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Concertation sous-régionale sur le programme “Jeunesse et culture de la paix en Afrique centrale”

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article par M. Franck Carel Nkaya, UNESCO

Dans le cadre de la sensibilisation de ses partenaires sur les nouveaux défis de la région Afrique centrale, le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale [Yaoundé, Cameroun] a organisé, du 20 au 22 avril 2016 , une rencontre d’échanges et de réflexion participative sur « Contributions de l’UNESCO et de ses partenaires aux efforts des Etats de la CEEAC pour l’implication des jeunes dans la consolidation de la paix et la réalisation des Objectifs de Développement Durable en vue d’une émergence durable en Afrique Centrale ».

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Les différents débats de ces assises se sont focalisés sur les principaux thèmes ci-après : la paix et le changement climatique et la protection des écosystèmes en rapport avec les axes stratégies de la Priorité Afrique de l’UNESCO et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. La jeunesse africaine a été placée au centre des discussions comme acteur principal du changement de la situation.

Sur les dix (10) pays que compte la sous-région Afrique centrale, seul la Guinée équatoriale n’a pas été représentée à cette occasion. Les délégations étaient composées des Commissions nationales pour l’UNESCO, des délégués ministériels (Economie forestière, Environnement, Culture et Arts, etc), des Chaires UNESCO et Centres de Catégorie 2 de l’UNESCO, des Clubs et Ecoles Associées de l’UNESCO et des mouvements des jeunes.

Outre les Etats membres, cette rencontre a connu également la participation des représentants de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), du Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP), du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCOP), ainsi que des Bureaux de l’UNESCO de Brazzaville, Kinshasa, Libreville et Yaoundé.

Les travaux de la 3e journée de cette rencontre se sont focalisés sur le programme sous-régional « Jeunesse et culture de la paix en Afrique centrale » qui vise à renforcer les capacités de la jeunesse, en tant qu’acteur principal, pour la prévention des violences et la résolution des conflits par des voies pacifiques, en vue de la construction des sociétés plus inclusives, justes, harmonieuses et démocratiques.

Après la présentation en plénière de la situation de la jeunesse africaine par M. Stephane NZE NGUEMA, Président du Réseau Panafricain des jeunes pour la paix et la présentation de la note conceptuelle du programme « Jeunesse et culture de la paix en Afrique centrale » par M. Franck Carel NKAYA, UNESCO Brazzaville, les participants ont été répartis en groupes de travail thématiques.

Facilités par l’équipe « Initiative Prospective » de l’UNESCO Paris qui a fait une communication sur l’approche prospective et participative, les travaux se sont déroulés sous forme d’ateliers, selon les quatre (4) axes : (i) Education à la citoyenneté mondiale, au développement durable et à la culture de la paix en milieu formel et non-formel ; (ii) Autonomisation des jeunes et développement de compétences en leadership et capacités de gestion des mouvements de jeu nesse de la région ; (iii) Développement de compétences des jeunes pour la création d’activités génératrices de revenus, particulièrement dans les métiers des industries culturelles et créatives, et du développement durable ; (iv) Campagne médiatique de promotion de la culture de la paix et mobilisation de partenaires.

Au cours de ces travaux, les participants ont identifié les axes prioritaires et les actions majeures à mener, en rapport avec les défis de la sous-région qui concernent les jeunes, notamment : l’instrumentalisation de la jeunesse dans les conflits, l’intolérance, la recrudescence des anti-valeurs (morales, civiques, citoyennes), le chômage, la déscolarisation, l’expansion du terrorisme entrainant l’augmentation des risques de radicalisation religieuse et id éologique des jeunes, etc.

A la suite de la restitution en plénière des travaux d’ateliers, tous les pays et le partenaires techniques et financiers participants à la rencontre se sont engagés à soutenir la mise en œuvre du programme « Jeunesse et culture de la paix en Afrique centrale ».

Les travaux de la rencontre de Yaoundé ont été sanctionnés par la lecture du Communiqué final, en présence de Madame la Ministre de l’Education de base, Présidente de la Commission nationale camerounaise par l’UNESCO qui a encouragé l’UNESCO à pérenniser cette initiative.

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Question related to this article.

Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

Most recent comment:

It is very appropriate that this new impulse for the culture of peace at UNESCO should come from Côte d’Ivoire, since the global movement for a culture of peace was initiated at a UNESCO conference in that country in 1989. See Yamoussoukro and Seville in the early history of the culture of peace.

Note added on September 2, 2015:

The official reports from the UNESCO Conference in Abidjian are now available:

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Classement mondial de la liberté de la presse 2016 : la paranoïa des dirigeants contre les journalistes

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Reporters sans frontières

Reporters sans frontières (RSF) dévoile l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse. L’évolution générale témoigne d’un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des Etats et des intérêts privés de plus en plus grande sur les rédactions.

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Ce palmarès – qui fait référence dans l’ensemble du monde – révèle les positions relatives de 180 pays au regard de la latitude d’action de leurs journalistes. Au vu des indices régionaux, il apparaît que l’Europe (19,8 points d’indice) demeure la zone où les médias sont les plus libres, suivie (de loin) par l’Afrique (36,9), qui, fait inédit, passe devant les Amériques (37,1), l’Amérique latine étant plombée par les violences accrues contre les journalistes. Suivent l’Asie (43,8) et l’Europe de l’Est et Asie Centrale (48,4). L’Afrique du Nord/Moyen Orient (50,8) reste la région du monde où les journalistes sont les plus soumis à des contraintes de toutes sortes. A noter que plus l’indice monte, pire est la situation.

Trois pays d’Europe du nord occupent le haut du Classement des pays, la Finlande (1ère, comme depuis 2010), les Pays-Bas (2ème, +2), la Norvège (3ème, – 1). Au chapitre des évolutions notables, l’amélioration de la situation en Tunisie (96ème, + 30), grâce à une baisse des agressions et des procédures, et en Ukraine (107, + 22), due à une accalmie du conflit et à des réformes encourageantes.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question(s) related to this article:

Free flow of information, How is it important for a culture of peace?

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En sens inverse, on observe la dégringolade de la Pologne (47ème, – 29), sous l’effet de la remise au pas des médias lancée par le parti ultra conservateur. Beaucoup plus bas, le Tadjikistan, qui subit la dérive autoritaire du régime, dévisse (150ème, – 34). Même dégradation spectaculaire du Sultanat de Brunei (155ème, -34), imputable à l’instauration progressive de la charia et de l’épée de Damoclès d’éventuelles accusations pour blasphème. Enfin, le Burundi s’enfonce (156ème, -11), car ce pays a été le théâtre de violences envers les journalistes après la candidature contestée puis la réélection du président Pierre Nkurunziza. Au bas du Classement, un trio infernal, le Turkménistan (178ème), la Corée du Nord (179ème), l’Erythrée (180ème).

“Il est malheureusement notable que de très nombreux dirigeants dans le monde développent une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journalisme,” déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. “Le climat général de peur entraîne une haine croissante du débat et du pluralisme, un verrouillage des médias par des gouvernements en pleine dérive autoritaire et liberticide, l’emprise grandissante d’intérêts particuliers sur l’information dans le secteur privé. Il est essentiel de défendre le journalisme digne de ce nom face au renforcement de la propagande et de l’information sous la dictée ou sponsorisée par l’intérêt. La garantie du droit des citoyens à une information indépendante et fiable est une solution pour résoudre les problèmes locaux et globaux de l’humanité.”

Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de RSF, le Classement mondial de la liberté de la presse est un outil de plaidoyer essentiel fondé sur le principe de l’émulation entre Etats. Sa notoriété lui confère une influence croissante auprès des médias, des autorités publiques nationales et des organisations internationales.

Le Classement repose sur une mesure de la situation de la liberté de la presse, fondée sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans 180 pays. Il est établi grâce à un questionnaire proposé en vingt langues à des experts du monde entier. A cette analyse qualitative s’ajoute un relevé quantitatif des violences commises contre les journalistes sur la période prise en compte.

