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Lettre ouverte des ONG aux États membres de l’Assemblée générale sur le processus de sélection du Secrétaire général de l’ONU

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Une lettre par les 13 ONGs listés à droite

À l’attention de : Chefs d’État et de gouvernement, Ministres des Affaires étrangères, Représentants permanents auprès des Nations Unies

Excellences,

La sélection du nouveau Secrétaire général en 2016 sera l’une des décisions les plus importantes que l’Assemblée générale fera au cours des dix prochaines années. Le nouveau Secrétaire général devra aborder un monde confronté à des guerres civiles de plus en plus dangereuses, des catastrophes humanitaires et environnementales, au terrorisme, au développement régressif, aux crises économiques et financières, et à l’inégalité. Un leadership mondial et une coopération internationale sont plus que jamais nécessaires. Il est essentiel que le candidat le plus qualifié soit choisi pour devenir Secrétaire général de l’ONU.

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L’importance et la complexité du poste a radicalement changé au cours des 69 dernières années, tout comme les menaces et les défis auxquels l’ensemble du système des Nations Unies est confronté. Le leadership des Secrétaires généraux de l’ONU successifs – en tant que principaux officiers administratifs, diplomates, médiateurs et représentants des buts et principes des Nations Unies – a joué un rôle fondamental dans l’élaboration du travail des Nations Unies. Ils ont fourni une opinion publique essentielle sur la scène internationale sur les questions clés de paix et de sécurité, du développement et des droits humains.

La procédure que l’Assemblée générale a adoptée en 1946 pour sélectionner le Secrétaire général de l’ONU est clairement obsolète et n’est pas adaptée pour la sélection du meilleur candidat possible. Elle satisfait de loin aux pratiques de recrutement modernes pour les nominations de hauts fonctionnaires internationaux, ainsi qu’aux propres normes et idéaux de l’ONU. Nous soulignons, par exemple, qu’aucune femme n’a jamais été sélectionnée pour devenir Secrétaire général de l’ONU, et que très peu ont été sérieusement prises en considération.

Au cours des vingt dernières années, de nombreuses organisations internationales, dont l’ONU, ont apporté d’importantes améliorations et de réformes aux mécanismes de procédure afin d’améliorer la transparence et la responsabilité des nominations de haut niveau. Il est impératif que le processus de sélection du prochain Secrétaire général de l’ONU soit modifié afin qu’il réponde aux normes plus élevées en faveur desquelles l’Assemblée générale de l’ONU, les experts de l’ONU et la société civile ont constamment plaidé. Un processus de sélection plus ouvert et inclusif engageant tous les États membres de l’ONU permettra également de revitaliser les Nations Unies et de renforcer son autorité dans le monde.

Un groupe d’organisations de la société civile fortement engagées à respecter la Charte de l’ONU et ses valeurs ont convenu d’un ensemble de principes et fait des propositions qui constituent la base d’une réforme urgente et crédible. Les propositions sont réalistes et ne nécessitent pas de modification de la Charte de l’ONU. Un grand nombre d’entre elles ont déjà été approuvées par une majorité d’États membres de l’ONU.

Ils comprennent la publication de critères de sélection formels, un appel à candidatures et un calendrier précis pour le processus de sélection qui permet une évaluation adéquate des candidats, y compris à travers une liste officielle des candidats et la présentation des déclarations de vision des candidats.

Nous estimons que tous les États membres de l’Assemblée générale peuvent et doivent jouer un rôle plus important et significatif dans le processus de nomination. Par exemple, l’Assemblée générale devrait tenir des sessions ouvertes qui permettent aux États membres et, conformément aux procédures de l’Assemblée générale, aux autres parties prenantes, de répondre aux candidats et d’examiner leur candidature. L’Assemblée devrait demander que les candidats s’engagent à ne pas faire de promesses en matière de nomination spécifique de haut niveau en amont de la décision de l’Assemblée sur la nomination du Secrétaire général.

En outre, le Conseil de sécurité pourrait être invité à présenter ou à recommander plus d’un candidat à l’Assemblée générale. Une autre recommandation est qu’il ne soit prévu qu’un seul mandat d’une période de sept ans non renouvelable, ce qui aiderait le Secrétaire général à poursuivre un programme à long terme sans avoir à être interrompu par une campagne de réélection.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question(s) related to this article:

What is the United Nations doing for a culture of peace?

(. . . suite)

Les propositions sont décrites dans la plate-forme politique ci-jointe pour une nouvelle campagne mondiale : 1 pour 7 milliards – Trouver le meilleur dirigeant de l’ONU. Un plus grand nombre d’organisations et d’individus du monde entier rejoignent cette campagne jour après jour. Les documents d’information pertinents sont disponibles sur www.1for7billion.org/background.

Alors que les Nations Unies s’apprêtent à célébrer le 70e anniversaire de la Charte de l’ONU l’année prochaine, nous espérons que les États membres de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité saisiront cette occasion historique de lancer un ensemble clé de réformes fondamentales, y compris celles qui sont décrites dans notre document, afin de veiller à ce que le candidat le plus qualifié soit choisi afin de devenir le prochain Secrétaire général des Nations Unies.

Veuillez agréer, vos Excellences, nos sentiments respectueux, *

Dinah Musindarwezo, Directrice exécutive
African Women’s Development and Communication Network (FEMNET)

Salil Shetty, Secrétaire général
Amnesty International

Ricken Patel, Directeur exécutif
Avaaz

Danny Sriskandarajah, Secrétaire général
CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation

Yasmeen Hassan, Directrice internationale
Equality Now

Evelyn Balais-Serrano, Directrice exécutive
Forum-Asia

Jens Martens, Directeur
Global Policy Forum

John Burroughs, Directeur exécutif
Lawyers Committee on Nuclear Policy

Roberto Bissio, Coordinateur
Social Watch

Chee Yoke Ling, Directrice
Third World Network

Eleanor Blomstrom, Directrice de programme
Women’s Environment and Development Organization (WEDO)
William R. Pace, Directeur exécutif
World Federalist Movement-Institute for Global Policy

Bonian Golmohammadi, Secrétaire général
World Federation of United Nations Associations

* Depuis le lancement de la campagne « 1 pour 7 milliards » en novembre 2014, des dizaines d’ONG du monde entier ont rejoint notre appel à un processus de sélection plus ouvert et inclusif. Rendez-vous sur 1for7billion.org/ngo-supporters/ pour une liste complète et à jour de ceux qui nous soutiennent.

FAO: Le nombre de personnes souffrant de la faim passe sous la barre des 800 millions. Prochain objectif: l’éradication

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

Le nombre de personnes victimes de la faim dans le monde s’établit à 795 millions – soit 216 millions de moins qu’en 1990-92 –, ce qui équivaut à 1 personne sur 9, d’après la dernière édition du rapport annuel des Nations Unies L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015 (SOFI).

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Cette agricultrice gambienne montre une touffe sèche de riz durant une période de sécheresse

Le nombre de personnes victimes de la faim dans le monde s’établit à 795 millions – soit 216 millions de moins qu’en 1990-92 –, ce qui équivaut à 1 personne sur 9, d’après la dernière édition du rapport annuel des Nations Unies L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015 (SOFI).

