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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Guerre en Ukraine : le régulateur russe des médias censure les journalistes, sommés de suivre la ligne du Kremlin

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article de Reporters Sans Frontières

Une chape de plomb s’abat sur les journalistes et médias indépendants en Russie. La guerre menée par les autorités sur le territoire ukrainien rend leur travail, auparavant déjà entravé, de plus en plus difficile. Reporters sans frontières (RSF) soutient leurs efforts pour relayer une information fiable dans ce contexte dramatique.


La salle de rédaction de la chaîne de télévision russe indépendante Dozhd (« Pluie »), à Moscou, photographiée le 20 août 2021. (republié de Human Rights Watch

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Le régulateur russe des médias, le Roskomnadzor, s’érige en “ministère de la Vérité”, comme le souligne   courageusement le Syndicat des journalistes et travailleurs des médias, indépendant. Les mots “guerre”, “attaque” ou “invasion” sont  interdits   dans les médias. Seules les informations issues “de sources officielles russes”, et donc du ministère de la Défense, sont autorisées. Et celles sur les pertes de l’armée ou le moral des troupes sont  classifiées  depuis octobre dernier, au risque de poursuites pénales et d’inscription sur le registre des “agents de l’étranger”.
 
Le Roskomnadzor a ainsi  bloqué  lundi au moins six médias en ligne à cause de leur couverture de la guerre : Nastyaschee Vremia, chaîne de télévision en ligne fondée par le média américain Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Krym Realii, une autre filiale de RFE/RL en Crimée, le média d’opposition The New Times, le journal étudiant  Doxa, la version russe de l’agence de presse Interfax-Ukraine et le site d’information ukrainien pro-gouvernemental Gordon.

“La guerre de l’information bat son plein en Russie même, souligne la responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF, Jeanne Cavelier. Le président Vladimir Poutine a besoin de mettre tous les médias en ordre de bataille pour justifier auprès des citoyens russes l’invasion de l’Ukraine, en dissimulant les victimes du conflit. Mais l’époque de la Pravda est révolue. RSF soutient les médias indépendants délivrant des informations fiables dans ce contexte dramatique.” 
 
Poursuites judiciaires
 
Le régulateur poursuit   également au moins dix médias pour “diffusion de fausses informations”, dont la radio Écho de Moscou, le site d’information populaire Mediazona, la chaîne de télévision Dojd ou encore le journal d’investigation Novaïa Gazeta. Tout un symbole, son directeur de publication, le Prix Nobel de la Paix Dmitri Mouratov, a appelé dans une  vidéo  à un grand mouvement anti-guerre et a décidé de faire paraître son édition du 26 février en russe et en ukrainien, en signe de solidarité. C’est probablement pour avoir diffusé ce message comportant le mot “guerre” sur son site internet que le magazine professionnel Journaliste est également poursuivi – bien qu’il ait supprimé la vidéo.

(cliquez ici pour l’article en anglais ou cliquez ici pour l’article en espagnol.)

Question related to this article:
 
Free flow of information, How is it important for a culture of peace?

How can we be sure to get news about peace demonstrations?

Ces supports diffusent des informations “sur le bombardement de villes ukrainiennes et la mort de civils en Ukraine à la suite des actions de l’armée russe, ainsi que des documents dans lesquels l’opération en cours est qualifiée d’attaque, d’invasion ou de déclaration de guerre”, s’offusque le Roskomnadzor.
 
D’autres médias ont reçu des avertissements du Roskomnadzor, et craignant le blocage du site et la condamnation à une amende allant jusqu’à cinq millions de roubles (plus de 50 000 euros), ont été forcés de supprimer les contenus qui déplaisent au pouvoir. C’est le cas de Prospekt Mira, un média en ligne basé à Krasnoïarsk, en Sibérie, pour un article évoquant des explosions dans des villes ukrainiennes.
 
Les réseaux sociaux sont également visés. Des fournisseurs d’accès à internet ont limité   l’accès à Twitter. Le Roskomnadzor a commencé à restreindre l’accès à Facebook, comme annoncé   vendredi, après la décision de la plateforme de limiter les résultats de recherche sur les publications de certains médias d’État et pro-pouvoir. Le fondateur de la messagerie sécurisée Telegram, Pavel Dourov, a quant à lui  envisagé  de restreindre l’accès à sa plateforme en Ukraine et en Russie en raison de la propagation incontrôlée d’informations fausses par de nombreuses chaînes, avant de se rétracter.
 
Arrestations de journalistes
 
Des journalistes ont été arrêtés pour cause de sujets liés au conflit. Polina Oulanovskaïa, du média en ligne SotaVision, ainsi qu’au moins trois autres reporters de sites d’information locaux, Valeria Doulskaïa, de 93.ru, Valeria Kirsanova et Nikita Zyrianov de Yuga.ru, ont été brutalement appréhendés dimanche alors qu’ils couvraient une manifestation contre la guerre à Krasnodar, dans le sud-ouest du pays. Ils ont été libérés   dans la soirée.
 
Même scénario dans le centre de Moscou, le 24 février, pour une équipe de Radio Svoboda, la filiale russe du média américain RFE/RL. Ivan Voronine, Artiom Radyguine et Nikita Tatarskiy sont  restés  six heures au poste de police, relâchés sans inculpation après l’intervention de leurs avocats.
 
Près de la frontière ukrainienne, à Belgorod, ce sont deux journalistes de Novaïa Gazeta, Ilya Azar et Ivan Jiline, le correspondant de Radio Svoboda (la filiale russe du média américain RFE/RL) Sergueï Khazov-Kassia et le caméraman Andreï Kisselev qui ont été  détenus   plus de 2 heures au poste de police samedi. Ils préparaient un reportage sur une manifestation contre la guerre.
 
Entrés dans un hôpital pour poser des questions sur des blessés qui y auraient été transportés, les deux reporters de Novaïa Gazeta ont été priés par un garde de quitter le bâtiment, racontent-ils dans un  article   paru le même jour. “La veille, une collègue de Belsat (chaîne biélorusse en exil, ndlr) a été malmenée dans ce même hôpital et contrainte de supprimer toutes ses photos. Elle dit qu’elle en a vu plus que nous”, précisent-ils.
 
