Category Archives: Afrique

Burkina Faso: Une journée culturelle inter-établissements pour magnifier la cohésion sociale

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Agence d’Infomation du Burkina

La jeunesse de la commune de Kokologho a célébré, le samedi 25 avril, une journée culturelle inter-établissements placée sous le signe de la cohésion sociale. 

Organisée autour du thème « Jeunesse responsable, un avenir meilleur », cette immersion culturelle a mobilisé autorités locales, coutumières et scolaires dans la salle de conférence de la commune.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Kokologho, invité d’honneur de la cérémonie, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation. Il a tenu à saluer l’esprit créatif des élèves et la pertinence de cette initiative qui favorise le vivre-ensemble dans un contexte où l’union est primordiale.

(cliquez ici pour une version anglaise .)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

(. . . suite)

Pour le parrain de l’événement, Sa Majesté Naaba Sigri, cette journée est un levier pour la sauvegarde de l’identité locale.

« C’est une grande joie pour moi. Je salue les responsables qui ont eu cette initiative de rassembler les élèves et toute la population pour la pérennité de la culture. Je demande aux autorités de soutenir ces jeunes dans leur mission de promotion de l’excellence scolaire et de la solidarité », a-t-il plaidé.
 
Abondant dans le même sens, le co-parrain, Cheick Abdoul Karim Sawadogo, s’est dit impressionné par la ferveur de la jeunesse. Selon lui, cette forte mobilisation pour la culture est un signal fort en faveur de la tolérance et de la culture de la paix au sein de la commune.
 
La journée a été marquée par diverses prestations artistiques, illustrant la richesse du patrimoine culturel de la province du Boulkiemdé, sous le regard bienveillant des leaders religieux et coutumiers.

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Ouagadougou : Musulmans et chrétiens unis autour d’une rupture collective de jeûne pour la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Burkina24

À Ouagadougou, la fraternité interreligieuse s’est exprimée autour d’une même table. Le vendredi 13 mars 2026, le Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), en collaboration avec la Fondation Cheick Moaze pour la cohésion sociale, la Paix et la Bienfaisance, a organisé une rupture collective du jeûne réunissant musulmans, chrétiens et fidèles d’autres confessions.

Cette rupture collective du jeûne [du Ramadan] s’inscrit dans la dynamique du projet « Stop Xtrem », une action citoyenne orientée vers la prévention de l’extrémisme religieux et des violences qui en découlent. À travers cette initiative, les promoteurs souhaitent également encourager les échanges entre les différentes confessions et promouvoir une culture de tolérance et de respect mutuel.

Selon eux, favoriser de tels cadres de rencontre permet de consolider le vivre-ensemble et de renforcer les liens de solidarité entre les différentes composantes de la société burkinabè.

Le président du Mouvement pour la Culture de la Paix et l’Amour de la Patrie (MPAP), Paul Marie Zoma, a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation des participants en cette période spirituelle marquée à la fois par le Ramadan pour les musulmans et le Carême pour les chrétiens.
Selon lui, ces deux moments rappellent des valeurs communes telles que la maîtrise de soi, l’humilité, le pardon, la générosité et l’amour du prochain.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

« Notre pays a toujours été reconnu pour la qualité de la cohabitation entre les religions. Cette richesse doit être préservée et renforcée. En partageant ce moment, nous envoyons un message d’espoir qui est  celui d’un Burkina Faso uni, solidaire et résolument engagé sur le chemin de la paix » a-t-il affirmé.

Présent à la cérémonie, le guide religieux Cheikh Moaze a également salué l’initiative, qu’il considère comme un symbole fort de fraternité. Selon lui, chaque croyant doit apprendre à accepter l’autre dans le respect et l’équité. Il a rappelé que le Coran enseigne aux musulmans d’être justes et bienveillants envers tous, y compris envers les non-musulmans.

« Nous devons apprendre à nous accepter et à respecter nos différences. Il faut détruire les barrières entre les enfants d’Adam et Ève, car seul Dieu peut juger ses enfants» a-t-il lancé.
Du côté de l’Église catholique, Paul Tiendrébeogo, président du comité paroissial du dialogue interreligieux, a lui aussi salué cette initiative qui favorise la fraternité entre les croyants. Selon lui, le Ramadan et le Carême sont des périodes de purification et de rapprochement avec Dieu.

« En partageant ce moment de rupture du jeûne, nous affirmons ensemble que la paix commence par des gestes simples : se rencontrer, dialoguer, partager et se respecter. C’est ainsi que nous bâtissons une société fondée sur la solidarité, la fraternité et l’amour de la patrie » a-t-il déclaré.
Représentant la présidence du Faso, le Dr Samuel Kalkumdo, ministre conseiller du président du Faso, a pour sa part insisté sur l’unité fondamentale des Burkinabè. Selon lui, au-delà des appartenances religieuses ou ethniques, tous doivent se considérer comme membres d’une même nation.

« Nous sommes tous des fils et des filles du Burkina Faso» a-t-il affirmé, saluant la clairvoyance du capitaine Ibrahim Traoré et appelant les Burkinabè à rester unis derrière lui pour bâtir une nation forte et solidaire face aux défis actuels. La rencontre a également enregistré la présence de plusieurs chefs coutumiers et religieux ainsi que d’autorités civiles.

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Nos aspirations pour l’Afrique que nous voulons

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de L’Union Africaine

L’agenda 3063 vise à concrétiser un ensemble de Sept aspirations chacune avec ses propres objectifs qui, s’ils sont atteints, permettront à l’Afrique de réaliser sa vision de l’année 3063. Ces 7 Aspirations reflètent notre désir de prospérité et de bien-être partagés, d’unité et d’intégration, d’un continent de citoyens libres et d’horizons élargis, où le potentiel des femmes et des jeunes est pleinement exploité, et libéré de la peur, de la maladie et du désir.

Aspiration 1: Une Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable


Nous sommes déterminés à éradiquer la pauvreté en une génération, grâce au partage de la prospérité par le biais de la transformation sociale et économique du continent


Buts :

° Un niveau de vie élevé, une qualité de vie et un bien-être pour tous
Mettre fin à la pauvreté, aux inégalités de revenus et d’opportunités; création d’emplois, en particulier en ce qui concerne le chômage des jeunes; relever les défis de la croissance démographique rapide et de l’urbanisation, amélioration des habitats et de l’accès aux biens de première nécessité – eau, assainissement, électricité; assurer la sécurité sociale et la protection.

