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France: Le Collectif national des marches pour la paix; Déclaration pour le 21 septembre 2026

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE …

Une déclaration du Collectif national des marches pour la paix

Journée internationale de la Paix du 21 septembre 2026 : “stop les guerres, stop les violences, stop la misère”.

Le Collectif national des marches pour la paix appelle à multiplier les initiatives, partout du 19 au 26 septembre. L’espoir réside dans notre capacité collective à imposer d’autres choix que l’économie de la guerre et la guerre.

Le Collectif national des marches pour la paix appelle les citoyennes et les citoyens, les organisations syndicales, associatives, politiques, culturelles, humanistes, philosophiques à multiplier les initiatives partout en France pour faire entendre l’immense aspiration de la population et des peuples à vivre en paix.

La situation internationale est d’une extrême gravité. Les guerres s’étendent, le droit international est trop souvent bafoué, les dépenses militaires augmentent massivement, les arsenaux nucléaires sont modernisés, et le risque d’une extension mondiale de la guerre, incluant l’utilisation possible d’armes nucléaires, ne peut être ignoré.

Dans ce contexte, le Collectif réaffirme son refus de la résignation et de la banalisation de la guerre. Depuis 2015, il rassemble près de 200 organisations nationales et locales autour d’un appel clair : ” Pour la paix : stop la guerre, stop la violence, stop la misère. Exprimons notre volonté de vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité. »

La guerre est toujours un échec. Elle détruit les vies, jette les populations civiles sur les routes de l’exil, aggrave les inégalités, nourrit les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et détourne des ressources considérables qui devraient être consacrées à l’emploi, aux salaires, à la santé, à l’éducation, au logement, aux services publics et à la transition écologique.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question for this article:

Will you participate in the International Day of Peace?

( . . . suite)

Nous refusons que les droits sociaux, les libertés, la dignité humaine, la sécurité des peuples et l’avenir des générations futures soient sacrifiés aux logiques de guerre, de domination et de militarisation. Le droit international doit primer sur la force. Les solutions politiques négociées doivent prévaloir sur la guerre et la violence. Une paix durable ne peut se construire sans justice sociale, justice écologique, coopération entre les peuples, respect de la souveraineté des États et réalisation concrète de tous les droits humains.

À travers cette mobilisation, le Collectif appelle à agir pour une sécurité humaine sur le plan national et mondial, construite sur les principes de la Charte des Nations Unies, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD, la mise en œuvre des huit domaines de la culture de la paix définis par les Nations Unies et la concrétisation des recommandations du GIEC pour lutter contre le réchauffement climatique.

Face à la spirale de la guerre, l’espoir réside dans l’action citoyenne, dans l’unité des forces sociales, syndicales, associatives, écologistes, féministes, humanistes, culturelles et politiques qui refusent la guerre comme horizon.

Le 21 septembre 2026, et durant toute la semaine du 19 au 26 septembre, le Collectif national des marches pour la paix invite donc à organiser partout des marches, rassemblements, débats publics, forums, concerts, expositions, initiatives culturelles, rencontres avec les élus, actions dans les quartiers, les villages, les entreprises, les écoles et les universités. Chaque initiative compte. Chaque prise de parole compte. Chaque présence dans l’espace public compte.

Le Collectif appelle également à prolonger cette dynamique autour de la Semaine des Nations Unies pour le désarmement (fin octobre – début novembre) , en organisant des forums départementaux pour la paix afin de faire connaître les alternatives pour une sécurité humaine mondiale, portées par le collectif et fondées sur la réalisation concrète de tous les droits humains (voir ci-dessus).

Marchons ! débattons ! rassemblons-nous ! agissons ! Ensemble pour la paix, la justice, les droits sociaux et les droits humains.

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UNESCO: Les jeunes leaders appellent à une Nouvelle Culture de la Paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de UNESCO

Des jeunes leaders se sont réunis au Siège de l’UNESCO et à la Sorbonne, à Paris, pour présenter l’Appel des jeunes et un Document de réflexion des jeunes, issus d’une réflexion menée à l’été 2026 par les jeunes sur l’avenir du mandat de l’UNESCO.

Lancée avec le soutien de la France, cette initiative, qui a réuni les voix de 145 jeunes leaders issus de 135 pays, appelle à une nouvelle culture de la paix dans l’esprit des femmes et des hommes du XXIe siècle.


Cadre del video sur Twitter (X)

Présentation de l’Appel et du Document de réflexion à Paris

Les 3 et 4 septembre 2026, onze jeunes leaders ont échangé directement sur leurs idées avec Khaled El-Enany, Directeur général de l’UNESCO, et S.E. M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, lors d’événements organisés au Siège de l’UNESCO et à la Fabrique de la Diplomatie de la France, à la Sorbonne.

Le Directeur général et le Ministre ont reconnu l’importance de l’engagement des jeunes en faveur de la paix ainsi que le rôle essentiel qu’ils doivent jouer pour relever les défis du monde actuel. Leurs échanges avec les jeunes leaders ont mis en exergue la nécessité de placer les jeunes non pas en marge de la discussion, mais au cœur même de celle-ci.

Le Directeur général a souligné : « La paix […] exige de la créativité, de l’imagination, de la patience et des outils. Le rôle de l’UNESCO est justement de fournir ces outils aux nouvelles générations. »

M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, a déclaré : « L’UNESCO incarne peut-être, plus que toute autre entité au sein du système des Nations Unies, l’esprit de paix. Cet esprit de paix est intrinsèquement tourné vers l’avenir, qu’il revient aux jeunes de préserver, de nourrir et de transmettre aux générations futures. »

L’Appel et le Document de réflexion présentent des propositions concrètes sur la manière dont le mandat fondateur de l’UNESCO, qui consiste à construire la paix, peut continuer à se traduire en actions ambitieuses et efficaces, en particulier en période de crise.

Ils appellent à une participation des jeunes plus approfondie et plus significative à la prise de décision, ainsi qu’à un investissement accru dans les domaines clés du mandat de l’UNESCO, allant de l’éducation inclusive à l’action climatique, de la science ouverte au développement éthique de l’intelligence artificielle, et de la protection du patrimoine culturel à l’accès à une information fiable.

Les documents soulignent l’importance de donner aux jeunes les moyens d’agir en tant que partenaires dans la réponse aux défis mondiaux, de renforcer la résilience en période de crise et de promouvoir le dialogue interculturel. Ils mettent également en évidence la nécessité de veiller à ce que le rôle de chef de file normatif de l’UNESCO se traduise par des bénéfices concrets pour les communautés, en particulier celles qui sont insuffisamment desservies, touchées par les conflits ou vulnérables au changement climatique.

Les jeunes comme groupe prioritaire

Conformément à la reconnaissance de la jeunesse comme groupe prioritaire par l’UNESCO, cette consultation constitue un exemple fort de l’engagement de l’Organisation afin de créer des possibilités concrètes pour permettre aux jeunes de contribuer à sa réflexion stratégique et de travailler aux côtés de l’UNESCO à la mise en œuvre de ses programmes.