Dans les régions en développement, la prévalence de la sous-alimentation – qui mesure la proportion de personnes privées de la nourriture indispensable pour mener une vie saine et active – est tombée à 12,9 pour cent de la population, par rapport aux 23,3 pour cent enregistrés il y a un quart de siècle, selon le SOFI 2015, publié aujourd’hui conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Une majorité des pays faisant l’objet d’un suivi par la FAO (72 sur 129) ont atteint la cible de l’Objectif du Millénaire pour le développement, consistant à réduire de moitié la prévalence de la sous-alimentation d’ici 2015. Les régions en développement dans leur ensemble, quant à elles, l’ont manquée de peu. Par ailleurs, 29 pays ont réalisé l’objectif plus ambitieux énoncé au Sommet mondial de l’alimentation en 1996: diviser par deux le nombre absolu de personnes sous-alimentées d’ici 2015.

“La quasi-réalisation des cibles de l’OMD relatives à la faim nous montre que nous sommes tout à fait en mesure d’éliminer la faim de notre vivant. Nous devons être la génération Faim Zéro. Ce but devrait être incorporé dans toutes les interventions de politique et au cœur même du nouvel agenda de développement durable qui sera mis en place cette année”, a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

“Si nous aspirons réellement à créer un monde exempt de pauvreté et de faim, notre priorité doit être d’investir dans les zones rurales des pays en développement où vivent la plupart des populations les plus pauvres et les plus affamées de la planète”, a souligné le Président du FIDA, Kanayo F. Nwanze. “Il nous faut œuvrer pour générer une transformation au sein de nos communautés rurales afin qu’elle offrent des emplois décents, des conditions de vie décentes et des opportunités décentes. Nous devons investir dans les zones rurales pour la croissance équilibrée de nos nations de sorte que les trois milliards d’habitants peuplant ces zones puissent réaliser leur potentiel”.

“Les hommes, les femmes et les enfants ont besoin d’une alimentation nutritive tous les jours pour avoir une chance d’accéder à un avenir libre et prospère. Des esprits sains dans des corps sains sont essentiels pour la croissance aussi bien individuelle qu’économique, et cette croissance doit être inclusive afin que la faim dans le monde ne soit plus qu’un mauvais souvenir”, a affirmé la Directrice exécutive du PAM, Mme Ertharin Cousin.

Or, les progrès accomplis vers la pleine réalisation des objectifs de sécurité alimentaire 2015 ont été entravés ces dernières années par un contexte économique mondial difficile.

Phénomènes météorologiques extrêmes, catastrophes naturelles, instabilité politique et troubles intérieurs sont autant de facteurs responsables de cette situation. Vingt-quatre pays d’Afrique sont actuellement confrontés à des crises alimentaires, soit le double par rapport à 1990; une personne affamée sur 5 environ vit dans des conditions de crise caractérisées par une faible gouvernance et une vulnérabilité aiguë à la mort et à la maladie.

Le rapport SOFI 2015 fait remarquer qu’au cours des trente dernières années, les crises ont évolué, passant d’événements catastrophiques, à court terme, intenses et à haute visibilité, à des situations prolongées, du fait de toute une série de facteurs, en particulier de catastrophes naturelles et de conflits, souvent exacerbés par le changement climatique, la crise financière et les crises de prix.

Les taux de la faim dans les pays victimes de crises prolongées sont trois fois plus élevés qu’ailleurs. En 2012, cette situation concernait quelque 366 millions de personnes, dont 129 millions étaient sous-alimentés, soit 19 pour cent de toutes les victimes d’insécurité alimentaire de la planète.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question for this article:

Can UN agencies help eradicate poverty in the world?

(. . . suite)

Pourtant, parallèlement, 1,9 milliard d’habitants sont venus gonfler les rangs de la population mondiale depuis 1990, ce qui rend d’autant plus impressionnantes les réductions du nombre de personnes victimes de la faim, souligne le rapport.

D’importantes réductions de la faim ont été réalisées en Asie de l’Est. L’Amérique latine et les Caraïbes, l’Asie du Sud-Est et l’Asie centrale, ainsi que certaines parties de l’Afrique ont affiché des progrès très rapides, montrant que la croissance économique inclusive, les investissements dans l’agriculture et la protection sociale, dans un contexte de stabilité politique, rendent l’élimination de la faim possible. C’est, avant tout, la volonté politique de faire de l’éradication de la faim un objectif de développement primordial qui est à l’origine des progrès.

L’Afrique subsaharienne est la région qui accuse la prévalence la plus élevée de sous-alimentation dans le monde – 23.2 pour cent, soit près d’une personne sur 4. Toutefois, les nations africaines qui ont investi davantage dans la productivité agricole et les infrastructures de base ont su réaliser leur objectif OMD, notamment en Afrique de l’Ouest.

La proportion de personnes souffrant de la faim en Amérique et aux Caraïbes a chuté de 14,7 pour cent à 5,5 pour cent depuis 1990, tandis que la part des enfants de moins de 5 ans en sous-poids a également reculé sensiblement. Une forte détermination à réduire la faim s’est traduite par des programmes de protection sociale qui, assortis de la croissance économique, ont impulsé les progrès à l’échelle du continent.

Diverses tendances ont été observées dans différentes parties d’Asie. Les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est ont réduit de façon constante et rapide les deux indicateurs de sous-alimentation, soutenus par l’investissement dans les infrastructures en eau et l’hygiène, ainsi que par des perspectives économiques favorables.

En Asie du Sud, la prévalence de la sous-alimentation a baissé modérément, passant de 23,9 à 15,7 pour cent, mais des progrès bien plus importants ont été accomplis dans la réduction de l’insuffisance pondérale des jeunes enfants.

Une grave insécurité alimentaire est sur le point d’être éradiquée en Afrique du Nord, où la prévalence de la sous-alimentation s’établit à moins de 5 pour cent, tandis que la hausse de la prévalence du surpoids et de l’obésité suscite des préoccupations croissantes dans la région.

En Asie de l’Ouest, où les conditions d’hygiène sont généralement avancées et où les taux d’insuffisance pondérale des enfants sont faibles, l’incidence de la faim a augmenté à cause de la guerre, des troubles intérieurs et, partant, de populations massives de migrants et de réfugiés dans certains pays.

S’il n’existe pas de solution universelle pour améliorer la sécurité alimentaire, le rapport SOFI évoque plusieurs facteurs qui ont joué un rôle déterminant dans la réalisation de la cible OMD.

En premier lieu, une meilleure productivité agricole, en particulier de la petite agriculture et de l’agriculture familiale, se traduit par des gains importants dans la réduction de la faim et de la pauvreté. Les pays les plus performants en Afrique ont rempli l’engagement de l’OMD, contrairement à ceux dont les progrès ont été plus lents.

Deuxièmement, si la croissance économique est toujours bénéfique – ne serait-ce que parce qu’elle élargit la base de revenus fiscaux nécessaire pour financer les transferts sociaux et autres programmes d’assistance –, elle doit être inclusive pour contribuer à réduire la faim. La croissance inclusive a fait ses preuves pour améliorer les revenus des plus démunis (d’actifs et de compétences), en leur conférant la résilience nécessaire pour affronter les chocs naturels et anthropiques. Augmenter la productivité des agriculteurs familiaux est un moyen efficace de sortir de la pauvreté et de la faim.

