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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Journée internationale des femmes 2020

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

An article from UN Women

Les droits des femmes et l’égalité des sexes vont occuper le devant de la scène en 2020.

Vingt-cinq ans après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing – une feuille de route pour favoriser l’égalité des sexes – le moment est venu de faire le point sur les progrès accomplis et de combler les lacunes qui subsistent en prenant des mesures audacieuses et décisives.


Vidéo : Nous sommes de la #GénérationÉgalité

Le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) est « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour l’article en anglais ou ici pour l’article en espagnol .)

 

Questions for this article:

Prospects for progress in women’s equality, what are the short and long term prospects?

(. . . suite)

La campagne Génération Égalité  rassemble des personnes de tous sexes, âges, ethnicités, races, religions et pays, afin qu’elles prennent des actions qui feront advenir un monde dans lequel règne l’égalité des sexes que nous méritons tous.

Ensemble, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.

Les petites actions peuvent créer des impacts importants dans l’avènement de cette vision. À l’occasion de la Journée internationale des femmes, joignez-vous à la #GénérationÉgalité et participez au mouvement.

Déclaration de Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, souligne que 2020 est l’année pour l’égalité des sexes et réclame détruire les obstacles persistants à l’égalité des sexes.

Bulletin français 1 mars 2020

 

LES VILLES PRENNENT LE LEADERSHIP .

Les villes prennent les leadership dans de nombreux domaines de la culture de la paix.

Le désarmement nucléaire. New York est en train de devenir la ville la plus récente à planifier le désinvestissement de ses fonds de l’industrie des armes nucléaires. Des audiences publiques dans la ville le 28 janvier ont entendu un large éventail d’orateurs en faveur de cette action. Parmi les intervenants figuraient la campagne mondiale, Move the Nuclear Weapons Money, ainsi que Mayors for Peace, des jeunes de Peace Boat et un représentant de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2017. Les participants à l’audition ont exprimé leur amour de la ville et leur forte réticence à voir New York, ou tout autre endroit sur la terre, être exposé à la menace de destruction irréversible que représentent les armes nucléaires.

Des centaines de villes ont rejoint l’appel aux villes de l’ICAN appelant à l’abolition totale des armes nucléaires. L’appel déclare: «Notre ville / village est profondément préoccupé par la grave menace que les armes nucléaires font peser sur les communautés du monde entier. Nous croyons fermement que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libéré de cette menace. Toute utilisation d’armes nucléaires, qu’elle soit délibérée ou accidentelle, aurait des conséquences catastrophiques, de grande envergure et durables pour les personnes et l’environnement. Par conséquent, nous saluons chaleureusement l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires par les Nations Unies de 2017, et nous appelons notre gouvernement national à le rejoindre. »

L’appel est également soutenu par Maires pour la Paix avec son réseau de 7675 villes dans 163 pays à travers le monde. La ville la plus récente à avoir soutenu l’appel, le 27 janvier, était Oxford au Royaume-Uni.

Le développement durable. ONU Habitat a récemment parrainé le dixième Forum urbain mondial pour soutenir les objectifs de développement durable (ODD) convenus par les dirigeants mondiaux en 2015. Lors de la réunion, qui s’est tenue à Abu Dhabi du 8 au 13 février, les 13 000 participants ont reconnu que “l’urbanisation croissante du monde est une force transformatrice qui peut être exploitée et dirigée pour stimuler le développement durable.” Parmi les organisations de villes participant au Forum figurait ICLEI (Gouvernements locaux pour la durabilité), un réseau de villes dans plus de 100 pays, avec des experts mondiaux dans 22 bureaux.

Lors du Forum urbain mondial, le Parlement mondial des maires a présenté un projet appelé le Parlement virtuel, un outil en ligne pour connecter les maires du monde entier, pour débattre et voter sur des questions politiques et pour échanger des expériences. Par exemple, il a soutenu une action du Congrès américain des maires contre la violence armée.

