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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Haïti – Conférence Nationale : Engagements des leaders religieux, déclaration commune

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Ici Haiti

Vendredi 29 mai 2026 le Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes a procédé, à la clôture de la Conférence nationale des leaders religieux pour la Paix, la stabilité et le civisme. À l’issue des ateliers, les leaders religieux ont adopté une Déclaration qui réaffirme leur engagement collectif en faveur de la Paix, de la cohésion sociale, de l’éducation civique, de l’accompagnement des populations vulnérables et de l’insertion effective des jeunes.

Engagements de la Déclaration commune des leaders religieux :

1 – Nous nous engageons à promouvoir, au sein de nos communautés religieuses, des initiatives concrètes de prévention de la violence, d’éducation citoyenne et d’accompagnement des populations vulnérables et d’œuvrer à sensibiliser nos frères et sœurs haïtiens aux valeurs de Paix, de tolérance, de responsabilité citoyenne et de vivre-ensemble, notamment à travers des activités communautaires, des actions de médiation, des campagnes de sensibilisation et des programmes destinés à la jeunesse ;

Nous nous engageons également à renforcer, au sein de nos communautés, les mécanismes de prévention de la violence, les espaces de dialogue, d’écoute et de médiation communautaire, ainsi que les initiatives favorisant l’encadrement, la formation et la réinsertion des jeunes en situation de vulnérabilité ;

2 – Appelons à une mobilisation nationale autour de la Paix, du civisme et de l’insertion et/ou de la réinsertion effective des jeunes, particulièrement ceux issus des communautés vulnérables et affectées par la violence ;

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour un article en anglais de ce sujet.)

Question related to this article:
>
How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

3 – Appelons l’État, les Leaders religieux, des traditions ancestrales ainsi que des Guides spirituels et philosophiques, le secteur privé et la société civile à unir leurs efforts afin de renforcer la cohésion sociale, promouvoir l’éducation civique et construire une culture de Paix, de stabilité et de civisme ;

4 – Réaffirmons notre volonté à soutenir les victimes de violence et d’accompagner les jeunes à travers des initiatives de formation, de mentorat, d’accompagnement psychosocial, culturel et spirituel ainsi que le développement d’alternatives concrètes à la violence et à la criminalité ;

5 – Recommandons au Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes de promouvoir la protection des lieux de culte et d’accompagner les leaders religieux, ceux des traditions ancestrales ainsi que les Guides spirituels et philosophiques dans les initiatives favorisant le dialogue inter-religieux, la cohésion sociale, la promotion du civisme pour la Paix, la stabilité et le renforcement du tissu social haïtien ;

• Enjoignons le Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes à mettre en place un Conseil National de Concertation Interreligieuse (CNCI) afin d’établir un dialogue permanent entre tous les secteurs religieux, les traditions ancestrales ainsi que les Guides spirituels et philosophiques pour promouvoir la paix, la sécurité et la cohésion sociale en Haïti ;

• Enjoignons également le Gouvernement à déclarer la date du 28 mai « Journée nationale des Leaders religieux, des traditions ancestrales ainsi que des Guides spirituels et philosophiques », aux fins de pérenniser cette initiative qui implique des groupes dudit secteur dans les questions d’intérêt national ;

• Renouvelons notre engagement à promouvoir un discours religieux responsable, porteur d’espérance, d’unité, de fraternité, de solidarité et de réconciliation dans l’intérêt supérieur de la Nation haïtienne ;

• Réaffirmons enfin notre engagement à œuvrer, aux côtés de l’État haïtien, notamment du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes, de la société civile, à mettre en œuvre des plans stratégiques pour concrétiser la présente Déclaration.

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Burkina/Culture : La 6ᵉ édition du FESCUSAN ouvre ses portes au palais de la culture Jean-Pierre Guingané

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article dans Le Faso

La 6ᵉ édition du Festival de la culture San (FESCUSAN) a officiellement ouvert ses portes le jeudi 28 mai 2026 à Ouagadougou. Prévu pour se tenir jusqu’au 31 mai prochain au palais de la culture Jean-Pierre Guingané, l’événement met en lumière les valeurs culturelles, artistiques et gastronomiques du peuple san.

Placée sous le thème « La culture : facteur de paix et d’unité dans un Burkina Faso multiethnique », cette édition rassemble les fils et filles de la communauté san venus promouvoir leur riche patrimoine culturel dans un contexte de cohésion sociale et de vivre-ensemble. La communauté Dafing (Marka) est l’invitée d’honneur de cette 6ᵉ édition.


Video

Pendant quatre jours, plusieurs activités culturelles rythmeront le festival. Les visiteurs pourront découvrir des danses traditionnelles, des chants, visiter une exposition artisanale ainsi que découvrir également la gastronomie san, mise à l’honneur tout au long de l’événement.

Les organisateurs invitent la population de Ouagadougou à effectuer le déplacement au palais de la culture Jean-Pierre Guingané afin de découvrir les spécificités culturelles du peuple san et de partager des moments de fraternité autour des valeurs traditionnelles burkinabè.