L’Appel des jeunes est présenté dans le cadre de l’initiative de réforme plus large UNESCO80, afin d’être examiné par les États membres de l’UNESCO lors de la session du Conseil exécutif qui se tiendra en octobre 2026.

Texte de L’Appel des jeunes pour une nouvelle culture de la paix

Appel des jeunes pour une nouvelle culture de la paix dans l’esprit des femmes et des hommes pour le XXIe siècle Paris, 3 septembre 2026

Nous, 145 jeunes leaders de 135 États membres et Membres associés, représentant des régions, des contextes et des vécus divers du monde entier, réunis à l’occasion du 14e Forum des jeunes de l’UNESCO et du quatre-vingtième anniversaire de l’Organisation,

Rappelons que l’UNESCO a été fondée sur la conviction que, étant donné que les guerres prennent naissance dans l’esprit des femmes et des hommes, c’est dans cet esprit que doivent être élevées les défenses de la paix — et affirmons qu’il s’agit là d’une tâche toujours inachevée, et non d’un simple constat historique.

Constatons qu’aujourd’hui, la paix est menacée autant par la violence structurelle, les déplacements de population, la crise planétaire et l’érosion de la confiance au sein et entre les communautés et les générations que par les conflits armés. L’éducation, les sciences, la culture, ainsi que la communication et l’information peuvent soit contribuer à prévenir ces menaces, soit, si elles sont mal encadrées, fragiliser davantage les fondements de la paix. À une époque refaçonnée par l’intelligence artificielle et l’évolution technologique rapide, ces champs d’actions sont également de plus en plus liés à des environnements numériques susceptibles d’amplifier la mésinformation et la désinformation, la polarisation et la division, tout en créant de nouvelles possibilités de dialogue et d’apprentissage.

Déterminés à appliquer les leçons de notre histoire afin de prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue.

Reconnaissons que la cohésion sociale et la solidarité intergénérationnelle sont des composantes essentielles d’une paix durable, et que la lutte contre les discriminations, l’exclusion et les inégalités, associée à la création de véritables occasions de dialogue, de coopération et de vie culturelle partagée, peut renforcer la confiance au sein des communautés et des générations, ainsi qu’entre elles, et contribuer à des sociétés plus inclusives, plus pacifiques et plus résilientes.

Soulignons que les jeunes agissent déjà — comme médiateurs, chercheurs, éducateurs et bâtisseurs d’espaces numériques et culturels — mais que, trop souvent, ils le font sans bénéficier de la reconnaissance, des ressources ou de rôle véritable dans la prise de décision nécessaires pour soutenir et renforcer leur contribution.

Appelons l’UNESCO, ses États membres et leurs partenaires à traduire ces principes en actions durables au moyen des mesures suivantes :

1. Ancrer le partenariat avec les jeunes dans la prise de décision de manière systémique et structurelle.

La participation des jeunes aux processus de paix, de prévention des conflits et de réconciliation est encore aujourd’hui beaucoup trop faible. Conformément à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité, les jeunes doivent être mieux reconnus comme partenaires dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix et inclus dans les mécanismes institutionnels de préventions des conflits et de médiation.

Au sein de l’UNESCO, l’engagement des jeunes doit évoluer de la simple consultation vers un véritable partenariat. Cela suppose que les occasions de faire entendre leur voix s’accompagnent d’une participation réelle à la prise de décision : représentation des jeunes au sein des Commissions nationales et des Délégations à la Conférence générale, ainsi que dans des mécanismes tels que le Réseau de Jeunes 2 et Étudiants pour l’ODD 4, qui veille à ce que les jeunes soient représentés dans des organes de décision en matière d’éducation aux côtés des ministres. Cela exige aussi un suivi systématique : les consultations, y compris celle-ci, devraient être suivies d’une communication publique sur les recommandations adoptées, les mesures prises en réponse et les résultats de leur mise en œuvre. L’UNESCO devrait s’appuyer sur le Programme mondial de subventions pour la jeunesse et sur des réseaux tels que le Réseau de jeunes pour l’action climatique afin de mettre en relation, de fournir des ressources et de donner de la visibilité aux initiatives déjà menées par les jeunes, plutôt que de créer des structures parallèles, avec une attention particulière portée aux jeunes femmes et aux filles, aux jeunes autochtones, aux jeunes des communautés africaines et afrodescendantes, aux jeunes des petits États insulaires en développement, ainsi qu’aux jeunes issus de communautés marginalisées et insuffisamment desservies.

2. Faire de l’éducation la première ligne de défense contre la haine et la division.

La discrimination et les discours de haine, en ligne comme dans les salles de classe, touchent de manière disproportionnée les jeunes, en particulier les filles et les minorités. Cela peut aggraver les divisions existantes au sein des communautés, rendant une éducation inclusive et axée sur la paix essentielle pour construire la compréhension, remettre en question les récits nuisibles et renforcer la cohésion sociale. L’éducation joue un rôle déterminant en dotant les jeunes des connaissances, des compétences et des valeurs nécessaires pour appréhender les différences et participer de manière constructive à la vie en société.

La Recommandation sur l’éducation pour la paix, les droits de l’homme et le développement durable, l’éducation aux médias et à l’information, la citoyenneté numérique, l’apprentissage socio-émotionnel et la gestion non violente des désaccords devraient être intégrés dans les programmes scolaires et dans la formation des enseignants comme composante essentielle de l’éducation. Cela devrait s’accompagner de lignes directrices claires permettant de distinguer les discours de haine des critiques et désaccords légitimes, de renforcer l’éducation à la citoyenneté et les compétences en matière d’esprit critique et de donner aux enseignants les moyens de reconnaître et de combattre les discriminations et les discours de haine. À cette fin, les politiques nationales d’éducation devraient également intégrer des cadres visant à protéger les mineurs et les autres groupes vulnérables contre les contenus en ligne violents, haineux et manipulateurs. Les établissements scolaires devraient en outre promouvoir un « langage de la paix », en donnant aux jeunes les compétences nécessaires pour exprimer leurs désaccords de manière constructive, favoriser le dialogue et gérer les différences sans hostilité ni violence. Les programmes scolaires devraient également représenter les histoires et les contributions des personnes africaines et afrodescendantes, ainsi que des peuples autochtones, selon leurs propres termes, y compris leurs cultures, leurs systèmes de connaissances et leurs contributions diverses. Dans les situations de crise et de conflit, où les écoles jouent un rôle non seulement de lieux d’apprentissage mais aussi d’espaces de protection et de soutien psychosocial, l’UNESCO, les États membres et les partenaires concernés devraient investir dans des plans de continuité, la reconnaissance transfrontalière des acquis scolaires, et la réouverture des écoles chaque fois que les conditions le permettent.

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

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3. Faire de la mémoire et de la culture des ponts vers la compréhension mutuelle, et non des champs de bataille de la division.

