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France: Lutte pour la Liberté de Manifester

DROITS DE L’HOMME .

Une communiqué de presse du CGT (Confédération générale du travail)

Emmanuel Macron a déclaré « il n’est pas recommandé de manifester », 800 000 personnes lui ont répondu !

PUBLIÉ LE 24 OCT. 2026

Ce 24 octobre, ce sont,  selon notre recensement à 17h30, près de 800 000 jeunes, de travailleurs et travailleuses et de retraité.es  qui se sont mobilisés contre la vie chère et pour exiger des conditions d’étude dignes.

Emmanuel Macron s’était pourtant permis de déclarer « ce qui est recommandé c’est de ne pas manifester », et d’organiser avec son gouvernement un arsenal répressif sans précédent : des dizaines de manifestations ont été interdites, y compris dans des endroits où la CGT et les organisations syndicales avaient déposé des parcours. Dans les autres villes, comme à Paris, les parcours, pourtant validés ont été modifiés à plusieurs reprises et au dernier moment empêchant l’organisation sérieuse des manifestations.


Cliquez sur l’image pour voir une vidéo de la manifestation à Paris, tirée de facebook

Encore une fois, des manifestant.es ont été retenus, gazés, entravés, placés en garde à vue. Malgré cette stratégie du chaos, malgré les multiples provocations du gouvernement, malgré les discours faisant passer les manifestant-es pour des voyous, les mobilisations ont été pacifiques, festives et déterminées. 
(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version en anglais de cet article.)

Question for this article:

(. . . suite)

Le message d’aujourd’hui est clair : aucune répression, aucune interdiction de manifester n’arrêtera la mobilisation. La colère est immense, la détermination encore plus. Le gouvernement et le patronat doivent d’urgence répondre aux revendications sociales. 

La CGT salue encore une fois l’engagement exemplaire de ses militants et militantes, notamment de ses unions départementales, qui se sont mobilisés pour organiser les parcours, sécuriser les cortèges et garantir la liberté de manifester. Alors qu’Emmanuel Macron avait décidé que les syndicats appartenaient au passé, l’actualité confirme à quel point il est indispensable que les travailleurs et les travailleuses se syndiquent. C’est parce que la CGT et les organisations syndicales existent que le gouvernement a été obligé de reculer et de respecter la liberté de manifester.

C’est maintenant la grève qui doit prendre le relais. Ne laissons pas le patronat tranquille! C’est lui le responsable de la vie chère et de l’austérité! Avec l’intersyndicale, la CGT appelle à une grande journée de grève et de manifestation le 5 novembre prochain. La CGT appelle l’ensemble des travailleurs et travailleuses à se réunir en assemblées générales sur leurs lieux de travail pour définir leurs revendications et organiser la grève. 

À Orléans, près de 30 000 personnes ont manifesté pour rappeler que le Rassemblement National ne sera jamais un parti comme les autres. C’est un danger mortel pour notre démocratie, notre République et pour les travailleurs et les travailleuses.

Les idées de l’extrême droite, le racisme et l’antisémitisme tuent. Hier, un attentat raciste a endeuillé notre pays. La CGT adresse toutes ses condoléances et sa solidarité aux victimes, à leur famille et aux habitant-s de Trappes et de La Verrière. L’émotion est immense. Elle ne fait que renforcer notre détermination à lutter contre l’extrême droite et ses idées. 

La CGT appelle à continuer de faire grandir la mobilisation sociale jusqu’à satisfaction des revendications. 

(Note de la rédaction : ceci s’inscrit dans la vague de manifestations qui traverse l’Europe, telle qu’évoquée la semaine dernière sur CPNN.)

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Professeure Ada Aharoni : une vision singulière de la Paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Pressenza

ENTRETIEN AVEC LA PROFESSEURE ADA AHARONI, Fondatrice et présidente d’IFLAC World Peace – Haïfa, Israël

Propos recueillis par Ariel Français, Pierrick Hamon, Jean-Claude Mairal et Stefania Scarponi.I-Dialogos : Professeure Ada Aharoni, vous êtes née au Caire, dans une famille juive qui a quitté l’Égypte pour la France avant votre arrivée en Israël. Comment cette histoire personnelle, entre plusieurs pays, langues et cultures, a-t-elle nourri votre engagement en faveur de la paix ?

Ada Aharoni : Je suis née au Caire et j’ai grandi dans un monde multiculturel. Lorsque les Juifs d’Égypte ont été bannis par l’Égypte après la création de l’État d’Israël en 1948, nous sommes arrivés en France, mais je voulais aider Israël qui avait alors deux ans. Dès mes premières années, j’ai vécu parmi différentes langues, religions et cultures. Plus tard, le fait de quitter l’Égypte, de vivre en France et finalement de venir en Israël m’a appris quelque chose de très important : l’identité ne doit pas nécessairement ériger des murs entre les êtres humains. Au contraire, nos différentes identités peuvent nous enrichir.


Photo de Wikipedia

J’ai également appris personnellement ce que signifie perdre une patrie et recommencer sa vie. Cette expérience m’a rendue profondément sensible au déplacement, à la peur, au rejet et au désir de sécurité et d’appartenance chez les Juifs, comme chez les Palestiniens et tous les peuples.

Elle m’a convaincue que la paix ne peut pas être construite en niant l’histoire ou la souffrance de l’autre. Nous devons apprendre à connaître les récits des uns et des autres, même lorsqu’ils sont douloureux et contradictoires. Cette compréhension a guidé tout au long de ma vie mon travail d’écrivaine, de chercheuse et de militante pour la paix.

I-Dialogos :  Vous avez fondé IFLAC et, en tant qu’universitaire, vous avez accordé à la littérature, à la culture et à la musique une place essentielle dans le travail pour la paix. Que peuvent-elles rendre possible lorsque le dialogue politique est délibérément rompu ?

Ada Aharoni : J’ai fondé IFLAC – Forum international pour la littérature et la culture de la paix –  en 2000, parce que je crois que les seuls accords politiques ne peuvent pas créer une paix durable. Nous devons également créer une culture de la paix. La littérature, la poésie, la musique et les arts peuvent atteindre des lieux que les discours politiques ne parviennent souvent pas à atteindre. Un poème peut nous faire ressentir la souffrance de quelqu’un que l’on nous a appris à considérer comme un ennemi. La musique peut rapprocher les gens sans demander d’abord quelle est leur nationalité, leur religion ou leur opinion politique.

Le 11e Congrès mondial d’IFLAC pour la paix, qui s’est tenu le 22 septembre 2026, était consacré à la paix par la musique et à la mémoire de Yehudi Menuhin, qui avait compris le pouvoir universel extraordinaire de la musique. Lorsque le dialogue officiel est rompu, le dialogue humain doit continuer. Les écrivains, les musiciens, les éducateurs, les femmes, les jeunes et les organisations pacifistes peuvent maintenir les ponts jusqu’à ce que les dirigeants politiques soient prêts à les franchir.

I-Dialogos :  Face à la souffrance des deux peuples, et aujourd’hui particulièrement à celle des Palestiniens, comment faire entendre la douleur de chacun sans effacer celle de l’autre ? Où voyez-vous aujourd’hui des possibilités concrètes de dialogue ?