Réduction des tensions internationales. L’organisation de Cités internationales de la paix rapporte que la première ville de la paix sur la péninsule coréenne a été créée le 5 février près de la zone démilitarisée à Pocheon. Une grande célébration a eu lieu à l’hôtel de ville où le maire Mr Park a signé une proclamation devant une foule de médias, de dignitaires et de plus de 100 citoyens. Pocheon a le potentiel pour aider à réaliser le rêve de la réunification de la Corée du Sud et de la Corée du Nord afin de bénéficier aux citoyens des deux pays.

Violence urbaine. Une nouvelle initiative, le Strong Cities Network (SCN), travaille avec une large coalition pour réduire la violence urbaine . Selon le SCN, “Aujourd’hui, 83% des violences meurtrières se produisent en dehors des zones de conflit, la majorité de ces violences étant concentrées dans les villes”. Leur rapport met en évidence les initiatives réussies à Glasgow (Écosse), Oakland (Californie) et dans les villes de l’Équateur.

La lutte contre la violence urbaine est également la priorité du Forum mondial des villes et des territoires de paix, qui est un projet des Cités et Gouvernements locaux unis. Des forums précédents ont eu lieu à Madrid en 2017 et 2018. Le prochain aura lieu en octobre 2020 à Mexico pour construire “des solutions qui favorisent des environnements urbains capables d’éliminer les expressions de la violence”.

Selon le Strong Cities Network, «les États-nations dominent l’arène politique mondiale depuis des siècles, mais avec plus de la moitié de la population mondiale résidant aujourd’hui dans les villes, il est peut-être temps de repenser qui devrait être à la table des décisions sur la façon dont nous pouvons réduire la violence.” On pourrait dire de même en ce qui concerne le désarmement nucléaire, le développement durable et la réduction des tensions internationales.”

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Strong Cities Network: Reducing violence is not impossible, and cities are proving this

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Promotion de la paix au sahel : Les meilleures productions radiophoniques primées

DROITS DE L’HOMME


Amnesty International: Une génération de jeunes militant·e·s reprend le flambeau contre le durcissement de la répression en Asie

DISARMAMENT ET SECURITÉ

New York City hearings pave the way for nuclear weapons divestment

ÉDUCATION POUR LA PAIX

For Bob Marley’s 75th Birthday, Ziggy Marley Reflects On His Father’s Legacy

DÉVELOPPEMENT DURABLE

The Wet’suwet’en Fight Against New Pipeline Spreads Across Canada with Blockades & Occupations

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Switzerland: Lutheran World Federation marks World Interfaith Harmony Week

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Devoted to discovery: seven women scientists who have shaped our world

Amnesty International: Une génération de jeunes militant·e·s reprend le flambeau contre le durcissement de la répression en Asie

DROITS DE L’HOMME .

Un article de Amnesty International

Une vague de manifestations initiées par la jeunesse en Asie brave la répression croissante qui s’abat sur tout le continent, notamment sur la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Amnesty International le 29 janvier 2020 à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur la situation des droits humains dans la région.

Intitulé Human Rights in Asia-Pacific: Review of 2019, il présente une analyse précise de l’évolution des droits humains dans 25 États et territoires, et illustre la lutte de toute une nouvelle génération de militants et militantes contre la violente répression visant la dissidence, les campagnes toxiques orchestrées sur les réseaux sociaux et la censure politique généralisée.

« 2019 fut en Asie une année de répression, mais aussi de résistance. Alors que les gouvernements à travers le continent s’efforcent de déraciner les libertés fondamentales, les citoyens se mobilisent – et les jeunes sont en première ligne de la lutte, a déclaré Nicholas Bequelin, directeur régional d’Amnesty International pour l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud-Est et le Pacifique.