Le promoteur du festival, par ailleurs président du comité d’organisation, Urbain Toé, a insisté sur le fait que ce festival de la culture san n’est pas qu’un simple évènement festif mais un lieu de mémoire, d’éducation, de valorisation et de transmission. « À une époque où les défis de la mondialisation menacent l’homogénéité culturelle, il est de notre devoir de préserver ce que nos ancêtres nous ont légué de plus précieux : notre identité culturelle », a-t-il rappelé. D’après lui, ce festival a pour vocation de mettre en lumière la culture san sous toutes ses formes : la langue, les danses et les musiques traditionnelles, l’artisanat et le tissage, la gastronomie et bien d’autres savoirs.

Représentant le ministre en charge de la culture à la cérémonie d’ouverture, Marguerite Douanio a salué l’importance du festival dans la sauvegarde et la transmission des patrimoines culturels nationaux. « Le peuple san, par sa langue, son organisation sociale, ses pratiques artistiques et spirituelles, a su construire à travers des siècles un patrimoine culturel d’une richesse inestimable. Le FESCUSAN, qui est cette année à sa 6ᵉ édition, est une occasion précieuse de revisiter cette richesse, de la faire revivre, de la partager, et surtout de la transmettre aux jeunes générations. À travers les danses et les chansons traditionnelles, les masques, les expositions artisanales et les mets locaux, ce festival met en lumière tout ce qui fait la grandeur et l’originalité du patrimoine culturel san », a souligné la représentante du ministre en charge de la culture.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

Can festivals help create peace at the community level?

Pour elle, ce festival est aussi une plateforme de dialogue entre le passé et le présent, entre tradition et modernité, et entre les générations. « Dans un contexte mondial marqué par la globalisation, il est impératif pour chaque peuple de renforcer son identité culturelle pour ne pas se dissoudre dans un moule uniforme. Ce festival constitue donc une réponse forte et résolue à ce défi de notre temps. Il me plaît ici de souligner que la culture n’est pas un héritage figé dans le passé. Elle est dynamique, évolutive et vivante. Elle est aussi un facteur de développement économique et social et même politique. Les industries culturelles et créatives offrent des opportunités d’emploi, de revenu et d’échange. Les savoir-faire artisanaux, la gastronomie, les instruments de musique sont des produits d’exportation et des moteurs d’innovation.

C’est pourquoi je lance un appel aux jeunes : appropriez-vous votre culture. Ne la voyez pas comme un simple folklore, mais comme un socle solide sur lequel bâtir un avenir authentique et prospère. Soyez fiers de vos origines, de vos noms, de vos langues, de vos rites et traditions. Le progrès ne signifie pas l’abandon de soi, mais plutôt la valorisation de ce que nous sommes en harmonie avec les autres », a indiqué Madame Douanio.

Selon le représentant des parrains, Mathieu Boro, la communauté san, à travers ce festival, démontre une fois de plus sa plus grande richesse culturelle, sa capacité de résilience, mais surtout sa volonté de préserver, valoriser et transmettre son identité culturelle aux générations présentes et futures. « Dans un monde de plus en plus globalisé, où les cultures tendent à s’uniformiser, il devient impératif pour chaque communauté de se réapproprier ses racines, de renforcer ses repères identitaires et de défendre ses patrimoines matériels et immatériels.

Ce festival n’est donc pas qu’une simple fête. C’est un acte de mémoire, un acte de transmission et un acte de résistance culturelle. Il est aussi un espace de dialogue entre générations, un pont entre le passé glorieux, le présent dynamique et l’avenir que nous souhaitons riche de valeurs. Ces valeurs ne sont pas de simples mots. Elles sont au cœur de nos mécanismes traditionnels de gestion des conflits. Avant que les institutions modernes ne se mettent en place, ce sont nos chefs coutumiers, nos anciens, nos griots, nos forgerons, qui œuvraient chaque jour à maintenir la paix sociale, à réconcilier les familles, à prévenir les violences », a laissé entendre M. Boro.

Pour la représentante de la communauté Dafing (Marka), Céline Zina Bayé, la paix véritable ne se décrète pas uniquement par des accords politiques. Mais, elle se construit, pas à pas, dans les cœurs et les esprits, par l’éducation, le respect mutuel, l’écoute et le dialogue. « C’est là que la culture joue un rôle irremplaçable. À travers la musique, la danse, les contes, les proverbes, les cérémonies traditionnelles, la culture san enseigne la solidarité, la justice, la convivialité, et le respect de l’autre. Oui, la paix peut naître de la culture, lorsqu’on en fait un levier d’inclusion, de partage et d’unité. Et c’est ainsi que nous passerons de la paix par la culture à une véritable culture de la paix. Cela suppose un changement profond de paradigme : considérer la culture non comme un luxe ou une distraction, mais comme un pilier de développement, un outil de résilience et une arme douce contre la violence et l’intolérance », a notifié. Elle a terminé en remerciant les organisateurs pour l’honneur fait à leur communauté pour cette édition.

À travers cette initiative culturelle, les promoteurs du festival entendent contribuer au renforcement de l’unité nationale et à la promotion de la diversité culturelle au Burkina Faso.

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Bulletin français 1 juin 2026


. OÙ TROUVER DES LEADERS ? .

Où trouver des leaders pour une culture de paix ?

À de rares exceptions près, pas au sein des l’États-nations et parmi leurs dirigeants.

Ceci confirme l’une des deux conclusions majeures de mon Histoire de la culture de guerre : l’État-nation a créé le monopole de la culture de guerre.