Troisièmement, l’expansion de la protection sociale – les transferts d’espèces aux ménages vulnérables, mais aussi les bons d’alimentation, les dispositifs d’assurance santé ou les repas scolaires, éventuellement assortis de contrats d’achat garantis avec les agriculteurs locaux – a été fortement liée aux progrès de réduction de la faim en veillant à ce que tous les membres de la société aient une bonne nutrition pour mener une vie productive.

Environ 150 millions de personnes à travers le monde échappent au piège de la pauvreté extrême grâce à la protection sociale, selon le SOFI, mais plus des deux tiers des pauvres de la planète n’ont toujours pas accès à une forme régulière et prévisible de soutien social. Les transferts d’espèces aident les ménages à gérer les risques et à atténuer l’impact des chocs pour ne pas s’enliser dans la pauvreté et la faim.

Le rapport intégral L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015 est accessible ici.

(Merci à Janet Hudgins, le reporter pour cet article.)

Le Forum mondial sur l’éducation adopte la Déclaration sur l’avenir de l’éducation

EDUCATION POUR LA PAIX

Un article par le Service de presse de l’UNESCO

Une vision de l’éducation pour les 15 prochaines années a été adoptée au Forum mondial sur l’éducation qui s’est clôturé aujourd’hui à Incheon, en République de Corée.
La Déclaration d’Incheon a été saluée par la communauté éducative internationale présente sur place, qui comptait notamment des ministres de plus de 100 pays, des organisations non-gouvernementales et des groupes de jeunes. Elle encourage les pays à assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour tous. La Déclaration appuie les cibles fixées en matière d’éducation qui figureront parmi les Objectifs de développement durable, ratifiés par les Nations Unies en septembre prochain.

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« Cette Déclaration représente un grand pas en avant », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Elle reflète notre détermination à faire en sorte que tous les enfants et tous les jeunes acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour vivre dignement, pour développer leur potentiel et devenir des citoyens mondiaux responsables. Elle encourage les gouvernements à fournir des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de continuer à se développer. Elle affirme que l’éducation est vitale à la paix mondiale et au développement durable. »

La Déclaration d’Incheon s’appuie sur le mouvement international de l’Éducation pour tous (EPT), initié à Jomtien, en Thaïlande, en 1990 et réitéré à Dakar, au Sénégal, en 2000. L’EPT – et l’Objectif du Millénaire pour le développement fixé en matière d’éducation – ont permis des avancées significatives, mais bon nombre de cibles, comme l’accès universel à l’enseignement primaire, n’ont toujours pas été atteintes.

« Si cette génération d’enfants compte un jour réduire les inégalités et les injustices qui touchent le monde aujourd’hui, nous devons donner à chacun de nos enfants une chance d’apprendre. Cela doit être notre vision et notre engagement communs », a plaidé le Directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake.

La Déclaration d’Incheon sera mise en œuvre à travers le Cadre d’action Éducation 2030, une feuille de route destinée aux gouvernements et qu’ils adopteront d’ici la fin de l’année. Elle fournira des orientations sur les cadres juridiques et politiques efficaces en matière d’éducation, fondés sur les principes de responsabilité, de transparence et de gouvernance participative.

Sa mise en œuvre nécessitera une coordination régionale, ainsi qu’une évaluation et un suivi rigoureux de l’agenda pour l’éducation. Elle nécessitera également davantage de financement, notamment pour les pays les plus éloignés de l’objectif d’une éducation inclusive et de qualité. La Déclaration et le Cadre inciteront les pays à fixer des objectifs de dépense appropriés au niveau national, et à augmenter l’Aide publique au développement à destination des pays à faible revenu.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole.)

Question pour cet article:

What is the relation between peace and education?

(. . suite)

Parmi les principaux intervenants à la cérémonie de clôture figuraient Susan Hopgood, Présidente de l’Internationale de l’éducation ; Kishore Singh, Rapporteur spécial pour le droit à l’éducation ; Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO ; Georg Kell, Directeur exécutif du Pacte mondial des Nations Unies ; António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (par vidéo) ; Geeta Rao Gupta, Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF ; Keith Hansen, Vice-Président des Pratiques mondiales au Groupe de la Banque mondiale ; Michaëlle Jean, Secrétaire générale de La Francophonie, ; Hwang Woo Yeo, Vice-Premier ministre de la République de Corée ; et Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO.

« Nous sommes tous d’accord pour dire que chaque élève a le droit à une éducation gratuite, publique et de qualité, » a affirmé Susan Hopgood, Présidente de l’Internationale de l’éducation – une organisation représentant plus de 30 millions d’enseignants et de travailleurs de l’éducation dans le monde. « Cependant, pour atteindre n’importe quel objectif en matière d’éducation, nous devons garantir aux élèves de chaque classe un enseignant bien formé, qualifié, motivé et soutenu. Fournir une éducation de qualité pour tous nécessitera une réforme des systèmes éducatifs. Afin de mettre en œuvre le Cadre d’action Éducation 2030 et d’améliorer la qualité de l’éducation, il est indispensable de transformer les systèmes éducatifs en systèmes favorables à une culture ouverte et collaborative. »

L’éducation est essentielle pour atteindre tous les nouveaux Objectifs de développement durable. Il est nécessaire pour éradiquer la pauvreté, stimuler une prospérité partagée et une croissance économique globale, mais aussi pour construire des sociétés pacifiques et tolérantes. La Déclaration d’aujourd’hui démontre l’engagement commun à concrétiser cette vision. Elle montre à quel point l’éducation peut transformer les vies.

(Merci à Janet Hudgins, la reporter pour cet article.)

Six outils simples pour protéger votre vie privée en ligne (et vous aider à vous défendre contre la surveillance de masse)

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article par Tanya O’Carroll, Amnesty International

Alors que les services de renseignement surveillent de plus en plus étroitement nos communications numériques, nous avons dressé une liste d’outils simples qui pourront vous aider à protéger votre vie privée ainsi que la confidentialité de vos appels, courriels, SMS et discussions en ligne.

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Alors que les services de renseignement surveillent de plus en plus étroitement nos communications numériques, nous avons dressé une liste d’outils simples qui pourront vous aider à protéger votre vie privée ainsi que la confidentialité de vos appels, courriels, SMS et discussions en ligne.

On a parfois le sentiment qu’on ne peut rien faire face à l’immense pouvoir des organisations comme l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ou son équivalent britannique, le Quartier général des communications du gouvernement (GCHQ). Pourtant, il existe des moyens efficaces de reprendre le contrôle de vos communications privées en ligne.

Les six outils ci-dessous constituent des solutions de remplacement pour les applications, sites et logiciels que vous utilisez d’ordinaire. Ils vous permettront d’avoir l’esprit plus tranquille et de préserver votre vie privée lorsque vous utiliserez des moyens de communication numériques.

Remarque : aucun outil ni moyen de communication n’est sûr à 100 %, et les gouvernements qui interceptent et récupèrent nos communications peuvent le faire de nombreuses façons. Si vous êtes militant-e ou journaliste, nous vous recommandons d’intégrer ces outils à une stratégie de sécurité globale et non de les utiliser seuls. Par ailleurs, cette liste n’est en aucun cas exhaustive. Nous vous conseillons de consulter le site de Security-in-a-Box (projet du Tactical Technology Collective et de Front Line Defenders) ainsi que le site de Surveillance Self-Defense (projet de l’Electronic Frontier Foundation).