Les traumatismes de l’histoire ne peuvent être surmontés par le silence ou l’oubli ; un avenir pacifique ne peut se construire qu’en reconnaissant le passé et en en tirant les enseignements. Lorsque l’histoire et la culture sont instrumentalisées pour diviser, elles peuvent ancrer la méfiance et le ressentiment. L’enseignement de l’histoire des conflits devrait reposer sur des faits avérés, rester ouvert à des perspectives multiples et viser à construire l’empathie plutôt que le ressentiment, en s’appuyant sur le Programme sur l’enseignement de l’Holocauste et des génocides de l’UNESCO et son programme Mémoire du monde, afin de garantir aux éducateurs et aux jeunes l’accès aux archives, aux témoignages et au patrimoine documentaire. Conformément à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité, les jeunes devraient être reconnus comme des partenaires de la réconciliation et de la consolidation de la paix, et non comme de simples bénéficiaires. Leur participation réelle peut être favorisée par des initiatives telles que des projets d’histoire orale, la médiation communautaire et des actions numériques de lutte contre la désinformation et les récits nuisibles. Le patrimoine culturel matériel et immatériel, ainsi que les systèmes de connaissances autochtones, doivent bénéficier du même niveau de protection : une meilleure évaluation des risques et une préparation renforcée en amont des conflits, ainsi qu’une véritable redevabilité en cas d’atteintes commises à leur encontre pendant les conflits.

Protéger le patrimoine culturel et la mémoire du monde ne consiste pas seulement à préserver le passé ; cela contribue aussi à assurer la continuité culturelle et permet aux communautés et aux générations d’appréhender l’histoire, les perspectives diverses et l’identité d’une manière qui favorise la compréhension mutuelle. Les échanges culturels et la rencontre avec différentes mémoires historiques peuvent ouvrir un espace de compréhension mutuelle, aidant les communautés à se rencontrer au-delà des récits de division hérités, en particulier dans des contextes marqués par des conflits historiques. Cela souligne également l’importance d’accompagner les enseignants afin qu’ils puissent établir des liens entre la mémoire historique, la réconciliation et la prévention des violences futures.

4. Faire progresser la science ouverte et l’accès au savoir comme piliers de la paix

L’éducation scientifique et l’esprit critique peuvent renforcer la résilience face à la manipulation de l’information et à la polarisation, en particulier dans les espaces numériques. La science ouverte complète ces efforts en rendant le savoir scientifique plus accessible, partageable et inclusif, par-delà les communautés et les frontières. Pourtant, des obstacles financiers, technologiques et linguistiques continuent de limiter l’accès au savoir scientifique, en particulier pour les chercheurs et les institutions disposant de moins de ressources. La science ouverte devrait donc favoriser une participation équitable à la collaboration scientifique, à la publication, à l’innovation et à la création de savoirs grâce à des investissements dans les infrastructures numériques, la connectivité, les capacités scientifiques et la communication scientifique. Les Perspectives sur une science ouverte 2023 de l’UNESCO indiquent qu’environ un tiers seulement des articles universitaires publiés entre 2000 et 2021 étaient en libre accès, cette proportion ayant atteint environ la moitié pour les articles publiés en 2021. En renforçant la coopération scientifique internationale, en permettant le partage des connaissances par-delà les frontières et en mettant en relation chercheurs et communautés autour de défis communs, la science ouverte peut contribuer à une culture de la paix. Cela devrait inclure la création d’un Fonds mondial pour la science ouverte afin d’aider les pays et les communautés à développer les capacités nécessaires pour participer à la science ouverte et en bénéficier. Ensemble, ces efforts feront de la science et des savoirs des moteurs de la paix en renforçant la coopération internationale et une prise de décision éclairée, qui sont essentielles pour relever les défis mondiaux complexes d’aujourd’hui.

5. Défendre l’intégrité de l’information comme condition de la paix.

La désinformation et la mésinformation peuvent se propager plus rapidement que l’information fiable ne peut être vérifiée ou corrigée, alors qu’environ 2,6 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à Internet, l’accès étant le plus limité dans les pays en développement à faible revenu. Un environnement informationnel sûr et inclusif suppose à la fois de combler la fracture numérique et de renforcer la qualité et la diversité de l’information mise à la disposition des communautés. Cela suppose une information accessible, une vérification des faits ancrée dans les communautés, un journalisme en langues locales, davantage de transparence sur les mécanismes qui influencent les informations auxquelles les personnes sont exposées, ainsi qu’une meilleure protection des journalistes alors que le nombre d’assassinats de journalistes a augmenté de 38 % entre 2022 et 2023, avec un taux d’impunité de 85 % en 2024. L’UNESCO devrait s’appuyer davantage sur ses Principes pour la gouvernance des plateformes numériques et sur le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes, tout en soutenant le journalisme indépendant, les médias communautaires et des espaces permettant aux jeunes, en particulier ceux des communautés rurales et marginalisées, d’accéder à l’information et de participer à la vie civique.

6. Encadrer l’intelligence artificielle au service de la paix plutôt que de la division.

L’intelligence artificielle entraînée sur un éventail restreint de langues et de contextes culturels peut reproduire les inégalités qu’elle prétend combattre, et, en l’absence de mesures de protection appropriées, son usage peut favoriser les biais, la surveillance et la discrimination, touchant tout particulièrement les jeunes. La Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle de l’UNESCO nécessite une mise en œuvre plus effective dans la pratique, y compris un examen indépendant et périodique des systèmes d’IA afin d’y détecter les biais et les disparités dans la modération de contenus, des évaluations d’impact éthique impliquant des populations diverses, ainsi qu’une plus grande transparence sur les contenus générés par l’IA et sur les algorithmes qui façonnent les recommandations de contenu.

Étant donné que les espaces numériques occupent une place de plus en plus centrale dans la vie des jeunes, ceux-ci devraient être véritablement associés aux discussions sur la manière dont ces espaces et ces technologies font l’objet d’une gouvernance. Les jeunes doivent être reconnus non seulement comme des utilisateurs des systèmes d’IA, mais aussi comme des partenaires dans l’élaboration des politiques et des systèmes qui influencent leur vie, tout en étant accompagnés dans le développement de leurs compétences en littératie de l’IA nécessaires pour participer véritablement à ces processus. Compte tenu des incidences spécifiques et en constante évolution de l’intelligence artificielle sur les jeunes, l’UNESCO et ses États membres devraient examiner, dans le cadre des processus appropriés et avec la participation effective des jeunes et des partenaires concernés, s’il convient de compléter le cadre normatif existant par des orientations axées sur les jeunes, y compris, le cas échéant, par un instrument normatif dédié à la jeunesse et à l’intelligence artificielle. Ces travaux devraient s’appuyer sur la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle et la compléter, en accordant une attention particulière aux droits, à la sécurité, au bien-être, à l’autonomie et à la participation effective des jeunes tout au long du cycle de vie de l’IA.

Au-delà de ces protections, il est essentiel de remédier aux inégalités d’accès à l’IA et de prendre en compte ses répercussions sur l’emploi des jeunes, tout en veillant à ce que ses bénéfices soient répartis équitablement grâce au développement des compétences et des capacités au niveau local.

7. Préserver l’éducation, les sciences, la culture ainsi que la communication et l’information pour une culture de la paix en temps de conflit et de crise.