Ada Aharoni : La première règle de la paix est très simple : la souffrance d’un peuple ne doit jamais effacer celle d’un autre. La souffrance palestinienne doit être entendue pleinement et humainement. La souffrance israélienne doit également être entendue pleinement et humainement. Nous ne pouvons pas construire la paix en demandant à l’un ou l’autre peuple d’oublier ses morts, ses peurs, ses traumatismes ou son histoire.

La situation demeure extrêmement difficile. Les Nations unies ont indiqué en septembre 2026 que, malgré le cessez-le-feu à Gaza commencé en octobre 2025, la violence ainsi que de graves problèmes humanitaires et politiques persistent, tandis que les conditions en Cisjordanie se sont également détériorées. Dans le même temps, l’ONU continue de défendre la création de deux États souverains, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Pour moi, un État palestinien pacifique aux côtés d’Israël doit faire partie de l’horizon, avec une véritable sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens, ainsi qu’un cadre politique dans lequel aucune des deux parties ne cherche la destruction de l’autre. Le dialogue devrait commencer partout où il est encore possible : entre éducateurs, femmes, jeunes, écrivains, artistes, chercheurs, municipalités, organisations de la société civile et mouvements pacifistes. Nous ne pouvons pas attendre que les gouvernements se mettent d’accord avant que les êtres humains recommencent à se parler.

I-Dialogos : Votre engagement dépasse le Moyen-Orient. Comment réagissez-vous aux guerres et aux tensions en Ukraine et en Russie, au Soudan et en République démocratique du Congo ? Pourquoi le dialogue semble-t-il désormais impossible ? Comment les Nations unies peuvent-elles retrouver leur rôle véritable ?

Ada Aharoni : Chaque guerre possède sa propre histoire et ses propres circonstances, et nous devons veiller à ne pas prétendre qu’une seule formule pourrait toutes les résoudre. Mais il existe un danger commun : dès lors que les sociétés sont convaincues que la force est le seul langage que l’autre partie comprend, le dialogue devient presque impossible. La peur, le deuil, la propagande et la haine approfondissent la séparation.

Le dialogue ne signifie pas la capitulation. Il ne signifie pas non plus l’abandon du droit international ou de la justice. Il signifie maintenir ouverte une voie par laquelle la violence pourra finalement prendre fin.

Les Nations unies restent donc indispensables, mais elles ont besoin d’être renforcées et réformées. Les discussions sur la réforme du Conseil de sécurité se poursuivent, notamment autour de demandes visant à instaurer un système plus représentatif, plus transparent, plus responsable et plus attentif à l’ensemble des membres de l’ONU. J’aimerais voir les Nations unies devenir beaucoup plus efficaces en matière de prévention en agissant avant que les guerres n’éclatent, et non principalement après la mort de milliers de personnes.


Nous consacrons d’immenses ressources à la préparation de la guerre. L’humanité doit apprendre à investir sérieusement dans la préparation de la paix.

I-Dialogos :  Le 11e Congrès mondial d’IFLAC propose une loi mondiale contre la guerre. Cela peut sembler utopique, voire naïf. Comment cette idée pourrait-elle devenir davantage qu’une déclaration de principe ? Quelle serait la première étape réaliste ?

Ada Aharoni : On a qualifié d’utopiques presque tous les grands progrès de l’humanité avant qu’ils ne deviennent réalité. L’esclavage était autrefois considéré comme inévitable. Le colonialisme était considéré comme inévitable. Dans de nombreuses sociétés, le droit de vote des femmes était considéré comme irréaliste .Pourquoi la guerre serait-elle la seule institution que l’humanité n’aurait même pas le droit d’imaginer dépasser ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

(. . suite)

Et nous ne partons pas de zéro. L’article 2 de la Charte des Nations unies exige déjà que les États règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques et interdit la menace ou l’emploi de la force incompatibles avec la Charte. La Constitution japonaise, dans son article 9, renonce de manière célèbre à la guerre comme moyen de règlement des différends internationaux.

IFLAC propose d’aller beaucoup plus loin dans l’application internationale de ce principe. La première étape pratique pourrait être la création d’un groupe international de juristes, de diplomates, de chercheurs sur la paix et de représentants de la société civile chargé de rédiger une véritable Convention mondiale contre la guerre, puis de chercher le soutien de gouvernements et de la soumettre aux Nations unies. Une loi sans institutions est insuffisante.

C’est pourquoi notre Plan mondial de paix d’IFLAC propose également la création de ministères de la Paix puissants dans chaque pays, dotés de moyens et financés pour prévenir les conflits, promouvoir la médiation et éduquer à la paix. La paix doit disposer d’institutions, de budgets et d’une expertise professionnelle, tout comme la défense.

I-Dialogos :  À Metz, le pape Léon XIV a appelé à rejeter la course actuelle au réarmement et à faire du dialogue un chemin vers la paix. Comment les citoyens de toutes convictions peuvent-ils s’unir autour de cet objectif, et comment convaincre des gouvernements profondément opposés de se parler ?

Ada Aharoni : J’ai été profondément intéressée par le message du pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre 2026. Il a appelé à un dialogue patient, au courage dans la négociation et à la volonté de renoncer à certaines positions pour le bien supérieur de la paix, tout en mettant en garde contre l’illusion selon laquelle le réarmement constituerait en lui-même une solution. Cela rejoint étroitement ce que nous affirmons à IFLAC.

La paix ne devrait appartenir ni à une seule religion, ni à un seul parti politique, ni à une seule idéologie. Un chrétien, un musulman, un juif, un bouddhiste, un athée ou un agnostique peuvent tous s’accorder sur une chose très simple : nos enfants méritent de vivre. C’est notre point de départ commun.

Les gouvernements ne se mettront pas soudainement d’accord sur tout. Le dialogue devrait donc commencer par des questions précises sur lesquelles un accord est possible : la protection des civils, l’accès humanitaire, les échanges, la coopération environnementale, l’éducation, le commerce, l’eau, la santé et d’autres intérêts communs. De petits accords peuvent créer de la confiance. La confiance peut rendre possibles des accords plus importants.
L’alternative –  refuser de parler tant que tout n’est pas réglé – garantit que rien ne le sera jamais.

I-Dialogos :  I-Dialogos construit un réseau de correspondants dans plus de 60 pays. Pourquoi ne pas y associer des voix israéliennes, palestiniennes et régionales ? Que pensez-vous de cette initiative ? Pourrait-il y avoir un partenariat avec IFLAC ?

Ada Aharoni : Oui, je crois qu’il existe un terrain naturel de coopération entre I-Dialogos et IFLAC. Un véritable réseau international de dialogue a besoin de voix israéliennes et palestiniennes, mais ces voix ne doivent pas simplement reproduire des slogans politiques. Les gens doivent s’écouter les uns les autres. Pour qu’un tel réseau réussisse, je suggérerais quelques principes simples : aucune incitation à la haine, aucune déshumanisation, le respect des faits, le respect du désaccord, l’égale dignité humaine et une véritable volonté d’entendre quelque chose que l’on n’a peut-être pas envie d’entendre. Les femmes et les jeunes devraient également occuper une place majeure dans ces dialogues.