Pressions
 
Premiers impactés par cette chape de plomb imposée par le pouvoir, les journalistes de médias indépendants n’ont pas hésité à manifester, malgré les risques. Certains ont été arrêtés par la police parce qu’ils brandissaient une pancarte contre la censure dans l’espace public, en solo, l’unique moyen de protestation autorisé. D’autres subissent des pressions. La responsable du bureau étranger du quotidien économique Kommersant, Elena Tchernenko, a par exemple été exclue du pool de journalistes accrédités au Kremlin pour avoir publié une lettre ouverte signée par plus de 300 journalistes pour s’opposer à la guerre.
 
De leur côté, les médias d’État se mettent en ordre de bataille. La chaîne télévisée Rossiya 1 a décidé dimanche d’accroître considérablement le temps d’antenne des émissions déroulant la propagande du pouvoir, comme le talk-show du présentateur Vladimir Soloviev, i sous sanction . “En Russie, les autorités et les journalistes russes qui ne soutiennent pas Poutine doivent être purghttps://rsf.org/fr/classementés”, a-t-il déclaré lors de son  émission  du 24 février.
 
La Russie occupe la 150e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF.

Une lettre ouverte de scientifiques et de journalistes scientifiques russes contre la guerre avec l’Ukraine

DÉSARMEMENT & SÉCURITÉ .

Publié sur le site russe TrV-science (variante de Troie – Science) (traduit du russe par Google Translator)

Également publié en russe sur les sites Web russes suivants au 25 février :: Colta; Polit; Postimees; Echomsk radio; TJournal; Dozhd TV Rain; Ostro b; MIGNEWS; KO ; Vesma Today; News2.


Illustration tirée de Postimees

Et en russe sur d’autres sites :

Ekho Kavkaza; Exclusive, Kazakhstan; Delfi, Italy; Natali-Ya Live Journal Digest No. 349; Exler blog; Kalakazo Live Journal; ZDG, Moldova; Palestinets 1977 Live Journal; Yulkar Live Journal.

Une lettre ouverte de scientifiques et de journalistes scientifiques russes contre la guerre avec l’Ukraine

Avec 502 commentaires et plus de 370 signatures au 24.02.2022

Nous, scientifiques et journalistes scientifiques russes, déclarons une forte protestation contre les hostilités lancées par les forces armées de notre pays sur le territoire de l’Ukraine. Cette étape fatale entraîne d’énormes pertes humaines et sape les fondements du système établi de sécurité internationale. La responsabilité de déclencher une nouvelle guerre en Europe incombe entièrement à la Russie.

Il n’y a aucune justification rationnelle à cette guerre. Les tentatives d’utiliser la situation dans le Donbass comme prétexte pour lancer une opération militaire n’inspirent aucune confiance. Il est clair que l’Ukraine ne constitue pas une menace pour la sécurité de notre pays. La guerre contre elle est injuste et franchement insensée.

L’Ukraine a été et reste un pays proche de nous. Beaucoup d’entre nous ont des parents, des amis et des collègues scientifiques vivant en Ukraine. Nos pères, grands-pères et arrière-grands-pères ont combattu ensemble contre le nazisme. Déclencher une guerre au nom des ambitions géopolitiques des dirigeants de la Fédération de Russie, motivés par des fantasmes historiosophiques douteux, est une trahison cynique de leur mémoire.

Nous respectons le statut d’État ukrainien, qui repose sur des institutions démocratiques réellement fonctionnelles. Nous traitons le choix européen de nos voisins avec compréhension. Nous sommes convaincus que tous les problèmes dans les relations entre nos pays peuvent être résolus pacifiquement.

Après avoir déclenché la guerre, la Russie s’est vouée à l’isolement international, à la position de pays paria. Cela signifie que nous, scientifiques, ne pourrons plus faire notre travail normalement : après tout, mener des recherches scientifiques est impensable sans une pleine coopération avec des collègues d’autres pays. L’isolement de la Russie du monde signifie une nouvelle dégradation culturelle et technologique de notre pays en l’absence totale de perspectives positives. La guerre avec l’Ukraine est un pas vers nulle part.

Il est amer pour nous de constater que notre pays, qui a contribué de manière décisive à la victoire sur le nazisme, est devenu aujourd’hui l’instigateur d’une nouvelle guerre sur le continent européen. Nous exigeons l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires dirigées contre l’Ukraine. Nous exigeons le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’État ukrainien. Nous exigeons la paix pour nos pays.

Les signatures continuent d’arriver, on en rajoute autant qu’on peut (maintenant il y en a plus de 370) :

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

 

Question for this article:

Can the peace movement help prevent war in the Ukraine?

(. . . suite)

Voici la version originale russe :

Открытое письмо российских ученых и научных журналистов против войны с Украиной
 


24.02.2022 /  502 комментария

Мы, российские ученые и научные журналисты, заявляем решительный протест против военных действий, начатых вооружёнными силами нашей страны на территории Украины. Этот фатальный шаг ведёт к огромным человеческим жертвам и подрывает основы сложившейся системы международной безопасности. Ответственность за развязывание новой войны в Европе целиком лежит на России.

Для этой войны нет никаких разумных оправданий. Попытки использовать ситуацию в Донбассе как повод для развёртывания военной операции не вызывают никакого доверия. Совершенно очевидно, что Украина не представляет угрозы для безопасности нашей страны. Война против неё несправедлива и откровенно бессмысленна.

Украина была и остаётся близкой нам страной. У многих из нас в Украине живут родственники, друзья и коллеги по научной работе. Наши отцы, деды и прадеды вместе воевали против нацизма. Развязывание войны ради геополитических амбиций руководства РФ, движимого сомнительными историософскими фантазиями, есть циничное предательство их памяти.

Мы уважаем украинскую государственность, которая держится на реально работающих демократических институтах. Мы с пониманием относимся к европейскому выбору наших соседей. Мы убеждены в том, что все проблемы в отношениях между нашими странами могут быть решены мирным путём.

Развязав войну, Россия обрекла себя на международную изоляцию, на положение страны-изгоя. Это значит, что мы, учёные, теперь не сможем нормально заниматься своим делом: ведь проведение научных исследований немыслимо без полноценного сотрудничества с коллегами из других стран. Изоляция России от мира означает дальнейшую культурную и технологическую деградацию нашей страны при полном отсутствии позитивных перспектив. Война с Украиной — это шаг в никуда.