Si la prévention et l’action précoce visant à s’attaquer aux causes profondes des conflits et des crises doivent demeurer une priorité, lorsque des crises et des conflits surviennent malgré tout, l’éducation, les sciences, la culture, ainsi que la communication et l’information doivent être protégées contre toute interruption. Environ 272 millions d’enfants et de jeunes étaient non scolarisés en 2023, un chiffre que l’UNESCO elle-même considère comme sous-estimé en raison de lacunes dans les données concernant certains pays et régions touchés par des conflits. Le droit à l’éducation et à la participation à la vie culturelle, ainsi que le droit de prendre part au progrès scientifique et de bénéficier de ses avancées, doivent être garantis, même dans les situations de déplacement de populations, de crise et de conflit. En protégeant l’accès à l’apprentissage, aux expressions culturelles, au savoir et à une information fiable en temps de crise, l’UNESCO et ses États membres peuvent contribuer à préserver les liens, la coopération et la compréhension partagée dont dépend la paix. Cela devrait notamment passer par l’élargissement du Passeport de qualifications de l’UNESCO, afin de garantir la reconnaissance transfrontalière des qualifications et des études antérieures des étudiants déplacés, par la mise en place d’un financement préétabli au moyen de mécanismes tels que le Fonds d’urgence pour l’ODD4, et par un soutien aux jeunes chercheurs et détenteurs de savoirs travaillant sous la pression de conflits ou de crises. En temps de crise et de conflit, le maintien de l’accès à une information fiable est tout aussi essentiel au maintien de l’éducation, de la coopération scientifique et de la vie culturelle, en aidant les communautés à rester connectées et en mesure de faire face à des circonstances difficiles. Ensemble, ces mesures contribuent à préserver les domaines d’action de l’UNESCO — l’éducation, les sciences, la culture, ainsi que la communication et l’information — en tant que piliers essentiels d’une culture de paix.

Regard vers l’avenir

Ces recommandations n’auront de sens que si elles sont mises en œuvre avec et par les jeunes. Nous demandons un suivi transparent des conclusions de cette consultation, à la hauteur des exigences de transparence que nous demandons à l’UNESCO dans ses propres travaux. Le mandat confié à l’UNESCO de construire les défenses de la paix dans l’esprit des femmes et des hommes a été écrit pour un autre siècle, mais il a été écrit pour durer. Quatre-vingts ans plus tard, il revient à cette génération, aux côtés de l’UNESCO, de ses États membres et de leurs partenaires, de porter ce mandat dans une ère de profondes transformations sociétales, environnementales et technologiques, marquée par les limites planétaires et un paysage international de plus en plus fragmenté. Nous devons faire en sorte que la paix envisagée par l’UNESCO devienne une paix dans laquelle nous puissions réellement vivre.

Ensemble, nous appelons à une nouvelle culture de la paix pour le XXIe siècle : une culture que nous construisons à travers les générations, que nous rendons réelle de notre vivant, et que nous transmettons à ceux qui viendront après nous.

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Edgar Morin déplore « le silence du monde face au carnage à Gaza »

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de L’Orient le Jour

(Note de l’editeur: Edgar Morin a décedé le 29 mai 2026 à l’age de 104 ans.)

Si les apparitions d’Edgar Morin se font rares, celle-ci restera sans doute comme l’une des plus marquantes. « Je suis à la fois ahuri et indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d’un peuple qui a été persécuté pendant des siècles (…) puissent non seulement coloniser tout un peuple (…) mais en plus, après le massacre du 7 octobre, se sont livrés à un véritable carnage, massif, sur les populations de Gaza ».


Figure intellectuelle extrêmement populaire en France, Edgar Morin est l’auteur d’une œuvre transdisciplinaire traduite en 27 langues et dans 42 pays. Photo AFP

Les yeux brillants et la voix aiguë, appuyant chacun de ses mots, le philosophe et sociologue français de 102 ans a livré un court plaidoyer le samedi 10 février [ 2024] devant une salle comble au Festival du livre africain de Marrakech, où il était l’invité d’honneur, déplorant « une tragédie horrible ». L’offensive israélienne a fait plus de 28.000 morts à Gaza depuis le début de la guerre il y a plus de quatre mois, selon le ministère de la Santé géré par le mouvement Hamas.

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Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

How can we best express solidarity with the people of Gaza?

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Juif résistant

Le message est d’autant plus fort qu’il provient d’un fils d’immigrés juifs originaires de Salonique, né Edgar Nahoum, et qui a rejoint la Résistance en 1943 en tant que lieutenant dans les Forces françaises combattantes formées par le général de Gaulle, adoptant par la suite son nom de résistant, Morin. Influencé par Marx, celui qui a étudié la philosophie, la psychologie, la sociologie et l’histoire de la science politique a toujours eu l’ambition de devenir ce qu’il appelle un « humanologue », ou de comprendre ce qu’est l’humain en croisant les savoirs.

L’extrait en question a été partagé des dizaines de milliers de fois sur X, où l’humanité de l’intellectuel a été largement saluée, y compris par certains responsables politiques français, à gauche sur l’échiquier. « Edgar Morin pense et parle juste pour le compte de tous ceux à qui il reste un sentiment humain face au génocide à Gaza » a loué sur X le chef de fil de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. « Un siècle et un regard capable de s’indigner encore, de condamner les silences », a tweeté de son côté Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.
Dans une récente tribune au Monde, Edgar Morin s’était déjà exprimé sur la tragédie de Gaza, tout en s’alarmant de la multiplication des conflits dans le monde et du réchauffement climatique. « Les crises s’entretiennent les unes les autres dans une sorte de polycrise écologique, économique, politique, sociale, civilisationnelle qui va s’amplifiant », avait-il écrit, avant d’appeler à « la résistance fondamentale de l’esprit » contre « la haine et le mépris ».
Dans sa dernière intervention, le sociologue a ainsi dénoncé « le silence du monde, le silence des États-Unis protecteurs d’Israël, le silence des États arabes, le silence des États européens qui se prétendent défenseurs de la culture, de l’humanité, des droits de l’homme ». Avant de conclure : « La seule chose qui reste, si on ne peut pas résister de façon concrète, c’est de témoigner ».

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Mouvement de la Paix: Pour la Paix dans les Caraïbes; Stop au Blocus contre Cuba !

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Mouvement de la Paix

Le Mouvement de la Paix exige l’arrêt immédiat du blocus illégal et inhumain imposé par les États-Unis contre Cuba depuis 60 ans et le respect de la souveraineté de Cuba et de de tous les États des Caraïbes.

Dans des  déclarations récentes, le président des États-Unis annonce vouloir « s’occuper de Cuba », « Cuba sera le prochain sur la liste », car « Cuba  continue de représenter une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis ». Après les pressions exercées contre plusieurs pays d’Amérique latine, et l’agression militaire contre le Vénézuéla, Cuba est à nouveau désignée comme cible alors qu’elle ne représente aucune menace pour les États-Unis.