Le Classement n’est pas un indicateur de la qualité de la production journalistique ni un palmarès des politiques publiques, même si les gouvernements ont une responsabilité importante.

Afrique: Pour Que Vive La Liberté Promise

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION.

Un article par Nestor Bidadanure (abrégé)

Quel est le facteur idéologique majeur qui légitime la violence identitaire dans l’Afrique post-coloniale? Comment le concept de Culture de Paix peut-il contribuer à l’instauration d’une paix durable en Afrique ?

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Illustration of article from The Thinker (copyright shutterstock)

L’héritage de la liberté

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir » disait Frantz Fanon, dans son livre Les Damnés de la terre, rédigé en 1961 et qui influencera fortement la conscience politique des militants anticolonialistes et tiers-mondistes de son époque. Si nous nous plaçons du côté des générations qui ont vécu l’esclavage, la colonisation et l’apartheid, nous pouvons dire, avec une certaine prudence, que la réalité politique du continent africain s’est aujourd’hui globalement améliorée. Les lois qui légitimaient l’inégalité entre les humains et justifiaient l’occupation des territoires des peuples des cultures différentes ont été abolies. Des dirigeants progressistes africains ont réussi à déjouer des manipulations identitaires coloniales en fédérant les résistances internes et organisant les solidarités panafricanistes et internationales avec d’autres peuples en lutte. La violence politique et économique que continuent de vivre de nombreux peuples africains ne doit nous faire oublier les victoires remportées sur l’oppression. Grâce à la lutte des peuples, d’importants droits économiques et sociaux ont été conquis dans une large partie du continent. Une certaine égalité citoyenne et de genre a vu le jour sur les décombres des lois discriminatoires. Nous devons nous souvenir qu’aucun droit n’est naturel : chaque espace de liberté dont nous jouissons aujourd’hui est le fruit des batailles épiques des peuples pour la justice et la dignité humaine.

Outre la culture de résistance, nous sommes aussi les héritiers des valeurs et techniques de résolution pacifique des conflits. Face à des tragédies comme l’apartheid, le génocide au Rwanda, la guerre au Mozambique, nous avons vu les peuples puiser dans leur culture ancienne pour sortir de l’impasse et réconcilier des sociétés durement éprouvées.

C’est grâce à l’héritage de la liberté des combattants d’hier que nous pouvons aujourd’hui regarder l’avenir avec optimisme et affirmer avec certitude qu’une Afrique meilleure est possible. En fait le défi majeur de notre génération ne consiste pas à commencer l’histoire mais à refuser de s’arrêter au milieu du long chemin parcouru par les générations qui nous ont précédés dans la lutte pour liberté. Car aussi longtemps que subsistera la guerre et la pauvreté dans la plus petite portion du continent africain, la liberté promise par les pères du panafricanisme aura besoin d’autres héros pour advenir. Tant qu’existeront des peuples privés de liberté quelque part au monde, nul ne devra se sentir totalement libre.

La mission de la génération post-coloniale et post-apartheid que nous sommes consiste donc à lutter pour une paix durable en Afrique. Pour ce faire, il est essentiel de commencer par appréhender le système de pensée qui continue à rendre possible la pauvreté et la violence identitaire dans notre continent. En d’autre mots, il faut identifier l’obstacle majeur à l’émergence d’une Afrique libre, démocratique et sans exclusion pour laquelle ont lutté les générations précédentes. Une Afrique où la paix n’est plus un rêve mais une réalité.

De notre point de vue, l’essentiel de la violence politique et économique dont sont victimes les peuples africains aujourd’hui s’enracine dans un système de pensée que nous appelons le Populisme Identitaire Radical (en abréviation le PIR). Quel est donc le visage du PIR et en quoi le concept de Culture de Paix peut-il nous servir d’anti-thèse aux préjugés qui servent d’ossature au PIR ?

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question(s) related to this article:

Where in the world can we find good leadership today?

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Le populisme identitaire radical

. . . en Afrique, la décolonisation juridique n’a pas été suivie d’une rupture idéologique avec le modèle de gouvernance coloniale chez une partie de l’élite politique. Celle-ci a perpétué, au delà des indépendances, le rapport violent au peuple. Si pour les colons l’ennemi était les indépendantistes, chez l’élite post-coloniale, non libérée mentalement des préjugés coloniaux, le nouvel ennemi est devenu l’autre perçu comme différent. Les discriminations contre le colonisé ont été remplacé par les discriminations contre l’autre ethnie, l’autre religion, les ressortissants de l’autre région, les étrangers… La pratique coloniale de diviser pour mieux régner est jusqu’à aujourd’hui l’arme politique préférée des élites extrémistes. Le phénomène des crimes contre l’humanité tels que le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, des massacres à caractère ethnique au Burundi, en 1993, la guerre fratricide au Sud Soudan, les crimes de masse orchestrés par l’armée du seigneur, la LRA, en Ouganda et en RDC, la guerre menée par les organisations islamistes radicales d’Al Shabab en Somalie, de Boko haram au Nigeria, Al Qaïda et l’Etat islamiste en Libye, au Maghreb et au Mali s’enracinent dans des système de pensée théorisés qui légitiment la violence extrême. . . C’est contre le PIR que les nouveaux combattants de la liberté doivent se dresser pour que puisse un jour advenir une Afrique en paix avec elle même.

Par populisme, il faut entendre la démagogie politique distillée à travers des discours de haine de l’autre différent. . . . Par identitaire, il faut entendre l’instrumentalisation des différences réelles ou supposées à des fins de prise ou de conservation du pouvoir . . . Par radical, il faut entendre la volonté d’extermination de l’autre différent. . .

Pour une Afrique en paix

La Culture de Paix n’est pas un concept fermé. C’est un concept qui intègre les éléments constitutifs des traditions des peuples qui permettent la résolution pacifique des conflits et la diffusion des valeurs de paix. De ce point de vue, la philosophie d’Ubuntu, la tradition d’Ubushingantahe au Burundi, la justice traditionnelle et participative Agacaca au Rwanda sont autant d’éléments constitutifs de la Culture de Paix. Analysons les clefs constitutives de la Culture de Paix en rapport avec la situation africaine.

1-Le respect de la vie, de la personne humaine et ses droits. . .

2-L’accès des citoyens aux droits économiques et sociaux . . .

3- La résolution pacifique des conflits et la réconciliation . . .

4- L’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’inclusion des diversités . . .

5- La démocratie et la liberté d’expression . . .

6- Le respect de l’environnement . . .

La Culture de Paix doit être pensée et enseignée comme un idéal qui permet de relier et de renforcer ce qui a été délié. C’est une théorie inclusive et réconciliatrice. Elle est l’anti-thèse du PIR. C’est une théorie qui permet de penser les différences au sein d’une nation comme une précieuse richesse. Elle nous rappel qu’il n’y a pas d’identité nationale hors la diversité tant culturelle qu’humaine de l’ensemble des citoyens. La Culture de Paix plaide pour l’accès de toutes et tous aux droits humains. Car rien n’est nouveau sous le soleil : c’est toujours la pauvreté et l’ignorance qui font le lit à la démagogie identitaire.

La declaration des clubs des jeunes du conseil des clubs de congo peace network

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Une déclaration reçu par email du Congo Peace Network

Confrontée depuis de décennies à une situation de « guerres récurrentes » entretenue par les acteurs locaux et régionaux dont le Rwanda et l’Ouganda qui ont soutenus des mouvements récurrents politico-militaires Congolais de libération (AFDL, RCD et MLC) ; la RDC va d’accord de paix en Accord de paix, puis d’accord de paix en constitution de transition ayant pour mission principale de doter à la RDC un cadre institutionnel et démocratique cela par la constitution du 18 février 2006.