Il existe cependant quelques exceptions, comme le montre un article récent de CPNN. Le président brésilien Lula a participé à un sommet en Espagne présidé par le Premier ministre Pedro Sánchez, qui a déclaré : « Nous voulons redoubler d’efforts pour œuvrer en faveur de la paix et d’un ordre multilatéral renforcé. Tandis que d’autres ouvrent des plaies, nous voulons les panser et les guérir. »

Ce n’est pas leur personne, mais leur rôle de dirigeant d’État qui fait de Trump, Netanyahou et Poutine les figures de proue de la culture de guerre. Ceci est montré par le fait que de nombreux anciens chefs d’État participent au groupe des Elders, fondé par Nelson Mandela, et que ce groupe œuvre sans relâche pour une culture de paix.

De la même manière, ce n’est pas tant la religion en elle-même, mais son rôle lorsqu’elle devient religion d’État, qui fait d’elle une culture de guerre en Israël et en Iran. C’est montré par trois articles dan CPNN: le pape Léon XIII a appelé à une « nouvelle culture de paix »; il a promu la paix lors de son récent voyage en Afrique; et il a dénoncé les tentatives d’associer religion et culture de guerre.

Etant donné que les Nations Unies et l’UNESCO sont gouvernées par des États-nations, elles n’exercent que peu d’influence sur la promotion d’une culture de paix. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution justifiant l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’UNESCO a, quant à elle, apparemment abandonné sa seule initiative majeure en faveur d’une culture de paix : la Biennale de Luanda. Mais il existe aussi quelques exceptions, comme le montre un autre article récent de CPNN. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a rendu hommage à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la Palestine, pour son plaidoyer sans détour contre le génocide israélien à Gaza.

C’est dans la société civile que nous trouons les leaders dans les différents articles de CPNN.

Il existe des mouvements pacifistes efficaces tels que Stop the War au Royaume-Uni, la United National Antiwar Coaltion (UNAC) aux États-Unis et le Mouvement de la Paix en France.

Pour s’opposer à la culture de guerre aux États-Unis, nous trouvons un leadership fort par Indivisible, par MoveOn et par certains syndicats, notamment ceux d’enseignants. Le sénateur socialiste Bernie Sanders et des ONG comme Pace e Bene exercent également une influence considérable.

Contre le génocide israélien, de nombreuses manifestations de masse et la courageuse flottille Sumud s’organisent.

Une autre flottille s’oppose aux menaces proférées par les États-Unis contre Cuba.

De nombreuses villes promeuvent une culture de la paix, notamment les 8 600 villes représentées par l’initiative « Maires pour la paix » et des villes comme Barcelone en Espagne et Bahia au Brésil.

Il existe des programmes universitaires axés sur la culture de la paix, à l’instar de celui actuellement en cours de création à l’Université autonome du Mexique.

De manière générale, on constate un fort leadership par les femmes et par les jeunes. Les femmes ont toujours joué un rôle de premier plan dans la lutte pour la paix. La jeunesse, notamment celle des pays du Sud, représente l’espoir de l’avenir. Il s’agit de la première génération de l’histoire à être en contact avec le monde entier grâce aux réseaux sociaux. Ainsi, ce sont des jeunes du Brésil, du Nigéria et du Pakistan qui sont à la tête du Manifeste pour la paix sur les réseaux sociaux.

La deuxième conclusion majeure de mon Histoire de la culture de la guerre est que le contrôle de l’information est devenu l’arme la plus importante de cette culture. En effet, les médias commerciaux de masse regorgent d’histoires de guerre tout en ignorant les informations concernant ceux qui œuvrent pour la paix.

Le travail de CPNN revêt donc une importance particulière, car nous diffusons les informations de la culture de la paix. C’est ici que vous trouverez les leaders.

DROITS DE L’HOMME


‘A Voice That Upholds the Conscience of the World’: Spain Honors Francesca Albanese for Efforts to Stop Gaza Genocide

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Indigenous Leaders Call for Global Recognition of Peacebuilding Role as UN Forum Echoes Summit Outcomes

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


May Day Demonstrations Worldwide Condemn US-Israeli War on Iran, Champion Workers

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women, Peace and Security Index 2025-2026

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Mouvement de la Paix: Pour la Paix dans les Caraïbes; Stop au Blocus contre Cuba !

ÉDUCATION POUR LA PAIX


The pilot project “Yes, it is peace!” is launched in schools near the university of Barcelona

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Edgar Morin déplore « le silence du monde face au carnage à Gaza »

DISARMAMENT ET SECURITÉ


36,000 protesters rally in Tokyo against Japanese PM Takaichi’s push to revise constitution

Edgar Morin déplore « le silence du monde face au carnage à Gaza »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de L’Orient le Jour

(Note de l’editeur: Edgar Morin a décedé le 29 mai 2026 à l’age de 104 ans.)

Si les apparitions d’Edgar Morin se font rares, celle-ci restera sans doute comme l’une des plus marquantes. « Je suis à la fois ahuri et indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d’un peuple qui a été persécuté pendant des siècles (…) puissent non seulement coloniser tout un peuple (…) mais en plus, après le massacre du 7 octobre, se sont livrés à un véritable carnage, massif, sur les populations de Gaza ».