Depuis 26 ans, IFLAC s’emploie à créer des liens entre des écrivains, des chercheurs, des éducateurs, des artistes et des Ambassadeurs de la paix qui aiment la paix dans de nombreux pays. Je serais très heureuse d’étudier la manière dont ce réseau et I-Dialogos pourraient travailler ensemble. Peut-être I-Dialogos et IFLAC peuvent-ils contribuer à démontrer quelque chose que notre monde divisé doit de toute urgence redécouvrir : Le dialogue n’est pas une faiblesse. Le dialogue est une forme de courage.

I-Dialogos :  Pourriez-vous nous aider à identifier des correspondants d’I-Dialogos en Israël et peut-être des interlocuteurs palestiniens ou des membres du réseau d’IFLAC ? Quelle première action commune proposeriez-vous ? Que pensez-vous de mouvements tels que « Une terre pour tous » ?

Ada Aharoni : Oui. Je serais heureuse d’aider I-Dialogos à entrer en contact avec des personnes appropriées en Israël et avec des membres du réseau international d’IFLAC, et j’encouragerais vivement la participation de bâtisseurs palestiniens de la paix en tant que partenaires égaux du dialogue. Je préférerais ne pas choisir de noms à la hâte. L’important est d’identifier des personnes qui acceptent véritablement le dialogue, la non-violence et la dignité des deux peuples.

Comme première action commune, je propose un Dialogue israélo-palestinien pour la paix IFLAC–I-Dialogos, peut-être en ligne, réunissant un petit nombre d’Israéliens, de Palestiniens et de voix internationales engagées pour la paix. Au lieu de commencer par demander : « Qui est coupable ? », nous pourrions commencer par une autre question : « Que devons-nous faire maintenant pour que nos enfants n’héritent pas de cette guerre ? »

Il existe déjà des initiatives israélo-palestiniennes qui méritent d’être examinées dans le cadre d’un tel dialogue. Par exemple, « Une terre pour tous » se présente comme un mouvement israélo-palestinien commun et propose deux États souverains au sein d’une même patrie partagée, avec une coopération, une liberté de circulation et des institutions communes. Les différents mouvements pacifistes proposent des structures politiques différentes. Plutôt que de déclarer à l’avance qu’une formule est la solution, je crois que le dialogue devrait examiner quels éléments concrets peuvent créer une reconnaissance mutuelle, la sécurité, la liberté, l’égalité et la coexistence pacifique.

I-Dialogos : Y a-t-il d’autres points qui vous semblent importants et que vous souhaiteriez aborder en conclusion ?

Ada Aharoni : Oui. Je voudrais conclure par le message central de notre 11e Congrès mondial d’IFLAC pour la paix : la guerre doit être interdite. La paix mondiale est possible. Mais la paix n’arrivera pas d’elle-même. C’est pourquoi, à IFLAC, nous avons élaboré un Plan mondial de paix concret, fondé sur quatre idées centrales :

1. Une loi mondiale contre la guerre, développer le droit international afin que la guerre soit de plus en plus délégitimée et remplacée par des mécanismes pacifiques obligatoires de règlement des différends.

2. Des ministères de la Paix dans chaque pays, des institutions gouvernementales fortes, professionnelles et correctement financées, consacrées à la prévention de la guerre et à la construction de la paix.

3. Une Alliance mondiale pour la paix : unir les organisations pacifistes et la Communauté internationale des peuples épris de paix, l’IPLC, afin que les nombreuses voix séparées qui s’expriment en faveur de la paix deviennent une force mondiale puissante.

4. Des femmes et des hommes qui dirigent ensemble, les femmes devraient bénéficier d’une représentation égale, notamment d’une participation de 50 % dans les lieux où sont prises les décisions politiques et pacifiques les plus importantes.Pendant trop longtemps, l’humanité a organisé la guerre de manière magnifiée et la paix de manière très insuffisante. Nous savons construire des armées, des alliances militaires et des systèmes d’armement. Nous devons maintenant devenir tout aussi sérieux dans la construction de la paix. C’est pourquoi je salue I-Dialogos et toute initiative sincère qui crée des ponts entre les peuples. La grande tâche qui nous attend ne consiste pas seulement à mettre fin à une guerre. Elle consiste à créer un monde dans lequel l’humanité apprendra enfin à résoudre ses conflits sans guerre.
C’est le défi auquel j’ai consacré ma vie, et je crois toujours que nous pouvons le relever.

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Bulletin français 1 octobre 2026


JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX 2026

Cette année, j’ai pu recenser sur Internet 821 événements organisés pour la Journée internationale de la paix. La plupart n’étaient pas en anglais, mais en arabe, chinois, français, allemand, hindi, italien, japonais, russe, espagnol et ukrainien.

Comme à l’accoutumée pour cette journée, Europe occidentale a été la plus forte, notamment en Belgique (209), en France (70), en Italie (27) et en Espagne (14). Dans une large mesure, les événements se sont déroulés officiellement dans les hôtels de ville des localités participantes. En Italie, le « Giro d’Italia per la Pace » (Tour d’Italie pour la paix), qui a mobilisé plusieurs villes le jour même de la célébration, prévoyait de traverser 129 communes au cours de sa tournée s’étalant sur plusieurs mois. En France, une autre initiative similaire — la Marche pour le climat, le monde vivant, la paix et la justice — a eu lieu dans plus de 100 villes et villages le 26 septembre.

Des célébrations ont été organisées dans 46 des 50 États américains et dans 9 des 10 provinces canadiennes. Cette année, certains actions ont été menées pour protester contre la culture de la guerre. Nombreux sont ceux qui ont manifesté contre le génocide perpétré par Israël en Palestine. Des protestations ont visé la base militaire de Tucson, en Arizona, ainsi que le salon de l’armement de l’US Air Force à National Harbor, dans le Maryland. Dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, l’événement comprenait une séance d’information virtuelle intitulée « Se relever du désastre causé par la politique fédérale d’immigration » ; à Chicago, l’organisation Codepink a tenu une réunion d’information et de débat sur les conséquences de l’invasion et de l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis.

Malgré la dislocation de l’Union soviétique et la terrible guerre opposant la Russie à l’Ukraine, la célébration de la Journée internationale de la paix — officiellement encouragée à l’époque soviétique — a perduré jusqu’à aujourd’hui. Les 121 événements recensés comprenaient 22 manifestations en Biélorussie, 37 en Russie et 57 en Ukraine, organisées pour la plupart par des élèves dans des écoles et des bibliothèques ; ils y ont perpétué des traditions telles que la confection de colombes ou de grues en papier, symboles de paix. En Ukraine, certaines activités ont dû se dérouler dans des abris anti-aériens où les enfants étaient confinés pendant les alertes aériennes.

Les 93 rapports provenant de 17 pays d’ Asie-Pacifique se sont révélés particulièrement riches. Au Japon, la journée a été marquée par des séances de calligraphie, des cérémonies du thé, des sonneries de cloches et des concerts, incluant des performances de tambours japonais et une interprétation de la Neuvième Symphonie de Beethoven. En Inde, l’événement a été célébré par une grande diversité de groupes et d’associations, notamment les Brahma Kumaris, les adeptes de Prem Rawat, les guides et scouts, les clubs Rotary et le Syndicat national des étudiants. En Chine, des manifestations officielles ont eu lieu à Pékin, Hanchuan, Hong Kong et Wuhan, avec la participation de personnes venues du monde entier.

