Category Archives: TOLERANCE & SOLIDARITE

De la “jungle” au théâtre, des réfugiés rejouent leur exil vers l’Europe

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Un article de Culturebox, France Info

Ils sont Soudanais, Afghans et Irakiens et vivaient il y a quelques semaines encore dans la “jungle” de Calais. C’est là qu’ils ont fait leurs débuts de comédiens en participant à un atelier théâtre. De ce travail est née une pièce,”To be or not”. Le récit poignant de leur long et dangereux voyage vers l’Europe. Une pièce qui, espèrent-ils, changera le regard des gens sur les migrants


Video du théâtre

Beaucoup d’émotion ce soir-là dans cette petite salle de Montreuil. Quelques spectateurs retiennent leurs larmes. Face à eux sur scène, une douzaine de jeunes hommes. Des réfugiés qui viennent de jouer leur première pièce de théâtre. L’histoire de leur vie, l’histoire de leur fuite vers l’Europe, et tous les dangers qu’ils ont dû affronter pour espérer avoir une vie meilleure.

L’ignorance et la peur

Après des mois passés dans la “jungle” de Calais, ces hommes sont hébergés dans un centre d’accueil et d’orientation à Croisille près d’Arras. Ils ont donc pu continuer les ateliers théâtre commencés à Calais avec deux jeunes metteurs en scène.

De cette collaboration est né ce spectacle où les apprentis comédiens rejouent leur périple, et bien sûr la traversée de la Méditerranée, entassés pendant plusieurs jours sur des embarcations trop petites, sans eau et sans nourriture, avec la peur constante de chavirer comme des milliers d’autres avant eux.

La guerre, l’exil, l’omniprésence de la mort, et au bout du chemin, un autre obstacle comme le dit très bien Bertrand Degrémont, notre ignorance et nos peurs. En racontant leur histoire, en la partageant, ils espèrent gommer, un peu, ces peurs, et changer le regard des gens sur les réfugiés.

(Merci à Kiki Chauvin, le reporter de CPNN pour cet article)

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Maroc: Madagh à l’heure de sa onzième Rencontre mondiale du soufisme

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Un article de Libération

La 11eme édition de la Rencontre mondiale du soufisme s’est ouverte, samedi à Madagh, province de Berkane sous le signe “Soufisme et culture de la paix: vision universelle de l’islam pour les valeurs du vivre-ensemble et la paix des civilisations”.

Cette rencontre, organisée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, se veut l’occasion de mettre en lumière les apports du soufisme pour construire la paix, apporter un soin particulier au vivre-ensemble et la coopération constructive entre pays, indiquent les organisateurs dans une note de présentation de ce rendez-vous annuel, ajoutant que l’objectif est de “montrer l’islam sous son vrai visage, tolérant, prônant la paix et le respect de toutes les civilisations”.

Intervenant à cette occasion, le directeur de la rencontre, Mounir El Kadiri Boudchich, s’est félicité que cette rencontre intellectuelle et spirituelle est devenue au fil des années un rendez-vous de choix pour des érudits et des enseignants chercheurs pour débattre des questions d’actualité en lien avec la coexistence et le vivre-ensemble entre religions et cultures de la paix, soulignant l’importance du thème retenu pour cette édition dans la mesure où la culture de la paix est désormais au centre des préoccupations du monde entier.

Pendant plusieurs siècles, la présence de la Zaouiya en terre marocaine n’a cessé de cultiver ces valeurs à grande échelle et de former des hommes d’exception, capables de les incarner et de les faire rayonner, estiment les organisateurs, ajoutant que le Maroc d’aujourd’hui, digne héritier de cette histoire, continue de séduire et de porter très haut ses valeurs qui font de lui un cas particulier mais aussi un exemple à suivre.

Plusieurs thèmes ont été retenus pour le débat notamment “Culture de la paix : concept et significations “, ” Culture de paix en islam : contenus et expressions”, “Culture de paix : dimensions individuelle, sociale et culturelle”, “Soufisme et culture de paix : exemples historiques”, “Culture de paix et mise en pratique d’une diplomatie spirituelle” et “Le soufisme et la paix verte”.

En marge de cette édition, des rencontres et des conférences seront organisées à Oujda et Berkane pour faire connaître le soufisme en tant que fondement de l’identité marocaine.
Plusieurs autres activités sont prévues également en marge de cette édition, dont “un village de solidarité” traitant de la création des associations et des coopératives dans la région de l’Oriental et de l’économie solidaire et sociale, des sessions de formation pour les journalistes locaux et des rencontres dédiées à l’écologie traitant de l’importance de la protection de l’environnement dans l’islam.