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La plus part de ces accords de paix ont été signés sous l’égide de la communauté Internationale on peut, à ce sujet citer parmi les plus importants de ces accords ayant préludé l’Actuelle constitution, notamment, l’Accord de cessez-le feu de LUSAKA du 30 juillet 1999 ; l’Accord global et inclusif sur la transition en RDC, signé le 17 Décembre 2002, à Sun City, en Afrique du Sud et la constitution de la transition du 4 Avril 2003 qui donna naissance au gouvernement de 1+4 c’est-à-dire 1 Président et 4 Vice-Présidents qui avaient pour objectif global de conduire la RDC vers une démocratie durable en poursuivant 5 objectifs spécifiques principaux, assignés à cette dernière, à savoir :

1. La réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire National;

2. La réconciliation nationale ; 


3. La formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée ; 


4. L’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes à tous les niveaux 
permettant la mise en place d’un régime constitutionnel démocratique ; 


5. La mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique. En effet, pour matérialiser la volonté ainsi exprimée par les participants au Dialogue Inter congolais, le sénat, Issu de l’Accord Global et inclusif précité, a déposé, conformément à l’article 104 de la constitution de la transition du 04 Avril 2003, un Avant-projet de la nouvelle constitution à l’Assemblée nationale qui l’a adopté sous forme de projet de constitution soumis au référendum populaire le 18 Décembre 2005.


I. NOUVELLE CONSTITUTION, NOUVEAU PROJET DE SOCIETE ET NOUVEL ORDONNANCEMENT JURIDIQUE EN RDC : LA CONSTITUTION DU 18 FEVRIER 2006.

Adoptée par le parlement le 16 mai 2005, soumise le 18 Décembre 2005 au référendum dont les résultats officiels ont été publiés par la commission électorale indépendante le 11 Janvier 2006 et validés par la cour suprême de justice en date du 04 février 2006 ; la constitution de la 3e République a été solennellement promulguée le 18 février 2006. Pour les fils et filles du Congo- Kinshasa, cette date marquait le début de l’épreuve de l’effectivité de notre démocratie, le test de l’efficacité de nos institutions et la maturité politique des acteurs politiques et de la population à préserver les acquis de cette Constitution.

En outre ; que ceux-ci (les congolais) aient, au référendum, voté « Oui » ou « non » qu’ils se soient abstenus au moyen d’un bulletin blanc ou par le boycott électoral, ils avaient apparemment tous le même message et la même préoccupation : « Celle de changer la configuration des Institutions dans un sens qui apporte le renouveau sur le plan sécuritaire, politique et socio-économique ». L’essentiel résidait dans le geste électoral si longtemps attendu, pour lequel bien de nos compatriotes ont, et continuent à payer de leur sang ; ce qui comptait c’était ; pour toute la Nation et la Communauté, « l’expression citoyenne libre de participation du corps électoral à la vie politique et démocratique de la Nation ». Quoi plus d’étonnant de constater que, à 83%, les Congolais s’étaient massivement prononcés en votant par « oui » par voie des urnes, car cette constitution définissait « la nouvelle trajectoire » d’un peuple longtemps meurtri et désespéré, qu’est le peuple congolais.

L’événement de cette constitution de 2006 est assurément marquant pour qu’on lui consacre non seulement une journée de célébration pleine d’émotion et de symbole, mais aussi et surtout toute notre attention, car porteur d’espoir sur les plans politique, économique et social. Fort malheureusement, jusqu’ici, beaucoup parmi nous n’avaient pas fréquenté de près ce texte fondamental, loi « des valeurs sociales essentielles, règles suprêmes fondant l’autorité étatique, organisant ses pouvoirs et ses institutions, lui imposant des limitations spécifiques en garantissant les libertés aux particuliers ».

Les axes prioritaires que les pères de la constitution du 18 Février 2006 s’étaient assignés étaient entre autre : l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance ; le respect de la dignité de la personne humaine avec une attention particulière pour les personnes vulnérables (enfants, femmes, vieillards, minorités, prisonniers, étrangers, réfugiés, etc.) ; la protection des libertés publiques et des droits fondamentaux de la personne et de la famille ; la paix, la sécurité, l’unité nationale et l’intégrité du territoire national, le développement socio-économique, la libre entreprise et la juste redistribution des richesses nationales ; la justice et la lutte contre la corruption et l’impunité, etc…autant des valeurs socio-culturelles économiques et politiques que la constitution de 2006 pose comme fondement de la République et de la nouvelle société Congolaise.

Cependant, après dix années d’existence de constitution de 18 Février 2006 au 18 Février 2016, toutes ces valeurs constitutionnellement garanties, reconnues, protégées aux citoyens congolais, ont-elles été respectées et réalisées par les institutions étatiques et démocratiques congolaises?

Quels sont les défis, les avancées significatives et les perspectives d’avenir en rapport avec la constitution du 18 Février 2006 pour la RDC ?

II. APPORT DE LA CONSTITUTION DU 18 FEVRIER 2006 SUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX, LA SECURITE, LA JUSTICE, LA DEMOCRATIE, LA BONNE GOUVERNANCE, LE RESPECT DES DROITS HUMAINS EN RDC.

Les tendances des observateurs divergent selon qu’ils s’agissent de partisans de la majorité et de ceux de l’opposition Congolaise d’une part, et de la société civile d’autre part.
Pour les tenants de la thèse développée par la classe politique, actuellement au pouvoir depuis les années 2001 à nos jours, sous l’Appellation « Majorité présidentielle » en sigle « M.P » ; la RDC a connu une avancée significative en matière de démocratie, sécurité, paix, bonne gouvernance, Justice et droits humains.

a) La démocratie : Election

Depuis son accession à l’indépendance, la RDC n’avait jamais organisé une « élection » qu’on pouvait qualifier de : Libre, transparente, démocratique et crédible.

Pour la première fois, en 2006 nous avons eu à participer aux élections provinciales, nationales et présidentielles qui ont été saluées et encouragées par la communauté internationale, sous bien sûr la direction de la Commission Electorale Indépendante, institution d’appui à la démocratie, présidée par l’Abbé Apollinaire MUHOLONGU MALUMALU.

En 2011 par contre, la C.E.I fut changé en Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui a organisé les élections qui ont une fois de plus conduit le pays dans une instabilité politique et sécuritaire jusqu’à donner naissance à des groupes rebelles à l’instar du Mouvement du 23 Mars (M23) ; qui revendiquait notamment la légitimité du pouvoir central, car selon plusieurs observateurs tant nationaux qu’internationaux, les élections législatives et présidentielles de 2011 en RDC étaient entachées de beaucoup d’irrégularités et cela suite à une tricherie électorale institutionnalisée orchestrée grâce à Monsieur Pasteur NGOY MULUNDA Daniel, alors président de la CENI de l’époque. . .

b) La paix et la sécurité :

En matière de paix et de la sécurité, il faut savoir que les efforts ont été fournis et consentis, mais malgré tout ça, il reste encore beaucoup à faire.
Car la partie Est de la RDC connait une instabilité sur le plan sécuritaire à cause de la résurgence des groupes armés qui pullulent dans bien de territoires dans les provinces du Nord- Kivu et du Sud Kivu d’abord, puis dans l’ancienne province orientale voire même dans certains coins et recoins de l’ex-province du Katanga.

Particulièrement la population du Nord-Kivu n’a jamais vécu dans une situation d’accalmie qui rassure ; car les massacres de populations dans les territoires de BENI, LUBERO, RUTSHURU, MASISI et WALIKALE constituent même la source d’incertitude sur l’apport en matière de paix et de sécurité tel que fixées par la constitution. Bref, les autorités nationales, provinciales et locales doivent encore fournir beaucoup d’efforts pour que la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens soient leur priorité par excellence.

c) La Justice et le respect de droits humains

En RDC par contre, la justice semble constituer aux yeux de citoyens une parodie ; car elle est seulement et quelques fois favorable aux seuls nantis ou fort financièrement et politiquement, mais elle apparait plus défavorable aux citoyens les plus faibles matériellement, politiquement et financièrement oubliant que « tous les congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois » en vertu de l’article 12 de la constitution. Une maxime dit : « La justice élève une nation ».