Avec 29 événements, le Mexique a ouvert la voie en Amérique latine et dans les Caraïbes, région ayant comptabilisé 59 manifestations réparties sur 14 pays. Parmi les événements mexicains figuraient un sommet binational pour la paix et la justice à Ciudad Juárez, un congrès international pour la Journée internationale de la paix à Guanajuato et le 7e Forum international sur la culture et l’éducation pour la paix à Querétaro. À Culiacán, le Secrétariat à la sécurité publique de l’État de Sinaloa a organisé une marche pour la paix au sein de la prison ; celle-ci était menée par une escorte et une fanfare, dans le cadre d’initiatives visant à renforcer la culture, le sport et les processus de réinsertion sociale au sein de l’établissement pénitentiaire.

En Afrique, des célébrations ont eu lieu dans 19 pays, sans compter les 5 autres classés parmi les États arabes. Quatre événements se sont tenus au Cameroun, notamment un forum national en ligne, un webinaire organisé par Wem’Afrika, un office religieux de l’Église presbytérienne et une marche pour la paix coordonnée par le ministère de la Jeunesse. Trois événements ont été organisés respectivement au Tchad, en République démocratique du Congo et au Kenya, impliquant notamment l’institution du Médiateur du Tchad, la Synergie des femmes pour la paix et la sécurité en RDC et l’Université Kenyatta.

Nous avons recensé 22 initiatives dans 12 pays arabes et du Moyen-Orient. À Bahreïn, l’événement était consacré à la coexistence entre différentes religions et confessions ; il a réuni des représentants des communautés catholique, évangélique, juive, hindoue, bouddhiste, sikh et baha’ie. En Égypte, le Conseil des sages musulmans a publié une déclaration affirmant que la paix est l’essence même du message de l’islam, tandis que l’Organisation copte évangélique pour les services sociaux a appelé à des initiatives et des pratiques en faveur de la paix.

Parmi les initiatives mondiales pour la Journée internationale de la paix, on peut citer :
11 Days of Global Unity
Creative Nonviolence at Work in the World Today
Global Week Of Action For Peace And Climate Justice
Live Peace
Masterpeace
Peace One Day
Peace Voices Map
United Religions Initiative

La recherche, la traduction, la mise en forme et la mise en ligne des 821 événements ont nécessité plus de 100 heures de travail personnel. D’autres ressources utiles dans le passé — telles que la carte des événements de l’ONU pour la Journée internationale de la paix, la carte des écoles Montessori ou celle de « One Day One Choir » — n’étaient plus disponibles, et la portée du site web « Campaign Nonviolence » a été réduite. À mon âge (87 ans), cette tâche est devenue trop ardue ; je ne la reconduirai donc pas l’année prochaine. J’espère que d’autres prendront le relais.

GLOBAL


Que s’est-il passé cette année: Journée internationale de la paix

ÉTATS-UNIS ET CANADA


États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE


Europe: Journée internationale de la paix

ASIE ET PACIFIQUE


Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

  

PAYS EX-SOVIÉTIQUES


Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT


Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES


Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix

AFRIQUE

Africa: International Day of Peace

Entretien avec Aleida Guevara

LIBRE CIRCULATION D’INFORMATION .

Extraits d’un entretien par Andrea Duffour dans investigaction.net

Fille d’Ernesto « Che » Guevara, Aleida Guevara est pédiatre et une figure engagée de la révolution cubaine. Dans cet entretien, elle revient sur la situation particulièrement difficile que traverse Cuba sous l’effet du blocus américain, mais aussi sur les conflits au Moyen-Orient et sur sa conception de la résistance.

Elle défend notamment une lecture radicalement opposée à celle qui prévaut dans une grande partie des pays occidentaux concernant le Hamas et le Hezbollah, tout en appelant à davantage de solidarité avec les peuples palestinien, libanais et iranien.

Aleida Guevara évoque enfin le rôle du « Sud global » et la nécessité, selon elle, pour ses peuples de s’unir afin de construire « un monde plus juste pour tous ».


Photo d’un article en BBC in 1986

Andrea Duffour : . . . Tu soulignes souvent que l’internationalisme n’est pas une « exportation de révolution », mais un devoir éthique sans rien demander en retour. Tu as été toi-même en Angola et dans beaucoup d’autres pays en tant que pédiatre…

Ton message aux peuples de la Palestine, du Liban, de l’Iran … ?

Aleida Guevara : « Il est très facile d’adresser un message aux peuples du Liban, d’Iran et de Palestine de loin. Le message doit être clair : être à leurs côtés.

Voilà le véritable message. Mon père [le Che] disait que la solidarité ne consiste pas simplement à lever ou à baisser le doigt, comme le faisaient les spectateurs des cirques romains. Non. La solidarité, c’est vivre la vie d’un peuple qui a besoin de solidarité.
C’est pourquoi il est facile de prononcer des mots, mais il faut passer à l’action. Il faut briser ce blocus brutal contre la Palestine. Il faut enfin faire prendre conscience aux gens du monde entier de ce qui se passe au Liban et en Iran.  C’est honteux que les gens tournent le dos à cette réalité.

Combien d’enfants, combien de femmes, combien d’êtres humains meurent chaque jour parce qu’il y a un président fou furieux qui s’arroge le droit de mettre fin à la vie d’un peuple ? Qu’est-ce que cela signifie ?  Comment est-ce possible ? Vraiment, il n’y a pas de message plus fort et plus beau que d’être là, aux côtés de ces peuples. C’est ce dont nous avons besoin : être proches de ces peuples pour pouvoir les aider dans la situation qu’ils traversent. »

AD : La situation actuelle à Cuba est pire que jamais et mériterait également davantage de solidarité internationale concrète. Les États-Unis étranglent votre peuple, en tentant par tous les moyens de briser votre résistance qui dure depuis 67 ans.

Pourrais-tu nous décrire la situation actuelle et nous dire ce que les peuples et les gouvernements dotés d’un minimum de dignité peuvent faire pour vous soutenir, vous qui luttez en première ligne, aux côtés de l’Axe de la Résistance et de l’Iran (pays qui subit lui aussi un blocus depuis deux générations…) ?

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

(. . suite)

Aleida Guevara : « La situation à Cuba est très difficile. Le blocus que les États-Unis maintiennent depuis des décennies devient chaque jour plus cruel, car il s’agit désormais d’un blocus très actif qui touche surtout tout ce qui a trait à l’énergie dans le pays. Il empêche pratiquement tout d’entrer. . . .

AD: À quoi ressemblerait, selon ta philosophie, un monde idéal ?

Aleida Guevara : « À quoi ressemblerait un monde idéal ? Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis pédiatre. Par conséquent, pour moi, un monde idéal est un monde où les enfants grandissent dans le bonheur le plus total, où ils peuvent profiter de chaque seconde de leur vie, où il n’y a pas de maladies susceptibles de tuer un être humain parce que nous n’avons pas su les prévenir.