« Des étudiant·e·s de Hong Kong qui protestent en masse contre la mainmise croissante de la Chine sur la région administrative aux étudiant·e·s d’Inde qui manifestent contre les politiques hostiles aux musulmans, des jeunes électeurs et électrices thaïlandais venus gonfler les rangs d’un nouveau parti d’opposition aux manifestant·e·s pour l’égalité des personnes LGBTI à Taïwan : en ligne et sur le terrain, les mouvements populaires menés par la jeunesse remettent en cause l’ordre établi. »

La résistance de Hong Kong résonne à travers le monde

La Chine et l’Inde, les deux grandes puissances d’Asie, ont donné le ton de la répression
dans la région en rejetant ouvertement les droits humains. Le soutien de Pékin au projet de loi sur l’extradition à Hong Kong, texte conférant au gouvernement local le pouvoir de transférer des suspects vers la Chine continentale, a suscité un mouvement de protestation d’une ampleur sans précédent sur le territoire.

Depuis le mois de juin, une partie de la population de Hong Kong descend régulièrement dans les rues pour réclamer le respect de l’obligation de rendre des comptes face aux méthodes brutales de maintien de l’ordre, notamment l’utilisation injustifiée de gaz lacrymogènes, les arrestations arbitraires, les agressions physiques et les atteintes aux droits humains en détention. Cette lutte contre l’ordre établi a fait ricochet sur tout le continent.

En Inde, des millions de personnes ont contesté une nouvelle loi discriminatoire à l’égard des musulmans et manifesté pacifiquement. En Indonésie, des citoyens et citoyennes se sont rassemblés pour protester contre la promulgation par le Parlement de plusieurs lois menaçant les libertés publiques. En Afghanistan, les manifestant·e·s se sont mis en danger pour exiger la fin du conflit qui sévit de longue date dans le pays. Au Pakistan, le Mouvement pour la protection des Pachtounes (PTM), mouvement non violent, a défié la répression étatique pour se mobiliser contre les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires.

La dissidence se heurte à la répression

Les contestations et la dissidence pacifiques ont fréquemment fait l’objet de représailles de la part des autorités.

Les manifestant·e·s ont été confrontés aux arrestations et à l’incarcération au Viêt-Nam, au Laos, au Cambodge et en Thaïlande, les gouvernements répressifs en Asie du Sud-Est ayant pris diverses mesures pour réduire au silence leurs opposants et museler les médias.

En Indonésie, plusieurs personnes ont trouvé la mort lorsque la police a réprimé des manifestations en faisant usage d’une force excessive. Pourtant, les autorités n’ont pas fait grand-chose pour amener les responsables présumés à rendre des comptes. Aucun policier n’a été arrêté ni aucun suspect identifié.

Au Pakistan et au Bangladesh, des militant·e·s et des journalistes ont été pris pour cibles par des lois draconiennes qui restreignent la liberté d’expression et sanctionnent la dissidence en ligne.

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:

What is the state of human rights in the world today?

Et à Hong Kong, pour écraser les manifestations pacifiques, la police a employé des méthodes dangereuses sans discrimination, notamment la torture en détention. Les demandes d’ouverture d’une enquête digne de ce nom sur la conduite des forces de l’ordre n’ont toujours pas été entendues.

« Les manœuvres des autorités visant à écraser toute forme de critique et à bâillonner la liberté d’expression s’avèrent tout aussi impitoyables qu’imprévisibles, et les personnes osant s’exprimer contre ces gouvernements répressifs en paient souvent le prix fort, a déclaré Biraj Patnaik, directeur pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

« Les autorités répondent aux habitant·e·s de la région Asie-Pacifique que leurs aspirations à des sociétés plus équitables sont fantaisistes, qu’il est impossible de remédier aux inégalités économiques, que le réchauffement climatique est inexorable et les catastrophes naturelles inévitables. Surtout, la population s’entend dire que remettre en cause ce discours ne sera pas toléré », a déclaré Biraj Patnaik.