Alors que la constitution précise que le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutifs et législatifs (Art 149) ou la réalité sur terrain prouve le contraire. Cette situation met en mal les animateurs des cours et tribunaux ; bien que jouissant de l’indépendance, l’impartialité et la neutralité dans l’exercice de leur mission qui est celle de dire le doit ».
Pour ce qui est du respect de droits et libertés fondamentaux, c’est le pouvoir judiciaire qui est le garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens, en vertu de l’article 150 de la constitution. Est-ce que cette disposition est-elle respectée et observée dans sa plénitude en RDC ? Si oui, comment sont traités les prisonniers dans les établissements pénitentiaires (prisons, cachots, Amigo) ? Quelques personnes qui ont un regard tourné contre la vision de la MP (les prisonniers politiques issus de partis politiques d’opposition et militants activistes de droits de l’homme) ; elles sont les plus souvent victimes de détentions illégales et d’arrestations arbitraires, des traitements dégradants et inhumains voire même de la torture ; cela d’une part leur infliger par les agents des FARDC, PNC, ANR et autres services de sécurité ; ce qui fait appel à des violations des droits et libertés fondamentaux par les autorités publiques en RDC. Il reste encore beaucoup à faire pour que le respect des droits humains soit une réalité en RDC.

d) Développement socio-économique : redistribution des richesses nationales

La situation socio-économique en RDC est tellement alarmante suite à l’insécurité et le chômage qui se soldent en misère sans limite de la population congolaise en général. Tout cela serait dû à quoi ? L’œil de l’observateur constate qu’en RDC, une petite masse de congolais se partage une grande partie de richesses nationales au détriment de toute une grande masse de citoyens, c’est-à-dire seuls les gouvernants bénéficient des richesses du pays en écartant les gouvernés ; tout en ignorant que la satisfaction de l’intérêt général c’est l’objectif primordial pour tout gouvernement ou pouvoir responsable et digne de ses noms.

En outre, aussi longtemps que la problématique de la famine, de l’éducation, du chômage et de l’insécurité ne sera pas résolue positivement, le climat socio-économique congolais restera sans succès dans son chemin du développement.

3. QUELQUES AVANCES SIGNIFICATIVES

Sur le plan territorial, la mise en œuvre de 26 provinces prévues à l’article 2 de la constitution est une réussite. Cependant, le découpage territorial effectif pour une bonne décentralisation en RDC, a par sa mise en place, été violé par le Gouvernement central. Pour leur organisation et leur fonctionnement, le pouvoir central a procédé à la « nomination des commissaires spéciaux » ; une appellation « inconstitutionnelle » au lieu d’organiser l’élection de gouverneurs des provinces dans les 21 provinces nouvellement opérationnelles. Alors que les 5 provinces dont KINSHASA, BAS-CONGO, NORD-KIVU, SUD-KIVU et MANIEMA, les gouverneurs sont répondants et ont l’obligation de rendre compte en vertu du principe de recevabilité du gouvernement provincial devant l’Assemblée provinciale ; Quel est le sort des commissaires spéciaux nommés ? Pourront-ils ou auront-ils l’obligation de rendre compte à la population (ou au président de la République qui les a nommés ? Cette nomination est inconstitutionnelle et se veut une porte de vouloir plonger le pays dans la dictature ou simplement l’ingouvernabilité ; car sans doute, « c’est à celui qui a nommé que revient le pouvoir de révoquer » c’est-à-dire ils sont redevables devant la personne du chef de l’Etat actuel contrairement aux cinq gouverneurs des provinces qui n’ont pas subi le découpage territorial.

Bref, il sied de préciser que l’entreprise à laquelle nous a invité la constitution est immense, car selon nous, maintenant que nous avons une constitution, notre devoir de citoyen est, et serait de la préserver, de la mûrir et de lui donner effet en la reconnaissant comme la « norme juridique de base et de référence dans l’édification de l’Etat de droit auquel tous nous aspirons, dirigeants que dirigés ou encore gouvernants que gouvernés».

e) Sur le plan des infrastructures:

Plusieurs ouvrages ont été soit construits et réhabilités dans les domaines de transport, santé, éducation, électricité, etc. bien que des kilomètres de routes soient asphaltés, que des hôpitaux et centres de santé soient construits, les écoles, etc. soient réalisés, il reste encore beaucoup à faire, car la RDC est toujours en chantier.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise de cet article.)

(. . . suite)

4. LES DEFIS MAJEURS DE LA CONSTITUTION

En principe, la constitution de la 3e République en RDC, devrait définir les règles et ou les principes selon lesquels seront résolues les crises politiques qui secouent le Congo-Zaïre depuis son accession à l’indépendance ; ce qui veut dire qu’elle établirait les règles normatives pour régir la République traduisant impérativement les soucis fondamentaux du peuple congolais et, en établissant une société politique, fondée sur des institutions fiables et stables. Les rédacteurs de la constitution de la RDC, ont-ils atteint cet objectif ? Nous ne le pensons pas.

1. Découpage territorial :

Prévu à l’article 2, dispose que la RDC compte 26 provinces.

En réalité, la redéfinition territoriale n’est pas en soi une mauvaise idée. Bien au contraire, sinon nécessaire du moins souhaitable ; car ce découpage prévu dans la constitution de 2006 constitue une bombe à retardement par ce qu’elle peut entrainer ou rallumer les « passions ou idées sécessionnistes ou séparatistes » de ceux qui ignoreront la quintessence de la notion d’intérêt général de l’Etat, de la nation ou encore de l’unité nationale du peuple congolais.

Qu’on se le dise, ce risque de sécession ou séparation n’est pas une hypothèse fausse. Pour s’en convaincre ; il suffit de scruter la « composition démographique » de chacune de ses provinces. A titre d’exemple ; la province de TSHUAPA n’est formée que par les « MONGO » ; Les provinces de Nord et Sud-Ubangi, sont à leur tour respectif, composées ou formées respectivement par des « NGBAKA » et des « NGBANDI ». Finalement, on a l’impression que les autorités congolaises, en organisant ce découpage, voulaient par le biais de la constitution « chercher à légitimer la scission du pays et par conséquent la désunion du peuple congolais ». Au fond, les questions du découpage territorial et de la décentralisation n’auraient-elles pas été amalgamées, car en elles-mêmes, plusieurs parodies en sont visibles (la décentralisation manque de succès à cause du non-respect de la retenue à la source prévue à l’article 175. Al. 2.. qui stipule que : « … la part des recettes à caractère national allouées aux provinces est établie à 40%. Elle est retenue à la source ». Cette disposition n’a jamais été respectée ça fait de cela 10 années et les provinces continuent à d’être muselées dans la rétrocession que le pouvoir central leur impose en violation de l’article 175 Al. 2. qui prévoit la « retenue à la source.

2. La gratuité de l’enseignement primaire en RDC,

Elle n’a jamais été une réalité alors que le prescrit de l’article 43 Al 3 dispose clairement que : « l’enseignement primaire est obligatoire, et gratuit dans les établissements publics ». La constitution prévoit l’obligation et la gratuité de l’éducation primaire en vue de bannir l’analphabétisation de la population. Jusqu’à présent dans aucun établissement public où cette disposition est respectée, ce qui a pour conséquence d’accentuer et d’accroître le phénomène « Enfants de la rue dans bien de villes et villages du pays, car tous les enfants dont les parents sont sans emploi, vulnérables, handicapés et déplacés internes se trouvent exclus de l’éducation alors que et plutôt reconnus comme espoir de l’avenir.

Pour le Président MOBUTU « la jeunesse c’est la sève qui fera vivre l’avenir du pays ; l’une de ses idées pédagogiques ».

Tant que ce droit à l’éducation ne sera pas garanti pour tous les enfants, nous n’espérons vraiment pas que le phénomène « enfants de la rue se terminera ».

3. Le pluralisme politique en RDC :

L’article 8 dispose que : « l’opposition politique est reconnue en République Démocratique du Congo. Les droits liés à son existence, à ses activités et à sa lutte pour la conquête démocratique du pouvoir sont sacrés. Ils ne peuvent subir de limites que celles imposées à tous les partis et activités politiques par la présente constitution et la loi ».
Partant de la lecture critique de cette disposition, on reconnait à l’opposition sa noble mission de « conquête de pouvoir » ;

Mais elle ne peut conquérir le pouvoir que par la voie des élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles.