“L’approche soufie ne peut s’identifier à un discours philosophique sur la paix, elle se caractérise plutôt par une méthode pratique qui vise à purifier l’homme des mauvais penchants l’incitant au mal, au conflit, à la haine, à la domination ou à la violence”, expliquent les initiateurs, ajoutant que les sociétés d’aujourd’hui en quête de stabilité et de développement “trouveront, sans aucun doute, dans le modèle et la méthodologie soufis, une source d’inspiration pour fonder une paix à l’échelle individuelle, familiale et sociale, de l’économie et de l’environnement”.

L’histoire du Maroc, depuis longtemps terre par excellence du soufisme, est un témoignage probant d’une paix fondée sur la purification spirituelle de l’homme, relève la même source, mettant l’accent sur le rôle prépondérant joué par les zaouiyas dans l’enracinement des valeurs de tolérance, de cohabitation et de respect d’autrui.

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Niger: Ouverture à Niamey d’un forum sur la culture de la paix par le dialogue religieux dans la sous-région

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Un article de Mali Actu (Source: Agence de presse Xinhua)

L’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue intra et inter-religion est au centre d’un forum de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis mardi dans la capitale nigérienne, Niamey, sous la présidence du chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou.

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Le président du Niger Mahamadou Issoufou Photo d’archives/REUTERS/Brian Snyder

Cette importante rencontre qui est à sa première édition durera deux jours. Elle accueille les délégations des 15 pays membres de la CEDEAO ainsi que d’importantes personnalités religieuses.

Selon le président Mahamadou Issoufou, en ouvrant les travaux, ce forum intervient au moment où la zone sahélo-saharienne notamment le bassin du lac Tchad fait face aux menaces terroristes. « Dans cette région, des gens tuent, violent et pillent au nom de l’islam. Ailleurs, on assiste à l’instrumentalisation d’autres religions à des fins politiques, économiques et sociales », a-t-il indiqué.

Il est donc normal, pour lui, qu’au niveau de l’espace CEDEAO qu’on réfléchisse à l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue intra et inter-religion.

Ce forum, selon le ministre nigérien de la Culture, Assoumana Malam Issa, vise à garantir le développement économique et l’intégration sociale des quinze pays membres de la CEDEAO, un espace qui connait aujourd’hui, « des crises et tensions politiques, sociales, ethniques et religieuses, ralentissant l’élan dans lequel cette organisation s’est lancée ».

Plusieurs facteurs socioculturels seraient à la base de l’instabilité constatée dans les Etats membres qui sont entre autres « la mauvaise compréhension, l’interprétation et la déformation des préceptes au sein des religions, l’ignorance, l’injustice, l’injustice réelle ou supposée, et la suspicion mutuelle ainsi que l’intolérance et l’extrémisme, causes profondes des conflits ».

Il s’agit pour ses initiateurs, par la faveur de la présence remarquable des différentes confessions religieuses des pays, « d’établir un dialogue interreligieux, susciter des rapports harmonieux entre les religions, discuter de la coexistence pacifique à travers l’éducation des fidèles sur la nécessité de bâtir une culture de la paix, inculquer aux chefs religieux une culture de dialogue interreligieux de l’action afin de transformer le pluralisme religieux en un facteur de développement social ».

La CEDEAO a été créée en 1975 pour promouvoir l’intégration socioéconomique des Etats par la libre circulation des biens et des personnes. Elle regroupe 15 Etats membres à savoir le Bénin, la Côte d’ivoire, le Niger, le Nigeria, la Guinée Bissau, le Sénégal, le Mali, le Liberia, la Sierra Leone, le Burkina Faso, le Togo, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Conakry, et le Ghana.

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La Reunion: Déclaration du Symposium 2016 du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie

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Un article de Temoignages

Idriss Issop-Banian, président du GDIR (Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion), vient de nous envoyer la Déclaration Finale du 3è Symposium du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie, qui s’est déroulé du 22 au 24 septembre à Saint-Denis. Voici le texte intégral de cette déclaration qui reprend un mot d’ordre défendu depuis plus de 40 ans par le Parti communiste réunionnais : « Océan Indien zone de paix ».

Reunion
La cérémonie de clôture du Symposium 2016 du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie.

Préambule : Nous réaffirmons notre conviction spirituelle commune que nous sommes une seule famille. Tous les êtres humains sont habités par la même lumière de Dieu et ont la même dignité. La Vie est sacrée et une même Règle d’Or régit nos relations fondamentales : « Fais à autrui le bien que tu souhaites pour toi-même ».