Figure intellectuelle extrêmement populaire en France, Edgar Morin est l’auteur d’une œuvre transdisciplinaire traduite en 27 langues et dans 42 pays. Photo AFP

Les yeux brillants et la voix aiguë, appuyant chacun de ses mots, le philosophe et sociologue français de 102 ans a livré un court plaidoyer le samedi 10 février [ 2024] devant une salle comble au Festival du livre africain de Marrakech, où il était l’invité d’honneur, déplorant « une tragédie horrible ». L’offensive israélienne a fait plus de 28.000 morts à Gaza depuis le début de la guerre il y a plus de quatre mois, selon le ministère de la Santé géré par le mouvement Hamas.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

How can we best express solidarity with the people of Gaza?

(. . suite)

Juif résistant

Le message est d’autant plus fort qu’il provient d’un fils d’immigrés juifs originaires de Salonique, né Edgar Nahoum, et qui a rejoint la Résistance en 1943 en tant que lieutenant dans les Forces françaises combattantes formées par le général de Gaulle, adoptant par la suite son nom de résistant, Morin. Influencé par Marx, celui qui a étudié la philosophie, la psychologie, la sociologie et l’histoire de la science politique a toujours eu l’ambition de devenir ce qu’il appelle un « humanologue », ou de comprendre ce qu’est l’humain en croisant les savoirs.

L’extrait en question a été partagé des dizaines de milliers de fois sur X, où l’humanité de l’intellectuel a été largement saluée, y compris par certains responsables politiques français, à gauche sur l’échiquier. « Edgar Morin pense et parle juste pour le compte de tous ceux à qui il reste un sentiment humain face au génocide à Gaza » a loué sur X le chef de fil de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. « Un siècle et un regard capable de s’indigner encore, de condamner les silences », a tweeté de son côté Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.
Dans une récente tribune au Monde, Edgar Morin s’était déjà exprimé sur la tragédie de Gaza, tout en s’alarmant de la multiplication des conflits dans le monde et du réchauffement climatique. « Les crises s’entretiennent les unes les autres dans une sorte de polycrise écologique, économique, politique, sociale, civilisationnelle qui va s’amplifiant », avait-il écrit, avant d’appeler à « la résistance fondamentale de l’esprit » contre « la haine et le mépris ».
Dans sa dernière intervention, le sociologue a ainsi dénoncé « le silence du monde, le silence des États-Unis protecteurs d’Israël, le silence des États arabes, le silence des États européens qui se prétendent défenseurs de la culture, de l’humanité, des droits de l’homme ». Avant de conclure : « La seule chose qui reste, si on ne peut pas résister de façon concrète, c’est de témoigner ».

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Mouvement de la Paix: Pour la Paix dans les Caraïbes; Stop au Blocus contre Cuba !

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Mouvement de la Paix

Le Mouvement de la Paix exige l’arrêt immédiat du blocus illégal et inhumain imposé par les États-Unis contre Cuba depuis 60 ans et le respect de la souveraineté de Cuba et de de tous les États des Caraïbes.

Dans des  déclarations récentes, le président des États-Unis annonce vouloir « s’occuper de Cuba », « Cuba sera le prochain sur la liste », car « Cuba  continue de représenter une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis ». Après les pressions exercées contre plusieurs pays d’Amérique latine, et l’agression militaire contre le Vénézuéla, Cuba est à nouveau désignée comme cible alors qu’elle ne représente aucune menace pour les États-Unis.

Réfléchissons ensemble ! Les faits parlent d’eux-mêmes :  Les USA c’est un pays de 390 millions d’habitants (soit 43 fois la population de Cuba- un petit pays de 9 millions d’habitants), c’est la plus grande puissance militaire mondiale avec de l’ordre de 900 milliards de dollars de dépenses militaires annuelles; c’est  1.8 million de soldats (actifs et réservistes) contre seulement quelques dizaines de milliers de soldats à Cuba. Les USA c’est  7500 têtes nucléaires, alors que Cuba ne possède aucune arme nucléaire  et lutte avec détermination pour l’élimination totale des armes nucléaires et pratique une politique de Paix et de coopération comme dans le domaine médical. Ce n’est pas Cuba qui a une base militaire aux USA mais les USA qui maintiennent sur le sol cubain, contre la volonté de Cuba, une base militaire à Guantanamo tristement célèbre comme centre de détention et de torture en particulier pendant la guerre illégale des USA en Irak.

Depuis plus de soixante ans, le peuple cubain subit un blocus condamné chaque année par l’Assemblée générale des Nations Unies (1) Ce blocus provoque de graves souffrances humaines en empêchant l’accès normal à des produits essentiels, c’est un obstacle au développement économique du pays et à la coopération internationale puisque toute personne ou entité économique (banques, organisations diverses) qui voudraient coopérer avec Cuba font systématiquement l’objet de sanctions.

Les nouvelles sanctions décidées par les États-Unis contre Cuba et contre les pays apportant leur aide à Cuba (ordre exécutif  du 1 mai 2026) (2)  constituent des violations supplémentaires du droit international. L’objectif  de ces sanctions  est quasiment  de ruiner l’économie du pays et de soumettre la population à des souffrances et des pénurie sources de souffrances et susceptibles  de mettre en cause la cohésion sociale du pays.

Au-delà des opinions politiques de chacun, il s’agit aujourd’hui de défendre les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies  et du droit international : respect de la souveraineté nationale  des Etats, résolution pacifique et politique des différents et des conflits, refus de l’usage ou de la menace d’usage de la force dans les relations internationales, le  droit doit s’imposer à la place du recours à la force.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise .)