Les minorités sentent le poids d’un nationalisme intolérant

En Inde et en Chine, le simple risque d’insubordination dans des régions théoriquement autonomes a suffi à déclencher la répression d’État, les minorités étant commodément taxées de menaces pour la « sécurité nationale ».

Dans la province chinoise du Xinjiang, jusqu’à un million de Ouïghours et d’autres membres de minorités ethniques à majorité musulmane ont été enfermés de force dans des camps de « déradicalisation ».

Le Cachemire, seul État indien à majorité musulmane, a vu son statut particulier d’autonomie révoqué, lorsque les autorités ont imposé le couvre-feu, coupé l’accès à toutes les communications et arrêté les leaders politiques.

Au Sri Lanka, où des violences contre la population musulmane ont éclaté au lendemain des attentats du dimanche de Pâques, l’élection du président Gotabaya Rajapaksa a affaibli les espoirs d’avancées en termes de droits humains. Un autre homme fort autoproclamé, le président philippin Rodrigo Duterte, a poursuivi sa « guerre contre la drogue » meurtrière.

Les gouvernements ont tenté de justifier la répression en diabolisant leurs détracteurs et en les faisant passer pour des pions des « puissances étrangères », et ils ont renforcé cette répression au moyen de campagnes sophistiquées sur les réseaux sociaux. Ni l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) ni l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR), les deux principaux organismes de la région, n’ont tenté d’amener leurs membres à rendre des comptes, même en cas de violations flagrantes des droits humains.

Il échoit à la Cour pénale internationale d’enquêter sur les crimes contre l’humanité commis contre les Rohingyas par l’armée du Myanmar dans l’État d’Arakan en 2017. La Cour examine également les milliers d’homicides commis par des policiers aux Philippines, ainsi qu’un appel de sa décision de refuser l’ouverture d’une enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Afghanistan.

Par ailleurs, dans le Pacifique, du fait de la politique de détention à l’étranger menée par l’Australie, des personnes réfugiées ou demandeuses d’asile croupissent dans des conditions physiques et psychologiques se dégradant, sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Nauru.

Des avancées contre toute attente

Les personnes qui dénoncent ces atrocités sont régulièrement sanctionnées, mais leur mobilisation fait la différence. Dans de nombreux cas, les initiatives visant à faire progresser les droits humains en Asie se sont avérées payantes.

À Taïwan, le mariage entre personnes de même sexe est devenu légal, grâce au travail de campagne soutenu mené par les militant·e·s. Au Sri Lanka, des avocat·e·s et des militant·e·s ont mené avec succès une campagne contre la reprise des exécutions.

Le Brunéi Darussalam a été contraint de faire marche arrière quant à l’application de lois rendant l’adultère et les relations homosexuelles passibles de lapidation, tandis que l’ancien Premier ministre de Malaisie, Najib Razak, a été traduit en justice pour corruption – une première.

Le gouvernement pakistanais a promis de lutter contre le dérèglement climatique et la pollution de l’air et, pour la première fois, deux femmes ont été nommées juges pour siéger à la Cour suprême des Maldives.

À Hong Kong, la force de la contestation a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi sur l’extradition. Pourtant, l’obligation de rendre des comptes étant bafouée pour les violences infligées aux manifestant·e·s depuis des mois, la lutte continue.

« En 2019, en Asie, les personnes qui manifestaient ont été blessées, mais pas brisées. Elles ont été muselées, mais pas réduites au silence. Et ensemble, elles ont adressé un message de résistance aux gouvernements qui continuent de bafouer les droits humains dans le but de consolider leur mainmise sur le pouvoir », a déclaré Nicholas Bequelin.

Uruguay: Pépé Mujica, l’ex-Président de la République volontairement le plus pauvre au monde.

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article du site de Pierre Martial, ecrivain, journaliste (A partager le plus largement possible, mes amies et amis! Partager, c’est déjà agir.)