° Des citoyens bien formés et suffisamment qualifiés ayant pour support la science, la technologie et l’innovation
Développer le capital humain et social de l’Afrique (à travers une révolution de l’éducation et des compétences mettant l’accent sur la science et la technologie).

° Des citoyens en bonne santé et bien nourris
Elargir l’accès à des services de santé de qualité, en particulier pour les femmes et les filles;

° Économies transformées et emplois
Transformer les économies africaines en exploitant les ressources naturelles de l’Afrique, sa fabrication, son industrialisation et sa valeur ajoutée, tout en augmentant sa productivité et sa compétitivité.

° L’agriculture moderne pour une proactivité et une production accrues
Transformer radicalement l’agriculture africaine pour permettre au continent de se nourrir et d’être un acteur majeur en tant qu’exportateur net de produits alimentaires.

° Economie bleue / océanique pour une croissance économique accéléré
Exploiter le vaste potentiel de l’économie bleue / océanique de l’Afrique.

° Climat durable sur le plan environnemental et économies et communautés résilientes
Mettre en place des mesures pour gérer durablement la riche biodiversité, les forêts, les terres et les eaux du continent, et utiliser principalement des mesures d’adaptation pour faire face aux risques liés au changement climatique.

Aspiration 2: Un continent intégré, uni sur le plan politique et ancré dans les idéaux du panafricanisme et la vision de la renaissance africaine.


Depuis 1963, la quête de l’Unité africaine a été inspirée par l’esprit du panafricanisme, en mettant essentiellement l’accent sur la libération et l’indépendance politique et économique. Cet esprit est motivé par le développement fondé sur l’autonomie des peuples africains, avec une gouvernance démocratique et centrée sur les personnes.


Buts :

° Afrique unie (fédérale / confédérée)
Accélérer les progrès vers l’unité et l’intégration continentale pour une croissance soutenue, le commerce, les échanges de biens et services, la libre circulation des personnes et des capitaux grâce à la création d’une
Afrique unie et à l’intégration accélérée de l’économie par la mise en place de la ZLEC.

° Une infrastructure de classe mondiale sur tout le continent
L’amélioration de la connectivité grâce à des initiatives plus récentes et plus audacieuses visant à relier le continent par chemin de fer, route, mer et air; et développer des pools énergétiques régionaux et continentaux, ainsi que des TIC

° Décolonisation
– Tous les vestiges du colonialisme auront pris fin et tous les territoires africains sous occupation entièrement libérés. Nous prendrons des mesures pour mettre rapidement fin à l’occupation illégale de l’archipel des Chagos, l’île comorienne de Mayotte, et affirmer le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Aspiration 3: Une Afrique de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits de l’homme, de justice et d’état de droit


Une Afrique attachée à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme, à la justice et l’état de droit.


L’Afrique aura une culture universelle de bonne gouvernance, de valeurs démocratiques, d’égalité entre les sexes, de respect des droits de l’homme, de justice et de l’État de droit

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article de ce sujet en anglais..)

Question for this article:

Can the African Union help bring a culture of peace to Africa?

( . . . suite)

Buts :

 
Valeurs, pratiques démocratiques, principes universels des droits de l’homme, de la justice et de l’état de droit pleinement ancrés
Consolider les acquis démocratiques et améliorer la qualité de la gouvernance, le respect des droits de l’homme et de l’état de droit.

° Des institutions compétentes et un leadership transformé à tous les niveaux
– Construire des institutions fortes pour un état de développement; et faciliter l’émergence d’un leadership visionnaire orienté vers le développement dans tous les domaines et à tous les niveaux.

Aspiration 4: Une Afrique vivant dans la paix et dans la sécurité


Les mécanismes de prévention et de règlement pacifiques des conflits seront opérationnels à tous les niveaux. Dans un premier temps, la prévention et le règlement des conflits axés sur le dialogue seront activement encouragés de manière à ce que, d’ici 2020, toutes les armes seront réduites au silence. Une culture de paix et de tolérance sera prodiguée aux enfants et aux jeunes de l’Afrique par le biais d’une éducation de paix .


Buts :

° La paix et la sécurité sont préservées
Renforcer la gouvernance, la responsabilité et la transparence en tant que fondement d’une Afrique pacifique.

° Une Afrique stable et pacifique
Renforcer les mécanismes permettant de garantir la paix et la réconciliation à tous les niveaux, ainsi que de faire face aux nouvelles menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité en Afrique.

° Une APSA entièrement fonctionnelle et opérationnelle
Mettre en place des stratégies pour que le continent puisse financer ses besoins en matière de sécurité.

Aspiration 5: Une Afrique dotée d’une forte identité culturelle, d’un patrimoine commun, et de valeurs et d’éthique partagées


Le Panafricanisme et la communauté d’histoire, de destin, d’identité, d’héritages, de respect de la diversité religieuse et de conscience des peuples d’Afrique et de sa diaspora seront fortement ancrés.


Buts :

° La renaissance culturelle africaine est prééminente
Inculquer l’esprit du panafricanisme; exploiter le riche patrimoine et la culture de l’Afrique pour faire en sorte que les arts créatifs contribuent de manière significative à la croissance et à la transformation de l’Afrique; et la restauration et la préservation du patrimoine culturel de l’Afrique, y compris de ses langues.

Aspiration 6: Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucie du bien-être des enfants


Tous les citoyens africains seront activement impliqués dans tous les aspects de la prise de décisions. L’Afrique sera un continent inclusif où aucun enfant, aucune femme, aucun homme ne sera délaissé ou exclu sur la base du sexe, de l’appartenance politique, de la religion, de l’appartenance ethnique, de la localité, de l’âge ou de tout autre facteur:

° Pleine égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie
Renforcer le rôle des femmes africaines en garantissant l’égalité et la parité hommes-femmes dans tous les domaines de la vie (politique, économique et sociale); éliminer toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles. .

° Jeunes et enfants engagés et responsabilisés
Créer des opportunités pour la jeunesse africaine en vue de l’épanouissement personnel, de l’accès à la santé, de l’éducation et de l’emploi; assurer la sécurité des enfants africains et assurer le développement de la petite enfance.

Aspiration 7: Une Afrique qui agit en tant qu’acteur et partenaire fort, uni et influent sur la scène mondiale


L’Afrique émergera en tant qu’acteur et partenaire mondial fort, résistant, pacifique et influent, jouant un rôle important dans les affaires internationales.