1. TextSecure : pour les SMS

TextSecure est une application simple à utiliser et gratuite pour les smartphones Android (il existe une application compatible avec iPhone dénommée Signal). Elle ressemble beaucoup à WhatsApp et chiffre vos SMS, photos et fichiers vidéo et audio. Il s’agit d’une application open source qui chiffre les données de bout en bout. Cela signifie que seuls vous et le destinataire de vos SMS pourront lire ces SMS. (Voir le petit guide ci-après pour obtenir des explications sur les termes techniques.)

2. Redphone : pour les appels vocaux

Redphone est une autre application open source pour les smartphones Android qui chiffre vos appels vocaux de bout en bout (pour les iPhone, la même application Signal se charge de chiffrer les SMS et les appels vocaux). Tous les appels sont effectués via Internet, vous ne payez donc que votre connexion Wi-Fi ou les données consommées au lieu de votre crédit téléphonique.

3. meet.jit.si : pour les appels vidéo et les messages instantanés

meet.jit.si est un service open source et gratuit qui permet de sécuriser vos appels vocaux et vidéo, vos conférences vidéo, vos messages instantanés et vos transferts de fichiers. Il s’exécute directement dans votre navigateur sans que vous ayez besoin de télécharger quoi que ce soit. Il vous permet en outre d’inviter plusieurs personnes à participer à un appel vidéo. Ce service ressemble quelque peu à Google Hangouts, mais vos appels et discussions en ligne sont chiffrés de bout en bout. Il existe également une version bureautique dénommée Jitsi que vous pouvez télécharger pour votre système Windows, Linux, Mac OS X ou Android.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article ou ici pour une version espagnole.)

Question related to this article:

How can we protect our online privacy?

(. . . suite)

4. miniLock : pour le partage de fichiers

Ce module d’extension open source et gratuit s’installe sur votre navigateur et vous permet de chiffrer vos fichiers (vidéos, courriels, pièces jointes, photos, etc.) et de les partager très facilement avec vos amis. Vous pouvez transférer et envoyer vos fichiers aux contacts que vous aurez sélectionnés en utilisant leur identifiant unique miniLock. Ainsi, vos fichiers ne pourront être téléchargés que par les personnes avec lesquelles vous les aurez partagés.

5. Mailvelope : pour les courriels

Ce module complémentaire gratuit pour votre navigateur web permet de chiffrer vos courriels de bout en bout. Vous pouvez le configurer pour qu’il soit compatible avec presque tous les fournisseurs de messagerie web, notamment Gmail, Yahoo et Outlook. Il s’agit d’un logiciel open source qui utilise le chiffrement OpenPGP.

6. SpiderOak : pour le partage et le stockage dans le cloud

Ce service vous aide à sauvegarder vos fichiers, synchroniser les données entre plusieurs appareils et partager vos fichiers de manière confidentielle avec des personnes de confiance. Il chiffre vos données de bout en bout, ce qui signifie que, contrairement à d’autres services de partage et stockage dans le cloud tels que Dropbox, même la société qui offre le service ne peut pas voir vos documents sur ses propres serveurs. SpiderOak facture 12 dollars par mois (environ 11 euros) pour un compte personnel. Son code source n’est pas encore ouvert.

Petit guide des termes techniques

Chiffrement : il s’agit d’un procédé visant à dissimuler la forme d’origine de données. Les techniques de chiffrement moderne, lorsqu’elles sont correctement mises en œuvre, permettent de rendre des données presque indéchiffrables. Lorsque du contenu est chiffré ou déchiffré, un mot de passe complexe, appelé « clé », est utilisé pour l’authentification. Très souvent, cette clé est détenue par l’entreprise qui fournit des services, de messagerie web ou d’hébergement de sites web par exemple. Cela signifie que l’entreprise en question bénéficie d’un accès non restreint à vos données. Les gouvernements peuvent contraindre ces entreprises à divulguer cette information ou essayer de pirater leurs serveurs pour y accéder directement.

Chiffrement de bout en bout : avec le chiffrement de bout en bout, la clé n’est connue que de vous-même et ne quitte jamais votre appareil. Vos communications restent ainsi entre vous et vos correspondants uniquement. Pour l’entreprise qui transmet vos communications, ou pour quiconque essaierait de les intercepter, vos messages ressembleront à une longue chaîne de lettres et de nombres aléatoires. Ils peuvent savoir avec qui vous communiquez, mais ils ne pourront pas accéder au contenu de vos communications.

Open source : la plupart du temps, le code qui compose les logiciels est propriétaire, c’est-à-dire que l’entité ou la personne qui l’a développé est la seule à y avoir accès. En revanche, tout le monde peut voir et analyser un code dit « open source ». Bien que cela puisse sembler paradoxal, l’open source est considéré comme la méthode la plus efficace pour rendre un logiciel sûr. Il permet en effet de vérifier que le logiciel ne fait rien de préjudiciable à l’utilisateur, comme fournir une porte dérobée aux services de renseignement, et de veiller à ce que tout défaut de sécurité puisse être décelé et corrigé.

Les femmes dans les parlements : regard sur les 20 dernières années

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

D’un rapport par L’Union Parlementaire

On a assisté au cours des vingt dernières années à une augmentation impressionnante de la proportion des femmes parlementaires dans le monde; la moyenne mondiale a presque doublé sur cette période et la quasi-totalité des régions ont réalisé des progrès substantiels vers l’objectif de 30 % de femmes à des postes de prise de décision.

parliamentarians

En 1995, les déléguées présentes à la quatrième Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes ont signé, unanimement, le Programme d’action de Beijing. Celui-ci a été qualifié de « nouveau programme pour l’émancipation des femmes » avec pour mission de supprimer tous « les obstacles à la participation active des femmes à toutes les sphères de la vie publique et privée ».

Le programme fixait un objectif de 30 % de femmes aux postes de prise de décision, proposant une large palette de stratégies pour y parvenir, parmi lesquelles la discrimination positive, le débat public, la formation et le mentorat à l’intention de femmes leaders.

Au cours des 20 dernières années, les pays du monde ont enregistré des avancées substantielles dans la réalisation de cet objectif de 30 %. Au plan mondial, la moyenne de représentation des femmes dans les parlements nationaux a presque doublé, passant de 11,3 % en 1995 à 22,1 %

Au plan mondial

• La représentation moyenne des femmes dans les parlements du monde a presque doublé entre 1995 et 2015, passant de 11,3 % en 1995 à 22,1 % en 2015. Cette proportion a progressé dans près de 90 % des 174 pays pour lesquels des données sont disponibles pour ces deux années.

• Sur la même période, le nombre des chambres uniques ou basses comprenant plus de 30 % de femmes parlementaires a grimpé de 5 à 42 tandis que le nombre de celles comprenant plus de 40 % de femmes passait d’une seule à 13. En 2015, quatre chambres ont dépassé la barre des 50 %, l’une d’entre elles comprenant même plus de 60 % de femmes.

• Les pays en tête du classement se sont diversifiés : les 10 premiers, parmi lesquels figuraient huit pays européens en 1995, comprennent maintenant quatre pays en Afrique sub-saharienne et trois pays en Europe et trois pays sur le continent américain. . .

• Outre l’évolution des conditions politiques, un facteur a joué un rôle essentiel dans ces changements : la mise en place de quotas électoraux par sexe. Alors qu’ils ne concernaient qu’un petit nombre de pays en 1995, on en trouve dans plus de 120 pays en 2015. . .