“La maison du Président? C’est là-bas, tout au fond du chemin de terre! Vous voyez? C’est la petite baraque au toit en zinc vert avec les poules devant!”.

Au fin fond de cette banlieue pauvre de Montevideo, au Paso de la Arena, tout le monde connait José Mujica, affectueusement surnommé, à plus de 84 ans, “Pépé Mujica“.


Copyright D.R.

D’abord parce qu”il vit depuis plus de 20 ans dans cette modeste fermette de 45 m2 avec sa femme Lucia et sa chienne handicapée, à trois pattes, Manuela.

Ensuite, parce qu’il a été Président de la République d’Uruguay de 2010 à 2015! Et qu’il n’a jamais cessé de vivre dans cette baraque, même quand il était le chef de la nation!

Pépé Mujica, né d’une famille de paysans pauvres, a toujours voulu rester au milieu des plus défavorisés et, s’il s’est engagé et a milité depuis son plus jeune âge, c’est justement pour défendre les plus pauvres et les opprimés!

Alors pas question de les abandonner, même quand il était Président, pour les ors de la République et le Palais présidentiel, trop luxueux à son goût!

C’est à l’âge de 15 ans, en 1950, que le jeune José, orphelin de père à 6 ans, commence à s’engager contre la misère et l’injustice.

Dans les années 60, face à la montée des groupes paramilitaires qui veulent faire la loi et prendre le pouvoir dans son pays avec force agressions, enlèvements et assassinats, José Mujica est un des fondateurs, avec Raoul Sendic, du groupe emblématique des Tupamaros. Sortes de “Robin des Bois” uruguayens, les Tupamaros s’étaient donné pour mission de protéger le peuple et de contenir la montée des paramilitaires.

En 1973, alors que la dictature militaire fait rage, il est fait “prisonnier-otage” par la junte et est emprisonné dans des conditions insoutenables.

Torturé chaque jour, mis à l’isolement total, il sera ainsi détenu pendant plus de 10 ans, dont 2 ans au fond d’un puits. Il en sortira en 1985, à demi-fou.

Une folie et une expérience terrifiante dont il fera, paradoxalement, sa plus grande force.

“C’est étrange, se confie-t-il aujourd’hui, mais l’homme apprend parfois plus des moments difficiles que des moments de bonheur. Ces années noires ont été horribles et pourtant, elles m’ont apporté beaucoup“

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Question related to this article.

Where in the world can we find good leadership today?

(. . . suite)

Un silence, puis: “Par exemple, je ne sais plus haïr. Vous connaissez le luxe de ne pas haïr?”

Dès sa sortie de prison, l’ex-Tuparamo reprend le combat, un combat plus pacifique cette fois mais toujours aussi inlassable et sans concession.

En 1994, il devient député. En 1999, il est élu sénateur et est réélu aux mêmes fonctions en 2004. Tout en continuant de travailler comme agriculteur.

En 2010, consécration d’une vie au service de son peuple, il est élu Président de la République.

Fini donc la fermette et le dur travail d’agriculture? Et bienvenue au confort présidentiel, aux voitures de fonction, au luxueux Palais présidentiel et aux très confortables émoluments de la République?

Pas du tout! En aucun cas! Ce serait bien mal connaitre Pépé Mujica!

Dès le lendemain de son élection, il fait connaitre – au grand dam du Protocole-, qu’il est hors de question pour lui d’habiter au Palais présidentiel. Trop riche pour lui! Il restera dans sa baraque, point barre! Mais il rassure son monde: la demeure présidentielle continuera à servir, il s’y engage. En 2012 par exemple, lors de la terrible vague de froid qui s’abattit sur le pays, il la fait inscrire comme refuge pour les sans-abris!

Secundo, il refuse toutes voitures de fonction qu’on veut lui imposer. Sa Coccinelle, bleue achetée en 1987, lui suffit amplement, affirme-t-il.