Fort malheureusement, le passé nous dira que les élections de 2011, étaient seulement en faveur de la majorité, pour des raisons multiples : l’insécurité dans beaucoup de milieux et territoires sous contrôle des rebelles armés et les opposants, quelques-uns avaient du mal à aller y battre leur campagne pour éviter qu’ils ne soient lâchement abattus.

Cette année 2016, c’est l’année électorale, mais tout observateur et analyste averti a déjà vu de loin un report pur et simple de la tenue des élections à tous les échelons local, municipal, urbain, provincial, national et présidentiel, tout ceci par les manœuvres de la classe dominante et régnante qu’est la « Majorité présidentielle » sous les prétextes qui sont notamment :
« l’insécurité presque sur l’ensemble du territoire national plus particulièrement à l’Est (Nord & Sud-Kivu) ; la problématique dite des « nouveaux majeurs » par leur enrôlement pour qu’ils soient reconnus dans la base centrale de la CENI ; la donne des congolais de l’étranger et de manque de moyens financiers ». Comme conséquence, on impose à toutes les composantes politiques (majorité et opposition) et celles de la société civile de participer à « un dialogue national inclusif » visant plusieurs intérêts égoïstes du régime en place ; car la constitution ayant limité à deux (2) le mandat du Président de la République en vertu de l’article 220 ; celui-ci et sa famille politique ambitionnent la révision de cette disposition constitutionnelle pour solliciter peut être un troisième mandat.

Ce comportement de la majorité présidentielle actuelle, prouve en suffisance l’absence d’une volonté politique pouvant donner la chance à l’alternance politique et démocratique à la jeune démocratie en RDC.

Rappelons que le projet de société, contrat social qu’est la constitution du 18 février 2006 se propose comme mission principale « la construction d’un Etat démocratique que soit un Etat de la bonne gouvernance » au centre de l’Afrique, qu’est la RDC.

Les perspectives que nous nous proposons sont entre autres centrées au tour de :

1. Faire respecter les piliers de la démocratie en RDC qui sont : la souveraineté, la justice, l’égalité ; la primauté de la loi, la tolérance, la transparence, la redevabilité des gouvernants, la garantie des droits humains, le pluralisme politique, l’acquisition démocratique et pacifique de pouvoir, les élections libres, démocratiques et transparentes, les résultats justes des urnes, la protection des minorités et l’entreprenariat ; 


2. La nécessité de préparer et de faire aboutir le processus électoral de 2016 (l’activité à accomplir dans l’immédiat). 


3. Pour les acteurs, les institutions et personnes physiques, qui ont la charge de faire fonctionner le régime démocratique défini par la constitution, mettre en avant la satisfaction de l’intérêt général ; 


4. Il faut une assiette financière nécessaire au fonctionnement et à l’équipement de l’appareil de l’Etat dans ses différentes composantes telles que définies par la constitution ; 


5. Il faut la formation et la mise en œuvre du cadre politique et sécuritaire de l’Etat favorisant le climat d’investissement étranger en RDC ; 


6. Il faut une formation et une mise en œuvre du cadre socio-culturel et économique de l’Etat favorisant le développement du pays ; 


7. Il faut que le pouvoir mette en œuvre une nouvelle politique de création d’emploi, pour la jeunesse et la nation tout entière. 

Pour sa part, Abraham Lincoln, définit la démocratie comme « un pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Lorsque l’Etat veut s’offrir un statut juridique et les moyens de sa survie et de son fonctionnement, l’Etat se dote d’une constitution. L’Etat et la constitution sont intimement liés l’un à l’autre, parce que l’Etat est en définitive l’habillage juridique du pouvoir public. Il est aussi sage de rappeler que la constitution du pays est une œuvre lente, longue, parfois rigide ou souple, car assujettie à des ralentissements, à des modifications du contexte socio-politique et économique, bref à des dynamiques touchant la vie en société.

En outre, nous rappelons tous les acteurs politiques de la RDC, que la politique est une mission sacrée, c’est-à-dire qu’elle doit servir à l’amélioration du bien-être de tous sans exception surtout du peuple congolais et non pas à prendre celui-ci en outrage, et qui est plus dans sa propre patrie.

Hélas, notre constitution de 2006, bien que poursuivant le bonheur du peuple congolais ; l’homme politique congolais mal intentionné, considère à tort et à raison le peuple congolais comme « hypnotisé, amorphe, voire même naïf, oubliant qu’un jour viendra où ce peuple se lèvera et finira par prendre son engagement d’une lutte nécessaire pour défendre sa cause en toute dignité en vue de rendre la république une vitrine par excellence où règnera la paix, la sécurité et où la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits humains feront un fondement du nouveau décollage pour cette jeune patrie démocratique ; qu’est la RDC.

En définitive, « chères autorités politico-administratives de la RDC, il faut savoir que la tranquillité de l’âme est une garantie de longévité ; c’est-à-dire que le respect de la constitution est un gage de bonne conduite pour assurer la tranquillité de l’âme du peuple congolais ».

Le Président Kabila ainsi que tous les acteurs politiques doivent comprendre que la Constitution actuelle et son respect sont la clause du partenariat national pour la paix et la dignité pour tous compte tenu de son historique. Ne pas la respecter est un acte inacceptable pour le peuple congolais en général et la jeunesse en particulier car en aucun cas, ni en aucune circonstance nous allons nous résigner et renoncer à nos droits, a notre bonheur, a notre dignité et sécurité , et accepter de cesser de rêver d’un Congo où tous les êtres humains doivent vivre égaux, libres en droit et en dignité.

AU REGARD DE CE QUI PRECEDE, NOUS JEUNES DES CLUBS MEMBRES DU CONSEIL DES CLUBS DE CONGO PEACE NETWORK POUR LA PAIX, LES DROITS DE L’HOMME, LA JUSTICE ET LA NON VIOLENCE, DECLARONS CE QUI SUIT A L’OCCASION DU 10eme ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO :

1. Toute violation de la Constitution du 18 Février 2006 telle que modifiée à ce jour sera inacceptable car susceptible de détruire le sens de vie commune du peuple congolais pour la paix, la dignité, la justice et la réconciliation ; 


2. La constitution du 18 Février 2006 doit été respectée par les institutions du pays, tous les acteurs politiques et l’ensemble du peuple congolais car elle est la clause du partenariat national pour la paix et la dignité pour tous les congolais. 


3. La Commission Electorale Nationale Indépendante doit publier un calendrier consensuel qui garantit l’alternance démocratique en 2016 en respectant l’actuelle Constitution dans sa lettre et son esprit ; 


4. Nous mettons en garde toute personne qui va tenter de troubler l’ordre public et la quiétude sociale des congolais par la violation des prescrits de la Constitution ainsi que la non publication du Calendrier consensuel des échéances électorales. 


5. La paix, l’unité et l’amour doivent régner avant, pendant et après les élections qui doivent être organisées cette année 2016. 
Que Dieu bénisse et protège la République Démocratique du Congo 


Fait à Goma, le 18 février 2016

Pour Congo Peace Network

Patrick Mulemeri

Coordonnateur

Contresigne par:

LE CONSEIL DES CLUBS DE CONGO PEACE NETWORK

Cameroun: la radio communautaire au service de l’éducation à la paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article du Journal du Cameroun

Les attaques terroristes ont entraîné une dégradation des conditions humanitaires et sécuritaires dans ces régions du pays, et des milliers de Camerounais ont fui leurs foyers. Ce projet radio a pour but d’améliorer la prévention des conflits et le dialogue inter-communautaire entre les réfugiés et les communautés d’accueil, et de sensibiliser les jeunes filles et garçons qui sont vulnérables au recrutement terroriste.

Cameroun
La salle de régie d’antenne d’une radio © Droits réservés

L’UNESCO et ses partenaires ont mobilisé la communauté et quatre stations de radio locales dans le processus de construction de la paix par l’éducation. Les stations ont été choisies pour leur capacité à atteindre les zones les plus reculées en diffusant des informations et des programmes éducatifs dans les langues locales.