 
Question related to this article:
 
How can we best express solidarity with Cuba?

(. . . suite)

La France, présente dans cette région du monde à travers la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane  etc…, a condamné régulièrement le blocus lors des assemblées générales de l’ONU. Face au renforcement du blocus  la France doit faire entendre sa voix au conseil de sécurité et à l’AG de l’ONU. Elle doit  mettre toute l’énergie nécessaire  pour que  la condamnation  régulière et quasi unanime de l’AG de l’ONU se traduise par la prise de mesures  concrètes d’aide économique et financière à Cuba. La France  ne peut rester silencieuse face aux mesures dictées par les U.S.A au système bancaire national et international. Elle doit prendre des mesures pour lever les obstacles empêchant les associations caritatives et humanitaires françaises  de transférer leurs aides  au peuple cubain, elle doit faire entendre sa voix contre la militarisation des Caraïbes et contre les interventions militaires illégales des U.S.A dans la région, qu’elles se fassent directement par les U.S.A ou  par des milices ou organisations militaires ou paramilitaires privées , autant d’actions  qui accroissent les tensions et menace la paix régionale.

Nous appelons le gouvernement français, les parlementaires, les élus locaux, les organisations syndicales, associatives et citoyennes à agir pour obtenir :

° L’arrêt immédiat du blocus contre Cuba, comme exigé par l’assemblée générale des Nations Unies (1)

° Le respect de la souveraineté de Cuba et de tous les États des Caraïbes ;

° Le respect  du droit international et de la Charte des Nations Unies ;

° La construction d’une zone de paix et de coopération dans toute la région des Caraïbes et de l’Amérique latine.

Le peuple cubain et tous les peuples des Caraïbes ont le droit de vivre en paix, de coopérer librement et de construire leur avenir dans le respect mutuel et la solidarité comme le prévoit d’ailleurs la Charte constitutive du Celac (3) qui prévoit de construire la paix dans la zone de l’Amérique latine et des caraïbes à travers le développement d’une culture de la paix telle que définie par l’ONU et l’UNESCO. Que vive la paix et l’amitié entre les peuples.

Le Mouvement de la Paix – 16 mai 2026

1-extraits du site de l’Onu octobre 2025 : « C’est désormais une tradition onusienne, presque un rituel inscrit au calendrier diplomatique. Comme chaque année depuis 33 ans l’assemblée générale des Nations unies adopte une résolution réclamant la levée du blocus imposé à Cuba par les États-Unis

2- Le Monde – Afp du 1er mai : Donald Trump annonce un renforcement des sanctions contre Cuba : Dans un décret, le président américain impose des sanctions à l’égard de personnes et entités impliquées dans les secteurs de l’énergie. « Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 1ᵉʳ mai, un renforcement des sanctions américaines contre Cuba, qui « continue de représenter une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis. 

3- La Communauté des États latino-américains et des Caraïbes est un mécanisme intergouvernemental de dialogue et d’accord politique (lien).

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Bulletin français 1 mai 2026


. LA PAIX EN MÉDITERRANÉE OCCIDENTALE .

Alors que la Méditerranée orientale (Liban, Palestine, Israël) est déchirée par la guerre déclenchée par Netanyahou et Trump, la Méditerranée occidentale (Espagne, Maroc, Algérie, Italie, etc.) s’est engagée dans des initiatives de paix afin d’éviter d’être entraînée dans une nouvelle guerre mondiale.

Italie et l’Espagne ont annoncé que leur espace aérien ne saurait être utilisé par les Américains pour leurs attaques au Moyen-Orient.

Le président espagnol Pedro Sánchez a accueilli deux réunions internationales consacrées à la paix et à la justice économique. Parmi les participants figuraient le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le président colombien Gustavo Petro, ainsi que d’éminents élus progressistes américains. « Nous voulons redoubler d’efforts pour œuvrer en faveur de la paix et d’un ordre multilatéral renforcé. Tandis que d’autres ouvrent de nouvelles plaies, nous voulons les panser et les guérir », a déclaré M. Sánchez. Le président colombien Gustavo Petro a déclaré qu’« en s’opposant fermement à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, il me semble que la position de l’Espagne est à l’avant-garde en Europe ».

L’Italie et l’Algérie sont unies dans la paix par la mission du pape Léon XIII à Alger. Le président du Haut Conseil islamique a souligné « l’importante dimension diplomatique, qui vise à instaurer l’harmonie entre deux États d’un grand poids religieux et historique, faisant de l’Algérie un phare pour la paix mondiale ». Le pape s’est ensuite rendu en Angola, au Cameroun et en Guinée équatoriale, où il a continué à plaider pour la paix et le dialogue. Il a explicitement appelé à « une nouvelle culture de la paix ». Quant à l’Italie, il semble que les critiques par le pape aient également suscité l’opposition du pays au militarisme de Trump.

L’Algérie a accueilli un Forum arabe pour la jeunesse, la paix et la sécurité. La représentante résidente du PNUD en Algérie, Natasha Van Rijn, a souligné le rôle essentiel des jeunes dans la consolidation de la paix. Le ministre yéménite de la Jeunesse et des Sports a quant à lui insisté sur le rôle crucial des jeunes dans la diffusion d’une culture de paix et la construction d’un avenir plus stable.