L’influence des femmes au Parlement

Des travaux de recherche étayés par des entretiens avec des parlementaires hommes et femmes présentés dans l’enquête de l’UIP Egalité en politique, montrent que la présence des femmes a, de fait, imposé des changements dans les parlements. Des thèmes nouveaux, tels que la violence faite aux femmes ou la santé des femmes, sont désormais à l’ordre du jour : il n’est pas sûr que sans les femmes ces questions auraient reçu l’attention qu’elles méritent. Les femmes parlementaires contribuent aussi, au moins dans certains cas, à l’établissement d’un climat politique plus collaboratif, tant au sein des partis qu’entre eux. En outre, la présence de femmes met les autres femmes en confiance et les incite à prendre contact avec leurs représentant(e)s, ce qui renforce la communication et la responsabilité démocratiques.

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Latest Discussion

Women in parliaments. Do they enhance democratic communication and accountability?

Readers’ comments are invited on this question.

17 avril : les paysans du monde entier se mobilisent pour la souveraineté alimentaire et contre les traités de libre-échange

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par La Via Campesina

17 avril 2015: aujourd’hui, des milliers de paysannes et paysans membres du mouvement international La Via Campesina se mobilisent de par le monde contre les multinationales et les traités de libre-échange. Ceux-ci touchent durement les petits paysans et leur agriculture, ainsi que la souveraineté alimentaire. Depuis 1996, La Via Campesina et ses alliés célèbrent le 17 avril comme étant la journée internationale des luttes paysannes.

April17

 Les traités de libre-échange sont au service des multinationales et de leur mode de production capitaliste et industriel qui dépend lourdement des intrants agrochimiques. Ils entraînent des vagues de déplacement, d’expulsion et de disparition des paysannes et des paysans. Les traités de libre-échange font du profit leur priorité absolue au détriment de tout droit et de toute autre préoccupation. Un important traité de libre-échange est actuellement en cours de négociation entre l’Union européenne, les Etats-Unis et le Canada. Ces discussions, si elles aboutissent, auront pour effet de libéraliser les échanges commerciaux et les investissements en faveur des multinationales ( voir les vidéos).

A travers de centaines d’actions locales et globales (voir la carte régulièrement mise à jour), La Via Campesina rappelle l’importance des luttes locales et, par la même occasion, souligne le besoin d’une alliance entre les communautés urbaines et rurales. Parmi les actions qui auront lieu jusqu’à la fin du mois, citons des occupations de terres, des échanges de semences, des manifestations, des séances de promotion de la souveraineté alimentaire, des événements culturels, des actions directes et des débats.

Cette année, en Europe, notamment en Allemagne, en Suisse et en Belgique, des manifestations sont organisées contre le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership – TTIP), l’Accord économique et commercial global (AECG, ou en anglais Comprehensive Trade and Economic Agreement – CETA) et l’Accord sur le commerce des services (ACS, ou en anglais Trade in Services Agreement – TiSA). En Asie, au Japon et en Corée du Sud, un important rassemblement est prévu pour forcer le gouvernement japonais à refuser les négociations de l’Accord de partenariat transpacifique (Trans-Pacific Partnership – TTP). En Amérique du Sud, une grande marche rassemblant plus 1 500 personnes venant du monde entier se déroulera en Argentine pendant le congrès de la CLOC-Via Campesina (Coordination des organisations paysannes d’Amérique latine) à Buenos Aires.

La Via Campesina a pour objectif de dénoncer les lois et les forces qui affectent la vie paysanne, un précieux héritage des peuples au service de l’humanité. Le mouvement fait la promotion de la souveraineté alimentaire afin d’éradiquer la faim dans le monde et d’instaurer la justice sociale.

Face à ce sombre tableau où le libre-échange et les profits juteux dominent, La Via Campesina propose une économie fondée sur l’équité qui rééquilibrerait les rapports entre l’homme et la nature. La réforme agraire et l’agriculture durable sont au centre de ce mode de vie fondé sur la souveraineté alimentaire des peuples.

Porte-paroles pour la presse:

Ndiakhate Fall, CNCR, Sénégal (en français): + 221 77 550 89 07

Marina dos Santos, Landless movement, Brésil (en espagnol et portugais): +54 9261571785

Yudhvir Singh, BKU, Inde (en anglais): +54 926115717585

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole)

Question for this article:

Le Prix WACC-SIGNIS pour les Droits de l’Homme 2014 décerné à “Taxi Téhéran”

DROITS DE L’HOMME .

une article par Signis, Association Catholique Mondiale pour la Communication

Le Prix WACC-SIGNIS pour les Droits de l’Homme 2014 a été décerné au film Taxi Téhéran réalisé par Jafar Panahi (Iran, 2014), un long métrage documentaire qui reflète la société iranienne contemporaine.

teheran
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“Taxi”, par Jafar Panahi © Jafar Panahi Film Productions

Une manière insolite et créative de promouvoir le droit à communiquer, de défier la censure et de briser le tabou du silence qui enserre l’Iran. C’est ce que propose Taxi Téhéran , dans lequel un taxi jaune parcourt les rues animées de Téhéran, accueillant divers passagers libres de s’exprimer avec franchise en répondant aux questions du chauffeur, qui n’est autre que le réalisateur Jafar Panahi.

Taxi Téhéran joue un double jeu visuel, en mettant en scène la liberté d’expression tout en montrant, avec ironie, comment les nouvelles technologies font aujourd’hui partie intégrante des interactions sociales. Le film souligne et critique la manière dont les images qui proviennent des médias dictent souvent la perception qu’ont les gens de ce qui est officiel, authentique et légal, par opposition à ce qui est officieux, faux ou tout simplement criminel.

Panahi a obtenu une reconnaissance internationale dès son premier long métrage, Le Ballon blanc, qui a remporté la Caméra d’or au Festival de Cannes en 1995, le premier prix majeur décerné à un film iranien à Cannes. Bien que ses films aient souvent été interdits dans son propre pays, il a continué à séduire les cinéphiles du monde entier et a reçu de nombreux prix dont le Léopard d’or du festival de Locarno pour Le Miroir (1997), le Lion d’or à Venise pour Le Cercle (2000), et l’Ours d’argent du Meilleur réalisateur à la Berlinale pour Offside (2006).

Les films de Panahi sont connus pour leur perspective humaniste sur la vie en Iran, s’intéressant souvent aux difficultés des enfants, des pauvres, et des femmes. De lui, il déclare : “Je suis un cinéaste. Je ne sais rien faire d’autre que de faire des films. Le cinéma est mon moyen d’expression et le sens de ma vie. Rien ne peut m’empêcher de faire des films. Car quand je suis poussé à bout, je me sens connecté avec moi-même.”

Abbas Kiarostami, qui a donné ses lettres de noblesse au cinéma iranien, met souvent en scène ses personnages en voiture, afin que le public voie ce que l’acteur voit. Le véhicule et le regard du spectateur se rejoignent comme dans une caméra en mouvement, qui permet au cinéaste de partager sa vision et ses pensées avec le spectateur.