Nous, délégués des groupes de dialogue interreligieux de Madagascar, Maurice, Seychelles et La Réunion, tous membres du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie,

– forts de la Déclaration de Port-Louis suivant le premier Symposium qui a eu lieu à Maurice en 2009,

– consolidés par la Déclaration de Victoria suivant le deuxième Symposium qui a eu lieu aux Seychelles en 2012,

– réaffirmant notre conviction que le dialogue des religions est un vecteur essentiel pour le vivre ensemble des personnes et des peuples, et, ce faisant,

– désireux d’agir avec les autres acteurs de nos sociétés humaines pour qu’advienne la paix,

– ayant à cœur de développer des solidarités de paix et de cohésion dans un partage éthique et humaniste,

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

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How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . suite)

– réunis du 22 au 24 septembre 2016 à Saint-Denis de La Réunion en Symposium, avons réfléchi sur la Paix en Océan Indien et avons traité des thèmes suivants :

Océan Indien zone de paix ;

La paix dans nos sociétés ;

Les défis du changement climatique – Écologie et spiritualités ;

Indianocéanité.

Le Symposium du Réseau interreligieux de l’Indianocéanie, après en avoir délibéré :

Résolution n° 1 : Appelle les responsables politiques et les gouvernants à tenir compte de la résolution 70/22 adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 7 décembre 2015, faisant de l’Océan Indien une Zone de Paix.

Résolution n°2 : Appelle les acteurs de la société à prendre conscience des conséquences liées au changement climatique dans l’Indianocéanie.

Résolution n°3 : Appelle à tenir compte de la spiritualité dans les actes de la vie quotidienne, pour ce qui relève du respect de l’environnement et des populations.

Résolution n° 4 : Réaffirme son engagement à lutter contre les fléaux que sont la misère, la corruption, le racisme et la xénophobie, et se prononce en faveur d’un co-développement solidaire et équitable de l’Indianocéanie.

Résolution n° 5 : Soutient le désir de l’observateur venant de Mayotte de créer un groupe de dialogue interreligieux à Mayotte.

Résolution n° 6 : Soutient le désir de l’observateur venant des Comores de créer un groupe de dialogue interreligieux aux Comores.

Résolution n° 7 : Réaffirme le droit des Chagossiens de retourner et de vivre sur leur terre.

« Seigneur Dieu, fais de nous des artisans de Paix et tiens-nous dans la lumière ».

Fait à Saint-Denis de La Réunion, le 24 septembre 2016.

Suivent les signatures des délégations du PLeROC (Madagascar) – CoR (Maurice) – SIFCO (Seychelles)- GDIR (La Réunion)

Grèce: Un syndicat national exerce des pressions afin de garantir l’accès à l’éducation de tous les enfants réfugiés

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de l’Internationale de l’Education (repris selon Creative Commons)

Confrontée à une augmentation spectaculaire du nombre de réfugié(e)s provenant des pays voisins en conflit, la Greek Federation of Secondary State School Teachers fait appel à la solidarité de sorte à ce que tous les enfants aillent à l’école.

Le Président et le Secrétaire général de la Greek Federation of Secondary State School Teachers (Fédération grecque des enseignants du secondaire-OLME) exercent des pressions sur le Gouvernement grec pour que ce dernier alloue des fonds spéciaux visant à faire face aux coûts associés à la création centres d’accueil et d’hébergement adéquats pour les réfugié(e)s. Ces centres leur apporteront de la nourriture, des soins de santé, des services de traduction et des services juridiques dans des conditions de vie décentes. L’OLME a également demandé au Gouvernement grec de garantir l’accès à l’éducation à tous les enfants qui resteront en Grèce, ajoutant que pour cela il faudra fournir les infrastructures nécessaires et des conditions adéquates pour permettre une transition en douceur.

Greece
Photo ©UN

Une génération perdue

L’appel du syndicat a comme base un récent rapport de l’UNICEF intitulé « Education Under Fire » (L’éducation en flammes) exposant la très dure réalité des réfugié(e)s, et plus particulièrement celle des enfants. D’après le rapport, les guerres au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont provoqué le non accès à l’éducation de 13 millions d’enfants. En outre, 9.000 écoles au Moyen-Orient ne sont plus en fonctionnement et environ 700.000 enfants réfugiés ne sont pas scolarisés car les établissements scolaires grecs ne peuvent pas accueillir autant de nouveaux/elles étudiant(e)s.

Compte tenu que les Etats des Balkans ont fermé leurs frontières en mars dernier, des milliers d’enfants réfugiés coincés en Grèce ont rarement voire pas le moindre accès à l’éducation. Certaines organisations de défense des droits humains ont qualifié de « génération perdue » ces enfants réfugiés à qui est refusé le droit à l’éducation.