Au Maroc, le prix « Nawal Ouzitane – Voix des jeunes pour la paix » a été lancé pendant une rencontre internationale consacrée à la paix et à la tolérance. Ce prix national vise à promouvoir l’expression créative des jeunes dans divers domaines, reflétant leur conscience des valeurs de la paix et leur responsabilité de les renforcer, en mettant l’accent sur la sensibilisation des jeunes générations à l’importance du dialogue, de l’ouverture et de la diversité culturelle.

Barcelone est un centre des initiatives de paix. Outre les rencontres organisées par le président espagnol mentionnées précédemment, Barcelone est le théâtre de la mobilisation de la flottille Sumud, en route pour Gaza afin de tenter de briser le blocus israélien. La flottille rassemble 70 bateaux, dont beaucoup proviennent d’autres ports méditerranéens. Elle transporte du matériel médical, des vivres et des équipements de reconstruction, et embarque des médecins, des ingénieurs, des juristes et des militants prêts à établir une présence protectrice non armée si l’autorisation leur est accordée. Parmi les participants figurent des parlementaires, des journalistes et des représentants de la société civile de tous les continents.

La ville de Barcelone, en collaboration avec la Fondation Pablo Casals, a annoncé la création d’un nouveau prix pour la paix. Le Prix international « Barcelone pour la Paix ». Le prix récompense le parcours, l’action ou le projet d’une personne, d’une organisation ou d’une institution à l’échelle internationale qui a contribué, de manière pertinente, transformatrice et vérifiable, à promouvoir la paix, la coexistence, les droits humains et le règlement pacifique des conflits. Ce prix biennal est doté de 300 000 euros et vise à renforcer l’impact médiatique et le caractère transformateur du projet ou de l’organisation lauréate.

Le reste de l’Europe est à la traîne par rapport à l’Espagne et à l’Italie en ce qui concerne les guerres de Trump et Netanyahou, mais espérons qu’eux aussi finiront par rejoindre l’opposition.

DROITS DE L’HOMME


70+ Boats Launch Historic Global Sumud Flotilla to Gaza in Bold Solidarity Stand

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Colombia: Conference on the Transition Beyond Fossil Fuels concludes with five key outcomes

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


New Barcelona for Peace International Award

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Lifetime premieres Peace Peace Now Now, a documentary series about women’s resistance in Latin America

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Essaouira, Maroc : Lancement du Prix “Voix des jeunes pour la paix”

ÉDUCATION POUR LA PAIX


National Autonomous University of Mexico: Encounters and Networks for Peace. Why Talk About a Culture of Peace?

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Sánchez, Lula Lead ‘Work for Peace’ and Equality at Gathering of Global Progressive Leaders in Spain

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Over 100 International Law Experts Warn: U.S. Strikes on Iran Violate UN Charter and May Be War Crimes

Burkina Faso: Une journée culturelle inter-établissements pour magnifier la cohésion sociale

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Agence d’Infomation du Burkina

La jeunesse de la commune de Kokologho a célébré, le samedi 25 avril, une journée culturelle inter-établissements placée sous le signe de la cohésion sociale. 

Organisée autour du thème « Jeunesse responsable, un avenir meilleur », cette immersion culturelle a mobilisé autorités locales, coutumières et scolaires dans la salle de conférence de la commune.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Kokologho, invité d’honneur de la cérémonie, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation. Il a tenu à saluer l’esprit créatif des élèves et la pertinence de cette initiative qui favorise le vivre-ensemble dans un contexte où l’union est primordiale.

(cliquez ici pour une version anglaise .)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . suite)

Pour le parrain de l’événement, Sa Majesté Naaba Sigri, cette journée est un levier pour la sauvegarde de l’identité locale.

« C’est une grande joie pour moi. Je salue les responsables qui ont eu cette initiative de rassembler les élèves et toute la population pour la pérennité de la culture. Je demande aux autorités de soutenir ces jeunes dans leur mission de promotion de l’excellence scolaire et de la solidarité », a-t-il plaidé.
 
Abondant dans le même sens, le co-parrain, Cheick Abdoul Karim Sawadogo, s’est dit impressionné par la ferveur de la jeunesse. Selon lui, cette forte mobilisation pour la culture est un signal fort en faveur de la tolérance et de la culture de la paix au sein de la commune.
 
La journée a été marquée par diverses prestations artistiques, illustrant la richesse du patrimoine culturel de la province du Boulkiemdé, sous le regard bienveillant des leaders religieux et coutumiers.

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Semer les graines d’une culture de la paix : Pourquoi nous avons fondé le Conseil de la paix Nouveau-Brunswick

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Denis Boulet pour NB Media Coop

Des participants au rallye “Cessez l’appui du Canada à l’agression américaine” devant le bureau de circonscription du député David Myles le 14 mars 2026. Photo par Robin Purcell

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai ressenti que notre coin de pays, cette petite partie de la planète que nous appelons le Nouveau-Brunswick, existe dans un état de tensions permanentes. Qu’il s’agisse de nos débats linguistiques, de l’urgence climatique, de l’aliénation sociale ou de la lutte incessante entre le capital et le travail, le conflit semble être notre toile de fond.

Pourtant, en 2022, un constat s’est imposé à nous: ces tensions locales ne sont pas déconnectées du tumulte mondial. Dans un contexte où les puissances s’affrontent, où le spectre du conflit nucléaire ressurgit et où des millions de personnes sont déplacées par le militarisme, nous ne pouvons plus rester spectateurs. C’est dans cet esprit qu’est né le Conseil de la paix NB Peace Council le 13 mai 2022.