Нам горько сознавать, что наша страна, которая внесла решающий вклад в победу над нацизмом, сейчас стала поджигателем новой войны на европейском континенте. Мы требуем немедленной остановки всех военных действий, направленных против Украины. Мы требуем уважения суверенитета и территориальной целостности украинского государства. Мы требуем мира для наших стран.

Подписи продолжают приходить, добавляем по мере сил (сейчас их более 370):

Colombie. La dépénalisation de l’avortement est une victoire pour les droits humains

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

La décision de la Cour constitutionnelle colombienne en faveur de la dépénalisation de l’avortement au cours des 24 premières semaines de grossesse est une grande victoire pour les droits humains, a déclaré Amnesty International le 21 février 2022.


Photo de Daniel Romero/Long Visual Press/Universal Images Group via Getty Images

« Nous saluons cette décision comme une victoire historique pour le mouvement des femmes en Colombie qui lutte depuis des décennies pour la reconnaissance de leurs droits. Les femmes, les filles et les personnes susceptibles d’être enceintes sont les seules habilitées à prendre des décisions concernant leur corps. Désormais, au lieu de les sanctionner, les autorités colombiennes devront reconnaître leur autonomie vis-à-vis de leur corps et de leurs projets de vie, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International.

« Après la légalisation de l’avortement en Argentine l’an dernier et la récente dépénalisation au Mexique, cette décision témoigne de l’élan irrépressible de la marée verte en Amérique latine. Nous continuerons de nous battre tant que les droits en matière de sexualité et de procréation de toutes les femmes, les filles et les personnes susceptibles d’être enceintes ne seront pas reconnus sur tout le continent, sans exception. »

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:
 
Abortion: is it a human right?

Le 21 février 2022, la Cour constitutionnelle a approuvé la décision de dépénaliser l’avortement au cours des 24 premières semaines de grossesse, à cinq voix pour et quatre contre. Au bout des 24 semaines, l’avortement ne sera légal qu’en cas de risque pour la vie ou la santé de la personne enceinte ou en cas de malformations fœtales potentiellement mortelles, ou lorsque la grossesse résulte d’un viol, d’un inceste ou d’une insémination artificielle non consentie.

« Bien que la dépénalisation de l’avortement au cours des 24 premières semaines soit une avancée cruciale pour le droit à l’avortement en Colombie, ainsi qu’en Amérique latine et aux Caraïbes, personne ne devrait jamais être criminalisé pour avoir avorté. Aussi devons-nous rester mobilisés en faveur de l’accès complet à un avortement sûr et légal en toutes circonstances, en Colombie et dans le monde », a ajouté Erika Guevara-Rosas.

Alors qu’il s’agit d’un droit fondamental établi par la Cour constitutionnelle par le décret C-355 de 2006, l’accès à l’avortement est actuellement inégal et limité en Colombie. On estime que 400 400 avortements sont pratiqués chaque année  dans le pays, et que moins de 10 % le sont légalement, avec une forte concentration de services dans les plus grandes villes.

Non seulement l’avortement légal est beaucoup plus sûr que l’avortement clandestin, mais son coût en Colombie, par rapport à des soins pour un avortement incomplet, est bien moins élevé, lorsqu’il est pratiqué dans des institutions de haut niveau grâce aux techniques recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La criminalisation de l’avortement exacerbe les inégalités entre les femmes. La grande majorité des personnes signalées pour des avortements clandestins en Colombie vivent dans des zones rurales et près d’un tiers  d’entre elles sont des victimes de violences domestiques, de violences sexuelles ou de dommages corporels. Au lieu d’un cadre offrant de meilleures garanties en termes de droits humains, c’est un cadre de persécution envers les femmes les plus vulnérables qui a prévalu.

De plus, la criminalisation de l’avortement suscite peur et rejet parmi les professionnel·le·s de santé, ce qui les amène à éviter de pratiquer des interruptions de grossesse, par crainte des conséquences sociales et légales auxquelles ils s’exposent.

Bulletin français 1 mars 2022

MILITANTS CONTRE GUERRE EN UKRAINE .

(Note de l’éditeur : ce bulletin a été initialement publié le 21 février avant l’invasion.)

Les médias commerciaux, qui sont plus que jamais, un bras de la culture de guerre, ont claironné que l’Ukraine était sur le point d’être envahie par la Russie dans une guerre ouverte et que les États-Unis et l’OTAN déplaçaient des forces dans les pays tout autour.

Les médias commerciaux n’ont pas fait la moindre mention des déclarations anti-guerre des militants pacifistes dans tous les pays concernés !

Grâce à une recherche minutieuse, nous avons pu trouver ces déclarations. Les voici.

Ukraine : Le Mouvement pacifiste ukrainien a publié une déclaration sur sa page facebook, exigeant

– Le respect de l’accord de paix de Minsk de 2015 ;
– Le retrait de toutes les troupes,
– La suspension de tous les approvisionnements en armes et équipements militaires,
– La suspension de la mobilisation totale de la population pour la guerre, la propagande de guerre et l’hostilité des civilisations dans les médias et les réseaux sociaux.”

et allant au-delà de l’Ukraine ils exigent :
– La désescalade et le désarmement mondiaux
– La dissolution des alliances militaires,
– L’élimination des armées et des frontières qui divisent les peuples.”

Russie : Une lettre ouverte, signée par de nombreux artistes, politiciens et universitaires russes, et même un colonel à la retraite des forces armées, critique ce qu’ils appellent « le parti de la guerre dans la direction russe ». “Un seul point de vue est présenté à la télévision d’État, et c’est le point de vue des partisans de la guerre. Nous entendons parler de menaces et d’agressions militaires contre l’Ukraine par l’Amérique et les pays occidentaux. Mais le plus dangereux est que la guerre est présentée comme acceptable et inévitable. Ils essaient de tromper, de corrompre, de nous imposer l’idée d’une guerre sainte avec l’Occident au lieu de développer notre pays et d’élever notre niveau de vie. La question n’est pas discutée, mais ce sont les gens ordinaires qui devront payer ce prix – un prix énorme et sanglant.”