L’OLME: Appel à la solidarité et au dialogue

« Nous invitons les syndicats grecs des enseignants à ouvrir la voie, une fois encore », c’est ce qu’ont affirmé les dirigeants de l’OLME le 18 septembre dernier. « Nous les invitons à faire preuve de solidarité envers les réfugiés et les immigrants de façon concrète à travers l’organisation et la participation à des actions conjointes visant à fournir tous types de matériels et de soutien moral aux réfugiés. En même temps, nous les invitons à organiser des débats au sein de la communauté éducative avec pour objectif de sensibiliser les jeunes sur le sujet des réfugiés et des immigrants. Les perceptions racistes et la discrimination raciale vis-à-vis des réfugiés et des immigrants n’ont pas leur place au sein du système éducatif ni au sein de la société grecque ».

En guise de réponse, les syndicats grecs d’enseignants, les écoles et les étudiant(e)s ont mis en œuvre plusieurs initiatives montrant leur solidarité vis-à-vis des réfugié(e)s.

(Cliquez ici pour une version anglaise ou ici pour une version espagnole.)

(L’article se continue à droite.)

Question for discussion

The refugee crisis, Who is responsible?

(L’article se continue de la gauche.)

Aides financières

Le Conseil d’administration de l’OLME a alloué des fonds aux syndicats grecs d’enseignants les plus concernés par une arrivée massive de réfugié(e)s. Ces fonds seront utilisés pour apporter à ces derniers une aide humanitaire. L’OLME a l’intention de soutenir les mobilisations ainsi que les mouvements de personnes, pour apporter un soutien à chaque effort fourni soit par les écoles soit dans un cadre social plus large, afin de consolider une société qui réclame comme siennes les valeurs de liberté, égalité et respect des droits humains.

« Le financement est essentiel pour la mise en œuvre d’un plan d’éducation tel que nous l’avons décrit ci-avant », dit l’un des dirigeants de l’OLME. Au jour d’aujourd’hui, 7 millions d’euros ont été utilisés pour la construction de centres d’hébergement, la formation d’enseignants et de formateurs d’enseignants, ainsi que pour la production de manuels scolaires. Plus encore, 2,8 millions d’euros seront versés par l’Organisation internationale pour les migrations afin de payer pour le transport aller-retour de ces enfants aux classes d’accueil et de payer pour le nettoyage des écoles jusqu’en décembre 2016.

Plans à long terme

En plus, le Ministère grec de l’Education a mis en place un programme d’initiation pour les enfants réfugiés au sein du système scolaire grec, prenant en compte les questions éducatives et pédagogiques. Parmi les 27.000 enfants réfugiés qui ont échoué en Grèce, on estime qu’au moins 18.000 d‘entre eux sont en âge d’être scolarisés. Ces sept derniers mois, les enfants hébergés dans des camps de réfugiés n’ont eu accès qu’à des cours assurés temporairement par des volontaires. Le Ministère estime que les premières classes d’accueil commenceront à fonctionner vers la fin septembre et que d’autres classes dites « ordinaires » prendront le relais, progressivement, avec des milliers d’enfants réfugiés immigrants qui seront intégrés dans les écoles grecques.

Pendant ce temps, les enseignant(s) qui se sont porté(e)s volontaires pour donner des cours dans les classes d’accueil et dans les centres d’hébergement pour réfugiés reçoivent une formation spécialisée. Compte tenu que le nombre d’enseignant(e)s grec(que)s qualifié(e)s pour enseigner les langues maternelles de ces enfants n’est pas suffisant, le ministère a invité les ONG à contribuer à leur fournir des ressources humaines.

L’OLME insiste cependant sur le fait que cette étape initiale de mise en place de classes d’accueil devrait être suivie par l’intégration de tous les enfants réfugiés dans des écoles ordinaires du système éducatif grec.

La Conférence sur l’Education des enfants réfugiés

L’Internationale de l’Education tiendra prochainement une conférence dont la thématique sera ‘L’Education des enfants réfugiés – une voie rapide vers l’égalité des opportunités et vers l’intégration’, les 21 et 22 novembre prochains, à Stockholm, en Suède. Cet évènement sera une opportunité unique de présenter le travail des syndicats de l’enseignement à travers le monde entier pour faire en sorte que les enfants réfugiés et migrants aient accès à une éducation adéquate. Il mettra aussi en relief les efforts des syndicats fournis pour garantir que les enseignant(e)s qui enseignent à ces enfants réfugiés et migrants reçoivent une formation et des conditions de travail et de vie de qualité. Enfin, il réaffirmera également que l’éducation est un droit humain dont personne ne devrait être privé, quelles que soient les circonstances.

(Merci à Janet Hudgins, la reporter de CPNN pour cet article)

Petition: La Paix par un Autre Chemin

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ .

Un message reçu à CPNN concernant la Petition pour la Paix

Chers membres du Réseau de la Fondation Felix Houphouet-Boigny pour la Recherche de la Paix,

Nous vous faisons part de l’appel à signature de la pétition pour la création d’une structure appropriée de l’ONU chargée du dialogue interreligieux et interculturel pour la paix. Cette initiative internationale, dénommée « la paix par un autre chemin »,a été initiée le 3 juillet 2016 par le Centre Panafricain de Prospective Sociale (CPPS) dirigé par le professeur Albert Tévoedjré.