Nous affirmons l’importance de l’unité et de la solidarité africaines face à l’ingérence extérieure persistante, y compris, aux tentatives menées pour diviser le continent, ainsi qu’aux pressions et aux sanctions indues imposées à certains pays:

° L’Afrique, partenaire majeur des affaires mondiales et de la coexistence pacifique
L’amélioration de la place de l’Afrique dans le système de gouvernance mondiale (Conseil de sécurité des Nations Unies, institutions financières, biens communs mondiaux tels que l’espace extra-atmosphérique).

° L’Afrique assume l’entière responsabilité du financement de son développement
Améliorer les partenariats de l’Afrique et les recentrer de manière plus stratégique pour répondre aux priorités de l’Afrique en matière de croissance et de transformation; et veiller à ce que le continent dispose des stratégies appropriées pour financer son propre développement et réduire la dépendance à l’aide.

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Le défi d’une patrimonialisation de la culture de la paix en Afrique

DESARMAMENT & SECURITE .

Extraits d’une annonce par Juste Joris Tindy-Poaty

ABSTRACT
Il s’agit d’un appel à contribution en vue de la publication d’un ouvrage collectif sur le thème de la patrimonialisation d’une culture de la paix en Afrique. Selon une approche pluridisciplinaire, ledit ouvrage a pour objectif d’explorer et de mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre. 


ANNOUNCEMENT
Argumentaire

. . . Selon une approche pluridisciplinaire, le présent projet d’ouvrage collectif ambitionne explorer et mettre en relief les différents processus par lesquels les sociétés africaines traditionnelles et contemporaines ont fait et font de la paix, et donc de la culture de la paix, un patrimoine à préserver et à transmettre.

Réflexions théoriques, recherches de terrain, études de cas et de bonnes pratiques, les contributions attendues seront rassemblées en deux parties : (i) Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix ; (ii) Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines.

I – Sources, fondements et ressources endogènes de la culture de la paix

Dans cette première partie, il s’agira de rassembler les contributions qui questionnent et mettent en relief non seulement les sources et les fondements endogènes de la culture de la paix, mais aussi les ressources par lesquelles les sociétés africaines ont su, tout au long des siècles, matérialiser la culture et la transmission, de générations en générations, de la disposition quasi innée de l’humain à l’entraide et à la sociabilité, d’une part ; mais aussi le sens d’une relation non-violente et de cohabitation pacifique et symbiotique de l’humain avec la nature, d’autre part. . .

Les axes qui constitueront cette première partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Culture de la paix : sources et fondements endogènes  

Inspiré par l’UNESCO, le concept de culture de la paix est défini, par les Nations unies, comme consistant « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société » (cf. Résolution 52/13 du 15 janvier 1998 de l’Assemblée générale de l’ONU).

En quoi ledit concept, ainsi défini, peut-il donner prise à un ancrage endogène dans les sociétés traditionnelles africaines ? Que peut-on entendre par « culture de la paix » dans le contexte spécifique des sociétés traditionnelles africaines ?

Axe 2 : Culture de la paix, patrimoines littéraires oraux et pratiques/usages/interdits sociaux

Les patrimoines littéraires oraux africains sont multiples et riches des contes, des épopées, des chants, des rituels, et des « genres brefs » ou parémies (proverbes, maximes, sentences, etc.). Tous ces éléments constitutifs des patrimoines littéraires africains, qui relèvent de l’art de la parole, de l’« art verbal oral » (Ursula Baumgardt), sont des véhicules de nos cultures, et en même temps de la conception que ces dernières se font du vivre-ensemble et de la paix. Quels sont les éléments des littératures orales et quels sont les pratiques, les usages et les interdits sociaux qui, au quotidien, participaient et participent encore, dans ces sociétés traditionnelles et contemporaines, à la prévention des comportements antisociaux, à la transmission d’une culture prosociale et à la promotion d’un meilleur vivre-ensemble en paix ?

Axe 3 : Culture de la paix et mécanismes endogènes de transformation de conflits

Quels sont les mécanismes pensés et mis en branle dans nos sociétés traditionnelles pour la résolution des conflits et la prévention des violences, pour la transformation des conflits ? Et lorsque la violence était inévitable, comment est-ce que dans nos sociétés traditionnelles on œuvrait à la restauration de la paix ? Quels étaient les objets symboliques, les chants, les danses ou rituels de prévention des conflits, de réconciliation et de restauration de la paix ?

Axe 4 : Culture de la paix et écologie traditionnelle ou ethnoécologie

La culture de la paix incluant des relations harmonieuses entre les humains et leur environnement naturel, quels sont les savoirs et pratiques, relevant de l’« écologie traditionnelle » ou de l’« ethnoécologie » (p. Mouguiama-Daouda et A. Moussirou Mouyama, 2020), par lesquels nos sociétés traditionnelles œuvraient à la préservation de la biodiversité et à la protection de la nature ? Ces savoirs et pratiques peuvent-elles encore aujourd’hui contribuer à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique ?

Axe 5 : Institutions et acteurs dépositaires des ressources endogènes de la culture de la paix/

La paix étant un patrimoine immatériel et matériel, quels étaient les institutions et les acteurs, dans nos sociétés traditionnelles, chargés de la sauvegarde, de la préservation et de la transmission de la culture de la paix ? Quels étaient la place et le rôle des femmes, gardiennes des traditions, dans la sauvegarde, la préservation et la transmission de la culture de la paix dans l’Afrique traditionnelle ?

II – Impacts des influences externes, hybridations et résilience des pratiques endogènes, défis et enjeux de la culture de la paix dans les sociétés africaines contemporaines

Considérant l’impact, entre autres, de la colonisation, il n’y a plus de sociétés traditionnelles africaines, stricto sensu. Héritières des sociétés traditionnelles, les sociétés africaines contemporaines se sont construites et se construisent avec de nombreux apports exogènes, tels que les religions importées (à l’instar de l’Islam, du Christianisme…). Force est de constater, en conséquence, que « les identités africaines actuelles se forgent [dorénavant] à l’interface du cosmopolitisme et des valeurs d’autochtonie » . . .