Réfléchissons ensemble ! Les faits parlent d’eux-mêmes :  Les USA c’est un pays de 390 millions d’habitants (soit 43 fois la population de Cuba- un petit pays de 9 millions d’habitants), c’est la plus grande puissance militaire mondiale avec de l’ordre de 900 milliards de dollars de dépenses militaires annuelles; c’est  1.8 million de soldats (actifs et réservistes) contre seulement quelques dizaines de milliers de soldats à Cuba. Les USA c’est  7500 têtes nucléaires, alors que Cuba ne possède aucune arme nucléaire  et lutte avec détermination pour l’élimination totale des armes nucléaires et pratique une politique de Paix et de coopération comme dans le domaine médical. Ce n’est pas Cuba qui a une base militaire aux USA mais les USA qui maintiennent sur le sol cubain, contre la volonté de Cuba, une base militaire à Guantanamo tristement célèbre comme centre de détention et de torture en particulier pendant la guerre illégale des USA en Irak.

Depuis plus de soixante ans, le peuple cubain subit un blocus condamné chaque année par l’Assemblée générale des Nations Unies (1) Ce blocus provoque de graves souffrances humaines en empêchant l’accès normal à des produits essentiels, c’est un obstacle au développement économique du pays et à la coopération internationale puisque toute personne ou entité économique (banques, organisations diverses) qui voudraient coopérer avec Cuba font systématiquement l’objet de sanctions.

Les nouvelles sanctions décidées par les États-Unis contre Cuba et contre les pays apportant leur aide à Cuba (ordre exécutif  du 1 mai 2026) (2)  constituent des violations supplémentaires du droit international. L’objectif  de ces sanctions  est quasiment  de ruiner l’économie du pays et de soumettre la population à des souffrances et des pénurie sources de souffrances et susceptibles  de mettre en cause la cohésion sociale du pays.

Au-delà des opinions politiques de chacun, il s’agit aujourd’hui de défendre les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies  et du droit international : respect de la souveraineté nationale  des Etats, résolution pacifique et politique des différents et des conflits, refus de l’usage ou de la menace d’usage de la force dans les relations internationales, le  droit doit s’imposer à la place du recours à la force.

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Question related to this article:
 
How can we best express solidarity with Cuba?

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La France, présente dans cette région du monde à travers la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane  etc…, a condamné régulièrement le blocus lors des assemblées générales de l’ONU. Face au renforcement du blocus  la France doit faire entendre sa voix au conseil de sécurité et à l’AG de l’ONU. Elle doit  mettre toute l’énergie nécessaire  pour que  la condamnation  régulière et quasi unanime de l’AG de l’ONU se traduise par la prise de mesures  concrètes d’aide économique et financière à Cuba. La France  ne peut rester silencieuse face aux mesures dictées par les U.S.A au système bancaire national et international. Elle doit prendre des mesures pour lever les obstacles empêchant les associations caritatives et humanitaires françaises  de transférer leurs aides  au peuple cubain, elle doit faire entendre sa voix contre la militarisation des Caraïbes et contre les interventions militaires illégales des U.S.A dans la région, qu’elles se fassent directement par les U.S.A ou  par des milices ou organisations militaires ou paramilitaires privées , autant d’actions  qui accroissent les tensions et menace la paix régionale.

Nous appelons le gouvernement français, les parlementaires, les élus locaux, les organisations syndicales, associatives et citoyennes à agir pour obtenir :

° L’arrêt immédiat du blocus contre Cuba, comme exigé par l’assemblée générale des Nations Unies (1)

° Le respect de la souveraineté de Cuba et de tous les États des Caraïbes ;

° Le respect  du droit international et de la Charte des Nations Unies ;

° La construction d’une zone de paix et de coopération dans toute la région des Caraïbes et de l’Amérique latine.

Le peuple cubain et tous les peuples des Caraïbes ont le droit de vivre en paix, de coopérer librement et de construire leur avenir dans le respect mutuel et la solidarité comme le prévoit d’ailleurs la Charte constitutive du Celac (3) qui prévoit de construire la paix dans la zone de l’Amérique latine et des caraïbes à travers le développement d’une culture de la paix telle que définie par l’ONU et l’UNESCO. Que vive la paix et l’amitié entre les peuples.

Le Mouvement de la Paix – 16 mai 2026

1-extraits du site de l’Onu octobre 2025 : « C’est désormais une tradition onusienne, presque un rituel inscrit au calendrier diplomatique. Comme chaque année depuis 33 ans l’assemblée générale des Nations unies adopte une résolution réclamant la levée du blocus imposé à Cuba par les États-Unis

2- Le Monde – Afp du 1er mai : Donald Trump annonce un renforcement des sanctions contre Cuba : Dans un décret, le président américain impose des sanctions à l’égard de personnes et entités impliquées dans les secteurs de l’énergie. « Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 1ᵉʳ mai, un renforcement des sanctions américaines contre Cuba, qui « continue de représenter une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis. 

3- La Communauté des États latino-américains et des Caraïbes est un mécanisme intergouvernemental de dialogue et d’accord politique (lien).

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France: Retour en images sur la Marche des Solidarités

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Contre Attaque

Il y avait autour de 150.000 personnes dans les rues du pays contre le racisme, le fascisme et la guerre samedi 14 mars. Nous étions 100.000 à Paris, 12.000 à Lyon, 10.000 à Marseille, 5.000 à Toulouse, 4.000 à Nantes et Rennes, 3.000 à Montpellier, plus de 2.000 à Bordeaux, 1.500 à Besançon… Mais aussi des centaines de personnes dans de nombreuses moyennes et petites villes sur tout le territoire, au sein de plus de 100 cortèges pluriels et intergénérationnels.

Des dizaines de banderoles, de pancartes, de tifos, de drapeaux ont été brandis. Il y avait des collectifs de sans-papiers, des antifascistes, des anticolonialistes, des féministes, des artistes, des chants… C’est une vraie réussite, dans un contexte politique et social très difficile, et à la veille d’un scrutin. Et pourtant, quelle a été la couverture médiatique ? Quasiment le néant.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
How can we be sure to get news about peace demonstrations?

Quand toute l’extrême droite européenne convergeait à Lyon pour célébrer son martyr il y a un mois, elle réunissait péniblement 3.200 personnes. Et pourtant, cette marche néo-nazie était retransmise en direct par toutes les chaînes de télé, et même glorifiée par France info qui parlait d’une manifestation «familiale». Quant aux organisateurs fascistes, ils ont eu le droit de parader sur tous les plateaux télé avant et après ce sinistre défilé pour promouvoir leurs idées et répandre leurs mensonges.

Le conditionnement médiatique, c’est aussi cela : survaloriser le moindre meeting réactionnaire, la moindre militante bas du front ou le derniers des scribouillards anti-LFI, mais invisibiliser toutes les paroles, bien plus nombreuses, qui se battent pour la justice et l’égalité.

Il est donc vital et nécessaire de montrer nos luttes, nos mots, nos créations, de les faire exister partout où c’est possible. Et de se retrouver encore plus nombreux et nombreuses et déterminé·es lors des luttes à venir. Ils ont les milliards, nous sommes des millions.