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Cliquez sur le photo pour l’élargir

Pour plus d’informations sur cette pétition, nous vous prions d’aller sur le lien ci-après : http://www.petitionpourlapaix.com/index.php/la-petition

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien suivant: http://www.petitionpourlapaix.com/#gkMainbodyTop.

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Petition: La Paix par un Autre Chemin

Voici un peu plus d’une année que sur impulsion du Professeur Albert Tévoédjrè, universitaire africain, homme politique du Bénin, Président et fondateur du Centre panafricain de prospective sociale (CPPS), ancien représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, des personnalités de renom venant d’horizons divers : de la culture, de l’engagement social et avec des expériences professionnelles variées ont accepté de prendre en charge avec le gouvernement du Benin le soutien international à l’Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel.

Ces personnalités, au regard de la tragique impasse des réponses militaires aux terreurs qui continuent d’endeuiller chaque jour la planète, acceptent d’offrir leur expérience, leur réputation et leur lucide générosité dans le but de faire converger intelligences et consciences pour le salut public. Elles veulent que dans chaque pays se distingue et brille un point focal fédérateur d’énergies créatrices pour faire de l’Initiative Africaine, une chaîne nouvelle de sécurité humaine au delà des opérations de défense sans lendemain de survie. D’autres figures du combat pour l’homme seront les bienvenues pour constituer le réseau audacieux et puissant des ingénieurs attendus d’un mécanisme porteur de paix plus crédible par des actions communes, conjointes, répondant aux besoins immédiats des populations.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour la version anglaise)

Question liée à cet article:

Islamic extremism, how should it be opposed?

Par ce mouvement, nous souhaitons associer à cette initiative des citoyens du monde animés par le même désir de « la paix par le vivre ensemble » malgré nos différences.

L’objectif visé est de collecter le plus grand nombre de signatures en Afrique et à l’échelle de la planète pour amener le secrétariat général des Nations Unies à agir en créant notamment une structure fédératrice appropriée chargée du dialogue interreligieux et interculturel pour la paix permettant de :

– créer un cadre de concertation du dialogue interreligieux et interculturel dans les pays membres

– faire la promotion de rencontres entre jeunes de divers horizons socio culturels et confessionnels pour faciliter et renforcer les mécanismes du « vivre ensemble »

– créer des points focaux à mettre en réseau au niveau de chaque pays et de donner priorité aux actions communes de développement érigées et gérées par des groupes interreligieux et interculturels

– élaborer des projets conjoints d’innovation sociale, fondés sur le dialogue interreligieux et interculturel et aboutissant dans chaque pays d’Afrique et du monde à la conquête d’un minimum social commun d’authentique développement pour tous les citoyens.

– multiplier des centres de formation et instituts universitaires consacrés au dialogue interreligieux et interculturel spécialement dédié à des actions communes de développement solidaire

– contribuer à donner corps à la proposition d’une journée internationale consacrée au dialogue interreligieux et interculturel porteur de développement.

Appel lancé à Cotonou, Bénin, le dimanche 3 juillet 2016

Togo Lutte contre le terrorisme : Le « Magazine le Pacific » joue sa partition

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de agence AFreePress

La lutte contre l’extrémisme religieux et le terrorisme en vogue dans le monde et particulièrement dans la sous-région ouest africaine, a été au cœur d’un forum organisé ce samedi à Lomé par le « Magazine le Pacific » soutenu par les Ambassades d’Egypte et de Libye au Togo, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

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Click on photo to enlarge)

Ce forum pacifique placé sous le thème central : « Une convergence pour la culture de la paix », a pour objectif, selon El Hadj Moitapari Kouko, Directeur de publication du magazine organisateur, de promouvoir les échanges autour de la problématique de la paix, d’éclairer l’opinion sur les valeurs morales que véhicule l’Islam, de favoriser la contribution des médias dans les relais des concepts de paix et de tolérance. Il vise également à amener toutes les
communautés à adhérer activement à la culture de la paix, de partager la bonne manière du vivre-ensemble et de renforcer un dialogue ouvert.

Avant le développement des différents panels du forum, plusieurs personnalités se sont succédé au podium pour dire ce qu’elles pensent de la lutte contre le terrorisme.

Dans son mot, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le colonel Damehame Yark a signalé que l’environnement sécuritaire sous régionale, précaire tant par la porosité des frontières que la prolifération des armes légères et de petits calibres, est plus menacé avec les différentes attaques terroristes perpétrées au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Cette situation, selon lui, se double de la peur « légitime » des populations du fait de la multiplication des groupes terroristes et de la volatilité du caractère insaisissable des terroristes eux-mêmes.