Les axes qui constitueront cette seconde partie de l’ouvrage sont les suivants :

Axe 1 : Mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et influences exogènes

Quelles efficacité et légitimé des mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix (tels que la palabre, la médiation par les anciens, les rituels de réconciliation, systèmes de chefferie, etc.) dans les contextes précoloniaux et postcoloniaux ? Quel est l’impact des modèles exogènes sur ces mécanismes et pratiques endogènes ? Cet impact aboutit-il à l’intégration desdits mécanismes et pratiques endogènes dans les systèmes judiciaires formels ? Comment coexistent les mécanismes et pratiques endogènes de la culture de la paix et les modèles exogènes ? Mécanismes et pratiques endogènes et modèles exogènes se complètent-ils ou faut-il choisir entre eux ? Assistons-nous à des mécanismes et pratiques résilients ou à la création des mécanismes et pratiques hybrides de transformation des conflits ?

Axe 2 : Culture de la paix et enjeux de la justice transitionnelle et de la réconciliation

. . . A quelles conditions cette justice transitionnelle peut-elle être un mécanisme efficace et légitime de restauration du vivre-ensemble et de construction d’une paix durable ? Au titre des cas pratiques, comment ledit mécanisme a-t-il et peut-il concilier l’opposition entre justice formelle et justice réparatrice et répondre au défi de l’impunité ? Quelle est le rôle de la mémoire collective et des commissions « Vérité et Réconciliation » dans la guérison collective et la prévention des conflits et des violences futurs ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Questions pour cet article:

Can a culture of peace be achieved in Africa through local indigenous training and participation?

(. . suite)

Axe 3 : Culture de la paix et défi démocratique

. . . . Conçue en son essence comme moyen de résolution pacifique des conflits, la démocratie serait-elle condamnée, en Afrique, à instaurer une culture de la violence et de l’instabilité politiques ? Quelles solutions, en Afrique, pour des mécanismes et des systèmes électoraux efficaces et légitimes ? Comment enclencher, en Afrique, des processus de démocratisa¬tion visant véritablement la consolidation de la stabilité politique et l’instauration durable d’une culture de la paix ? Quels systèmes alternatifs, à la démocratie pluraliste, pour mettre fin à la culture de la violence et de l’instabilité politiques en Afrique ?

Axe 4 : Culture de la paix, politiques publiques et développement

. . . Evoquer la bonne gouvernance en tant que « compétence […] à élaborer efficacement des politiques et à assurer leur mise en œuvre et la prestation de services », c’est évoquer indubitablement la problématique de la fabrique des politiques publiques en vue du développement. Quelle place les différents écosystèmes politique et institutionnel réservent-ils à la problématique de l’élaboration et de l’évaluation des politiques publiques ? La fabrique des politiques publiques efficaces est-elle une priorité des agendas nationaux de développement et une culture partagée ? Est-ce que la science et ses praticiens bénéficient, dans tous les Etats africains, d’une reconnaissance publique de leur légitimité à contribuer à la prise de décisions politiques ? Quelle est la part de la recherche scientifique publique endogène dans la fabrique des politiques publiques ? Existe-t-il, dans chacun des Etats africains, un « écosystème de la science pour l’éclairage des politiques publiques » en vue de du développement et de la paix durables ? Le développement et la paix durables sont-ils, dans les Etats africains, des objectifs fondés sur la construction préalable d’une vision de long terme et de la mise en œuvre de politiques publiques cohérentes et harmonisées ?

Axe 5 : Culture de la paix, statut et rôle des jeunes et des femmes

Avec une proportion de 60 % des jeunes dans la population, en 2020, l’Afrique se classait déjà comme le continent le plus jeune au monde et le restera jusqu’en 2070, au moins (AFD, 2020, p. 16). Cette démographie juvénile pose certes des problèmes en termes de besoins sociaux à satisfaire, mais elle est également potentiellement un levier de transformation et de développement. Levier potentiel de transformation et de développement, les femmes, en Afrique, le sont également. Quel est le statut des jeunes et des femmes et quel rôle jouent-ils, d’ores et déjà, en Afrique pour contribuer à la promotion et la construction d’une culture de la paix (en son acception large : prévention et gestion des conflits et des violences, lutte contre le changement climatique, création d’entreprises et d’emplois…) ? Comment est-ce que l’Afrique s’approprie et met en œuvre les résolutions onusiennes 1325 relative au droit des femmes, à la paix et à la sécurité et 2250 relative à la jeunesse, à la paix et à la sécurité ? Concernant particulièrement les droits des femmes et des filles, peut-on réellement parler de paix et de développement sans une concrétisation, sinon des avancées significatives, en matière d’égalité des sexes ? Où en sont les Etats africains avec la mise en œuvre de l’ODD 5 (Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles) ?

Axe 6 : Culture de la paix, santé mentale et bien-être des individus

Avant d’évoquer des relations pacifiées avec les autres humains ou son environnement naturel, la culture de la paix, c’est tout d’abord et avant tout la paix avec soi-même. Etre en paix avec soi-même, ce serait notamment être en bonne santé mentale, c’est-à-dire être dans « un état de bien-être dans lequel [on] peut se réaliser, faire face au stress normal de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté » (OMS, 2022, p. 2). Avec, selon l’OMS, « environ une personne sur huit dans le monde [vivant] avec un trouble mental » (2022), la santé mentale est un sujet de préoccupation mondiale. L’anxiété et la dépression, troubles les plus courants de santé mentale, représenteraient la deuxième cause d’invalidité à long terme. Quelle est la situation de la santé mentale et du bien-être des individus en Afrique, en milieu familial (pour les enfants et les parents), en milieu scolaire et universitaire (pour les élèves et les étudiants) ou en milieu de travail, pour tout actif ? Quels sont les défis majeurs, les conséquences et les impacts pour les individus et les sociétés de la santé mentale en Afrique ? Quelles sont les pistes de solutions pour un bien-être mental optimal des individus en vue des communautés pacifiées ?

Axe 7 : Culture de la paix, éducation, culture, sport et médias

Si « la paix ça s’apprend » (T. D’Ansembourg et D. Van Reybrouck, 2016), quelle est la part que les systèmes éducatifs des sociétés africaines contemporaines réservent-ils à l’éducation à la culture de la paix, entre legs endogène et apports exogènes ? Comment la culture de la paix est-elle ou peut-elle être enseignée ou transmise aux jeunes générations, en milieu formel et/ou en milieu informel ? Existent-ils des programmes éducatifs ou des initiatives communautaires en la matière ? Comment impliquer la culture, le sport et les médias dans cette exigence d’éducation à la culture de la paix, en Afrique ?