Jafar Panahi utilise une technique similaire dans Taxi Téhéran , mais cette décision n’est pas entièrement volontaire. Panahi n’est pour l’instant ni autorisé à réaliser des films dans son pays, ni à voyager à l’étranger. Condamné à une peine de prison, il a été libéré suite aux pressions venant de nombreux pays. Et il a choisi de ne pas respecter l’interdiction de filmer qu’on lui a imposée.

Taxi Téhéran est donc un acte courageux de résistance. Le cinéaste joue le rôle du chauffeur de taxi dans son propre film, conversant avec les passagers qu’il emmène à travers les rues de Téhéran. Certains de ces passagers s’expriment ouvertement sur les manquements démocratiques en Iran. A cet égard, Taxi Téhéran est un film politiquement engagé.

Le film ne manque pas non plus d’humour. Et le chauffeur et ses passagers parlent aussi beaucoup de cinéma. Il en résulte des conversations passionnantes et une approche lucide sur les événements actuels.

Le Prix WACC-SIGNIS pour les Droits de l’Homme récompense un documentaire qui met en lumière des questions sur les Droits de l’Homme qui reflète les valeurs et priorités des associations chrétiennes WACC.

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole.)

Question pour cet article:

Les gouvernements approuvent de nouveaux rôles pour la Commission de la condition de la femme

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

un article par ONU Mujeres

La Commission de la condition de la femme a conclu aujourd’hui [20 mars] sa 59e session annuelle par un accord avec les États membres des Nations Unies concernant les mesures pour stimuler ses initiatives en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.

csw
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Les gouvernements participant à la réunion ont convenu de nouvelles méthodes de travail pour que la Commission continue à fixer les normes relatives à la Déclaration et le Programme d’action 1995 de Beijing et pour renforcer son rôle dans la formulation des politiques et la coordination d’actions à l’échelle mondiale en matière de mise en œuvre. Ils ont affirmé les contributions essentielles de la Commission dans le façonnement du programme majeur de développement durable pour l’après-2015, dont l’adoption par un sommet mondial de chefs d’États et de gouvernements est prévue en septembre 2015.

En tant qu’organe principal des Nations Unies de promotion des engagements intergouvernementaux en faveur de l’égalité des sexes et de suivi du Programme d’action de Beijing, la Commission poursuivra l’harmonisation de son travail avec celui du Conseil économique et social et du nouveau Forum politique de haut niveau des Nations Unies. Ceci renforcera les initiatives d’intégration de l’égalité des sexes à travers l’ensemble des actions et des débats mondiaux sur le développement durable.

Comme maintenant un grand nombre de membres de gouvernement participent à la Commission, les États membres ont convenu de créer un segment ministériel qui démarrera lors de la prochaine session en 2016. Il est destiné à donner une plus grande visibilité aux préoccupations actuelles et à offrir des possibilités de démontrer un engagement politique de haut niveau pour accélérer les progrès vers l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et la réalisation pleine des droits humains des femmes.

Félicitant les États membres, la société civile et le système des Nations Unies pour « l’énergie, le dynamisme et la perspicacité de la session », la directrice exécutive d’ ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a déclaré dans son discours : « Nous sommes tous bien conscients qu’il n’y a pas de remède miracle pour la réalisation de l’égalité des sexes, de l’autonomisation des femmes et des droits humains des femmes et des filles. Compte tenu du chemin que nous avons parcouru, nous savons que d’autres défis nous attendent. Nous savons que nous devons continuer à travailler, de manière systématique et sans relâche, pour instaurer une transformation dans nos familles, nos sociétés, nos économies et nos espaces politiques et publics », a-t-elle ajouté.

Les gouvernements ont convenu de cibler davantage les efforts sur le thème de l’examen annuel de la Commission. Pour l’avenir, des études de cas démontreront les enseignements qui ont été retirés de la mise en œuvre des engagements pris lors des sessions antérieures de la Commission . . .

La 59e session comprenait un éventail de tables rondes et de panels de haut niveau portant sur des sujets essentiels, depuis le renforcement des financements pour l’égalité des sexes aux responsabilités des hommes et des garçons, en passant par une amélioration des données ventilées par sexe. Les discussions sur les enseignements qui ont été retirés des objectifs du Millénaire pour le développement renforceront le façonnement du programme de développement pour l’après-2

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article ou ici pour une version anglaise.)

Pregunta(s) relacionada(s) al artículo

Does the UN advance equality for women?

The following article by Lyndal Rowlands in the Inter Press Service, suggests that the UN is not making much progress on its commitments for women’s equality:

2015 marks anniversaries for two significant commitments made to increasing women’s participation at peace tables.

Yet despite the Beijing Platform for Action and the Security Council Resolution 1325 both committing to increasing women’s participation in peace building 20 and 15 years ago, respectively, there has been very little progress to report.

The latest available statistics show that women made up only 9 per cent of negotiators at peace tables between 1992 and 2011. That the most recent data is from 2011 shows that more work is needed even in basic areas such as data collection and reporting of women’s participation in peace building.

IPS summarises here four reasons we should value women’s participation at the peace table more, based on discussions at the 59th Commission on the Status of Women (CSW) over the past week.

Beijing Platform for Action Section E

Women and Armed Conflict Diagnosis

Strategic objective E.1. Increase the participation of women in conflict resolution at decision-making levels and protect women living in situations of armed and other conflicts or under foreign occupation. Actions to be taken.

Strategic objective E.2. Reduce excessive military expenditures and control the availability of armaments. Actions to be taken.

Strategic objective E.3. Promote non-violent forms of conflict resolution and reduce the incidence of human rights abuse in conflict situations. Actions to be taken.

Strategic objective E.4. Promote women’s contribution to fostering a culture of peace. Actions to be taken

Strategic objective E.5. Provide protection, assistance and training to refugee women, other displaced women in need of international protection and internally displaced women. Actions to be taken.

Strategic objective E.6. Provide assistance to the women of the colonies and non-self-governing territories. Actions to be taken.
Women Bring Commitment and Experience to the Peace Table
Often the first people invited to participate in formal peace negotiations are the people holding the guns and the last are women who have expertise in building lasting peace.

Zainab Bangura, Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict, told a CSW side event on Tuesday last week, “In the Central African Republic, the only community where they were not killing each other was a community where the Christian women said, ‘These Muslim women are our sisters.’

“Why? Because the women in the community said, ‘We have lived together for the last 100 years’,” Bangura said.

In the Phillipines, Irene Santiago was a member of the government panel that negotiated peace with the Moro Islamic Liberation Front. Santiago came to the table with years of experience working with Christian, Muslim and Indigenous women leaders for peace.

Speaking at a CSW side event at the International Peace Institute (IPI) on Thursday, Santiago said that she knew that her years of experience working with civil society for peace stood her in good stead to make a significant contribution to formal peace negotiations, which she did.

Speaking with IPS, Santiago said women’s voices not only have to be heard, but that they also have to be acted on.

“For women. It’s almost never always about themselves, it’s always about our children, our husbands but also about our communities,” Santiago told IPS.

In Africa, women have fought to be included in peacemaking, even when their contributions have not been recognised.

Bineta Diop, Special Envoy on Women Peace and Security to the African Union, says that mediators need to be held accountable when they only invite the people who hold guns to the peace table and ignore women’s contributions.

“I have been involved in many crises where women were knocking at the door and saying we want to be at the table,” Diop said.

Ambassador Anwarul Chowdhury, known as the father of Security Council Resolution 1325, said that the determination of African women to be involved in peace negotiations should be seen as an inspiration by other countries.