Pour retrouver la plateforme de la marche des solidarités, avec les prochaines échéances, visuels, cagnotte, la présentation est ici.

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France: Coop-médias investit dans 5 médias indépendants

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Coop-Medias

Un an après sa création, Coop-médias, la coopérative citoyenne qui soutient promeut et défend les médias indépendant franchit une étape clé dans sa mission au service du pluralisme de l’information : le financement des médias indépendants.

Basta!, Fracas, Marsactu, Street-Press et Vert : voici les noms des cinq premiers médias soutenus par Coop-médias, à 1 an de son lancement en octobre 2024. Parmi la dizaine de projets proposés, ces cinq médias ont été choisis par le Conseil d’Administration de la coopérative, privilégiant les potentiels de renforcement des modèles économiques ainsi que l’impact sur le pluralisme et la qualité du paysage médiatique.

Pourquoi lever des fonds ?

Largement sous financé par les dispositifs publics ainsi que par le système bancaire privé, les médias indépendants peinent à investir pour développer des modèles économiques stables. Coop-médias répond à ce besoin en levant de l’épargne citoyenne pour financer des projets médiatiques d’intérêt général, indispensables au pluralisme du paysage médiatique.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions related to this article:
 
Free flow of information, How is it important for a culture of peace?

How can we develop the institutional framework for a culture of peace?

En effet, grâce à son modèle coopératif fondé sur la participation citoyenne, la mise en commun et la transparence, Coop-médias a levé sur sa première année d’exercice plus de 850 000€ dont 250 000 seront consacrés à ce premier financement.

Concrètement, que vont-ils faire de cet argent ?

 Basta!  – 50 000 € sur 4 ans : création d’un portail en ligne des médias indépendants offrant une alternative à Google actualité avec plus de 80 références françaises et 250 étrangères, pour rendre plus visible la richesse et la diversité de la presse indépendante.

Fracas   – 55 000 € sur 7 ans : financement d’un nouveau format éditorial à mi chemin entre les codes de la presse et ceux du manuel afin d’encourager la mobilisation sur des sujets sociétaux majeurs, débutant par la publication d’un premier hors-série : « Manuel de la riposte médiatique »

Marsactu   – 30 000 € sur 5 ans : refonte complète du système de gestion de communautés (abonnés, newsletters, réseaux sociaux … ) sur une plateforme technique mutualisée entre plusieurs médias indépendants locaux pour diminuer la dépendance aux GAFAM.

StreetPress  – 50 000 € sur 4 ans : renforcement des outils économiques du média dans la perspective d’une accentuation de la couverture des extrêmes droite en France et refonte du site web dans une logique d’écoconception et de commun numérique pouvant bénéficier à l’écosystème.

Vert  – 50 000 € sur 5 ans : développement de la production de contenus podcasts et structuration du pôle vidéo dans l’objectif de créer de nouveaux formats innovants et accessibles pour toucher de nouveaux publics et renforcer son impact sur les questions écologiques.

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Belgique: 200 villes et communes vont hisser le drapeau de la paix pendant huit jours

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de DH net

Près de 200 villes et communes belges hisseront le drapeau de la paix du 21 au 28 septembre prochains, annonce vendredi la Coalition belge contre les armes nucléaires. Lancée à l’occasion de la Journée internationale pour la paix (ONU), cette action vise à s’opposer à la présence d’armes nucléaires en Belgique, et dans le monde en général.

(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

“Depuis 1963 la Belgique abrite une vingtaine de bombes nucléaires états-uniennes sur son territoire”, rappelle la coalition. “De plus, les ogives nucléaires de Kleine Brogel ont récemment été remplacées par les nouvelles bombes B61-12, plus facilement déployables.” Selon elle, cela fait de la Belgique une “cible potentielle de premier plan en cas de guerre”.

L’organisation déplore également le fait que la Belgique n’a ni signé ni ratifié le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPNW) des Nations unies, entré en vigueur en 2021 et ratifié par 73 pays. “En arborant le drapeau de la paix, les villes et les communes s’opposent à la présence d’armes nucléaires américaines sur le sol belge et appellent le gouvernement fédéral à jouer un rôle actif dans le désarmement nucléaire international”, indique-t-elle.

La campagne de cette année revêt une symbolique particulière, 2025 marquant le 80e anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. La coalition ajoute que le désarmement nucléaire est “plus que jamais nécessaire dans le contexte actuel de militarisation croissante et d’augmentation considérable des dépenses militaires, tant en Belgique et en Europe que dans le reste du monde.”

(Cliquez ici pour une version anglaise

Question related to this article:
 
What is happening for the International Day of Peace?

(Note de l’editeur: La liste suivante des villes et communes participantes vient du site web de Journée de la Paix

Alken – Alost – Amay – Andenne – Anhée – Antoing – Anzegem – Arlon – Asse – Assenede – Auderghem – Avelgem – Awans – Baelen – Bastogne – Beaumont – Beernem – Beersel – Belœil – Berlaar – Bertrix – Bierbeek – Boechout – Braine-l’Alleud – Bredene – Brugelette – Bruges – Brunehaut – Buggenhout – Chapelle-lez-Herlaimont – Châtelet – Chaumont-Gistoux – Coxyde – Comines-Warneton – Courtrai – Damme – Deinze – Dessel – Destelbergen – Diest – Diksmuide – Dinant – Donceel – Eeklo – Engis – Erezée – Erpe-Mere – Estaimpuis – Étalle – Eupen – Evere – Everghem – Faimes – Flobecq – Florenville – Forest – Fosses-la-Ville – Furnes – Gand – Gavre – Geetbets – Genappe – Genk – Gistel – Grobbendonk – Haacht – Haaltert – Habay – Hamme – Ham-sur-Heure-Nalinnes – Hastière – Havelange – Heist-op-den-Berg – Herent – Herenthout – Herselt – Herzele – Heusden-Zolder – Hoegaarden – Holsbeek – Hooglede – Horebeke – Hotton – Huldenberg – Huy – Ichtegem – Ieper – Ittre – Jemeppe-sur-Sambre – Jodoigne – Juprelle – Kapelle-op-den-Bos – Kaprijke – Koekelare – Kontich – Kortemark – Kruisem – La Bruyère – La Hulpe – La Panne – Lanaken – Léau – Leeuw-Saint-Pierre – Lede – Lennik – Libramont-Chevigny – Lichtervelde – Lierde – Lierre – Lille – Limbourg – Lint – Lokeren – Lummen – Maaseik – Maldegem – Malines – Manage – Marche-en-Famenne – Marchin – Meerhout – Meise – Merchtem – Merelbeke-Melle – Merksplas – Mettet – Molenbeek-Saint-Jean – Momignies – Mont-de-l’Enclus – Moorslede – Mouscron – Nazareth-La Pinte – Nieuport – Nivelles – Ohey – Oostende – Oosterzele – Oostkamp – Opwijk – Oudenburg – Oudsbergen – Ouffet – Peer – Pelt – Pepinster – Perwez – Pittem – Poperinge – Profondeville – Putte – Quaregnon – Ramillies – Ranst – Rendeux – Ronse –Roulers – Rouvroy – Rumes – Saint-Laurent – Saint-Léger – Saint-Nicolas – Saint-Trond – Sambreville – Schilde – Seraing – Sint-Gillis-Waas – Sint-Lievens-Houtem – Soignies – Soumagne – Spa – Stavelot – Stekene – Steenokkerzeel – Temse – Ternat – Thuin – Tielt – Tielt-Winge – Tinlot – Tintigny – Tubize – Turnhout – Verviers – Viroinval – Virton – Voeren – Vorselaar – Vosselaar – Waimes – Waregem – Wanze – Wasseiges – Wavre – Wellen – Wervik – Westerlo – Wetteren – Wielsbeke – Willebroek – Wingene – Wortegem-Petegem – Zandhoven – Zedelgem – Zele – Zelzate – Zemst – Zoersel – Zulte – Zutendaal