Des participants au rallye “Cessez l’appui du Canada à l’agression américaine” devant le bureau de circonscription du député David Myles le 14 mars 2026. Photo par Robin Purcell

Notre démarche est ancrée ici, sur les terres non cédées de Wabanaki, la Terre du Soleil levant. Nous refusons d’accepter que le territoire serve à alimenter la violence, qu’elle soit écologique ou humaine. Pour nous, la paix n’est pas une simple absence de guerre, c’est un refus actif: le refus du massacre de nos écosystèmes et le refus de la complicité de l’État canadien ou des grands intérêts commerciaux dans l’oppression des peuples, que ce soit en Iran, au Liban, en Palestine, au Yémen, ou ailleurs.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

How can we develop the institutional framework for a culture of peace?

(. . . suite)

Du coup, c’était pour refuser l’appui du Canada à la guerre israélo-américaine contre l’Iran que nous avons tenu notre tout premier ralliement le 14 mars dernier, défiant les intempéries.

Mon père m’a souvent répété que je ne pouvais pas changer le monde à moi seul. Il a probablement raison. Mais je refuse de croire que nous sommes impuissants pour autant. Si nous ne pouvons pas tout transformer d’un coup, nous pouvons certainement nous organiser pour améliorer notre réalité provinciale, pour protéger nos cours d’eau et pour cultiver une solidarité authentique entre citoyens.

Comment organiser cette lutte? Nous n’avons pas encore toutes les réponses, mais nous devons commencer à poser les bonnes questions. Le Conseil de la paix ne cherche pas à remplacer ce qui existe déjà, mais à rejoindre une grande agglomération de consciences. C’est pourquoi nous sommes solidaires avec les grand-mères Wolastoqiyik et la Coalition to Stop Sisson Mine. La paix implique aussi de défendre notre territoire contre la cupidité, l’extractivisme et les atteintes à l’environnement.

Les voix pour la paix se font rares dans les médias traditionnels, où le rôle de l’OTAN et du complexe militaro-industriel est souvent occulté ou glorifié. C’est pourquoi nous croyons qu’une véritable culture de la paix doit émerger par le bas, en réseau, en mobilisant toutes les sphères de la société civile néo-brunswickoise.

Nous sommes une organisation jeune, composée de citoyens de diverses régions et communautés linguistiques. Nous savons que le chemin est long et que nous paraissons parfois bien petits face aux enjeux mondiaux. Mais nous sommes confiants : plus nous serons nombreux à partager nos idées et notre énergie, plus notre mouvement prendra de l’ampleur.

Pour ceux qui, comme nous, refusent le silence et souhaitent participer à ce mouvement de paix, de dialogue et de désarmement, les portes de notre conseil sont grandes ouvertes. C’est ensemble que nous pourrons faire résonner un appel haut et fort pour la paix.

Denis Boulet est une enseignant et coprésident francophone du Conseil de la paix NB Peace Council. Pour toute personne souhaitant échanger avec nous, nous sommes joignables à paixnbpeace@gmail.com.

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La presse internationale souligne la portée historique de la visite du pape Léon XIV en Algérie

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Radio Algerie

La visite officielle, entamée ce lundi [13 avril] par le pape Léon XIV en Algérie, a suscité un large écho dans la presse internationale qui a mis en avant la portée historique et diplomatique de cet événement axé sur le renforcement du dialogue interreligieux, ainsi que sur la promotion des valeurs de coexistence pacifique face aux défis régionaux et internationaux croissants.

Sous le titre «Le pape Léon XIV prononce son message à la Cité et au monde», le site Al-Sharq Al-Awsat a relevé que la visite du pape en Algérie est «historique et hautement symbolique, car aucun pape ne s’est jamais rendu dans le pays, considéré comme le lieu de naissance de Saint Augustin, l’un des grands penseurs chrétiens».

Le média arabe a également mentionné que «la coexistence pacifique sera au cœur du message du pape».

Sous le titre «A l’occasion de la visite du pape Léon XIV en Algérie, débat entre politiques et intellectuels sur la redécouverte de l’héritage de Saint Augustin», le site Al-Quds Al-Arabi est revenu sur cette visite ainsi que sur l’intérêt accordé par les autorités algériennes à l’héritage de Saint Augustin, en entreprenant des démarches concrètes pour valoriser cet héritage, notamment en le proposant pour inscription au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

De son côté, le site «Ain Libya» a mis en avant cette visite sous le titre «Le pape du Vatican entame une visite historique en Algérie», soulignant qu’il s’agit de «la première visite de ce type d’un souverain pontife dans le pays (…) portant un message central axé sur le renforcement du dialogue interreligieux, notamment avec le monde musulman, ainsi que sur la promotion des valeurs de coexistence pacifique face aux défis régionaux et internationaux croissants».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour un article en anglais de ce sujet.)

Question related to this article:
>
How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

Le média libyen ajoute que cette visite «revêt une dimension religieuse et historique particulière», puisque le pape doit se rendre à Annaba, qui abrite la Basilique Saint-Augustin, «l’un des plus grands symboles de la pensée chrétienne, dont l’héritage intellectuel et spirituel reste présent dans l’orientation de l’église catholique».