« Aujourd’hui plus que jamais, le renforcement de la sécurité de nos territoires s’impose et cela passe d’abord à l’interne, par une franche collaboration entre les organisations de la société civile, les leaders d’opinion, les chefs religieux, bref la population dans son ensemble et les forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté.

Pour Atcha-Dédji Affo, Directeur général de la société de téléphonie mobile, Togocel, si la protection des populations et territoires incombe aux forces de l’ordre et de sécurité, la réussite de la lutte contre ce fléau passe par la participation des uns et des autres et des religions. « Le terroriste ne connaît ni religion, ni riche, ni pauvre », a-t-il relevé tout en attirant l’attention que la lutte contre le terrorisme à travers les armes coûte plus chère que la politique de prévention.

« L’Islam n’est pas une religion violente », a soutenu El Hadj Inoussa Bouraïma, Président de l’Union musulmane du Togo (UMT). Pour lui, le terroriste est un « violeur » et un « voleur de la paix ».

Mohamed Karim Shérif, Ambassadeur d’Egypte au Togo se dit convaincu que face au terrorisme, « la solution est l’amitié et l’action dans les échanges ».

Au total quatre (4) panels ont été développés pendant plusieurs heures sous les thèmes : « géopolitique des crises en relation avec le monde musulman », le « Djihad et le terrorisme », « l’Islam et la lutte contre le terrorisme » et les « valeurs spirituelles, gage de la coexistence pacifique ».

Au nombre des panélistes, on compte Monseigneur Nicodème Barrigah Bénissan, deux (2) universitaires (un Togolais et un Egyptien) et un islamologue.

A l’issue du forum qui est à sa première édition, un front uni pour la paix a été mis en place.

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Mali: Lutte contre le terrorisme : Vers la création d’un réseau mondial des Ulémas

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Un article de Malijet

L’Association malienne pour la paix et le salut (AMPS) revient à la charge de sa longue et laborieuse quête pour un islam apaisé et tolérant au Mali. Après une première tentative soldée par un report motivé par l’attaque terroriste du 20 novembre 2015 contre l’hôtel Radisson Blue, les organisateurs actualisent leurs ambitions et fixent une nouvelle date pour la tenue de la conférence qui se tiendra du 14 au 16 mai 2016 au Centre international de conférence de Bamako.

Mali

Selon le président de l’AMPS, Mamadou Moussa Diallo, l’objectif de cette rencontre est la compréhension et l’appropriation de l’Islam comme facteur de paix, de tolérance, de solidarité et de partage. Pour gagner ce pari, explique-t-il, des conférenciers viendront de plusieurs pays afin de débattre sur les thèmes tels que : « la violence vue par l’Islam », « l’Islam : le rapport entre l’extrémisme religieux et la pauvreté », « l’Islam, paix et développement», « les medias et la culture de la paix ».

« En marge de cette conférence, nous comptons aussi mettre en place un réseau mondial des leaders religieux pour prévenir la montée de l’extrémisme en Afrique et dans le monde », a déclaré le président de l’association. Il s’agit, souligne-t-il, à travers ce réseau mondial des Ulémas de peser lourd dans la balance face aux forces obscurantistes devenues fortes par leur coopération internationale.

(Clickez ici pour une traduction anglaise.

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Tchad: Commémoration de la Journée nationale de la paix, de la cohabitation pacifique et de la concorde nationale

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Un article du Journal du Tchad

L’édition 2015 de cette journée a été marqué par un rassemblement et des prières œcuméniques au palais du 15 janvier Le Président de la République Idriss Deby Itno a assisté ce matin (mardi 12 décembre 2015), au palais du 15 janvier, à la prière collective organisée par les trois confessions religieuses au Tchad. C’est en présence du Premier ministre Kalzeubé Payimi Deubet, de plusieurs personnalités et de nombreux fidèles.

Tchad
caption: © Droits reservés

Pour cette édition 2015, c’est le Tchad en miniature, représenté dans ses trois confessions religieuses (musulmane, protestante et catholique), qui s’est donné rendez-vous au Palais du 15 janvier pour célébrer, la Journée nationale de la paix, de la cohabitation pacifique et de la concorde nationale. Comme un seul homme, mû par un instinct patriotique et un désir ardent de vivre en commun, les fidèles des trois confessions religieuses ont entonné l’hymne national dans sa version française et arabe. La symbolique est forte.