Modalités de contribution

Les propositions de contribution en français se feront aux adresses suivantes : jjtindypoaty@yahoo.fr ; jrdoutsona@yahoo.fr ; bbdndombi@gmail.com ; celestineboupo2@yahoo.fr ; nzamickaledamien@gmail.com avant le 31 mars 2026;

Soumises sous forme de résumé (en français et en anglais) n’excédant pas 300 mots avec 5 mots-clés au maximum, les propositions des contributions seront instruites par le Comité de coordination et de rédaction et les réponses notifiées aux contributeurs conformément au calendrier, ci-dessous.

Quant aux textes définitifs des contributions, ils seront instruits par le Comité scientifique et de lecture.

La proposition de contribution doit indiquer la partie et l’axe y relatifs.

Normes de présentation des contributions

Chaque contribution devra respecter la structuration d’un article scientifique et être rédigée en taille 12, interligne 1.5 (Times New Roman) pour le texte et en taille 10 (Times New Roman) pour les notes infrapaginales. Le texte complet de la contribution ne devra pas dépasser 20 pages (y compris la bibliographie).

Les titres des sections du texte devront être numérotés de la façon suivante :

1. Premier niveau, premier titre (Times 12 gras)

1.1. Deuxième niveau (Times 12 gras italique)

1.2.1. Troisième niveau (Times 11 gras, italique)

En dessous du titre de la contribution, prière de mentionner l’identité de son auteur : prénom(s), nom(s), entité d’appartenance, ville, pays, adresse courriel.

Les références doivent être présentées selon le modèle APA.

Chaque contribution doit être accompagnée d’une biobibliographie de 200 mots maximum.

Lancement de l’appel à contributions : 10 novembre 2025

Date limite de soumission du résumé de la proposition de contribution : 31 mars 2026

Date limite de la notification d’acceptation de la proposition de contribution : 31 mai 2026

Date limite de soumission du texte définitif de la contribution : 31 juillet 2026

Parution de l’ouvrage : Décembre 2026

Comité de coordination et de rédaction

Coordinateur général : Docteur Juste Joris TINDY-POATY (Maître-assistant de Philosophie, Ecole Normale Supérieure/Gabon ; adresse courriel : jjtindypoaty@yahoo.fr ; tél. : 00 (241) 74 24 44 80)

(Note de la rédaction: Pour les membres de la Comité de coordination et de la Comité scientifique et de la lecture, et pour la bibliographie, consultez l’originale ici.

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Niger: Les leaders traditionnels de Maradi outillés dans la promotion des droits de la femme et de l’enfant

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article par Abdourahamane Salifou del Agence Nigérienne de Presse

Le Gouverneur de la Région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou a procédé, ce mercredi 20 Août 2025, à l’ouverture de l’atelier d’orientation des leaders traditionnels dans le cadre de l’initiative « Sultanats et Cantons Amis des Enfants », portée par l’Unicef.

Durant cette session de renforcement des capacités des chefs traditionnels, gardiens des valeurs ancestrales, plusieurs thématiques entrant dans le cadre du bien-être des enfants, des femmes et des familles seront développées.

Il s’agit, entre autres, de la vaccination et l’utilisation précoce des services de santé pour les maladies de l’enfant ; l’accouchement assisté par un personnel qualifié ; l’allaitement maternel exclusif et la bonnes nutrition des enfants ; la protection de la jeune fille contre les abus et le mariage précoce ; l’hygiène environnementale et l’assainissement ; la gestion des conflits communautaires par la culture de la paix et la cohésion sociale et l’implication de la jeunesse dans le développement de la communauté.

Dans ses propos préliminaires, le chef de Bureau de Zone Maradi-Zinder de l’Unicef, Dr Cyriaque SOBTAFO a reconnu que le rôle des leaders traditionnels est essentiel et a été toujours déterminant dans la vie des communautés. « Car, a-t-il dit, vous êtes les premiers interlocuteurs des populations, les médiateurs des conflits, les promoteurs de la paix et les relais naturels entre les institutions et citoyens ».

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Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

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Il a rappelé que l’UNICEF entretient un partenariat historique avec la chefferie au Niger, un partenariat qui a connu beaucoup de succès et a permis l’adhésion des populations aux campagnes précédentes, notamment la lutte contre la poliomyélite, la prévention des mariages précoces, la scolarisation des enfants.

Concernant les thématiques retenues pour cet atelier, le chef de Bureau de Zone Maradi-Zinder de l’Unicef estime que ce ne sont pas de simples sujets de discussion, mais elles sont au cœur de la vie quotidienne des communautés.

Dr Cyriaque SOBTAFO a enfin encouragé les chefs traditionnels à redoubler les efforts car, a-t-il souligné, « votre voix porte, votre exemple inspire ».

Le Gouverneur de la région de Maradi, dans son discours d’ouverture de ces travaux, a indiqué que la principale préoccupation des plus hautes autorités du Niger, au premier rang desquelles SE le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat et SE Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre, Ministre de l’Economie et des Finances, est la promotion du développement socio-économique des populations à travers les efforts sur fonds propres de l’Etat et l’appui des partenaires techniques et financiers.

« C’est pourquoi, a-t-il dit à l’endroit des chefs traditionnels, cette rencontre est d’une importance capitale car elle vise à renforcer vos capacités en matière de plaidoyer, de mobilisation et d’engagement des communautés pour contribuer à la valorisation des normes sociales et comportements positifs en faveur des droits de l’enfant dans notre région, gage d’un développement harmonieux équilibré et durable de nos vaillantes populations ».

Il a soutenu que les objectifs assignés à cette rencontre et les foras cantonaux qui seront bientôt animés par les honorables chefs de canton à l’endroit de leurs communautés s’alignent parfaitement avec les orientations de la Politique Nationale de la Refondation et s’inscrivent dans la mission portée collectivement dans la région par les plus hautes autorités.

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Burkina : La Ve édition des « Ambassadeurs de Paix Awards » aura lieu le 1er août 2025, ornée d’une série d’activités

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE …

Un article de Le Faso

La Ve édition des « Ambassadeurs de Paix Awards » (APA), événement qui vise à magnifier les personnes physiques et morales œuvrant en faveur de la promotion de la paix, du patriotisme et de la cohésion sociale au Burkina, se tiendra le 1er août 2025 à Ouagadougou sous le thème : « 5 ans des APA : quel bilan ? ». Pour cette édition, outre la remise des récompenses, des activités visant à accompagner des initiatives nationales sont prévues. C’est ce qu’ont annoncé les responsables du Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP), porteur des APA, le mardi 8 juillet 2025 à Ouagadougou, à travers une conférence de presse dédiée à l’évènement.