Et dans un reportage sur la visite pour la première fois du pape en Algérie, l’agence turque Anadolu a, pour sa part, estimé que «ce déplacement historique prend une dimension symbolique en raison de l’appartenance du souverain pontife à la tradition liée à Saint Augustin, né en Algérie».

Plusieurs autres titres ont salué une «initiative stratégique» du Vatican destinée à «renforcer le dialogue en Méditerranée». 

Par la même occasion, le média «Vatican News» rapporte que la venue de Léon XIV  en Algérie devrait «encourager la consolidation des liens de fraternité, dans des sociétés où les familles des deux confessions continuent de coexister dans un même élan de foi».

Pour leur part, des titres de la presse italienne, dont La Repubblica et Corriere della Sera, évoquent une démarche diplomatique du Saint-Siège visant à renforcer le dialogue interreligieux en Méditerranée.

Au Royaume-Uni, des médias comme The Guardian insistent sur la dimension géopolitique du déplacement, estimant qu’il s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie religieuse et de recherche de stabilité en Méditerranée et en Afrique du Nord.

La BBC souligne, de son côté, sur son site internet, que «le pape a choisi l’Algérie pour sa première étape, en raison de sa signification spirituelle particulière», précisant que c’est la première visite d’un pape dans le pays de Saint Augustin auquel il est intrinsèquement lié.

Aux Etats-Unis, The Washington Post a écrit : «Le pape Léon XIV entame lundi le tout premier voyage papal en Algérie, dans le but de promouvoir la coexistence chrétiano-musulmane en cette période de conflit mondial et d’honorer l’inspiration locale de sa spiritualité religieuse, Saint Augustin».

La chaîne américaine CNN a également commenté cette visite, citant Martin McGee, expert des relations entre chrétiens et musulmans en Algérie, selon lequel le pape Léon XIV «cherchera à renforcer le dialogue entre les deux communautés».

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Ouagadougou : Musulmans et chrétiens unis autour d’une rupture collective de jeûne pour la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Burkina24

À Ouagadougou, la fraternité interreligieuse s’est exprimée autour d’une même table. Le vendredi 13 mars 2026, le Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), en collaboration avec la Fondation Cheick Moaze pour la cohésion sociale, la Paix et la Bienfaisance, a organisé une rupture collective du jeûne réunissant musulmans, chrétiens et fidèles d’autres confessions.

Cette rupture collective du jeûne [du Ramadan] s’inscrit dans la dynamique du projet « Stop Xtrem », une action citoyenne orientée vers la prévention de l’extrémisme religieux et des violences qui en découlent. À travers cette initiative, les promoteurs souhaitent également encourager les échanges entre les différentes confessions et promouvoir une culture de tolérance et de respect mutuel.

Selon eux, favoriser de tels cadres de rencontre permet de consolider le vivre-ensemble et de renforcer les liens de solidarité entre les différentes composantes de la société burkinabè.

Le président du Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), Paul Marie Zoma, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation des participants en cette période spirituelle marquée à la fois par le Ramadan pour les musulmans et le Carême pour les chrétiens.
Selon lui, ces deux moments rappellent des valeurs communes telles que la maîtrise de soi, l’humilité, le pardon, la générosité et l’amour du prochain.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

« Notre pays a toujours été reconnu pour la qualité de la cohabitation entre les religions. Cette richesse doit être préservée et renforcée. En partageant ce moment, nous envoyons un message d’espoir qui est  celui d’un Burkina Faso uni, solidaire et résolument engagé sur le chemin de la paix » a-t-il affirmé.

Présent à la cérémonie, le guide religieux Cheikh Moaze a également salué l’initiative, qu’il considère comme un symbole fort de fraternité. Selon lui, chaque croyant doit apprendre à accepter l’autre dans le respect et l’équité. Il a rappelé que le Coran enseigne aux musulmans d’être justes et bienveillants envers tous, y compris envers les non-musulmans.

« Nous devons apprendre à nous accepter et à respecter nos différences. Il faut détruire les barrières entre les enfants d’Adam et Ève, car seul Dieu peut juger ses enfants» a-t-il lancé.
Du côté de l’Église catholique, Paul Tiendrébeogo, président du comité paroissial du dialogue interreligieux, a lui aussi salué cette initiative qui favorise la fraternité entre les croyants. Selon lui, le Ramadan et le Carême sont des périodes de purification et de rapprochement avec Dieu.

« En partageant ce moment de rupture du jeûne, nous affirmons ensemble que la paix commence par des gestes simples : se rencontrer, dialoguer, partager et se respecter. C’est ainsi que nous bâtissons une société fondée sur la solidarité, la fraternité et l’amour de la patrie » a-t-il déclaré.
Représentant la présidence du Faso, le Dr Samuel Kalkumdo, ministre conseiller du président du Faso, a pour sa part insisté sur l’unité fondamentale des Burkinabè. Selon lui, au-delà des appartenances religieuses ou ethniques, tous doivent se considérer comme membres d’une même nation.

« Nous sommes tous des fils et des filles du Burkina Faso» a-t-il affirmé, saluant la clairvoyance du capitaine Ibrahim Traoré et appelant les Burkinabè à rester unis derrière lui pour bâtir une nation forte et solidaire face aux défis actuels. La rencontre a également enregistré la présence de plusieurs chefs coutumiers et religieux ainsi que d’autorités civiles.

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