Despite serious difficulties, war and conflict, African women have shown continued determination to hold their countries accountable, Chowdhury said.

Gender Equality in Peace Time Prevents Conflict
Also speaking at the IPI, Valerie Hudson, co-author of ‘Sex and World Peace’, said that her research has shown that the way women are treated within a country is one of the most accurate indicators of the quality of relations that country will have with other countries.

Diop agreed with Hudson, saying that countries that are likely to fall into conflict have higher levels of discrimination and inequality.

“Discrimination against women, especially the non-participation and non-inclusion of women in democracy is … one of the root causes of the conflict,” Diop said.

Ambassador Choudhury agreed with these sentiments, telling IPS, “I believe that no country can claim that their country is not in conflict if women’s rights are denied, if women’s equality is not ensured, if women’s participation at all participation levels is not there.

“I think that if we women are violated, if women’s equality of participation is not there we cannot say that we are at peace, we are in conflict with ourselves. This is a conflict which is happening within ourselves and within the countries. We don’t have to go into the traditional description of conflict, civil conflict or fighting with another country,” Chowdhury added.

Dr. Youssef Mahmoud, Senior Adviser at the International Peace Institute also speaking at the IPI event said, “A world where 51 per cent are ignored is a dangerous world for everyone. I can’t imagine why any men would be indifferent to this.”

Women Are Active In Civil Society
Several discussions at the CSW questioned why militaries were the primary actors in peace building, while non-governmental organisations (NGOs) and civil society’s expertise was not called on.

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Santiago told IPS that civil society, especially women, have a lot to contribute to humanise, to concretise, and to make peace negotiations relevant to people’s lives.

Winnie Kodi from the Nuba mountains in Sudan told reporters on Monday that civil society was vital to helping indigenous communities like her own that have been affected by conflict. She said that the main way her people were able to have their voices heard was by working together with NGOs and civil society.

Chowdhury told IPS he is advocating for the U.N. and governments to hold more consultations with civil society, saying that the involvement of women and of civil society is very important.

Santiago also called for renewed focus on the important role of NGOs in the area of women, peace and security,

“Again I see that why are we focusing on the UN as the locus of change,” she said. “To me it is not, it is the means, it is an important audience, but it is not the locus of social change.

“Let us form the global civic networks that we need to bring about the local global and civil change that we need” Santiago said.

Women Challenge The Causes of Conflict
Challenging militarism and militarisation was another theme discussed during the first week of the CSW, particularly by civil society groups at the parallel NGO forum.

Choudhury told IPS that increased militarism and militarisation is slowing down efforts for equality. “Increasing militarism and militarisation has really been effecting women in a very negative way. This is something that women should stand up against, we should all stand up against,” Chowdhury said.

Militarisation is also affecting indigenous women and men. Maribeth Biano, from the Asian Indigenous Women’s Network, told reporters on Monday that Indigenous women are hugely affected by militarisation in Indigenous territories.
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Profile PM MAIL

Commission de la condition de la femme: Application du Programme d’Action de Beijing

. EGALITE HOMMME/FEMME .

Un article PAR ONU Femmes

L’année 2015 marque une étape importante – le 20e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et de l’adoption de la Déclaration et le Programme d’action de Beijing – qui sera au centre de l’attention lors de la 59e session de la Commission de la condition de la femme (CSW59).

Beijing
Cliquez sur le photo pour l’élargir.

Au cours de cette réunion annuelle de haut niveau, qui se tiendra au siège des Nations Unies à New York du 9 au 20 mars 2015, des dirigeants et des activistes du monde entier feront le point sur les progrès accomplis et les défis qu’il reste à relever pour mettre en œuvre cet accord historique en faveur de l’égalité des sexes et des droits des femmes. Les États qui ont rédigé le Programme d’action en 1995 ont recensé 12 domaines critiques, qui continuent tous à poser de véritables défis aujourd’hui.

Pour préparer le 20e anniversaire du Programme d’action de Beijing, ONU Femmes a lancé en 2014 une campagne internationale sous le titre « Autonomisation des femmes, autonomisation de l’humanité – Imaginez ! » afin de rappeler l’urgence de l’appel de Beijing et d’inciter une nouvelle génération à lutter pour l’égalité des sexes.

À l’approche de cette session de la Commission, 166 pays – un nombre record – ont également entrepris de dresser un bilan national de la condition des femmes, et la société civile a apporté une importante contribution. Ces commentaires, couplés avec le rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la mise en œuvre de Beijing, occuperont une place centrale lors de la CSW59, au cours de laquelle les dirigeants évalueront les progrès accomplis et formuleront des recommandations concrètes afin de redoubler d’efforts pour que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes deviennent réalité pour toutes les femmes et les filles du monde.

Chaque année, la CSW attire des milliers de membres d’ONG et des centaines de représentants de pays de toute la planète venus débattre de questions critiques pour les femmes, capter l’attention et promouvoir l’action. Un nouveau record a été établi cette année, avec l’inscription de plus de 1100 ONG et de 8600 représentants au total. Ils ont des milliers d’histoires à nous raconter. Rencontrez quelques-uns des héros, dirigeants et protagonistes qui seront présents, et découvrez ce qui paraît indispensable à la génération post-Beijing pour concrétiser le Programme d’action. Imaginez !

( Cliquez ici pour la version en anglais de cet article ou ici pour la version espagnol.

Question liée à cet article:

Does the UN advance equality for women?

The following article by Lyndal Rowlands in the Inter Press Service, suggests that the UN is not making much progress on its commitments for women’s equality:

2015 marks anniversaries for two significant commitments made to increasing women’s participation at peace tables.

Yet despite the Beijing Platform for Action and the Security Council Resolution 1325 both committing to increasing women’s participation in peace building 20 and 15 years ago, respectively, there has been very little progress to report.

The latest available statistics show that women made up only 9 per cent of negotiators at peace tables between 1992 and 2011. That the most recent data is from 2011 shows that more work is needed even in basic areas such as data collection and reporting of women’s participation in peace building.

IPS summarises here four reasons we should value women’s participation at the peace table more, based on discussions at the 59th Commission on the Status of Women (CSW) over the past week.

Beijing Platform for Action Section E

Women and Armed Conflict Diagnosis

Strategic objective E.1. Increase the participation of women in conflict resolution at decision-making levels and protect women living in situations of armed and other conflicts or under foreign occupation. Actions to be taken.

Strategic objective E.2. Reduce excessive military expenditures and control the availability of armaments. Actions to be taken.

Strategic objective E.3. Promote non-violent forms of conflict resolution and reduce the incidence of human rights abuse in conflict situations. Actions to be taken.

Strategic objective E.4. Promote women’s contribution to fostering a culture of peace. Actions to be taken

Strategic objective E.5. Provide protection, assistance and training to refugee women, other displaced women in need of international protection and internally displaced women. Actions to be taken.

Strategic objective E.6. Provide assistance to the women of the colonies and non-self-governing territories. Actions to be taken.
Women Bring Commitment and Experience to the Peace Table
Often the first people invited to participate in formal peace negotiations are the people holding the guns and the last are women who have expertise in building lasting peace.

Zainab Bangura, Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict, told a CSW side event on Tuesday last week, “In the Central African Republic, the only community where they were not killing each other was a community where the Christian women said, ‘These Muslim women are our sisters.’