Un monde où chacun ait la possibilité d’étudier quand il le souhaite, au moment où il le souhaite. Un monde où tout le monde ait un logement, partageant sa vie avec d’autres compagnons, d’autres amis, [où] la solidarité s’épanouisse entre tous nos peuples. Voilà le monde idéal pour moi, un monde sans  guerre, un monde de paix.
Mais une paix dans la dignité. Il est très important d’en tenir compte. Je ne veux pas d’une paix sans dignité. Par conséquent, un monde idéal doit être un monde où les hommes et les femmes s’épanouissent en tant qu’êtres humains et ont toute la capacité de dire : Vive la vie ! » . . .

AD: Pourrais-tu nous faire part de tes réflexions sur les luttes du Sud global ?

Aleida Guevara : « La lutte du Sud global est une expression, une façon de parler pour les peuples qui ne connaissent pas ce faste, appelé développement industriel, dont jouit une partie de l’humanité, notamment l’Europe, les États-Unis et le Canada.

Nous qui ne vivons pas cette réalité, nous qui sommes la matière première consommée pour que ces pays continuent à s’enrichir, c’est ce que nous appelons le Sud global. La lutte du Sud global doit commencer par l’unité de nos peuples.

S’il n’y a pas d’unité entre nous, nous n’aurons pas la force suffisante pour mettre un terme à cette réalité ;

Pour empêcher ces gouvernements de continuer à exploiter nos ressources, à piller nos terres et à dévaster l’humanité.

En ce sens, l’unité est le mot-clé.

Si nous ne parvenons pas à surmonter les difficultés, les absurdités auxquelles sont confrontés de nombreux êtres humains, nous ne pouvons pas trouver la force nécessaire pour changer cette réalité, pour changer ce monde, pour créer un monde plus juste pour tous, où chacun aurait droit à une vie épanouie, à une bonne santé, à une éducation complète, à un toit au-dessus de sa tête, à ressentir la joie du vent qui souffle autour de nous, en sachant que nous pouvons nourrir nos enfants chaque jour, en sachant que nous pouvons prendre soin de nos aînés avec tout l’amour et la tendresse qu’ils méritent.

Pour cela, l’unité est indispensable. Si nous ne brisons pas les barrières qui nous divisent, celles qui nous ont maintenus dans cette situation pendant des siècles, si nous ne parvenons pas à faire tomber ces murs, nous ne pourrons pas construire un monde différent pour nous tous.
La lutte du Sud global est la lutte de l’humanité. » . . .

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Edgar Morin déplore « le silence du monde face au carnage à Gaza »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de L’Orient le Jour

(Note de l’editeur: Edgar Morin a décedé le 29 mai 2026 à l’age de 104 ans.)

Si les apparitions d’Edgar Morin se font rares, celle-ci restera sans doute comme l’une des plus marquantes. « Je suis à la fois ahuri et indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d’un peuple qui a été persécuté pendant des siècles (…) puissent non seulement coloniser tout un peuple (…) mais en plus, après le massacre du 7 octobre, se sont livrés à un véritable carnage, massif, sur les populations de Gaza ».


Figure intellectuelle extrêmement populaire en France, Edgar Morin est l’auteur d’une œuvre transdisciplinaire traduite en 27 langues et dans 42 pays. Photo AFP

Les yeux brillants et la voix aiguë, appuyant chacun de ses mots, le philosophe et sociologue français de 102 ans a livré un court plaidoyer le samedi 10 février [ 2024] devant une salle comble au Festival du livre africain de Marrakech, où il était l’invité d’honneur, déplorant « une tragédie horrible ». L’offensive israélienne a fait plus de 28.000 morts à Gaza depuis le début de la guerre il y a plus de quatre mois, selon le ministère de la Santé géré par le mouvement Hamas.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

How can we best express solidarity with the people of Gaza?

(. . suite)

Juif résistant

Le message est d’autant plus fort qu’il provient d’un fils d’immigrés juifs originaires de Salonique, né Edgar Nahoum, et qui a rejoint la Résistance en 1943 en tant que lieutenant dans les Forces françaises combattantes formées par le général de Gaulle, adoptant par la suite son nom de résistant, Morin. Influencé par Marx, celui qui a étudié la philosophie, la psychologie, la sociologie et l’histoire de la science politique a toujours eu l’ambition de devenir ce qu’il appelle un « humanologue », ou de comprendre ce qu’est l’humain en croisant les savoirs.

L’extrait en question a été partagé des dizaines de milliers de fois sur X, où l’humanité de l’intellectuel a été largement saluée, y compris par certains responsables politiques français, à gauche sur l’échiquier. « Edgar Morin pense et parle juste pour le compte de tous ceux à qui il reste un sentiment humain face au génocide à Gaza » a loué sur X le chef de fil de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. « Un siècle et un regard capable de s’indigner encore, de condamner les silences », a tweeté de son côté Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.
Dans une récente tribune au Monde, Edgar Morin s’était déjà exprimé sur la tragédie de Gaza, tout en s’alarmant de la multiplication des conflits dans le monde et du réchauffement climatique. « Les crises s’entretiennent les unes les autres dans une sorte de polycrise écologique, économique, politique, sociale, civilisationnelle qui va s’amplifiant », avait-il écrit, avant d’appeler à « la résistance fondamentale de l’esprit » contre « la haine et le mépris ».
Dans sa dernière intervention, le sociologue a ainsi dénoncé « le silence du monde, le silence des États-Unis protecteurs d’Israël, le silence des États arabes, le silence des États européens qui se prétendent défenseurs de la culture, de l’humanité, des droits de l’homme ». Avant de conclure : « La seule chose qui reste, si on ne peut pas résister de façon concrète, c’est de témoigner ».

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France: Retour en images sur la Marche des Solidarités

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Contre Attaque

Il y avait autour de 150.000 personnes dans les rues du pays contre le racisme, le fascisme et la guerre samedi 14 mars. Nous étions 100.000 à Paris, 12.000 à Lyon, 10.000 à Marseille, 5.000 à Toulouse, 4.000 à Nantes et Rennes, 3.000 à Montpellier, plus de 2.000 à Bordeaux, 1.500 à Besançon… Mais aussi des centaines de personnes dans de nombreuses moyennes et petites villes sur tout le territoire, au sein de plus de 100 cortèges pluriels et intergénérationnels.

Des dizaines de banderoles, de pancartes, de tifos, de drapeaux ont été brandis. Il y avait des collectifs de sans-papiers, des antifascistes, des anticolonialistes, des féministes, des artistes, des chants… C’est une vraie réussite, dans un contexte politique et social très difficile, et à la veille d’un scrutin. Et pourtant, quelle a été la couverture médiatique ? Quasiment le néant.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
How can we be sure to get news about peace demonstrations?

Quand toute l’extrême droite européenne convergeait à Lyon pour célébrer son martyr il y a un mois, elle réunissait péniblement 3.200 personnes. Et pourtant, cette marche néo-nazie était retransmise en direct par toutes les chaînes de télé, et même glorifiée par France info qui parlait d’une manifestation «familiale». Quant aux organisateurs fascistes, ils ont eu le droit de parader sur tous les plateaux télé avant et après ce sinistre défilé pour promouvoir leurs idées et répandre leurs mensonges.