Ironiquement, le document Google avec la liste complète des signatures est bloqué par Google, avec la déclaration “Vous ne pouvez pas accéder à cet élément car il enfreint nos conditions d’utilisation”.

(Note de la rédaction : plus récemment, à partir du 5 mars, les protestations russes contre la guerre se sont intensifiées, y compris des milliers d’informaticiens, d’enseignants, les directeurs de LUKOIL, la plus grande entreprise privée de Russie, des mathématiciens, des champions d’échecs, des personnalités culturelles et des scientifiques qui ont signées lettres ouvertes ou déclarations contre la guerre.)

États-Unis : L’United National AntiWar Coalition (UNAC), qui regroupe la plupart des principales organisations anti-guerre des États-Unis, a publié un communiqué rappelant que les États-Unis avaient promis aux dirigeants soviétiques à la fin de la guerre froide que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’est de l’Allemagne, et critiquant l’Occident pour avoir rompu cette promesse et menacé la Russie.

L’UNAC demande :
– Pas d’armes américaines ni de conseillers militaires pour l’armée ukrainienne ;
– Arrêtez le “cliquetis du sabre américain”;
– Pas de guerre avec la Russie ;
– Gardez l’Ukraine hors de l’OTAN. :

France : Une longue liste d’organisations pacifistes et de syndicats français ont signé une déclaration condamnant « les jeux géopolitiques de la part de la Fédération de Russie, de l’Union européenne, de l’OTAN et d’autres » et demandant :

– Les négociations immédiates pour la désescalade ;
– D’arrêter les menaces, les concentrations de troupes de l’OTAN et de la Russie et les livraisons d’armes à toutes les parties ;
– Un cessez-le-feu en Ukraine et la mise en œuvre des accords existants ;
– Que les Nations Unies soient le cadre privilégié pour élaborer des solutions politiques et diplomatiques pour régler la question ukrainienne.

Royaume-Uni : la coalition Stop the War a publié une déclaration s’opposant à la guerre en Ukraine et critiquant le rôle joué par le gouvernement britannique en parlant continuellement de la menace de guerre, en n’avançant aucune proposition de solution diplomatique, en envoyant des armes en Ukraine et en déployant davantage troupes en Europe de l’Est. Entre autres demandes, la Coalition appelle à “l’arrêt de l’expansion vers l’Est de l’OTAN” et “un nouvel accord de sécurité pour l’Europe qui réponde aux besoins de tous les Etats et peuples”.

Allemagne : une pétition signée par plus de 200 hommes politiques et militants pacifistes allemands déclare qu'”un blâme unilatéral contre la Russie, tel que pratiqué par certains gouvernements occidentaux et dans les principaux médias, est injustifié et prend de plus en plus le caractère d’une propagande de guerre”. La pétition demande :

– Des mesures concrètes de désescalade, pas de fournitures militaires à Kiev,
– Fini la rhétorique de guerre, la politique de confrontation et les sanctions contre la Russie ;
– Un plaidoyer actif pour la mise en œuvre de l’accord de Minsk II, en vertu du droit international ;
– Des négociations avec la Russie sur la base d’un engagement clair en faveur de la détente et du principe de sécurité commune ;
– Plaidoyer actif pour la maîtrise des armements et les négociations sur le désarmement.

En plus de ces déclarations de militants pour la paix, l’European Leadership Network a publié une série actualisée de sept recommandations de grande envergure pour réduire les tensions militaires entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN. La déclaration est signées par 26 académiciens russes de premier plan et 49 académiciens de premier plan du Ouest. En plus des académiciens parmi les signataires des États-Unis figurent d’anciens ambassadeurs en Russie, en Ukraine et à l’OTAN, un ancien secrétaire à la Défense et plusieurs amiraux et généraux à la retraite. Du côté russe, il y a aussi des signataires très haut placés en plus des académiciens, dont l’ancien chef des Forces russes de fusées stratégiques, un ancien ministre des Affaires étrangères, un ancien ambassadeur aux États-Unis, un ancien représentant militaire auprès de l’OTAN. et un général à la retraite des forces armées.

Les dirigeants politiques de la Russie, de l’Ukraine, des États-Unis et de l’OTAN écouteront-ils ces voix, même si elles ne se retrouvent pas dans les médias commerciaux ? Nous ne pouvons que l’espérer.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

paix

France: La Guerre n’est jamais la solution. Oui à une solution politique négociée.

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

pope

Le Pape François: La fraternité est un bouclier contre la haine, la violence et l’injustice 

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

women

United Nations : Commission on the Status of Women 2022

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

experts

The Expert Dialogue on NATO-Russia Risk Reduction: Seven recommendations

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Tchad

Afrique centrale : La sauvegarde du bassin du lac Tchad, un enjeu régional majeur

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

olympics

Le Secrétaire général appelle à respecter la Trêve olympique pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2022

DROITS DE L’HOMME

apartheid

Amnesty International : L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne : un système cruel de domination et un crime contre l’humanité

ÉDUCATION POUR LA PAIX

chairs

Mexico : Renowned researchers share their experience of the UNESCO Chairs of the Latin American and Caribbean Region

France: La Guerre n’est jamais la solution. Oui à une solution politique négociée.

DESARMAMENT & SECURITE .

Un appel signé par des organisations mentionés en dessous et disponible sur le site web de FSU

Les tensions entre les États-Unis et la Russie – deux puissances nucléaires – atteignent des proportions alarmantes avec des mouvements de troupes russes massifs aux frontières de l’Ukraine d’une part et des livraisons d’armes et envoi de troupes par l’OTAN dans les pays limitrophes d’autre part. Cette politique de confrontation ne peut produire que des perdants.

Nous ne sommes pas à l’abri de provocations qui déboucheraient sur une guerre d’ampleur.

L’Ukraine paie un lourd tribut économique et humain en raison des hostilités nationalistes attisées au niveau international. Ces tensions peuvent avoir des conséquences très négatives pour tous les peuples d’Europe bien au-delà de la zone du conflit, par exemple la flambée des prix du gaz…

Nous choisissons la voie du dialogue et de la paix. Il existe des solutions diplomatiques à la crise.