Et tertio, il décide de faire redistribuer les 90% de son salaire mensuel de Président à des associations caritatives, se déclarant bien loti de conserver les 10% restant, soit l’équivalent de 900 euros, montant du salaire moyen en Uruguay.

C’est le 1 mars 2015 que Pepe Mujica a mis fin à ses fonctions présidentielles. Non pas qu’il en avait assez! A 80 ans, il est encore en pleine forme! Rien ne vaut l’amour de sa famille, de ses amis et de ses chiens pour vous conserver un homme! Mais la Constitution de l’Uruguay n’autorise qu’un seul mandat présidentiel de 5 ans.

Pépé Mujica est donc retourné, serein et bonhomme, à sa fermette, à ses fleurs et à son jardin, au fin fond de sa banlieue et aux côtés de ses amis.

Quand on lui demande ce que cela lui fait d’être l’ex-Président le plus pauvre au monde, il hausse les épaules. “Beaucoup de personnes sont pauvres, très pauvres, de par le monde. Moi, je ne suis pas pauvre, j’ai juste décidé de vivre de manière austère pour être plus proches de ceux qui le sont. Je ne fais pas l’apologie de la pauvreté, mais celui du partage et de la sobriété“.

Est-il satisfait de ce qu’il a fait, de l’exemple qu’il a pu donner? Il lève les yeux au ciel.

“J’ai fait ce que j’ai pu… J’ai dédié une grande partie de ma vie à essayer d’améliorer la condition sociale du monde dans lequel je suis né. J’ai eu quelques déconvenues, de nombreuses blessures, quelques années de prison…. Enfin, la routine pour quelqu’un qui veut changer le monde…“

Ses projets?

“Continuer à vivre le plus longtemps possible! C’est un miracle que je sois encore en vie après tout ce que j’ai vécu! Et puis lire aussi, lire beaucoup! J’ai passé plus de 10 ans dans un cachot dont 7 sans pouvoir lire. J’ai du retard à rattraper!“

Je te souhaite encore de longues années de vie et de lecture, Pépé Mujica, et je te serre avec émotion contre moi.

Tu es pour moi, – pour nous toutes et tous -, beaucoup plus qu’un exemple…

Tu es un espoir!

(Merci a Kiki Chauvin Adams qui a envoye cet article a CPNN.)

Promotion de la paix au sahel : Les meilleures productions radiophoniques primées

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article par Tiga Cheick Sawadogo dans Le Faso

Le programme promotion de la paix au sahel, mis en œuvre par le Centre national de presse Norbert Zongo a distingué les meilleures productions radiophoniques sur la paix. En magazine, microprogramme et table ronde, les œuvres de quatre journalistes tamisées parmi 84 autres de douze radios ont été primées. C’était ce 13 février 2020 à Ouagadougou, jour de célébration de la journée mondiale de la radio.

Le Centre National de Presse Norbet Zongo met en œuvre avec l’appui de EIRENE, le programme promotion de la paix au sahel. Dans ce cadre, douze radios partenaires des régions du Centre-nord, du Nord, et du Plateau central ont bénéficié de renforcement de capacités et d’appuis techniques pour produire des émissions en lien avec la paix.

Pour capitaliser les acquis du programme, un concours des meilleures productions en radio sur la paix a été lancé. Et ce sont 84 œuvres qui ont été enregistrées par le jury composé de Jean Baptiste Ilboudo, Clémence Tuina et Smaïla Rabo.

« La tâche ne fut pas facile. On a jugé la pertinence du sujet, la qualité sonore de l’œuvre, l’originalité dans le traitement, la qualité de la musique, l’habillage… », a expliqué Clémence Tuina, représentante des membres du jury. Pendant six jours, le jury a travaillé pour départager les candidats.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question related to this article.

African journalism and the Culture of Peace, A model for the rest of the world?