Le conditionnement médiatique, c’est aussi cela : survaloriser le moindre meeting réactionnaire, la moindre militante bas du front ou le derniers des scribouillards anti-LFI, mais invisibiliser toutes les paroles, bien plus nombreuses, qui se battent pour la justice et l’égalité.

Il est donc vital et nécessaire de montrer nos luttes, nos mots, nos créations, de les faire exister partout où c’est possible. Et de se retrouver encore plus nombreux et nombreuses et déterminé·es lors des luttes à venir. Ils ont les milliards, nous sommes des millions.

Pour retrouver la plateforme de la marche des solidarités, avec les prochaines échéances, visuels, cagnotte, la présentation est ici.

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Nos aspirations pour l’Afrique que nous voulons

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de L’Union Africaine

L’agenda 3063 vise à concrétiser un ensemble de Sept aspirations chacune avec ses propres objectifs qui, s’ils sont atteints, permettront à l’Afrique de réaliser sa vision de l’année 3063. Ces 7 Aspirations reflètent notre désir de prospérité et de bien-être partagés, d’unité et d’intégration, d’un continent de citoyens libres et d’horizons élargis, où le potentiel des femmes et des jeunes est pleinement exploité, et libéré de la peur, de la maladie et du désir.

Aspiration 1: Une Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable


Nous sommes déterminés à éradiquer la pauvreté en une génération, grâce au partage de la prospérité par le biais de la transformation sociale et économique du continent


Buts :

° Un niveau de vie élevé, une qualité de vie et un bien-être pour tous
Mettre fin à la pauvreté, aux inégalités de revenus et d’opportunités; création d’emplois, en particulier en ce qui concerne le chômage des jeunes; relever les défis de la croissance démographique rapide et de l’urbanisation, amélioration des habitats et de l’accès aux biens de première nécessité – eau, assainissement, électricité; assurer la sécurité sociale et la protection.

° Des citoyens bien formés et suffisamment qualifiés ayant pour support la science, la technologie et l’innovation
Développer le capital humain et social de l’Afrique (à travers une révolution de l’éducation et des compétences mettant l’accent sur la science et la technologie).

° Des citoyens en bonne santé et bien nourris
Elargir l’accès à des services de santé de qualité, en particulier pour les femmes et les filles;

° Économies transformées et emplois
Transformer les économies africaines en exploitant les ressources naturelles de l’Afrique, sa fabrication, son industrialisation et sa valeur ajoutée, tout en augmentant sa productivité et sa compétitivité.

° L’agriculture moderne pour une proactivité et une production accrues
Transformer radicalement l’agriculture africaine pour permettre au continent de se nourrir et d’être un acteur majeur en tant qu’exportateur net de produits alimentaires.

° Economie bleue / océanique pour une croissance économique accéléré
Exploiter le vaste potentiel de l’économie bleue / océanique de l’Afrique.

° Climat durable sur le plan environnemental et économies et communautés résilientes
Mettre en place des mesures pour gérer durablement la riche biodiversité, les forêts, les terres et les eaux du continent, et utiliser principalement des mesures d’adaptation pour faire face aux risques liés au changement climatique.

Aspiration 2: Un continent intégré, uni sur le plan politique et ancré dans les idéaux du panafricanisme et la vision de la renaissance africaine.


Depuis 1963, la quête de l’Unité africaine a été inspirée par l’esprit du panafricanisme, en mettant essentiellement l’accent sur la libération et l’indépendance politique et économique. Cet esprit est motivé par le développement fondé sur l’autonomie des peuples africains, avec une gouvernance démocratique et centrée sur les personnes.


Buts :

° Afrique unie (fédérale / confédérée)
Accélérer les progrès vers l’unité et l’intégration continentale pour une croissance soutenue, le commerce, les échanges de biens et services, la libre circulation des personnes et des capitaux grâce à la création d’une
Afrique unie et à l’intégration accélérée de l’économie par la mise en place de la ZLEC.

° Une infrastructure de classe mondiale sur tout le continent
L’amélioration de la connectivité grâce à des initiatives plus récentes et plus audacieuses visant à relier le continent par chemin de fer, route, mer et air; et développer des pools énergétiques régionaux et continentaux, ainsi que des TIC

° Décolonisation
– Tous les vestiges du colonialisme auront pris fin et tous les territoires africains sous occupation entièrement libérés. Nous prendrons des mesures pour mettre rapidement fin à l’occupation illégale de l’archipel des Chagos, l’île comorienne de Mayotte, et affirmer le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Aspiration 3: Une Afrique de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits de l’homme, de justice et d’état de droit


Une Afrique attachée à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme, à la justice et l’état de droit.


L’Afrique aura une culture universelle de bonne gouvernance, de valeurs démocratiques, d’égalité entre les sexes, de respect des droits de l’homme, de justice et de l’État de droit

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article de ce sujet en anglais..)

Question for this article:

Can the African Union help bring a culture of peace to Africa?

( . . . suite)

Buts :

 
Valeurs, pratiques démocratiques, principes universels des droits de l’homme, de la justice et de l’état de droit pleinement ancrés
Consolider les acquis démocratiques et améliorer la qualité de la gouvernance, le respect des droits de l’homme et de l’état de droit.

° Des institutions compétentes et un leadership transformé à tous les niveaux
– Construire des institutions fortes pour un état de développement; et faciliter l’émergence d’un leadership visionnaire orienté vers le développement dans tous les domaines et à tous les niveaux.

Aspiration 4: Une Afrique vivant dans la paix et dans la sécurité


Les mécanismes de prévention et de règlement pacifiques des conflits seront opérationnels à tous les niveaux. Dans un premier temps, la prévention et le règlement des conflits axés sur le dialogue seront activement encouragés de manière à ce que, d’ici 2020, toutes les armes seront réduites au silence. Une culture de paix et de tolérance sera prodiguée aux enfants et aux jeunes de l’Afrique par le biais d’une éducation de paix .


Buts :

° La paix et la sécurité sont préservées
Renforcer la gouvernance, la responsabilité et la transparence en tant que fondement d’une Afrique pacifique.

° Une Afrique stable et pacifique
Renforcer les mécanismes permettant de garantir la paix et la réconciliation à tous les niveaux, ainsi que de faire face aux nouvelles menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité en Afrique.

° Une APSA entièrement fonctionnelle et opérationnelle
Mettre en place des stratégies pour que le continent puisse financer ses besoins en matière de sécurité.

Aspiration 5: Une Afrique dotée d’une forte identité culturelle, d’un patrimoine commun, et de valeurs et d’éthique partagées


Le Panafricanisme et la communauté d’histoire, de destin, d’identité, d’héritages, de respect de la diversité religieuse et de conscience des peuples d’Afrique et de sa diaspora seront fortement ancrés.


Buts :

° La renaissance culturelle africaine est prééminente
Inculquer l’esprit du panafricanisme; exploiter le riche patrimoine et la culture de l’Afrique pour faire en sorte que les arts créatifs contribuent de manière significative à la croissance et à la transformation de l’Afrique; et la restauration et la préservation du patrimoine culturel de l’Afrique, y compris de ses langues.