C’est le pavillon « Soleil Levant » du SIAO qui est retenu pour la cérémonie de récompenses, le 1er août 2025 à partir de 20h. L’évènement sera retransmis également en direct sur la télévision nationale du Burkina.

Cette édition permettra donc de porter un regard-bilan sur les cinq années d’existence des APA, à travers un état des lieux des actions menées, les succès engrangés, les défis à relever pour améliorer les éditions à venir. Il s’agira aussi, poursuivent les conférenciers, de réaffirmer l’engagement à œuvrer pour un avenir pacifique, un avenir où l’amour de la patrie et le respect des valeurs citoyennes guideront toujours les actions.

Pour cette cinquième édition, les responsables ont concocté plusieurs activités étalées sur des jours. Ainsi, dès le 31 juillet se tiendra un panel pour faire le bilan des éditions passées et projeter les perspectives. “Ce sera également un moment d’échanges entre acteurs engagés dans la promotion de la paix, partager leurs expériences et analyser les répercussions des différentes thématiques qui ont été abordées au cours des éditions précédentes. Cet événement sera un grand moment de célébration, mais aussi de réflexion collective, car il nous permettra de poser les bases d’une vision commune pour la paix et le développement durable de notre pays”, peut-on retenir de la déclaration liminaire lue par le président du comité d’organisation, Paul-Marie Zoma, par ailleurs vice-président du MPAP.

Le panel réunira également les acteurs institutionnels, des lauréats des précédentes éditions, des spécialistes de la paix ainsi que des partenaires techniques, etc.
La soirée sera, elle, marquée par la remise des trophées et des attestations. Elle servira également de cadre pour le lancement d’un appel à contributions pour constituer une cagnotte au profit de l’initiative présidentielle « Faso Mêbo ».

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The new military governments in Africa: Are they promoting a culture of peace?

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“Pour la participation au Gala, il est demandé une contribution de 25 000 FCFA par personne ou 250 000 FCFA pour une table complète de 10. Une soirée des partenaires et des ambassadeurs de paix le 02 août à partir de 18h. En amont de toutes ces activités, le MPAP envisage une visite au siège de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, pour saluer et encourager tous ceux qui s’investissent dans la réussite et l’aboutissement de cette initiative”, ont déroulé les conférenciers, ajoutant que les partenaires verront la participation également des lauréats de toutes les éditions des APA.

Les récompenses sont, elles, organisées en catégories de trophées. Le « Grand APA » qui récompense une personne physique ou morale qui s’est investie dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, et qui a fortement impacté sa communauté par des actions de paix, de rassemblement, des actions sociales (prise en charge de personnes vulnérables par exemple), etc.
La deuxième catégorie est l’ « APA du Patriotisme » qui récompense une personne physique ou morale qui, par ses actions quotidiennes, montre un attachement à la patrie, se manifestant par la volonté de la défendre et la promouvoir en posant des actes dans ce sens.

L’ « APA du Leadership », elle, récompense une personne physique ou morale qui a une influence positive sur sa communauté. L’ « APA de l’Engagement en faveur de la cohésion sociale et du vivre-ensemble » récompense une personne physique ou morale qui s’investit dans la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble par des actions, des initiatives très concrètes dans sa communauté.

L’ « APA de l’Intégration » qui récompense une personne physique ou morale, expatriée résident au Burkina et menant des actions et des activités en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Cette personne est bien intégrée et contribue aux actions de développement dans son pays d’accueil, le Burkina. Aussi favorise-t-elle des actions d’intégration politique et socio-culturelle.

L’ « APA de l’AES » qui récompense une personne physique ou morale de l’espace AES (Mali-Burkina-Niger) qui s’investit dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble et qui promeut les principes et valeurs qui fondent l’AES (Alliance des États du Sahel).

L’ « APA d’Honneur » qui récompense une personne physique ou morale qui s’investit dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble et qui soutient les actions du MPAP.


En complément de ces distinctions, des attestations de reconnaissance seront remises à des acteurs et institutions pour saluer leur engagement constant et leur soutien dans les actions de promotion de la paix au Burkina Faso, font-ils savoir.

La Vè édition des Ambassadeurs de Paix Awards est placée sous le patronage de sa Majesté Bifaté II, chef de canton de Gaoua et le co-parrainage du président-directeur général de Sofao Groupe SARL, Hamadé Ouédraogo, par ailleurs président du conseil régional du patronat du Centre ; du président-directeur général du groupe Fortuna, Roch Donation Nagalo, Ve vice-président chargé des organisations professionnelles et faîtières de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et du président-directeur général de Socodifa International, Abdoul Fatao Ouédraogo.

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Niger: Agadez mobilise ses chefs traditionnels pour la paix

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE …

Un article de Journal du Niger

Dans l’amphithéâtre vibrant de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) d’Agadez, une initiative majeure a vu le jour le jeudi 10 juillet 2025. Sous la présidence du Général de Division Ibra Boulama Issa, gouverneur de la région, un atelier stratégique sur le rôle des chefs traditionnels dans la promotion de la paix, la sécurité et la cohésion sociale a été lancé avec éclat. Réunissant les leaders coutumiers, les préfets, les administrateurs communaux et des figures éminentes comme le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, cette rencontre marque un tournant dans la mobilisation des autorités traditionnelles pour bâtir un Niger plus uni et résilient.

Agadez : les chefs traditionnels, piliers de la paix et de la stabilité au Niger 

Devant un parterre de dignitaires, incluant le président du Bureau Régional de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger, le Général Boulama Issa a donné le ton d’une journée placée sous le signe de l’engagement collectif. En effet, cet atelier, initié par le gouvernorat, vise à doter les chefs traditionnels d’Agadez des outils nécessaires pour jouer un rôle central dans la culture de la paix, le renforcement de la sécurité, la cohésion sociale et la gestion non violente des conflits. Dans une région confrontée à des défis complexes – insécurité, tensions communautaires et activités illicites comme l’orpaillage – cette formation incarne une ambition audacieuse : faire des leaders coutumiers des acteurs clés de la refondation de la République.