« Une étude de l’UNESCO sur la situation dans ces régions densément peuplées révèle que les malentendus au sein des différentes communautés et entre ces dernières sont l’un des principaux problèmes rencontrés », indique Cletus Tabe Ojong, Spécialiste de programme Communication et information au Bureau régional de l’UNESCO à Yaoundé.

Les stations, Échos des montagnes de Mokolo, la Radio Sava de Mora, la Radio Kousseri et la station régionale basée à Maroua ont été formées à l’élaboration de programmes locaux sur la construction de la paix, la médiation, la prévention et la résolution des conflits, l’éducation à la non-violence et le dialogue et la réconciliation interculturels et interreligieux.

Les quatre stations produisent plus de 60 programmes sur des questions de fond visant à créer des liens entre les différentes communautés. À l’antenne, les membres des communautés rurales discutent de questions relatives à l’inclusion communautaire et à la résolution non-violente des conflits. À Mokolo, une zone entourée de villages régulièrement frappés par des attaques terroristes, les auditeurs ont pris conscience de l’impact des programmes traitant de la paix et de la résolution non-violente des conflits locaux. Les programmes d’éducation pour la paix fournissent non seulement des connaissances sur la culture de la paix, mais transmettent également les compétences nécessaires pour reconnaître et désamorcer les conflits potentiels, et pour promouvoir activement et instaurer une culture de la paix.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question(s) related to this article:

African journalism and the culture of peace, A model for the rest of the world?

(. . . suite)

« Les thèmes mettent en lumière les défis que nous devons surmonter compte tenu de la situation actuelle dans notre région », a indiqué Abdourahman Saidou, membre de la branche régionale de l’Association camerounaise pour le dialogue interreligieux, engagée en faveur de la construction d’une cohabitation pacifique entre les Musulmans et les Chrétiens.

Parmi les programmes à fort impact figurent les actualités locales, les magazines, les microprogrammes, les débats en direct et les discussions dans les langues nationales. Certains programmes sont présentés par de jeunes ambassadeurs pour la paix, identifiés et formés par l’UNESCO afin de sensibiliser leurs camarades à l’école et pendant les activités extrascolaires. Par ailleurs, des groupes d’auditeurs seront créés par les ambassadeurs pour encourager la mobilisation, le dialogue et surtout l’action auprès des membres des structures scolaires et extrascolaires.

Le projet, mis en œuvre de mars 2015 à mars 2016, est une initiative conjointe de l’UNESCO, du PNUD et de la FAO intitulée « Réponse rapide pour la résilience et la prévention des conflits des populations des régions de l’Extrême-Nord et de l’Est du Cameroun » et financée par le Japon. Les stations de radio, les élèves (dans les écoles et durant les activités extrascolaires), les chefs traditionnels, les chefs religieux, les autorités administratives et politiques ainsi que les populations directement touchées par l’urgence humanitaire en ont été les bénéficiaires.

L’action de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation à la paix et aux droits de l’homme est guidée par son Acte constitutif, par le Programme mondial en faveur de l’éducation aux droits de l’homme (2005-présent) et par la cible 4.7 de l’agenda Éducation 2030. L’Organisation œuvre également dans le cadre du Plan d’action du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies pour la prévention de l’extrémisme violent. En octobre 2015, les États membres de l’UNESCO ont adopté une décision importante visant à renforcer le rôle de l’UNESCO dans la prévention de l’extrémisme violent par le biais de l’éducation.

Mali : Elaboration d’un programme national sur la culture de la paix au Mali : Les experts à l’œuvre

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Ousmane Ballo pour MaliActu

Les 18 et 19 janvier 2016 à l’Hôtel Salam, un atelier de réflexion a regroupé des experts nationaux et internationaux autour d’une même table en vue d’élaborer un programme national sur la culture de la paix dans notre pays.

Mali
Zahabi Ould Sidi Mohamed

Organisé par le ministre de la réconciliation nationale en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO à Bamako, cet atelier avait comme objectif de rassembler toutes les parties concernées et engager le débat autour de l’élaboration d’un programme national sur la culture de la paix et ses implications en termes de développement social, culturel et économique du pays. Ainsi pendant deux jours, plusieurs thématiques ont été abordées. Il s’agit de : Pratiques interculturelles ; éducation et la formation des jeunes ; rôle de la société civile.

Selon Firmin Edouard Matoko, représentant de la Directrice Générale de l’UNESCO, l’éducation et la culture concernent les valeurs qui se réfèrent, par exemple, à la paix, aux droits de l’homme et à la démocratie. « Ils doivent permettre d’apprendre à vivre ensemble. Ils doivent enseigner les valeurs de tolérance, de respect de l’autre, de partage. Ils doivent favoriser l’esprit de dialogue, la non-violence et l’ouverture aux autres. Ils doivent contribuer à lutter contre les stéréotypes et les préjugés qui font le lit des conflits entre les nations et entre les citoyens d’une même Nation », a-t-il souligné.

Quant à Mbaranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe du Secrétaire Général de la Minusma, la paix, la réconciliation, l’entente mutuelle, la cohésion sociale sont plus que jamais d’actualité face aux inquiétudes croissantes que soulèvent les conflits dans et entre les pays. C’est l’un des moyens, avance-t-elle, le plus sûr pour lutter durablement, contre les troubles sociaux et les violences liées aux radicalismes et aux extrémistes violents de tous bords.

Après avoir salué les efforts des amis du Mali, le ministre de la réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a rappelé que depuis la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, le visage du Mali s’améliore. Cela, ajoute-t-il, grâce à la détermination de tous les fils du pays en faveur de la paix et avec l’accompagnement du système des Nations Unies. « La culture de la paix n’est pas seulement une affaire de la société civile, mais une affaire de nous tous », a-t-il souligné. A l’issue des échanges, quelques recommandations ont été formulées. Il s’agit entre autres d’une étude et diagnostic pour savoir si le document assorti au cours de ces deux jours de travaux peut construire une paix réelle ; renforcer la capacité des acteurs pour la paix et enfin impliquer fortement les Organisations de la Société Civile.

Il faut préciser que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la résolution de soutien de l’UNESCO à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali adoptée lors de la dernière conférence générale qui s’est tenue à Paris, en novembre 2015.

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L’Angola abrite le biennal sur la culture de paix en Afrique

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Agência Angola Press

Le ministre angolais de l’Enseignement Supérieur, Adão do Nascimento, a annoncé aux représentants des Etats membres de l?UNESCO que l’Angola abriterait à partir de l’année prochaine, un biennal sur la culture de paix en Afrique.

Angola
Le ministre angolais de l’Enseignement Supérieur, Adão do Nascimento
Foto de Francisco Miudo

Intervenant à la 38ème session plénière de la conférence générale de l’UNESCO qui se déroule à Paris depuis le 3 novembre, le gouvernant a dit que le biennal ferait, entre autre, une évaluation sur l’accomplissement par les Etats membres de l’Union Africaine, du Plan d’action approuvée à Luanda, en mars 2013.

Selon lui, ce biennal est plus qu’une voie pragmatique pour la matérialisation du thème séculier de l’UNESCO concrètement comme les guerres naissent de l’esprit des hommes, c’est de l’esprit des hommes que doivent être élevés les défenseurs de la paix.

Le chef de la délégation angolaise à la conférence générale a salué les appels de l’UNESCO pour que la communauté internationale s’engage dans la défense inconditionnelle des biens du patrimoine de l’humanité, victimes de destruction indiscriminée, comme cela se passe malheureusement dans plusieurs régions du monde.

( Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

 

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Le développement durable est le principal vecteur d’une paix durable, selon l’ONU

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Une article d Centre d’actualites de l’ONU

A l’occasion d’un évènement organisé au siège de l’ONU à New York sur le thème de la culture de la paix, des hauts responsables de l’Organisation ont appelé mercredi [9 septembre] la communauté internationale à s’impliquer dans la mise en œuvre du futur Programme de développement durable 2030 afin d’instaurer définitivement une culture de la paix à l’échelle mondiale.