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« Le jury regrette, la faible participation des candidats et des radios, quatre radios sur la douzaine concernée. Il recommande donc à l’endroit des organisateurs d’instituer un système de mentorat pour suivre et galvaniser les radios à produire après les formations IN SITU. Il leur recommande également de poursuivre le renforcement des capacités des radios partenaires et de leur fournir un appui en matériels de production (enregistreurs).

Le jury a exhorté les responsables de radios à encourager, motiver leurs journalistes à produire des émissions (tables rondes, magasines, microprogrammes, reportages et enquêtes).

En catégorie microprogramme, c’est Boureima Ouédraogo de la radio Voix du paysan de Ouahigouya qui est lauréat avec le titre « vivre ensemble ». « L’œuvre traite de la paix, de la cohésion sociale, pour dire comment les différentes communautés peuvent s’accepter, comment les populations peuvent travailler à promouvoir la paix. Ce prix vient nous galvaniser à travailler davantage dans la promotion de la paix. En tant que producteurs radio, nous sommes les porte-paroles des populations et dans le contexte actuel du Burkina, nous avons un rôle important à jouer », a expliqué le lauréat.

En table ronde, c’est également la voix du paysan qui l’emporte avec Abdoulaye Sawadogo pour son œuvre intitulée « contribution des leaders religieux à la cohésion, dans un contexte d’extrémisme violent ».

Quant au meilleur magazine traitant de la spéculation sur les terres à Loumbila, c’est un duo de journaliste de la radio Vénégré de Ziniaré qui l’emporte, Alfred Kagambèga et Toussaint Soré.

Le programme promotion de la paix au sahel a également désigné la meilleure radio. Là aussi, c’est la radio Vénégré de Ziniaré qui s’est distinguée avec l’émission « les voix pour une culture de paix ». « Nous avons apprécié l’esprit d’équipe qui a prévalu dans cette radio. La radio a créé une émission intitulée les voix pour une culture de la Paix. Une émission qui est animée par les journalistes à tour de rôle. Les magazines étaient rythmés, il y a plusieurs voix qui interviennent, les taches sont partagées et cela nous a beaucoup plu », a justifié Clémence Tuina.

L’ensemble des lauréats a reçu des prix en nature, notamment des ordinateurs, des enregistreurs et des attestations.

Mali : la consolidation de la paix entre communautés à travers le patrimoine culturel

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de Bamada

Le festival du vivre ensemble, la solennité d’ouverture sous la présidence du ministre de la cohésion sociale et de la réconciliation Lassine Bouaré a eu lieu ce 17 janvier et se poursuit jusqu’au 22 janvier 2020 à Tombouctou sur le cite du monument de la flemme de la paix à Abaradjou.

Dénommé,  »le festival du vivre ensemble » à pour thème cette 4em édition  »utilité du patrimoine pour la consolidation de la paix » .C’est un moment non seulement de retrouvailles mais aussi des activités culturelles dans la région de Tombouctou et de la culture de la paix dans son ensemble. Il a vu le jour sous l’initiative de Salaha Maïga et financé par la Munisma seul depuis en 2016 jusqu’à ce jour. Salué et soutenu par des autorités et de la population de Tombouctou tous en particulier.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

Can festivals help create peace at the community level?

‘‘Le festival du vivre ensemble » a pour objectif selon le gouverneur de la région de Tombouctou Ahmed Kouena (est un respect de dialogue, d’échange entre les jeunes de la région et ceux d’ailleurs en vu de créer entre eux des liens d’amitié, de fraternité,  de renforcer l’unité et la cohésion sociale, tout en préservant notre identité culturelle). L’organisation de cet événement a su redonner l’espoir à l’ensemble des couches ethniques.

Cette 4ème édition selon Salaha Maïga à été un grand défi d’une part, du au fait que le cite lui même était abandonné et servait de dépotoir ; en d’autre part, cette localité de la région, du nom de Abaradjou est considérée comme  »zone rouge  » une zone d’attaque régulière. Un succès par ce que tous les défis sont relevés. Salaha souhaite pour les prochaines occasions une aide de la part de l’Etat et de bonnes volontés et des sponsors. Car disait-il jusqu’ici nous n’avons pas de sponsor officiel  ». Il remercie ensuite la jeunesse et les autorités locales, nationale et internationale, des groupes armés, la population de Tombouctou qui ont pris à cœur d’honorer cette noble initiative.