Par ailleurs, le gouverneur, dans un discours empreint de conviction, a souligné l’importance de ces figures traditionnelles dans le tissu social nigérien. « Vous êtes les gardiens de nos valeurs, les relais de nos communautés. Votre rôle est essentiel pour promouvoir la paix et soutenir les efforts des autorités dans un contexte où la cohésion est notre plus grande force », a-t-il déclaré, selon des participants. Cette vision place les chefs traditionnels au cœur d’une stratégie visant à ancrer la gouvernance locale dans les réalités culturelles et sociales de la région.

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Question for this article:

The new military governments in Africa: Are they promoting a culture of peace?

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Formation stratégique : quand la sagesse ancestrale rencontre les défis modernes
 
L’atelier, conçu comme un espace d’échange et de formation, a abordé des thématiques cruciales. Les participants ont exploré des stratégies pour prévenir les conflits intercommunautaires, encourager la collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et promouvoir aussi  le dialogue comme alternative à la violence. Dans une région comme Agadez, carrefour stratégique du Sahel, où les tensions liées aux migrations, au banditisme et aux groupes armés restent prégnantes, ces compétences sont vitales.

La présence du Sultan de l’Aïr, figure respectée et symbole de l’autorité traditionnelle, a conféré une légitimité particulière à l’événement. Aux côtés des préfets des départements et des administrateurs délégués des communes, il a incarné l’union entre tradition et modernité, un équilibre essentiel pour répondre aux défis contemporains. Les discussions ont également mis en lumière le rôle des chefs traditionnels dans la collecte de renseignements et la sensibilisation des communautés, renforçant leur position de pont entre les citoyens et les institutions.

Agadez : une réponse régionale aux enjeux de sécurité et de cohésion
 
Cet atelier s’inscrit dans une série d’initiatives entreprises par le gouvernorat pour consolider la stabilité à Agadez. Ainsi, après la rencontre d’Injitan le 9 juillet, où le Général Boulama Issa a dialogué avec la communauté Ihagaran sur des enjeux similaires, cette formation élargit la portée de l’engagement régional. En équipant les chefs traditionnels de nouvelles compétences, les autorités visent à créer un réseau de leaders capables de désamorcer les tensions et de promouvoir un vivre-ensemble harmonieux, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

Les participants ont également abordé des problématiques pratiques, comme l’accès limité aux réseaux de communication dans certaines zones rurales, un obstacle à la coordination des efforts de paix. En réponse, le gouverneur a promis d’explorer des solutions pour renforcer l’infrastructure numérique, essentielle à la sécurité et au développement.
 
L’avenir du Niger : un pays uni par la sagesse traditionnelle et l’engagement moderne
 
En somme, l’atelier d’Agadez résonne comme un appel à l’unité et à l’action. En plaçant les chefs traditionnels au cœur de la refondation nationale, le Général Boulama Issa et son équipe envoient un message fort : la paix et la cohésion sociale sont l’affaire de tous. Dans une région où la tradition est une force vive, cet événement marque une étape décisive pour transformer les défis en opportunités.

Les échos de la MJC résonnent désormais à travers Agadez. Nouvellement outillés, les leaders coutumiers s’apprêtent à devenir les artisans d’un Niger plus pacifique. Avec le soutien du Sultan de l’Aïr et des autorités régionales, ils incarnent aussi l’espoir d’une société où la sagesse ancestrale et l’engagement moderne convergent pour bâtir un avenir stable et prospère.

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Violences faites aux femmes : L’Afrique de l’Ouest à l’heure des choix décisifs

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Burkina 24

L’adoption en février dernier de la Convention de l’Union Africaine sur l’Élimination de la Violence à l’égard des Femmes et des Filles a été saluée comme une étape majeure pour les droits des femmes sur le continent.

Pourtant, Alliance Droits et Santé, un collectif régional engagé dans la défense des droits humains et de la santé des femmes, alerte : cette avancée risque de rester symbolique sans une mise en œuvre rapide, efficace et financée.

L’organisation interpelle particulièrement les gouvernements du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal (membres de l’alliance)  ainsi que l’ensemble des pays africains, les incitant à traduire cet engagement continental en actions nationales concrètes.

« Chaque jour de retard expose davantage de femmes et de filles à des violences inacceptables. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action », martèle l’Alliance.

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Pregunta(s) relacionada(s) al artículo

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

What role should men play to stop violence against women?

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Afin d’éviter que la Convention ne reste lettre morte, l’organisation formule trois recommandations stratégiques à l’attention des décideurs politiques et des acteurs de la société civile :

1. Renforcement des cadres juridiques et de la protection des survivantes : Il s’agit d’harmoniser les lois nationales avec les standards régionaux et internationaux, de criminaliser toutes les formes de violences basées sur le genre (VBG), et de garantir un accès simplifié et sécurisé à la justice.

2. Financement pérenne de la lutte contre les VBG : Alliance Droits et Santé appelle à l’allocation de budgets nationaux pluriannuels, à l’implication du secteur privé africain à travers la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), ainsi qu’à la création de fonds dédiés, transparents et rigoureusement suivis.

3. Coordination renforcée et partage de données : La mise en place de mécanismes de coopération inter-acteurs, la digitalisation des données, le renforcement des centres spécialisés et la formation des professionnels de terrain sont essentiels pour assurer une réponse cohérente et efficace.

L’organisation insiste sur la nécessité de construire une réponse collective. Gouvernements, partenaires techniques et financiers, mouvements féministes, société civile et secteur privé doivent travailler main dans la main pour garantir à chaque femme et chaque fille une vie libre, sûre et digne.

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Lettre du Mali : un appel à la paix

DESARMAMENT & SECURITE .

CPNN a reçu la copie suivante d’une lettre du Mali adressée au Secrétaire général de l’ONU. Elle fournit des détails sur le rapport de Human Rights Watch sur les atrocités commises par le gouvernement malien et les mercenaires sur des civils innocents.

En publiant cette lettre, nous espérons qu’elle sera lue par certains membres du gouvernement militaire du Mali et qu’ils suivront l’exemple des gouvernements militaires du Burkina Faso et du Niger voisins et se tourneront vers le dialogue plutôt que vers la force militaire pour faire face aux conflits dans leur pays. La logique du dialogue est clairement expliquée par le Général Djibril Bassole.


La logique du dialogue expliquée par le général Djibril Bassole

Lettre ouverte au Secrétaire de l’organisation des nations Unies, 
New York, Etats Unis d’Amérique.`


J’irais directement aux faits pour économiser du temps qui semble manquer aux dirigeants d’un monde qui est en train de perdre tous ses repères.