Donnant le ton à la cérémonie, le Révérend Père Paolino, Coordinateur de la plate-forme religieuse, a, dans son mot de circonstance, cité un verset biblique tiré du livre saint: « heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils». La paix nécessite l’implication de tous sans exclusion aucune. La religion ne doit pas être un prétexte pour tuer au nom de Dieu. L’on ne doit pas permettre à ce que la religion devienne un prétexte pour déstabiliser. «Toute religion est message de paix et d’amour». Le phénomène de l’extrémisme religieux nous interpelle plus que jamais surtout lorsque les extrémistes se servent de la religion pour contredire la volonté de Dieu : celle de la sacralité de la vie humaine «Tu ne tueras point». Le Révérend Père Paolino d’ajouter que «nous devons tous agir pour faire du Tchad un véritable modèle de cohabitation pacifique et de tolérance religieuse».

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . suite)

«Nous devons construire notre pays et éduquer nos enfants en leur inculquant la culture de la paix, du dialogue, de la tolérance et du respect mutuel. Puisse Dieu nous accorder la grâce d’être une grande famille Tchadienne unie, avec le même idéal et cette même force de caractère qu’est l’humilité», a poursuivi pour sa part, le Secrétaire général de l’Entente des Eglises et Missions Evangéliques au Tchad (EEMET), Pasteur Souina Potifar.

Le SG de l’EEMET a, par la suite, énuméré, quelques pistes de solutions devant permettre de régler certains conflits par le dialogue, la négociation ou l’arbitrage ainsi que l’introduction d’un programme de construction de la paix dans nos établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

«Dieu est paix, source de tout bien pour l’Homme. La paix est plus forte que la guerre. La paix est gage d’un développement intégral, durable et harmonieux», a renchéri de son côté, le représentant de la Conférence Episcopale du Tchad, Mgr Henry Coudray.

Clôturant l’intervention des leaders religieux, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, Dr Cheikh Hissein Hassan Abakar a relevé pour le déplorer, la montée de l’extrémisme religieux et ses corollaires. «Que Dieu nous préserve de ce cancer qui ronge notre société et a invité ses compatriotes à être vigilants face à ce phénomène qui risque de détruire le tissu social».

Dr Cheikh Hissein Hassan Abakar devait par la suite remercier, le Chef de l’Etat pour avoir marqué son accord de financer la construction d’un «Centre pour la paix et la cohabitation pacifique». « Dieu est avec vous et il est avec tous », conclut-il.

«Que Dieu bénisse le Tchad, ses autorités et les prennent en garde», c’est par cette prière chère à tous, que les leaders des trois confessions religieuses ont élevé leurs voix en direction du Très Haut.

Prononçant son discours, le Président de la République Idriss Deby Itno a félicité et encouragé, les leaders religieux et leurs fidèles pour les multiples efforts de construction de la paix au Tchad. « L’expérience du Tchad en matière de cohabitation pacifique est citée comme un label. Je vous dis bravo, bravo et merci. Il faut tout faire pour que les démons de la division échouent». Faisant allusion à la menace terroriste, le Chef de l’Etat a déclaré que «le Tchad ne périra point. Il en sortira vainqueur. Nous devons rester unis et vigilants», a souligné le Chef de l’Etat.

La cérémonie a été ponctuée par la lecture des versets coraniques, bibliques, des récitals et des poèmes magnifiant, la paix et ses vertus pour le Tchad.

La mission humanitaire de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les jeunes réfugiés et le sport en Colombie

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article du Site officiel du Mouvement olympique

Jacques Rogge, président d’honneur du CIO et envoyé spécial du secrétaire général Ban Ki-moon pour les jeunes réfugiés et le sport, vient de conclure cette semaine [27 novembre] une mission humanitaire de deux jours en Colombie. Au cours de cette mission, il a eu l’occasion de se faire une idée concrète des défis que les personnes déplacées à l’intérieur du pays doivent relever.

Colombia
caption: ©Coldeportes (5)

La visite de Jacques Rogge a également été l’occasion d’annoncer le lancement d’un nouveau projet fondé sur le sport dans les villes de Quibdò et Buenaventura situées dans la région pacifique, fortement touchées par cette question. Le projet, conjointement financé par le CIO et le Haut-Commissariat des réfugiés (HCR) a pour ambition de protéger, par le sport, les jeunes et les enfants des risques de conflits armés et d’autres formes de violence.

Pour cette mission, Jacques Rogge était accompagné du ministre colombien des Sports et ancien membre du CIO, Andrés Botero Phillipsbourne, du président du Comité National Olympique (CNO) colombien, Baltazar Medina, de la lutteuse colombienne et double médaillée olympique, Jackeline Rentería Castillo, et d’une délégation du HCR placée sous la conduite du représentant du HCR en Colombie, Stéphane Jaquemet.