Nous dénonçons les jeux géopolitiques à l’œuvre tant de la part de la Fédération de Russie, de l’Union Européenne, de l’OTAN et d’autres…

Nous demandons à tous les responsables politiques d’arrêter de suivre la logique militaire et de faire prévaloir l’aspiration des peuples à la paix.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

 

Question for this article:

How can the peace movement become stronger and more effective?

(. . . suite)

Tous les peuples sans exception – qui sont confrontés à une crise globale (climatique, sanitaire sociale ..) frappant les plus pauvres , les plus fragiles- n’ont rien à gagner à une nouvelle guerre !

Les priorités pour les peuples et l’avenir de l’humanité se nomment : Paix, climat, justice sociale, réalisation des droits humains, désarmement !

Nous revendiquons :

– Des négociations immédiates pour la désescalade ;

– L’arrêt des menaces, des concentrations de troupes de l’OTAN et de la Russie et des livraisons
d’armes à toutes les  parties ;

– Un cessez-le-feu en Ukraine et la mise en œuvre des accords existants ;

– Que les Nations-Unies soient le cadre privilégié d’élaboration des solutions politiques et diplomatiques pour régler la question ukrainienne.

Sur ces bases nous appelons aux mobilisations les plus larges possibles à compter du 12 février 2022.

Premiers signataires : Le Mouvement de la Paix, FSU, CGT, Enseignants Pour la Paix (EPP), PUGWASH- France, AFCDRP (Association française des communes départements et régions pour la Paix), Appel des Cent Bagnolet, ACCA (Agir contre le colonialisme aujourd’hui), PCF, République et Socialisme, Collectif citoyen pour la paix en Ukraine, Conseil de coordination du Forum des Russes de France, APCV (Association de promotion des cultures du voyage), Parti pour la laïcité et la démocratie en Algérie (PLD), IDRP (Institut de Recherche pour la Paix), Vrede (Mouvement Belge pour la Paix), Union des fédérations de pionniers de France, Abolition des armes nucléaires – Maison de vigilance, Université Européenne de la Paix (UEP), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Alerte Otan (Belgique), Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), France Amérique Latine (FAL), La Voix Lycéenne, AFPS Paris-Sud, Collectif Faty KOUMBA (Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence), FNDIRP44, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE),ATTAC ,Fondation Copernic

Niger : La presse publique et privée de Dosso organise un méga concert pour la paix et la cohésion sociale

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de ANP Agence Nigérienne de Presse

Le collectif des médias publics et privés  de Dosso a organisé, le samedi 05 février, un méga concert dans le cadre de la culture de la paix et de la cohésion sociale au Niger et particulièrement à Dosso.

Il a été animé par plusieurs artistes locaux. Pour donner un cachet particulier à cette manifestation, le collectif de la presse publique et privée de Dosso a fait appel à l’artiste humoriste, ambassadeur de la paix en Afrique, porte flambeau de la parenté à plaisanterie, Adoulaye Segda, plus connu sous son nom d’artiste Djingri Lompo et le roi des arènes, détenteur du sabre national Kadri Abdou dit Issaka Issaka.

A l’appel de ces deux géants de la culture et du sport au Niger, l’arène de lutte Salma Dan Rani qui a abrité les manifestations a fait guichet complet. A midi déjà, l’arène était archicomble, Dosso s’est vidée de sa population au profit de l’arène : personne ne veut se faire raconter le combat palpitant entre l’ambassadeur de la paix et le roi des arènes car Djingri Lompo s’est proclamé vainqueur avant même le début de la compétition.

Après une fatiyah suivie de l’exécution de l’hymne national du Niger, les artistes locaux de Dosso ont présenté leurs prestations. Le moment tant attendu a été l’entrée dans l’arène de l’ambassadeur de la paix Djingri Lompo à dos d’âne sous les applaudissements nourris de la jeunesse qui retrouve son idole : la sécurité a eu du mal à contenir le public

La cérémonie a été rehaussée par la présence des autorités administratives, des cadres régionaux et de nombreux invités.

Prononçant son discours à cette circonstance, le président du collectif de la presse publique et privée, M. Moussa Hamani a remercié la population de Dosso pour “cette grande mobilisation qui démontre son profond attachement à la paix et à la cohésion sociale, des vertus chères à notre pays et à la région de Dosso en particulier”.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

Can festivals help create peace at the community level?

M. Moussa Hamani a, au passage, rappelé la principale vocation de la presse qui est de faire “la visibilité des actions et faits de notre société”.

Mais, aujourd’hui a-t-il affirmé, “la presse a décidé de montrer à la face du monde qu’elle est multidimensionnelle, capable de faire sa propre visibilité”. M. Moussa Hamani a précisé que “c’est le collectif de la presse publique et privée de la région de Dosso qui donne l’exemple à travers ce concert grandeur nature sur un sujet sensible, un sujet universel à savoir la paix et la cohésion sociale dans notre pays”.

“Cette action modeste, mais noble, vise entre autre à accompagner les nombreux  efforts des autorités nigériennes dans la promotion et la consolidation de la paix” a souligné le président du collectif de la presse publique et privée est “une grande première au Niger”.

Elle sera, a-t-il affirmé, “inscrite en lettre d’or dans les annales de l’histoire du peuple nigérien et en particulier celle de la presse nigérienne”.

M. Moussa Hamani a rendu un vibrant hommage aux “forces de défense et de sécurité qui se sacrifient nuit et jour pour assurer notre quiétude et que dieu accueille dans son paradis éternel toutes celles et ceux qui sont tombés sur les champs d’honneur”.

“Parce que la paix n’a pas de prix et que l’union fait la force”, le président du collectif de la presse publique et privé  de Dosso a invité les populations à “s’unir, à former un seul bloc pour barrer la route aux esprits malveillants susceptibles de troubler la paix dans notre pays”.

“Nous devons en outre, a-t-il dit, cultiver et pérenniser la parenté à plaisanterie, cette richesse de notre patrimoine culturel qui véhicule l’union, l’entraide, la cohésion et la paix”.

Le président du collectif de la presse publique et privée de la région de Dosso a remercié Djingri Lompo et Issaka Issaka, ces deux ambassadeurs de la paix et de la cohésion sociale qui ont semé la joie dans les cœurs des dossolais et des nigériens dans leur ensemble ainsi que les artistes locaux qui ont témoigné leur engagement pour la paix au Niger.