Dans la journée du 2 janvier 2025, un Pick up de marque Toyota allant de Niono (Mali) à Mberra (camp de refugiés maliens en Mauritanie) avec à bord une dizaine de civils dont une majorité de femmes et d’enfants a disparu sur une route nationale fréquentée par l’armée maliennes et ses supplétifs de Wagner. Pendant toute une nuit et une journée les parents des disparus ont cherché en vain des nouvelles.


La macabre découverte de leurs corps calcinés et hâtivement enterrés sous des branchages et des cailloux a sonné le point de départ d’une tragédie sans précédent depuis que les FAMA et les assassins de Wagner sèment la terreur dans tout le nord du Mali de Abeibara (région de Kidal) à l’Est à la frontière mauritanienne à l’Ouest.


Le véhicule a été détourné de son itinéraire, le temps d’identifier les voyageurs et ensuite de les exécuter sommairement après avoir violé les femmes dont une, était en état de grosse de près de 6 mois. Les corps furent retrouvées entre la localité de Fatissouyou et Dioura au centre du Mali.

C’est bien là la signature des soudards de la junte malienne et de leurs compères assassins de Wagner contrairement aux jihadistes opérant au Mali, lesquels n’enlèvent jamais les enfants et les femmes, encore moins les exécuter.

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Question for this article:

Islamic extremism, how should it be opposed?

The new military governments in Africa: Are they promoting a culture of peace?

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Monsieur le SG, il est plus que temps que l’institution que vous dirigez brise son silence assourdissant sur la tragédie et les drames quotidiens que vivent les populations (Touaregs, maures et peuls) dans ces zones y compris à la frontière mauritanienne dont des mauritaniens depuis 2022.

Les Touaregs qui ont été assassinés ne sont ni terroristes, ni narcotrafiquants, ni rebelles. Le jeune humanitaire qui a été assassiné avec son fils (2, 8 mois) est le cousin germain de l’illustre chef général des Kel Ansar affiliés au Mali et le plus grand défenseur de l’armée malienne et du putschiste Goita, son épouse portant son second fils dans son ventre est la fille d’un colonel major de la gendarmerie malienne bien introduit dans le sérail militaire et sécuritaire malien.

L’un des jeunes assassiné est le fils d’un important officier de douanes compagnons de première heure des putschistes. Les 10 personnes assassinées appartiennent au groupe kel ansar ou en sont des affiliés. Il s’agit bien entendu d’un ciblage non seulement touareg mais aussi kel ansar, une tribu qui a toujours servi l’Etat malien, qui ne s’est jamais rebellé et a toujours refusé de succomber aux sirènes fondamentalistes. Cette marque de patriotisme n’a jamais cessé d’inquiéter et de paraitre suspecte aux yeux de l’Etat malien depuis son indépendance.

Ce qui se passe au Mali, en particulier, au nord et au centre, relève du génocide et du crime contre l’humanité. La vie humaine à Gaza ou en Ukraine est elle plus valeureuse, précieuse que celle dans l’Azawad, au Macina et sur le fil de la frontière mauritanienne ? La prise de parole et les dénonciations de la plus haute autorité de la communauté internationale, que vous êtes, ne sont-elles réservées qu’aux personnes victimes d’Israël ou de Poutine ?

Parlez et réconfortez les faibles pas seulement en Palestine ou en Ukraine but around the World.

Le Mali n’est pas un Etat fréquentable, il est condamnable ; ayez le courage de le condamner et d’envisager de le traduire devant les juridictions internationales que les nations Unies ont mis en place.

Le Mali est un Etat failli et criminel mais il continue de recevoir les appuis et les soutiens de plusieurs pays occidentaux. Faute de sanctions et de suppression des appuis, les peuples et communautés qui subissent la géhenne des colonels félons au pouvoir à Bamako, considèreront tous ces soutiens comme une complicité.

Arrêtez la folie d’une poignée de colonels félons et de leurs relais, avant que le pire ne se produise dans la sous région sahélienne. Monsieur le SG ce serait bientôt une question de menace à la paix et à la sécurité internationale (Chapitre 7 UN statement).

Vous devriez m’en faire pardon, entre choc et tragédie, je n’ai pas le cœur aux formules de courtoisies, ce qui ne signifie pas que je n’ai pas le plus grand égard à votre personne et à votre titre. 



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République Démocratique du Congo: Au moins 450 enfants orphelins initiés à la culture de la paix et à la cohabitation pacifique à Bogoro

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article de Radio Okapi

Environ 450 enfants orphelins issus de quatre communautés tribales de l’Ituri sont initiés à la culture de la paix et de cohabitation pacifique, dans le cadre d’une retraite de deux jours, organisée depuis le lundi 30 décembre par l’ONG Bacone Of Hope à Bogoro.

Selon le coordonnateur de cette ONG, Arali Bagamba, l’objectif de cette activité est de combattre la haine tribale qui est souvent à l’origine de cycles des violences dans cette province.


Ces enfants orphelins issus de communautés Lendu, Bindi, Hema et Bira sont venus des localités comme Kavelega, Kotoni, Bogoro, Lakpa accompagnés de notables et leaders religieux de leurs entités respectives.

Ils apprennent des notions sur le vivre ensemble, la culture de la paix et de la non-violence.

Pendant ces deux jours de retraite, ils mangent, jouent et dorment ensemble pour renforcer le sentiment de fraternité malgré leurs différences culturelles.

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(cliquez ici pour une version anglaise.

Questions pour cet article:

 
What is the best way to teach peace to children?

Can a culture of peace be achieved in Africa through local indigenous training and participation?

Can you add to this analysis of the Democratic Republic of the Congo?

(. . suite)

Pour le coordonnateur de l’ONG Bacone Of Hope, cette formation va briser la haine tribale transmise d’une génération à une autre, laquelle est à l’origine des cycles des violences en Ituri.

 D’autres rencontres sur la culture de la paix et de cohabitation pacifique impliquant des jeunes et des élèves de ces différentes communautés ont été organisées il y a quelques mois par cette même organisation.

Lire aussi sur radiookapi.net: 

Djugu : 7 communautés ethniques s’engagent à mettre fin à leurs différends pour promouvoir la paix

L’Eglise du Christ au Congo appelle la population à s’investir pour la paix en Ituri

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