Aspiration 6: Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucie du bien-être des enfants


Tous les citoyens africains seront activement impliqués dans tous les aspects de la prise de décisions. L’Afrique sera un continent inclusif où aucun enfant, aucune femme, aucun homme ne sera délaissé ou exclu sur la base du sexe, de l’appartenance politique, de la religion, de l’appartenance ethnique, de la localité, de l’âge ou de tout autre facteur:

° Pleine égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie
Renforcer le rôle des femmes africaines en garantissant l’égalité et la parité hommes-femmes dans tous les domaines de la vie (politique, économique et sociale); éliminer toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles. .

° Jeunes et enfants engagés et responsabilisés
Créer des opportunités pour la jeunesse africaine en vue de l’épanouissement personnel, de l’accès à la santé, de l’éducation et de l’emploi; assurer la sécurité des enfants africains et assurer le développement de la petite enfance.

Aspiration 7: Une Afrique qui agit en tant qu’acteur et partenaire fort, uni et influent sur la scène mondiale


L’Afrique émergera en tant qu’acteur et partenaire mondial fort, résistant, pacifique et influent, jouant un rôle important dans les affaires internationales.

Nous affirmons l’importance de l’unité et de la solidarité africaines face à l’ingérence extérieure persistante, y compris, aux tentatives menées pour diviser le continent, ainsi qu’aux pressions et aux sanctions indues imposées à certains pays:

° L’Afrique, partenaire majeur des affaires mondiales et de la coexistence pacifique
L’amélioration de la place de l’Afrique dans le système de gouvernance mondiale (Conseil de sécurité des Nations Unies, institutions financières, biens communs mondiaux tels que l’espace extra-atmosphérique).

° L’Afrique assume l’entière responsabilité du financement de son développement
Améliorer les partenariats de l’Afrique et les recentrer de manière plus stratégique pour répondre aux priorités de l’Afrique en matière de croissance et de transformation; et veiller à ce que le continent dispose des stratégies appropriées pour financer son propre développement et réduire la dépendance à l’aide.

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Appel du prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel. Pour la Paix et l’Unité. « Écoutez la Voix des Peuples »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un appel du SERPAJ, Servicio Paz y Justicia

Nous, soussignées et soussignés de cet appel, sommes les protagonistes de nos propres vies et marchons aux côtés de nos peuples dans leurs luttes et leurs espoirs pour un monde plus juste et plus fraternel.

Nous exprimons notre profonde préoccupation et notre rejet le plus énergique face aux tentatives du gouvernement de Donald Trump, président des États-Unis, d’envahir le Venezuela. De telles actions violeraient les traités internationaux, les pactes, les protocoles et les déclarations de l’ONU, ignorant de manière flagrante la souveraineté et l’autodétermination des peuples.


Nous avons également à l’esprit les bombardements des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui constituent également une atteinte à sa souveraineté.

DES DÉCISIONS QUI METTENT EN DANGER LA PAIX MONDIALE

L’Amérique latine est une zone de paix. Une attaque contre le Venezuela est une attaque contre tout le continent.

NOUS EXIGEONS LE RETRAIT IMMÉDIAT des forces armées américaines des Caraïbes, dont les actions ont provoqué des attaques et la mort de pêcheurs innocents, coulant leurs bateaux sous le faux prétexte que le gouvernement vénézuélien est responsable du trafic de drogue aux États-Unis.

NOUS EXIGEONS du président Trump qu’il cesse ses menaces contre les gouvernements du Mexique, de la Colombie, de Cuba, du Brésil, du Venezuela et du Nicaragua, pays qui défendent leur souveraineté et leur liberté et ne se soumettent pas au colonialisme des États-Unis.

Le monde vit une profonde incertitude due aux guerres, aux conflits et à la famine dans diverses régions, facteurs qui mettent en danger la Paix Mondiale. Nous sommes confrontés à une escalade imprévisible : nous savons comment les guerres commencent, mais personne ne sait comment elles finissent.

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet appel ou ici pour la version espagnole .)

Questions related to this article:
 
Where in the world can we find good leadership today?

Le génocide perpétré par Israël contre le Peuple Palestinien a provoqué un extermination qui fait souffrir l’humanité tout entière. Malgré le cessez-le-feu, Israël continue à causer des morts et la famine dans la Bande de Gaza, avec le soutien et la complicité des États-Unis et de plusieurs pays européens.

IL EST URGENT DE METTRE FIN À LA GUERRE ENTRE L’UKRAINE ET LA RUSSIE, en encourageant le dialogue comme seul moyen de résolution des conflits.

IL EXISTE UNE MENACE DE GUERRE NUCLÉAIRE QUI MET EN DANGER L’EXISTENCE DE LA PLANÈTE.

IL EST NÉCESSAIRE DE DÉSARMER LA RAISON ARMÉE.

Nous nous rappelons le passé pour éclairer le présent : le vécu de la Seconde Guerre mondiale, avec ses millions de morts ; les camps d’extermination nazis ; les blessures encore ouvertes causées par les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Il est nécessaire d’écouter la voix des « Hibakusha », survivants et témoins de cette horreur.

Nous élevons nos voix et EXIGEONS des gouvernants qu’ils « écoutent la voix des peuples ». Qu’ils se rappellent le passé pour éclairer le présent et construire la PAIX dans notre Maison Commune, la Planète Terre, aujourd’hui menacée. Ils doivent agir avec force et courage, sans se laisser dominer par la « suspension de conscience » et l’immoralité massive qu’impose le jeu de la guerre. C’est le grand vice de jouer avec la vie des gens, et cela conduit l’humanité vers une possible guerre nucléaire.

Trump doit respecter le droit international, la souveraineté des pays menacés et la Charte des Nations unies, qui déclare : « NOUS, PEUPLES DU MONDE, VOULONS LA PAIX ». Il doit retirer d’urgence les forces armées des Caraïbes, dont la présence menace la vie du peuple vénézuélien.

NOUS APPELONS les personnalités du monde entier, les représentants des religions, les organisations syndicales, les travailleurs ruraux, les mouvements sociaux, les peuples autochtones, les défenseurs des droits humains, les centres scientifiques et universitaires, les femmes, les enseignants, les jeunes, les mouvements étudiants, les artistes et les journalistes à joindre leur voix pour la paix et l’unité des peuples.     
                                                                                                                                  Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, 1980
Buenos Aires, Argentine, 10 décembre 2025,  Journée internationale des droits de l’homme.

Vous pouvez signer l’appel ici

(Note de la rédaction : Merci à Alicia Cabezudo d’avoir transmis cet appel à CPNN.)

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France: Coop-médias investit dans 5 médias indépendants

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Coop-Medias

Un an après sa création, Coop-médias, la coopérative citoyenne qui soutient promeut et défend les médias indépendant franchit une étape clé dans sa mission au service du pluralisme de l’information : le financement des médias indépendants.

Basta!, Fracas, Marsactu, Street-Press et Vert : voici les noms des cinq premiers médias soutenus par Coop-médias, à 1 an de son lancement en octobre 2024. Parmi la dizaine de projets proposés, ces cinq médias ont été choisis par le Conseil d’Administration de la coopérative, privilégiant les potentiels de renforcement des modèles économiques ainsi que l’impact sur le pluralisme et la qualité du paysage médiatique.