M. Moussa Hamani a également adressé aux autorités administratives et coutumières, les hautes personnalités, les cadres régionaux, les partenaires et autres bonnes volontés, ainsi que les scolaires les reconnaissances du comité d’organisation pour leur soutien ayant permis la réussite du spectacle.

Afrique centrale : La sauvegarde du bassin du lac Tchad, un enjeu régional majeur

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article de The Conversation (republié sous licence Creative Commons.)

Situé au carrefour de cinq pays de l’Afrique (Centre et Ouest) – Cameroun, Tchad, République centrafricaine, Niger et Nigeria –, le bassin du Lac Tchad représente une source d’eau importante et vitale partagée plus de 40 millions d’habitants.

Ce bassin abrite une biodiversité ainsi qu’un patrimoine naturel et culturel extrêmement précieux. Des systèmes de productions riches et variés construits sur des usages diversifiés de l’espace, ainsi que des conventions locales anciennes, attestent d’une exploitation rationnelle des ressources naturelles.


Pêcheurs sur les rives du lac Tchad, en 2015 au nord de N’Djamena (Tchad). PHILIPPE DESMAZES / AFP

Depuis quelques décennies, cet espace est malheureusement en proie à un déséquilibre anthropo-écologique, auquel s’ajoutent les changements climatiques amorcés depuis le début des années 1970 ; ces derniers ont conduit à un assèchement progressif du bassin.

On assiste ainsi à une forte pression, voire un usage concurrentiel des ressources naturelles, doublés depuis plus d’une décennie de conflits armés orchestrés par la secte de Boko Haram. La présence de ce groupe dans le bassin a exacerbé le trafic illégal de bois, le braconnage des espèces protégées et les conflits agropastoraux.
Une situation qui conduit à des migrations importantes de populations.

Des « réserves de biosphère » pour préserver les ressources

Les défis qui se posent actuellement au bassin du Lac Tchad sont de trois ordres.
Un défi sécuritaire pour la restauration de la paix et de la sécurité dans les pays du bassin du Lac Tchad ; un défi écologique, avec la conservation de la biodiversité, la gestion des écosystèmes et leur réhabilitation ; un défi socio-économique, pour la relance des activités agricoles, pastorales et piscicoles, la réduction de la pauvreté, la planification participative et la gouvernance inclusive.

Pour sauvegarder et gérer durablement les ressources hydrologiques, biologiques et culturelles de cette zone, contribuer à la réduction de la pauvreté et promouvoir la paix, les cinq États du bassin ont décidé d’appliquer le modèle des « réserves de biosphère » transfrontières et des sites du Patrimoine mondial.

C’est dans cette optique que l’Unesco, dans le cadre du projet Biosphère et patrimoine du lac Tchad (BIOPALT), s’est donnée pour mission d’accompagner les cinq États à la préparation de dossiers de nomination de réserves de biosphère nationales et/ou transfrontières et d’un site de patrimoine mondial transfrontalier dans le bassin.

Une démarche participative

Les différentes concertations – nationale, menée par BIOPALT et régionale, conduite par la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) – ont permis de circonscrire les difficultés majeures du bassin et les attentes des communautés face à ces contraintes.

Pour mener à bien ces initiatives, la démarche participative a été adoptée. Son mode opératoire s’est construit sur quatre composantes principales : connaître, former et renforcer les capacités, réhabiliter et utiliser durablement, gérer et valoriser. Ici, les différentes activités ont été menées en s’appuyant sur des partenaires locaux, mais aussi internationaux.

Le réseau de partenaires du projet est composé de scientifiques (principalement les universités des pays membres de la CBLT, mais aussi d’autres institutions internationales), d’ONG et d’associations. Les travaux conduits sont validés par un conseil scientifique et technique.

Une dizaine d’études sur le bassin du lac Tchad

De 2017 à 2021, treize études ont été réalisées sur la biodiversité, l’hydrologie, la culture et les aspects socio-économiques du bassin. Elles ont permis une meilleure connaissance des risques hydroclimatiques, de la qualité de l’eau, de la diversité biologique et culturelle et enfin de la variabilité et la résilience au climat de cet espace.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Questions for this article:
 

What is the relation between the environment and peace

(. . . suite)

Deux outils ont été élaborés : un portail sur la qualité de l’eau dans le bassin du lac Tchad ; une plate-forme de suivi des inondations et des sécheresses. Ces outils permettent le contrôle de la pollution du lac et de ses affluents ainsi que la surveillance des aléas météorologiques.

Quatre ateliers – organisés autour du suivi des inondations et sécheresses, de la surveillance de la qualité de l’eau du lac Tchad et de la mise en place d’un comité PHI Cameroun – auront permis de former 90 experts.

Quelque 2 000 personnes ont également été formées dans le cadre de la gestion pacifique des ressources naturelles, la prévention des conflits et la conservation durable du lac Tchad. Un master et un MOOC ont d’autre part été créés pour aborder la gestion des réserves de biosphère et des sites du patrimoine mondial.

Enfin, une réserve de biosphère a été créée, deux autres ont été proposées ainsi qu’un site transfrontalier du patrimoine mondial, tandis que deux radios communautaires ont été lancées, participant ainsi à la prévention de l’extrémisme violent, la promotion de la paix, la protection de l’environnement et le développement durable.

Sept activités génératrices de revenus portant sur l’apiculture, la pisciculture, le maraîchage agroécologique, la riziculture et l’arboriculture ont été lancées permettant ainsi à 20 000 bénéficiaires de diversifier leurs sources de revenus et de renforcer leur résilience socio-économique face aux impacts du Covid-19.

Trois techniques de restauration écologiques ont également été développées, permettant la réhabilitation des terres dégradées et l’amélioration des compétences communautaires. Des actions de communication (site web, newsletter et événements) visent à faire connaître le projet.

Si 80 % des activités prévues dans le cadre du plan d’action de BIOPALT ont été réalisées, plusieurs points restent aujourd’hui à concrétiser : la finalisation de quatre publications, la réalisation d’une étude bioécologique et socioéconomique à Kalamaloué (Cameroun), la réalisation d’un atelier régional relatif au patrimoine mondial, la finalisation de MOOC sur les réserves de biosphère et le patrimoine mondial.