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France: Trente ans au service des femmes exilées

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article par Geneviève Roy en Breizh Femmes

L’immigration aujourd’hui représente 3,7% de la population mondiale, soit autour de 300 000 personnes dont 48% sont des femmes. En quelques chiffres, Catherine Wihtol de Wenden a introduit son sujet.

La chercheuse du CNRS, politiste et juriste, enseignante à Sciences Po Paris, est venue à Rennes apporter un éclairage sur les migrations à l’occasion des 30 ans de Déclic Femmes.

Un anniversaire que la fondatrice, Fatima Zédira, a voulu célébrer en retraçant l’histoire d’une association directement au service des femmes migrantes, s’attachant à apporter des solutions au plus près des besoins de chacune.

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à quitter leur pays et elles le font de plus en plus souvent seules. En Europe, elles sont mêmes plus nombreuses que la moyenne mondiale puisqu’elles représentent 51% des personnes migrantes. Souvent invisibles dans la société, elles occupent des emplois peu valorisés auprès des personnes âgées, en tant qu’aides-soignantes ou encore dans les métiers de la confection.

Pour la chercheuse Catherine Wihtol de Wenden, cette situation n’a rien de nouveau. « La migration, c’est l’histoire du monde !» s’exclame-t-elle, saluant le travail remarquable que l’association Déclic Femmes
 assure depuis trois décennies dans l’accueil de ces femmes migrantes à Rennes. « On est dans un contexte très paradoxal – dit-elle encore – puisque en Europe on a besoin de l’immigration dans nombre de secteurs professionnels et pour faire croître la démographie des différents pays mais qu’en même temps on mène des politiques de plus en plus restrictives pour l’accueil des personnes migrantes ». Etonnament, depuis les années 1990, il n’a jamais été aussi simple de sortir de son pays mais il n’a jamais été aussi difficile d’entrer dans un autre. En France, par exemple, le taux de reconnaissance du statut de réfugiés plafonne à 35% des demandes.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

(. . . suite)

Une priorité : l’apprentissage du français

La vision globale de la situation des migrant.e.s dans le monde, dressée par l’experte invitée, permet à Fatima Zédira, fondatrice de Déclic Femmes de situer l’histoire de son association dans la société française. C’est en 1995 qu’elle a fait le choix d’apporter son soutien aux femmes exilées autour de « la dignité, l’autonomie familiale, sociale et professionnelle, l’accès à la citoyenneté ». Et c’est en s’appuyant sur une citation de Gisèle Halimi disant que l’indépendance économique des femmes est leur liberté, qu’elle décline trente ans de vie associative largement orientée vers l’emploi et la formation professionnelle.

« L’association a centré son activité sur l’accueil et l’écoute » rappelle Fatima Zédira se souvenant du petit local de 13m2 rue de Picardie dans le quartier de Villejean où les femmes faisaient la queue sur le trottoir. Actuellement, au 7bis rue d’Armagnac, à quelques blocs d’immeubles des débuts, le local est beaucoup plus spacieux et permet de diversifier les activités, d’accueillir plus de femmes mais aussi d’exposer certaines de leurs réalisations. En parallèle, se sont des antennes dans d’autres quartiers – le Blosne et Maurepas – qui se sont créées. Chaque année, Déclic Femmes reçoit entre 300 et 500 femmes et au total c’est plus de 90 nationalités qui se sont croisées à l’association.

« L’apprentissage du français est pour nous la clef pour sortir de l’isolement, retrouver la confiance en soi et s’insérer dans la société d’accueil » explique Fatima Zédira. C’est donc tout naturellement, cet apprentissage qui se trouve au cœur de toutes les activités proposées par l’association. De groupes de parole en cours de langue, il aura fallu beaucoup d’énergie aux bénévoles et salariées de l’association au fil de ans pour trouver le juste équilibre. Des temps de formation aussi pour apprendre à apprendre.

Un processus positif d’intégration dans la société 

L’une des priorités de Déclic Femmes est de proposer des parcours individuels tenant compte de la personne et de son histoire. Pas question, par exemple, de mélanger en cours de français des personnes au passé scolaire pluriel. Il y a celles qui n’ont pratiquement jamais fréquenté l’école, celles qui ont un niveau d’école primaire, parfois secondaire, celles qui ont déjà un niveau universitaire dans leur propre langue. Certaines viennent de pays francophones, d’autres pas. Certaines sont à l’aise à l’oral, pas du tout à l’écrit…Mais aucune n’a « de temps à perdre ». Souvent, elles ont eu des métiers, parfois des responsabilités, dans leurs pays d’origine. Elles ont obtenu des diplômes que la France ne reconnaît pas. Elles ont besoin – et envie – de retrouver une vie active le plus vite possible en France. Fatima Zédira souligne pour toutes une réelle « aspiration à l’émancipation ».

Pour toutes ces femmes, l’association a choisi de co-construire les propositions. Au plus près des besoins immédiats de chacune. Et en relation avec de nombreux partenaires. Mais au-delà de l’efficacité, c’est aussi à une construction citoyenne que l’association s’emploie multipliant les propositions de visites, voyages, participation à des actions militantes, sensibilisation aux droits des femmes, à l’égalité femmes/hommes, à la culture politique, actions culturelles et artistiques.

Difficile de mesurer l’impact du travail accompli en trente ans. Pourtant, quand une femme quitte l’association en maîtrisant le français mais aussi en connaissant mieux la culture et le fonctionnement des institutions du pays d’accueil, Fatima Zédira veut croire que « c’est toute une famille qui est entraînée dans un processus positif d’intégration dans la société ».

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Paris : Concert de la Paix – Église Saint-Sulpice

EDUCATION POUR LA PAIX ..

Une annonce de Mouvement de la Paix

Dans le prolongement de notre engagement pour la paix, Le Mouvement de la Paix organise le Concert de la Paix le mardi 17 juin 2025 à 20h45 à l’Église Saint-Sulpice à Paris. Dirigé par le chef d’orchestre Hugues Reiner, avec la participation du Chœur Hugues Reiner et du Chœur des 400, ce concert militant réunira des œuvres porteuses d’émotion et de sens : la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák et la Messe « de l’Âne ».

( Cliquez ici pour la version anglaise)

 

Question related to this article:

What place does music have in the peace movement?