La mission a commencé par une visite du bureau du HCR à Bogotá afin de discuter du déplacement de la population locale, lequel est dû à 50 ans de conflits internes et s’est traduit par plus de 6,9 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays dont 38 % d’enfants et d’adolescents selon les estimations. L’agence onusienne pour les réfugiés planche sur des solutions afin de gérer les lourdes conséquences que doivent supporter en particulier les enfants et les femmes de cette région. La réunion a été suivie par une visite au ministère des Sports – Coldeportes – et au CNO afin de discuter des éventuelles synergies autour de la mise en œuvre de programmes de sport pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays.

L’envoyé spécial, Jacques Rogge, s’est également rendu au bureau du HCR à Quibdó et dans la communauté de Villa España, laquelle accueille actuellement une centaine de familles déplacées. Il a eu l’occasion de dialoguer sur le terrain avec des représentants de l’association locale pour la jeunesse AJODENIU, qui a fait part de son profond désir quant à la création d’infrastructures et de programmes de sport étant donné le manque actuel d’installations les plus sommaires.

Le nouveau projet dévoilé par l’envoyé spécial est baptisé “L’alternative du sport : protéger les enfants et les jeunes des risques de conflits armés et des autres formes de violence”. Son objectif précis est de répondre à ces besoins tout en utilisant le sport pour créer un environnement sûr et un lieu d’échanges, où les jeunes peuvent recevoir le soutien approprié, être informés de leurs droits et développer des mécanismes de protection automatique. Pour les jeunes qui ont connu les conflits, la guerre et le déplacement, le fait de pratiquer un sport et de participer à des activités récréatives leur fournit un exutoire constructif et le soutien psychosocial dont ils ont tant besoin.

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.)

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Question for discussion

What is happening in Colombia, Is peace possible?

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Le sport est aussi une alternative saine à des modèles et à des modes de vie potentiellement dangereux ou risqués. Ainsi qu’Ingrid Palacios, une jeune représentante déplacée de l’association des jeunes, l’a précisé : “Le déplacement n’a pas tué nos rêves et je suis convaincue que, dans notre communauté, nous avons de nombreux médaillés olympiques potentiels, nous avons juste besoin d’une occasion pour le prouver ! Nous savons que ce rêve peut devenir réalité, car le sport nous incitera à devenir de meilleures personnes, nous donnera le sens du travail en équipe et encouragera une culture de paix dont nous avons cruellement besoin dans notre pays.” De plus, s’agissant du cas spécifique des communautés indigènes, le soutien à la pratique des sports traditionnels contribuera au renforcement de l’identité communautaire et de la cohésion sociale.

Le projet conjoint CIO-HCR – auquel Coldeportes et le CNO se sont engagés à apporter un soutien sans faille, à commencer par la construction d’une infrastructure multisportive par le ministère – devrait s’étendre sur trois ans. Son coup d’envoi l’année prochaine coïncidera avec la signature très attendue en mars 2016 d’un accord de paix en Colombie entre le gouvernement et les factions belligérantes.

S’exprimant à propos de ces développements historiques, l’envoyé spécial, Jacques Rogge, a déclaré : “Il est de notre devoir d’aider la jeunesse et la population locale et de soutenir les efforts de paix en cours. Et quel meilleur moyen de le faire que par le sport, lequel est reconnu comme un puissant vecteur de responsabilisation des jeunes, de santé, d’éducation et d’intégration sociale.”

Le représentant du HCR en Colombie, Stéphane Jaquemet, a pour sa part indiqué : “Les athlètes sont des modèles pour les jeunes déplacés et défavorisés. Nous sommes intimement convaincus du rôle déterminant que le sport peut jouer, non seulement pour leur reconstruction personnelle, mais aussi plus largement, pour faire avancer le processus de paix.”

Ces 20 dernières années, le CIO et le HCR ont utilisé le sport pour soutenir le rétablissement et le développement des jeunes réfugiés dans de nombreux camps et installations à travers le monde. Suite à l’approbation de l’Agenda olympique 2020, la feuille de route stratégique pour l’avenir du Mouvement olympique, et au vu de la crise actuelle des réfugiés à l’échelle mondiale, le CIO a débloqué un fonds d’urgence spécial de deux millions de dollars américains pour mettre sur pied des projets d’aide par le sport en collaboration avec les CNO du monde entier. Les détails de certains des projets d’ores et déjà lancés sont disponibles ici et ici.

Avec le concours des CNO et du HCR, le CIO s’est en outre lancé dans un processus d’identification des athlètes subissant des déplacements forcés afin de les aider grâce aux programmes de la Solidarité Olympique à participer aux Jeux Olympiques de Rio 2016. Le CIO ne doute pas que cette initiative apportera de l’espoir aux athlètes réfugiés qui souhaitent reprendre l’entraînement et concourir aux Jeux. Cette initiative est aussi pensée comme un symbole d’espoir pour tous les réfugiés du monde entier et permettra de contribuer à sensibiliser à l’ampleur de cette crise.