Restauration écologique et synergie

Plusieurs perspectives se dessinent dans une seconde phase du projet BIOPALT. La restauration écologique est, par exemple, déjà amorcée et vise à rapprocher les différents usagers du lac et promouvoir la paix et le développement. Des activités génératrices de revenus se sont développées et vont permettre d’une part de procurer des revenus substantiels aux acteurs de terrain et de l’autre de renforcer la gestion communautaire pour conserver la biodiversité et réduire la pauvreté.

La transhumance transfrontalière a elle aussi été promue, fondée sur des accords de gestion pacifique des ressources naturelles et de formations (culture de la paix, PVE). Des écoles pastorales mobiles pourront également être envisagées.

Enfin, une synergie d’action entre éducation et alphabétisation se met en place avec d’autres initiatives, à l’image du Projet de renforcement de l’éducation et de l’alphabétisation (PREAT).

Le projet BIOPALT aura ainsi permis d’obtenir des résultats tangibles dans le domaine de la restauration d’écosystèmes dégradés (mares, plaines dunaires) et la promotion d’activités génératrices de revenus à base d’économie verte.

La formation et le renforcement des capacités sur la gestion pacifique des ressources naturelles, s’appuyant sur « l’approche PCCP » de l’Unesco, a également été développée, tout comme le renforcement de la coopération transfrontalière, de l’intégration régionale et la réalisation de dossiers d’inscription du lac Tchad sur la liste du patrimoine mondial et de création de réserves de biosphère.

Depuis 50 ans, le Programme pour l’homme et la biosphère (MAB) de l’Unesco s’appuie sur l’alliance entre sciences exactes, sciences naturelles et sciences sociales pour trouver des solutions mises en œuvre au cœur de 714 sites naturels d’exception (dans 129 pays) bénéficiant du statut de réserves de biosphère.

Auteurs:

Amadou Boureima, Responsable du Laboratoire d’études et de recherches sur les territoires sahélo-sahariens (LERTESS), Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM)

Aristide Comlan Tehou, Chercheur au Laboratoire d’écologie appliquée de la faculté des sciences agronomiques, University d’Abomey-Calavi de Bénin

Daouda Ngom, Professeur titulaire, responsable du Laboratoire d’écologie et d’écohydrologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Mallé Gueye, Enseignant-chercheur, département hydrosciences et environnement, Université Iba Der Thiam de Thiès
The Conversation

France : Appel de l’AFCDRP à l’occasion du 1er Anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

DESARMAMENT & SECURITE .

Un appel reçu à CPNN envoyé par AFCDRP, l’Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix

Un an après l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), l’AFCDRP-Maires pour la Paix appelle ses collectivités membres à se mobiliser pour que la France participe à la première réunion des États Parties à l’ONU du 22 au 24 mars 2022 à Vienne, Autriche.

Dans un contexte socio-économique fragile aggravé par la pandémie du Covid 19 et l’urgence climatique, les nouvelles dépenses militaires ne font que contribuer à la paupérisation de la société et à la précarisation des citoyens.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article.)

 

Question for this article:

Can we abolish all nuclear weapons?

(. . . suite)

À la pauvreté, source de tensions et à l’insécurité dans nos territoires et par-delà nos frontières, ne doit pas s’ajouter la menace des armes nucléaires dont les effets destructeurs ne pourraient jamais être effacés.

Nous, élu.e.s des villes et des collectivités territoriales, nous avons le devoir de nous investir en faveur de la paix et du désarmement. Nous disons non à cette insécurité !

Nous exprimons par cet appel que seules la coopération et la fraternité entre les peuples prévalent.

Une soixantaine de pays a déjà ratifié le TIAN comme l’Autriche et l’Irlande au sein de l’Union européenne. Par ailleurs, cinq pays se rendront à la réunion en tant qu’observateurs (Allemagne, Finlande, Norvège, Suisse et Suède). La France doit s’ouvrir au débat sur les armes nucléaires et prendre pleinement part au mouvement.

Nous appelons les collectivités françaises à se mobiliser localement pour ce premier anniversaire de la ratification du TIAN afin de porter cette volonté commune pour que la France s’avance véritablement sur la voie du désarmement nucléaire.

Deux rassemblements sont d’ores et déjà annoncés samedi 22 janvier à Lyon, place de la Comédie 69001 (à 15H) et à Paris, place Edmond Michelet 75004 (de 14h00 à 17h00). Rejoignez le mouvement !

L’AFCDRP est disponible sur les réseaux sociaux à twitter et facebook

Le Pape François: La fraternité est un bouclier contre la haine, la violence et l’injustice 

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de  Emirates Agence Nouvelles (WAM) 

Sa Sainteté le Pape François, Chef de l’Eglise Catholique, a déclaré que la signature du Document sur la Fraternité Humaine reflète qu’en respectant les cultures et les traditions de chacun, “nous sommes appelés à développer la Fraternité comme un bouclier contre la haine, la violence et l’injustice”.


Image de la vidéo du message du pape

La déclaration de Sa Sainteté s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la fraternité humaine, célébrée le 4 février par des personnes du monde entier, y compris des dirigeants mondiaux et religieux. Cette journée marque le troisième anniversaire de la signature du document historique sur la fraternité humaine par Sa Sainteté le Pape François et Son Éminence le Grand Imam d’Al-Azhar, le Dr. Ahmed Al-Tayeb, à Abou Dhabi, le 4 février 2019.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration complète du Pape François : ” Chers frères et sœurs ! Permettez-moi avant tout de saluer avec affection et estime le Grand Imam d’Al-Azhar le Dr. Ahmed Al-Tayeb avec lequel j’ai cosigné le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre ensemble, il y a précisément trois ans aujourd’hui à Abou Dhabi. Tout au long de ces années, nous avons marché en tant que frères, conscients qu’en respectant les cultures et les traditions de chacun, nous sommes appelés à développer la fraternité comme bouclier contre la haine, la violence et l’injustice.