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Ambassador Einar Gunnarsson of Iceland. UN Photo/Mark Garten

« La réunion d’aujourd’hui a pour but de nous confronter à la dure réalité du monde actuel, où les gens souffrent et meurent de la violence et d’atrocités », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à l’ouverture d’un forum de haut niveau en faveur de l’établissement d’une culture de la paix qui avait lieu dans l’enceinte de l’Assemblée générale de l’ONU.

Citant en exemple le cas emblématique de la Syrie, qualifiée de pire crise humanitaire du moment, M. Ban a fermement condamné les violations des droits de l’homme et du droit international perpétrées dans le pays aussi bien par les autorités que par les groupes armés antigouvernementaux.

« Notre incapacité à mettre fin aux souffrances en Syrie est visible dans les camps et les maisons [d’accueil] en Jordanie, au Liban et en Turquie, mais aussi à travers la bouleversante crise des réfugiés en Europe », a déploré le Secrétaire général.

Sur ce dernier point, le chef de l’ONU a exhorté les dirigeants européens à mettre en œuvre une réponse commune et humaine face à l’afflux de réfugiés fuyant leurs pays en guerre pour atteindre l’Europe.

M. Ban a également appelé ces mêmes dirigeants à se prononcer très clairement contre la xénophobie et la discrimination à l’encontre des réfugiés et migrants.

« Nous ne pouvons pas construire une culture de la paix sans une campagne active de sensibilisation contre la division et l’injustice », a affirmé le Secrétaire général.

Outre la promotion de l’éducation, la défense des droits humains et le renforcement de la solidarité, M. Ban a appelé les Etats du monde entier à promouvoir davantage la jeunesse.

« Il est temps d’investir dans les jeunes en tant qu’artisans de la paix », a-t-il estimé.

A cette fin, M. Ban a mentionné l’espoir représenté par la future adoption du Programme de développement durable 2030 par les dirigeants mondiaux lors d’un sommet organisé au siège de l’ONU à New York fin septembre, en marge de la 70ème Assemblée générale de l’Organisation.

« Les objectifs de développement durable offrent une approche exhaustive de l’avancée économique, sociale et environnementale. Ceci est capital pour la prévention des conflits et la promotion d’une culture de la paix », a affirmé le Secrétaire général.

En conclusion de son discours, le chef de l’ONU a appelé la communauté internationale à faire sienne cet avertissement de Gandhi : « Il n’y aura pas de paix durable sur terre, à moins que nous n’apprenions non seulement à tolérer mais aussi à respecter les religions autres que la nôtre ».

De son côté, le Président de l’Assemblée générale, Sam Kutesa, a fait écho aux propos de M. Ban en déclarant que le nouveau Programme de développement et les 17 Objectifs de développement durable (ODD) qu’il comporte permettront d’instaurer une culture de la paix.

« L’Objectif numéro 16 des Objectifs de développement durable a trait à la promotion de sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable. A travers l’Objectif numéro 4, le Programme aspire également à favoriser les systèmes éducatifs capables de promouvoir durablement une culture de la paix et de la non-violence », a précisé M. Kutesa dans un discours lu par un Vice-président de l’Assemblée, Einar Gunnarsson.

Afin de veiller à la mise en œuvre du futur Programme et à l’instauration d’une culture de la paix, le Président de l’Assemblée générale a émis une série de recommandations, appelant la communauté internationale à : promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle, tout en renforçant le respect de la diversité religieuse et culturelle ; renforcer les principes de la liberté de pensée, de croyance et d’expression ; éliminer toutes les formes de discrimination et d’intolérance ; développer et étendre les politiques qui favorisent la justice, la sécurité et la primauté du droit ; encourager une plus grande participation des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix ; et faire un usage efficace des médias pour la promotion d’informations concernant une culture de la paix.

(Cliquez ici pour une version anglaise.

Question related to this article:

Can the UN help move the world toward a culture of peace?

The following comes from the CPNN Coordinator’s blog of October 2012

The United Nations and the Culture of Peace

My ten years working in the United Nations system left me with a sweet and sour taste: the sweet side was the universality of the UN, both its staff and mandate, and its great significance for raising the consciousness of the peoples of the world; the sour side was the jealousy of the Member States who make sure that the UN does not encroach on their freedom to rule over their own citizens, as well as people in other countries that they may dominate through neo-colonial relations. This became crystal-clear to me when the United States delegate, during the informal meetings of the UN General Assembly in 1999, opposed the Declaration and Programme of Action on a Culture of Peace, saying that it would make it more difficult for them to start a war. In fact, throughout history, war (call it “defense” if you prefer) has always been the most fundamental “right” of the state

With this in mind, I have been pleasantly surprised by the extent to which the UN system has once again taken up the culture of peace as a priority, as shown in this month’s CPNN bulletin, just as it was a priority in the Year 2000 when I was the director of the UN International Year for the Culture of Peace

Of course, this does not happen by chance, and great credit belongs to two men who played key roles for the Year 2000, Federico Mayor Zaragoza, who made the culture of peace a priority of UNESCO, and Anwarul Chowdhury, who played the role of midwife at the UN General Assembly, guiding the culture of peace resolution through nine months of opposition by the powerful states. Once again, this last month, these two men motivated and spoke eloquently at the High Level Forum on a Culture of Peace at the UN

As always it was the countries of the South who supported the initiative (see the CPNN article of September 24 and its discussion), but at least this month it was not blocked by the powerful states

In fact, it is my impression that the powerful states pay less and less attention to the United Nations. When there was a financial crisis a few years ago, the powerful states did not turn to the UN agencies , the World Bank and the International Monetary Fund, but set up their own temporary system of finance ministers, and when it came time for the review of nuclear non-proliferation, President Obama held his own meeting with heads of state in Washington and ignored the UN conference where the only head of state to speak was that of Iran. And the US has pulled out of UNESCO entirely, forcing drastic cuts in its budget

In fact, the lack of attention by the powerful states may provide the UN system with an opportunity to push the agenda of the culture of peace without their opposition – let us hope that the UN can take advantage of this

Of course, in the long run, the UN, or any other institution, cannot mandate a culture of peace; instead, the culture of peace can only grow from the consciousness, both understanding and action, of the peoples of the world (see last month’s blog below). That’s why the role of the UN for consciousnes-raising is ultimately its greatest contribution!

Maroc: Un Sommet mondial pour la promotion de la paix

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Driss Lyakoubi, LE MATIN

Les jeunes de Kénitra se mobilisent pour le rayonnement des valeurs de paix et de solidarité entre les peuples, à travers le Sommet mondial pour la promotion de la paix et du développement social, organisé par l’Université Ibn Tofaïl en partenariat avec la wilaya du Gharb Chrarda Beni Hssen et l’Association «Dar Lakbira». Cette manifestation regroupe près de 120 participants de 32 nationalités venus des quatre coins du monde. Elle constitue une occasion de réflexion et d’échange entre de jeunes leaders internationaux autour de sujets relatifs aux valeurs d’humanisme et de solidarité. Selon ses initiateurs, le Sommet mondial pour la promotion de la paix et du développement social est un événement unique, conçu pour élargir les perspectives de la jeunesse internationale sur les questions les plus pressantes du monde à travers un dialogue positif, coopératif et constructif.

maroc

Une vision partagée par Zineb El Adaoui, wali de la région du Gharb Chrarda Beni Hssen, qui n’a pas manqué de rappeler l’intérêt suprême accordé par le Royaume aux valeurs universelles de paix, de tolérance, de dialogue et de solidarité.Azzeddine Midaoui, président de l’Université Ibn Tofail, a rendu un vibrant hommage aux jeunes leaders universitaires de l’association «Dar Lekbira» pour le travail ayant abouti à l’organisation d’une rencontre unique en son genre au niveau de la capitale du Gharb. Il a salué, à cet égard, l’exemplarité des liens de coopération profondes liant l’université Ibn Tofail et «Dar Lekbira» pour la promotion des valeurs de solidarité sociale et d’ouverture. Il a également tenu à mettre en exergue le rôle de l’Université dans l’ancrage des valeurs de paix et d’altérité chez les jeunes.