“Why? Because the women in the community said, ‘We have lived together for the last 100 years’,” Bangura said.

In the Phillipines, Irene Santiago was a member of the government panel that negotiated peace with the Moro Islamic Liberation Front. Santiago came to the table with years of experience working with Christian, Muslim and Indigenous women leaders for peace.

Speaking at a CSW side event at the International Peace Institute (IPI) on Thursday, Santiago said that she knew that her years of experience working with civil society for peace stood her in good stead to make a significant contribution to formal peace negotiations, which she did.

Speaking with IPS, Santiago said women’s voices not only have to be heard, but that they also have to be acted on.

“For women. It’s almost never always about themselves, it’s always about our children, our husbands but also about our communities,” Santiago told IPS.

In Africa, women have fought to be included in peacemaking, even when their contributions have not been recognised.

Bineta Diop, Special Envoy on Women Peace and Security to the African Union, says that mediators need to be held accountable when they only invite the people who hold guns to the peace table and ignore women’s contributions.

“I have been involved in many crises where women were knocking at the door and saying we want to be at the table,” Diop said.

Ambassador Anwarul Chowdhury, known as the father of Security Council Resolution 1325, said that the determination of African women to be involved in peace negotiations should be seen as an inspiration by other countries.

Despite serious difficulties, war and conflict, African women have shown continued determination to hold their countries accountable, Chowdhury said.

Gender Equality in Peace Time Prevents Conflict
Also speaking at the IPI, Valerie Hudson, co-author of ‘Sex and World Peace’, said that her research has shown that the way women are treated within a country is one of the most accurate indicators of the quality of relations that country will have with other countries.

Diop agreed with Hudson, saying that countries that are likely to fall into conflict have higher levels of discrimination and inequality.

“Discrimination against women, especially the non-participation and non-inclusion of women in democracy is … one of the root causes of the conflict,” Diop said.

Ambassador Choudhury agreed with these sentiments, telling IPS, “I believe that no country can claim that their country is not in conflict if women’s rights are denied, if women’s equality is not ensured, if women’s participation at all participation levels is not there.

“I think that if we women are violated, if women’s equality of participation is not there we cannot say that we are at peace, we are in conflict with ourselves. This is a conflict which is happening within ourselves and within the countries. We don’t have to go into the traditional description of conflict, civil conflict or fighting with another country,” Chowdhury added.

Dr. Youssef Mahmoud, Senior Adviser at the International Peace Institute also speaking at the IPI event said, “A world where 51 per cent are ignored is a dangerous world for everyone. I can’t imagine why any men would be indifferent to this.”

Women Are Active In Civil Society
Several discussions at the CSW questioned why militaries were the primary actors in peace building, while non-governmental organisations (NGOs) and civil society’s expertise was not called on.

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Meet the 10 Women Who Will Stop at Nothing
Women Walk for Peace in the Korean Peninsula
Santiago told IPS that civil society, especially women, have a lot to contribute to humanise, to concretise, and to make peace negotiations relevant to people’s lives.

Winnie Kodi from the Nuba mountains in Sudan told reporters on Monday that civil society was vital to helping indigenous communities like her own that have been affected by conflict. She said that the main way her people were able to have their voices heard was by working together with NGOs and civil society.

Chowdhury told IPS he is advocating for the U.N. and governments to hold more consultations with civil society, saying that the involvement of women and of civil society is very important.

Santiago also called for renewed focus on the important role of NGOs in the area of women, peace and security,

“Again I see that why are we focusing on the UN as the locus of change,” she said. “To me it is not, it is the means, it is an important audience, but it is not the locus of social change.

“Let us form the global civic networks that we need to bring about the local global and civil change that we need” Santiago said.

Women Challenge The Causes of Conflict
Challenging militarism and militarisation was another theme discussed during the first week of the CSW, particularly by civil society groups at the parallel NGO forum.

Choudhury told IPS that increased militarism and militarisation is slowing down efforts for equality. “Increasing militarism and militarisation has really been effecting women in a very negative way. This is something that women should stand up against, we should all stand up against,” Chowdhury said.

Militarisation is also affecting indigenous women and men. Maribeth Biano, from the Asian Indigenous Women’s Network, told reporters on Monday that Indigenous women are hugely affected by militarisation in Indigenous territories.
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Amnesty International: L’année 2014 a été terrible

DROITS DE L’HOMME .

an article by Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International

Ainsi que nous l’avons montré dans le rapport annuel, l’année 2014 a été terrible pour ceux et celles qui cherchent à défendre les droits humains, et aussi pour les hommes, les femmes, les enfants qui vivent dans des régions en proie à la guerre.

Screenshot

Les gouvernements profèrent de belles paroles sur la nécessité de protéger les civils. Cependant, dans le monde entier, les dirigeants politiques se sont montrés incapables de protéger les personnes qui en ont le plus besoin. Amnesty International est convaincue que cette situation peut et devra changer.

Le droit international humanitaire, qui s’applique aux situations de conflit armé, est parfaitement clair. Les attaques ne doivent jamais viser les civils. Le principe de la distinction entre civils et combattants est une garantie fondamentale pour celles et ceux qui sont pris dans la tourmente des guerres.

Et pourtant, à maintes reprises, les civils ont été durement touchés par les conflits. En cette année du 20e anniversaire du génocide rwandais, les responsables politiques ont souvent foulé aux pieds les règles de protection des civils, ou se sont gardés d’intervenir lorsque d’autres qu’eux commettaient des violations meurtrières de ces règles. . .

En 2014, 30 ans s’étaient écoulés depuis l’adoption de la Convention contre la torture des Nations unies. Pour ce traité-là également, Amnesty International avait fait campagne pendant de longues années, et c’est en partie grâce à cette action que le prix Nobel de la paix lui a été décerné en 1977.

Cet anniversaire méritait d’être célébré, mais il a aussi permis de souligner que la torture est toujours monnaie courante dans le monde entier, ce qui a incité Amnesty International à lancer sa grande campagne Stop Torture en 2014.

Le message formulé contre la torture a acquis une résonance particulière après la publication en décembre d’un rapport du Sénat américain, d’où se dégageait une propension à approuver le recours à la torture au cours des années suivant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Il était étonnant de voir que certains responsables d’actes de torture semblaient encore penser qu’ils n’avaient nullement à en avoir honte.

De Washington à Damas, d’Abuja à Colombo, de hautes personnalités gouvernementales ont justifié d’atroces violations des droits humains en expliquant qu’elles répondaient à un impératif de « sûreté ». Mais c’est l’inverse qui est vrai. Si nous vivons aujourd’hui dans un monde si dangereux, c’est notamment à cause de ces violations. Une sécurité réelle ne peut être instaurée sans le respect des droits humains.

Nous avons bien souvent constaté que, même dans des périodes qui semblent de mauvais augure pour les droits humains – et peut-être tout particulièrement dans ces conditions – il est possible de susciter des changements remarquables.

Nous devons nourrir un espoir : au cours des années à venir, lorsque nous nous souviendrons de 2014, ce que nous avons vécu cette année-là sera jugé comme le point le plus bas, d’où nous nous serons élevés vers un avenir meilleur.

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:

What is the state of human rights in the world today?

Latest reader comment:

Each year we get overviews of the state of human rights in the world from Amnesty International and Human Rights Watch.