Je remercie tous ceux qui nous ont accompagnés sur ce chemin : le Prince héritier d’Abou Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des EAU, Son Altesse Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, pour son engagement constant à cet égard, le Haut Comité de la Fraternité Humaine pour les diverses initiatives promues dans différentes parties du monde, et l’Assemblée Générale des Nations Unies qui, par sa résolution de décembre 2020, nous a permis de célébrer aujourd’hui la deuxième Journée Internationale de la Fraternité Humaine. J’exprime ma gratitude à toutes les institutions civiles et religieuses qui soutiennent cette noble cause.

La fraternité est l’une des valeurs fondamentales et universelles qui doivent sous-tendre les relations entre les peuples afin que les personnes défavorisées ou celles qui souffrent ne se sentent pas exclues et oubliées mais accueillies et soutenues comme faisant partie de cette unique famille humaine. Nous sommes frères ! En partageant des sentiments de fraternité, nous devons tous promouvoir une culture de la paix, qui encourage le développement durable, la tolérance, l’inclusion, la compréhension mutuelle et la solidarité.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(cliquez ici pour un article anglaise sur ce sujet ou ici pour un article espagnole.)

Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

(. . . suite)

Nous vivons tous sous le même ciel, quels que soient le lieu et le mode de vie, la couleur de la peau, la religion, la classe sociale, le sexe, l’âge, la santé et les conditions économiques. Nous sommes tous différents, mais nous sommes tous les mêmes, et cette pandémie l’a prouvé. Je le répète une fois de plus : seuls, nous ne pouvons pas nous sauver ! Seuls, nous ne pouvons pas nous sauver ! Nous vivons tous sous le même ciel, et au nom de Dieu, nous, ses créatures, devons nous reconnaître comme frères et sœurs. En tant que croyants appartenant à différentes traditions religieuses, nous avons un rôle à jouer ; quel est ce rôle ? C’est d’aider nos frères et sœurs à élever leur regard et leurs prières vers le Ciel. Levons nos yeux vers le Ciel car celui qui révère Dieu avec un cœur sincère aime aussi son voisin. La fraternité nous permet de nous ouvrir au Père de tous et de trouver un frère ou une sœur dans l’autre, de partager la vie, de nous soutenir mutuellement, d’aimer et de connaître les autres.

Nous vivons tous sous le même ciel. Le bon moment pour marcher ensemble est aujourd’hui, pas demain ou dans l’avenir ; nous ne savons pas ce qui sera. Aujourd’hui est le bon moment pour marcher ensemble en tant que croyants et personnes de bonne volonté. C’est un jour propice pour se tenir la main, pour célébrer notre unité dans la diversité – unité, pas uniformité, unité dans la diversité – pour dire à nos communautés et à nos sociétés que le temps de la fraternité est arrivé. Tous ensemble, car il est essentiel de faire preuve de solidarité les uns envers les autres. Ce jour-là, je le répète, l’heure n’est pas à l’indifférence : soit nous sommes frères, soit tout s’écroule. Ce n’est pas une simple expression littéraire de la tragédie, non, c’est la vérité ! Ou bien nous sommes frères, ou bien tout s’écroule. Nous le voyons dans les petites guerres, dans cette troisième guerre mondiale fragmentée, comment les peuples sont détruits, comment les enfants n’ont rien à manger, comment l’éducation s’effondre … C’est une destruction. Soit nous sommes frères, soit tout s’écroule.

Ce n’est pas le moment d’oublier. Chaque jour, nous devons nous rappeler ce que Dieu a dit à Abraham : qu’en regardant les étoiles dans le ciel, il verrait la promesse de sa descendance, c’est-à-dire nous (cf. Rencontre interreligieuse d’Ur, 6 mars 2021). Une promesse qui s’est aussi réalisée dans nos vies à travers une fraternité grande et lumineuse, comme les étoiles dans le ciel ! Chers sœurs et frères, cher frère le Grand Imam, le chemin de la fraternité est long. C’est un chemin difficile, mais c’est la planche de salut de l’humanité. Aux nombreux signes de menace, aux périodes sombres, aux logiques de conflit, nous répondons par l’étendard de la fraternité, qui les conduit sur un chemin commun en accueillant l’autre et en respectant son identité. Nous ne sommes pas les mêmes. Nous sommes des frères, chacun avec sa personnalité.

Je remercie tous ceux qui travaillent avec la conviction que nous pouvons vivre en harmonie et en paix, conscients de la nécessité d’un monde plus fraternel parce que nous sommes tous des créatures de Dieu : des frères et des sœurs.

Je remercie tous ceux qui se joindront à notre chemin de fraternité et j’encourage chacun à s’engager pour la cause de la paix et à répondre aux problèmes et aux besoins concrets des personnes démunies, pauvres et sans défense. La proposition est de marcher côte à côte, “tous frères”, pour devenir de véritables artisans de paix et de justice, dans l’harmonie de nos différences et le respect de l’identité de chacun.

Sœurs et frères, marchons ensemble sur ce chemin de la fraternité. Merci”.

Traduit par: Mervat Mahmoud.

Le Secrétaire général appelle à respecter la Trêve olympique pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2022

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un communiqué de presse de Nations Unis

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, appelant au respect de la Trève olympique à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Beijing, commençant le 28 janvier:

Dans quelques jours, notre grande famille humaine se réunira à Beijing à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver. 


OC/Milos Bicanski Beijing 2022 – Cérémonie de remise de la flamme olympique à Athènes, Grèce.

Latest Discussion

How can sports promote peace?

Les meilleurs athlètes du monde entier ont rendez-vous avec l’histoire, dans un esprit de compréhension mutuelle, d’efforts sans relâche et de fair-play.

Cet esprit est une source d’inspiration pour chacune et chacun d’entre nous. 
La Trêve olympique appelle toutes les parties à cesser les hostilités tout au long des jeux.  

Alors que les conflits se propagent et les tensions augmentent, la Trêve est une occasion de surmonter les divergences et de trouver des solutions pour établir une paix durable.
 
À l’heure où nous nous employons à mettre fin à la pandémie de COVID-19, unissons nos efforts pour bâtir un avenir plus sûr, plus prospère et plus durable pour toutes et tous. 

J’appelle chacune et chacun à respecter la Trêve olympique pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2022.

Puisons dans le sport et l’idéal olympique la force d’instaurer une culture de la paix. 

(Cliquez ici pour un article en anglais et ici pour le message en espagnol)