Le président de l’association «Dar Lekbira», Zinelabidine Taoussi a, pour sa part, précisé que la jeunesse marocaine avait suivi la voie tracée par ses ancêtres, celle de la consécration de la paix, du bien et du développement au profit de son pays et de l’ensemble des peuples de la planète. Il est à préciser que le Sommet mondial pour la promotion de la paix et du développement social, comme cela a été annoncé par les divers intervenants, constitue l’occasion idoine pour les participants d’explorer les opportunités de coopération pour l’initiation de projets novateurs favorisant la culture de la paix, la non-violence et l’équité sociale dans leurs pays respectifs et à travers le monde. Une charte de principes sera également élaborée lors de ce forum mondial des jeunes pour renforcer les idéaux de la paix et de l’équité sociale au sein et parmi toutes les nations et les peuples du monde. Celle-ci traduira la vision commune de tous les participants au sommet par rapport au monde qu’ils espèrent pour les générations futures.

Le Sommet mondial pour la promotion de la paix et du développement social s’est assigné comme principaux objectifs la promotion de la culture de la paix et de la non-violence chez la jeunesse internationale, ainsi que le renforcement chez les jeunes de la culture du leadership dans les domaines liés à l’édification de la paix et du développement social. Il est également question du renforcement du rôle des jeunes dans l’édification de sociétés inclusives, pacifiques et résilientes et de la mise en place d’un réseau international de jeunes leaders ayant la capacité de servir leurs communautés respectives à travers des projets communautaires novateurs.

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Lettre ouverte des ONG aux États membres de l’Assemblée générale sur le processus de sélection du Secrétaire général de l’ONU

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Une lettre par les 13 ONGs listés à droite

À l’attention de : Chefs d’État et de gouvernement, Ministres des Affaires étrangères, Représentants permanents auprès des Nations Unies

Excellences,

La sélection du nouveau Secrétaire général en 2016 sera l’une des décisions les plus importantes que l’Assemblée générale fera au cours des dix prochaines années. Le nouveau Secrétaire général devra aborder un monde confronté à des guerres civiles de plus en plus dangereuses, des catastrophes humanitaires et environnementales, au terrorisme, au développement régressif, aux crises économiques et financières, et à l’inégalité. Un leadership mondial et une coopération internationale sont plus que jamais nécessaires. Il est essentiel que le candidat le plus qualifié soit choisi pour devenir Secrétaire général de l’ONU.

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L’importance et la complexité du poste a radicalement changé au cours des 69 dernières années, tout comme les menaces et les défis auxquels l’ensemble du système des Nations Unies est confronté. Le leadership des Secrétaires généraux de l’ONU successifs – en tant que principaux officiers administratifs, diplomates, médiateurs et représentants des buts et principes des Nations Unies – a joué un rôle fondamental dans l’élaboration du travail des Nations Unies. Ils ont fourni une opinion publique essentielle sur la scène internationale sur les questions clés de paix et de sécurité, du développement et des droits humains.

La procédure que l’Assemblée générale a adoptée en 1946 pour sélectionner le Secrétaire général de l’ONU est clairement obsolète et n’est pas adaptée pour la sélection du meilleur candidat possible. Elle satisfait de loin aux pratiques de recrutement modernes pour les nominations de hauts fonctionnaires internationaux, ainsi qu’aux propres normes et idéaux de l’ONU. Nous soulignons, par exemple, qu’aucune femme n’a jamais été sélectionnée pour devenir Secrétaire général de l’ONU, et que très peu ont été sérieusement prises en considération.

Au cours des vingt dernières années, de nombreuses organisations internationales, dont l’ONU, ont apporté d’importantes améliorations et de réformes aux mécanismes de procédure afin d’améliorer la transparence et la responsabilité des nominations de haut niveau. Il est impératif que le processus de sélection du prochain Secrétaire général de l’ONU soit modifié afin qu’il réponde aux normes plus élevées en faveur desquelles l’Assemblée générale de l’ONU, les experts de l’ONU et la société civile ont constamment plaidé. Un processus de sélection plus ouvert et inclusif engageant tous les États membres de l’ONU permettra également de revitaliser les Nations Unies et de renforcer son autorité dans le monde.

Un groupe d’organisations de la société civile fortement engagées à respecter la Charte de l’ONU et ses valeurs ont convenu d’un ensemble de principes et fait des propositions qui constituent la base d’une réforme urgente et crédible. Les propositions sont réalistes et ne nécessitent pas de modification de la Charte de l’ONU. Un grand nombre d’entre elles ont déjà été approuvées par une majorité d’États membres de l’ONU.

Ils comprennent la publication de critères de sélection formels, un appel à candidatures et un calendrier précis pour le processus de sélection qui permet une évaluation adéquate des candidats, y compris à travers une liste officielle des candidats et la présentation des déclarations de vision des candidats.

Nous estimons que tous les États membres de l’Assemblée générale peuvent et doivent jouer un rôle plus important et significatif dans le processus de nomination. Par exemple, l’Assemblée générale devrait tenir des sessions ouvertes qui permettent aux États membres et, conformément aux procédures de l’Assemblée générale, aux autres parties prenantes, de répondre aux candidats et d’examiner leur candidature. L’Assemblée devrait demander que les candidats s’engagent à ne pas faire de promesses en matière de nomination spécifique de haut niveau en amont de la décision de l’Assemblée sur la nomination du Secrétaire général.

En outre, le Conseil de sécurité pourrait être invité à présenter ou à recommander plus d’un candidat à l’Assemblée générale. Une autre recommandation est qu’il ne soit prévu qu’un seul mandat d’une période de sept ans non renouvelable, ce qui aiderait le Secrétaire général à poursuivre un programme à long terme sans avoir à être interrompu par une campagne de réélection.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question(s) related to this article:

What is the United Nations doing for a culture of peace?

(. . . suite)

Les propositions sont décrites dans la plate-forme politique ci-jointe pour une nouvelle campagne mondiale : 1 pour 7 milliards – Trouver le meilleur dirigeant de l’ONU. Un plus grand nombre d’organisations et d’individus du monde entier rejoignent cette campagne jour après jour. Les documents d’information pertinents sont disponibles sur www.1for7billion.org/background.

Alors que les Nations Unies s’apprêtent à célébrer le 70e anniversaire de la Charte de l’ONU l’année prochaine, nous espérons que les États membres de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité saisiront cette occasion historique de lancer un ensemble clé de réformes fondamentales, y compris celles qui sont décrites dans notre document, afin de veiller à ce que le candidat le plus qualifié soit choisi afin de devenir le prochain Secrétaire général des Nations Unies.

Veuillez agréer, vos Excellences, nos sentiments respectueux, *

Dinah Musindarwezo, Directrice exécutive
African Women’s Development and Communication Network (FEMNET)

Salil Shetty, Secrétaire général
Amnesty International

Ricken Patel, Directeur exécutif
Avaaz

Danny Sriskandarajah, Secrétaire général
CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation

Yasmeen Hassan, Directrice internationale
Equality Now

Evelyn Balais-Serrano, Directrice exécutive
Forum-Asia

Jens Martens, Directeur
Global Policy Forum

John Burroughs, Directeur exécutif
Lawyers Committee on Nuclear Policy

Roberto Bissio, Coordinateur
Social Watch

Chee Yoke Ling, Directrice
Third World Network

Eleanor Blomstrom, Directrice de programme
Women’s Environment and Development Organization (WEDO)
William R. Pace, Directeur exécutif
World Federalist Movement-Institute for Global Policy

Bonian Golmohammadi, Secrétaire général
World Federation of United Nations Associations

* Depuis le lancement de la campagne « 1 pour 7 milliards » en novembre 2014, des dizaines d’ONG du monde entier ont rejoint notre appel à un processus de sélection plus ouvert et inclusif. Rendez-vous sur 1for7billion.org/ngo-supporters/ pour une liste complète et à jour de ceux qui nous soutiennent.