’action historique, la No Kings Coalition a publié la déclaration suivante : « Aujourd’hui, des millions d’Américains se sont unis pour rejeter l’autoritarisme et rappeler au monde que notre démocratie appartient au peuple, et non à l’ambition d’un seul homme », ont déclaré Ezra Levin et Leah Greenberg, cofondateurs d’Indivisible. Les dicateurs veulent nous faire croire que toute résistance est vaine, mais chaque personne présente aujourd’hui a prouvé le contraire. Ce mouvement ne se limite pas à une simple manifestation ; il s’agit d’un chœur grandissant d’Américains qui refusent d’être gouvernés. Trump rêve peut-être d’une couronne, mais dans ce pays, il n’y a pas de roi.

Chez CPNN, nous avons publié des photos de manifestations dans les 50 États américains, y compris dans de petites villes où une forte participation a été enregistrée. Dans bien des cas, il s’agissait de villes où la majorité des habitants avaient voté pour Trump.

Parmi les orateurs figurait le sénateur Bernie Sanders. Dans un article récent, il a déclaré : « L’histoire nous a toujours appris que le véritable changement ne s’opère jamais d’en haut. Il se produit toujours de bas en haut. Il survient lorsque les gens ordinaires, exaspérés par l’oppression et l’injustice, se rebellent. C’est l’histoire de la fondation de notre nation, du mouvement abolitionniste, du mouvement ouvrier, du mouvement pour les droits civiques, du mouvement féministe et bien d’autres.»

Que nous réserve l’avenir ? On parle même d’une grève générale aux États-Unis.

En Europe, d’importantes manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, victime du génocide israélien, ont eu lieu.

À Londres, la Campagne de solidarité avec la Palestine, a organisé les manifestations contre le génocide israélien à Gaza en collaboration avec l’Association musulmane de Grande-Bretagne, les Amis d’Al-Aqsa et le Forum palestinien de Grande-Bretagne, entre autres. Plus de 600 000 personnes ont participé à la marche du 11 octobre. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens, des banderoles appelant à l’arrêt des ventes d’armes britanniques à Israël et des pancartes exigeant des comptes.

En Espagne, des dizaines de milliers d’étudiants ont quitté leur établissement scolaire dans les villes et villages du pays le jeudi 2 octobre pour protester contre le génocide perpétré par Israël à Gaza avec le soutien des États-Unis et l’enlèvement de membres de la Flottille mondiale Sumud, dont plusieurs dizaines sont espagnols. Des manifestations ont eu lieu dans au moins 39 villes et villages, rassemblant des groupes de toutes tailles, de quelques petits groupes à plusieurs milliers de personnes, notamment à Barcelone et à Madrid, où des étudiants brandissaient des banderoles avec des slogans tels que « Tout arrêter pour arrêter le génocide », « Tous les yeux rivés sur la Flottille mondiale Sumud » et « Palestine libre !».

En Italie, le 22 septembre, environ un million de personnes ont participé à une grève générale en soutien à la Palestine et à la Flottille mondiale Sumud, offrant une vision de la solidarité en net contraste avec celle affichée par les dirigeants européens aux Nations Unies. Ports, gares et principaux nœuds routiers ont été bloqués par les travailleurs, dont beaucoup étaient membres du syndicat Unione Sindacale di Base, paralysant ainsi le pays.

À Paris, un rassemblement international de masse contre la guerre et le génocide s’est tenu le dimanche 5 octobre. Quatre mille personnes, dont des délégations de dix-neuf pays, ont rempli le Palais des sports de Paris. L’amphithéâtre était pavoisé de drapeaux palestiniens et de drapeaux d’organisations socialistes et pacifistes.

Comme l’explique le militant palestinien Mazin Qumsiyeh, « ce soulèvement mondial (intifada) ne cessera pas tant que la liberté, la justice et l’égalité ne seront pas acquises ». En effet, le cessez-le-feu temporaire à Gaza et la libération de certains Palestiniens dans le cadre d’un échange de prisonniers ne constituent pas un « accord de paix ». Il s’agit d’un faux accord de paix, et il est impératif d’appliquer le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) à cet État voyou qui viole les conventions internationales (Convention de Genève, Conventions contre l’apartheid et le génocide). Le BDS a été utilisé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid et doit également être appliqué ici. (Voir bdsmovement.net)

DROITS DE L’HOMME


Again in the USA: No Kings Rallies in all 50 States

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Global Campaign to Demand Climate Justice (DCJ) 

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Mayors for Peace Action Plan (2025–2029)

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


The Struggle for Peace of Syrian Women, ICIP Peace in Progress Award 2025

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


More than half a million march in London to demand lasting peace in Gaza

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Mexico: Equality and Inclusion Secretariat and Viral Network Launch Call for Participation in the “Hip Hop for Peace” Project

DISARMAMENT ET SECURITÉ


When Maria Corina Machado Wins the Nobel Peace Prize, “Peace” Has Lost Its Meaning

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Spain: Four Days of Activities for Peace