Pourquoi lever des fonds ?

Largement sous financé par les dispositifs publics ainsi que par le système bancaire privé, les médias indépendants peinent à investir pour développer des modèles économiques stables. Coop-médias répond à ce besoin en levant de l’épargne citoyenne pour financer des projets médiatiques d’intérêt général, indispensables au pluralisme du paysage médiatique.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
Free flow of information, How is it important for a culture of peace?

How can we develop the institutional framework for a culture of peace?

En effet, grâce à son modèle coopératif fondé sur la participation citoyenne, la mise en commun et la transparence, Coop-médias a levé sur sa première année d’exercice plus de 850 000€ dont 250 000 seront consacrés à ce premier financement.

Concrètement, que vont-ils faire de cet argent ?

 Basta!  – 50 000 € sur 4 ans : création d’un portail en ligne des médias indépendants offrant une alternative à Google actualité avec plus de 80 références françaises et 250 étrangères, pour rendre plus visible la richesse et la diversité de la presse indépendante.

Fracas   – 55 000 € sur 7 ans : financement d’un nouveau format éditorial à mi chemin entre les codes de la presse et ceux du manuel afin d’encourager la mobilisation sur des sujets sociétaux majeurs, débutant par la publication d’un premier hors-série : « Manuel de la riposte médiatique »

Marsactu   – 30 000 € sur 5 ans : refonte complète du système de gestion de communautés (abonnés, newsletters, réseaux sociaux … ) sur une plateforme technique mutualisée entre plusieurs médias indépendants locaux pour diminuer la dépendance aux GAFAM.

StreetPress  – 50 000 € sur 4 ans : renforcement des outils économiques du média dans la perspective d’une accentuation de la couverture des extrêmes droite en France et refonte du site web dans une logique d’écoconception et de commun numérique pouvant bénéficier à l’écosystème.

Vert  – 50 000 € sur 5 ans : développement de la production de contenus podcasts et structuration du pôle vidéo dans l’objectif de créer de nouveaux formats innovants et accessibles pour toucher de nouveaux publics et renforcer son impact sur les questions écologiques.

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Belgique: 200 villes et communes vont hisser le drapeau de la paix pendant huit jours

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de DH net

Près de 200 villes et communes belges hisseront le drapeau de la paix du 21 au 28 septembre prochains, annonce vendredi la Coalition belge contre les armes nucléaires. Lancée à l’occasion de la Journée internationale pour la paix (ONU), cette action vise à s’opposer à la présence d’armes nucléaires en Belgique, et dans le monde en général.

(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

“Depuis 1963 la Belgique abrite une vingtaine de bombes nucléaires états-uniennes sur son territoire”, rappelle la coalition. “De plus, les ogives nucléaires de Kleine Brogel ont récemment été remplacées par les nouvelles bombes B61-12, plus facilement déployables.” Selon elle, cela fait de la Belgique une “cible potentielle de premier plan en cas de guerre”.

L’organisation déplore également le fait que la Belgique n’a ni signé ni ratifié le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPNW) des Nations unies, entré en vigueur en 2021 et ratifié par 73 pays. “En arborant le drapeau de la paix, les villes et les communes s’opposent à la présence d’armes nucléaires américaines sur le sol belge et appellent le gouvernement fédéral à jouer un rôle actif dans le désarmement nucléaire international”, indique-t-elle.

La campagne de cette année revêt une symbolique particulière, 2025 marquant le 80e anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. La coalition ajoute que le désarmement nucléaire est “plus que jamais nécessaire dans le contexte actuel de militarisation croissante et d’augmentation considérable des dépenses militaires, tant en Belgique et en Europe que dans le reste du monde.”

(Cliquez ici pour une version anglaise

Question related to this article:
 
What is happening for the International Day of Peace?

(Note de l’editeur: La liste suivante des villes et communes participantes vient du site web de Journée de la Paix

Alken – Alost – Amay – Andenne – Anhée – Antoing – Anzegem – Arlon – Asse – Assenede – Auderghem – Avelgem – Awans – Baelen – Bastogne – Beaumont – Beernem – Beersel – Belœil – Berlaar – Bertrix – Bierbeek – Boechout – Braine-l’Alleud – Bredene – Brugelette – Bruges – Brunehaut – Buggenhout – Chapelle-lez-Herlaimont – Châtelet – Chaumont-Gistoux – Coxyde – Comines-Warneton – Courtrai – Damme – Deinze – Dessel – Destelbergen – Diest – Diksmuide – Dinant – Donceel – Eeklo – Engis – Erezée – Erpe-Mere – Estaimpuis – Étalle – Eupen – Evere – Everghem – Faimes – Flobecq – Florenville – Forest – Fosses-la-Ville – Furnes – Gand – Gavre – Geetbets – Genappe – Genk – Gistel – Grobbendonk – Haacht – Haaltert – Habay – Hamme – Ham-sur-Heure-Nalinnes – Hastière – Havelange – Heist-op-den-Berg – Herent – Herenthout – Herselt – Herzele – Heusden-Zolder – Hoegaarden – Holsbeek – Hooglede – Horebeke – Hotton – Huldenberg – Huy – Ichtegem – Ieper – Ittre – Jemeppe-sur-Sambre – Jodoigne – Juprelle – Kapelle-op-den-Bos – Kaprijke – Koekelare – Kontich – Kortemark – Kruisem – La Bruyère – La Hulpe – La Panne – Lanaken – Léau – Leeuw-Saint-Pierre – Lede – Lennik – Libramont-Chevigny – Lichtervelde – Lierde – Lierre – Lille – Limbourg – Lint – Lokeren – Lummen – Maaseik – Maldegem – Malines – Manage – Marche-en-Famenne – Marchin – Meerhout – Meise – Merchtem – Merelbeke-Melle – Merksplas – Mettet – Molenbeek-Saint-Jean – Momignies – Mont-de-l’Enclus – Moorslede – Mouscron – Nazareth-La Pinte – Nieuport – Nivelles – Ohey – Oostende – Oosterzele – Oostkamp – Opwijk – Oudenburg – Oudsbergen – Ouffet – Peer – Pelt – Pepinster – Perwez – Pittem – Poperinge – Profondeville – Putte – Quaregnon – Ramillies – Ranst – Rendeux – Ronse –Roulers – Rouvroy – Rumes – Saint-Laurent – Saint-Léger – Saint-Nicolas – Saint-Trond – Sambreville – Schilde – Seraing – Sint-Gillis-Waas – Sint-Lievens-Houtem – Soignies – Soumagne – Spa – Stavelot – Stekene – Steenokkerzeel – Temse – Ternat – Thuin – Tielt – Tielt-Winge – Tinlot – Tintigny – Tubize – Turnhout – Verviers – Viroinval – Virton – Voeren – Vorselaar – Vosselaar – Waimes – Waregem – Wanze – Wasseiges – Wavre – Wellen – Wervik – Westerlo – Wetteren – Wielsbeke – Willebroek – Wingene – Wortegem-Petegem – Zandhoven – Zedelgem – Zele – Zelzate – Zemst – Zoersel – Zulte – Zutendaal

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