Anne-Cécile Laurent, soprano; Yana Boukoff, mezzo; Joachim Bresson, tenor; Richard-Alexandre Ritelmann, baryton

Choeur des 400, Paris, Choeur International Hugues Reiner & Orchestre

Direction/ Hugues Reiner

Le concert est parrainé par Nihon Hidankyo organisation japonaise, Prix Nobel de la Paix, 2024, en presence de M. David Adams (manifeste de la paix 2025).

Ce concert est un acte de résistance culturelle, une affirmation du lien entre l’art, l’humanisme et la paix. Les fonds récoltés contribueront à soutenir les actions du Mouvement de la Paix. Réservation : 20 € en cliquant ici

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Construire une culture de paix : Le Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples 2024

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article en Il Mattino

Construire la paix, dans un contexte mondial marqué par des tensions telles que celle entre la Russie et l’Ukraine et surtout par le conflit israélo-palestinien : une urgence qui nécessite l’engagement et la sensibilité de tous, mais aussi le professionnalisme de nombreux.

Du 11 au 22 novembre 2024, Naples accueillera la XVIe édition du Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples « Construisons une culture de paix », dédiée à une paix à construire précisément dans les jours où le risque d’escalade est plus ressenti. Événement désormais consolidé dans le panorama national et international, le Festival, à travers le cinéma, entend sensibiliser et informer le public sur les grandes questions sociales et l’état des Droits de l’Homme et se propose, précisément en ce moment historique, comme un moment important de réflexion pour l’affirmation des droits dans chaque partie du monde, en partant du Sud, à travers la force des images cinématographiques et le témoignage des protagonistes.


Cette année, l’objectif de la manifestation, réalisée avec la contribution de la Région Campanie et de la Film Commission Région Campanie et avec le soutien de la Municipalité de Naples, est double : dédiée à la mémoire du pacifiste, antifasciste et non-violent Danilo Dolci, né il y a exactement 100 ans à Sesana en Frioul (aujourd’hui Slovénie), la XVIe édition vise à orienter les jeunes vers les Professions de la Paix, une compétence trop souvent ignorée par les écoles et les universités des pays européens et le fera en soulignant, à travers une série d’événements spécifiques, le rôle des experts de la Paix dans le contexte international et en annonçant la création, en collaboration avec l’Université Orientale et l’UPeace ONU du Costa Rica, d’une Summer School dédiée à la mémoire de Mario Paciolla, le coopérant napolitain décédé en Colombie alors qu’il était au service de la Mission locale de l’ONU.

Une soirée d’ouverture dédiée au dialogue international

La cérémonie inaugurale, qui se tiendra le 11 novembre à partir de 18h00 à l’Espace Communal Piazza Forcella, verra la participation d’invités internationaux de grand renom, parmi lesquels Ashok Swain, Directeur du département d’études sur les conflits de l’Université d’Uppsala (Suède), Julie Khrebtan Hoerhager de l’Université du Colorado et Enrico Calamai, ancien vice-consul italien en Argentine, connu pour son engagement en faveur des Droits de l’Homme. Ce sera une occasion de présenter le programme du Festival et de lancer une série de rencontres et de projections qui exploreront des thématiques telles que la Paix, les migrations, les Droits de l’Homme et les résistances à leurs violations.

Un programme de projections, débats internationaux et moments de réflexion

Le Festival présentera une large sélection de films, en compétition pour les prix, choisis parmi des œuvres provenant de 50 pays, avec des histoires allant des conflits armés aux défis liés aux migrations, jusqu’aux luttes pour la liberté d’expression. Les projections des films en compétition se tiendront au palais Corigliano (place San Domenico Maggiore) dans les espaces de l’Université Orientale de Naples qui est parmi les principaux partenaires du Festival. Les projections auront lieu tous les soirs à partir de 19h00 avec la participation de réalisateurs et auteurs internationaux.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour une version espagnole.

Question pour cet article:

Film festivals that promote a culture of peace, Do you know of others?

(. . suite)

En plus des projections, le Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples offrira une série d’événements, avec des rencontres et débats ouverts à des experts et témoins, introduits par des films hors compétition. Le 14 novembre se tiendra, dans la Salle de Conférences de l’Université Orientale, un séminaire intitulé « Parcours de formation pour les Opérateurs de Paix », avec la participation de Roberto Savio (UPeace, Costa Rica), Ashok Swain (Université d’Uppsala), Renato Briganti (Univ. Federico II de Naples) et Laurent Goetschel (Université de Bâle), introduit par le Recteur Roberto Tottoli et les professeurs de l’Université Orientale. En ouverture de la deuxième semaine, l’invitée du Festival sera Daniela Dolci, fille de Danilo et membre du jury du Festival, interviewée par Anna Polo, journaliste de Pressenza et témoin de l’expérience de Trappeto (Palerme). Un autre moment fort sera la rencontre du 19 novembre avec l’organisation Combatants for Peace, formée d’anciens combattants israéliens et palestiniens, représentée par Ezster Koranyi et Rana Slman, qui partageront leurs expériences de paix et de réconciliation, lançant un appel depuis Naples.

Un Festival d’engagement civil à travers le cinéma

Le Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples confirme son engagement comme espace de dialogue et de dénonciation, offrant visibilité à des histoires de résistance, de lutte et d’espoir. En particulier, des récompenses telles que le Prix pour la Paix, remis par le Ministre Michele Coduri de l’Ambassade de Suisse en Italie lors de la soirée du 14 novembre au Palais Corigliano, et les prix dédiés aux meilleures œuvres cinématographiques présentées en compétition seront attribués.

Lors de la soirée de clôture du 22 novembre, présentée par Mario Leombruno, coordinateur du concours cinématographique du Festival, les lauréats des différentes catégories et les mentions spéciales seront proclamés ; il sera également annoncé la création de la Summer School « Mario Paciolla » qui débutera au printemps prochain 2025, un engagement qui verra unir le Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples, l’Université Orientale et l’Université de la Paix des Nations Unies (Costa Rica) pour présenter les parcours de formation et les horizons professionnels des Opérateurs de Paix aux jeunes universitaires campaniens. La Summer School pourra compter sur la collaboration de certaines importantes universités italiennes et étrangères, déjà présentes au Festival 2024, et sera dédiée à la mémoire de Mario Paciolla, coopérant napolitain et Opérateur de paix.

« Le Festival du Cinéma des Droits de l’Homme de Naples n’est pas seulement une manifestation culturelle, mais un véritable appel à l’engagement civil », explique le coordinateur du Festival Maurizio Del Bufalo. « Dans un monde marqué par les conflits et les injustices, il est nécessaire de continuer à défendre les Droits de l’Homme avec force et détermination, et nous continuons à le faire aussi cette année, en utilisant le Cinéma comme moyen de raconter et de dénoncer les violations et pour promouvoir concrètement la Paix comme un engagement de vie et non seulement comme une aspiration ».

Le Festival cette année encore bénéficie de prestigieux partenariats comme celui avec la FICC (Fédération Italienne des Cercles de Cinéma), Un ponte per et ExpoItaly.

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