Cette initiative est envisageable vu que des populations et des vies sont décimées  par des attaques meurtrières et des conflits intercommunautaires, enfin de promouvoir le respect, la cohésion, la réconciliation et la paix entre les individus, les communautés, les régions et le pays.

Pour des élections apaisées en 2020 : Trois artistes ivoiriens vont marcher d’Abidjan à Korhogo

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de linfodrome

Le mouvement citoyen des artistes dénommé ‘’Les marcheurs de la paix’’ a annoncé mardi 28 janvier 2020, à la Maison de la presse à Abidjan-Plateau, le projet « 700 km de marche sportive des artistes ivoiriens pour des élections apaisées en Côte d’ivoire ». Le 9 mars prochain, trois artistes, Famian Jay’rico, président de l’Ong Côte d’Ivoire la belle, Boklay le Bobognard, leader de ‘’’actions caritatives’’ et Paul Mady’s, membre de la chaire Unesco, vont partir d’Abidjan, à pieds, à partir de l’hôtel du district, au Plateau, pour Korhogo où leur périple devrait s’achever à la mairie, le 09 avril 2020. leur slogan: «Oui à ma voix, non à ma vie».


Le mouvement citoyen des artistes dénommé ‘’Les marcheurs de la paix’’ en action pour des élections sans violence en 2020 (ph : AC)

Cette marche est une contribution à la prévention des violences électorales et promotion de la culture de la paix pour des élections apaisées», a expliqué Atsé Christian, le chef du projet.

«Au seuil de cette année 2020, année des élections présidentielles où les populations demeurent déjà apeurées par le spectre d’une éventuelle crise… entretenue par des discours marqués par la violence verbale et autres propos agressifs tenus par les hommes politiques ainsi que certains médias, nous artistes de la République de Côte d’Ivoire, engagés volontairement et socialement, avons décidé d’apporter notre pierre à bâtir cet édifice si fragile qu’est la paix et la cohésion sociale, à travers une initiative dénommée: ‘’700 km pour prévenir les violences électorales, 700km pour promouvoir la culture de la paix et la cohésion sociale, 700km pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire en 2020’’, a justifié M. Atsé.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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How should elections be organized in a true democracy?

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L’artiste compositeur chanteur, Boklay le Bobognard a expliqué qu’il s’agit pour eux, de démontrer à travers cette marche, une volonté d’aller à la paix et à des élections apaisées. «Nous donnerons notre corps et notre âme pour faire passer notre message», a-t-il déclaré. Et d’ajouter: «Le message que nous voulons envoyer aux populations et à tous les acteurs politiques, c’est que nous avons un seul pays, une seule patrie, faisons tout pour préserver la paix parce que sans la paix, il n’y a pas de spectacles».

Paul Mady’s a souligné que cette marche doit être considérée comme «un symbole car en 2002, la crise est entrée par le nord de la Côte d’Ivoire. C’est donc comme si on reprenait cette même crise au sud, pour la faire ressortir par le nord». «Nous ne voulons plus connaître cela», a-t-il insisté.

Pour sa part, Famian Jay’Rico Jay One a fait remarquer que cette marche est «apolitique». «Nous nous adressons au citoyen ivoirien, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne. Nous avons décidé de nous sacrifier physiquement pour la Côte d’Ivoire parce que nous devons œuvrer ensemble pour que ce pays retrouve son identité», a-t-il clarifié.

Les organisateurs de cette marche visent plusieurs objectifs. Entre autres, partager avec la population le concept d’élection apaisée dans la perspective des prochaines échéances électorales, sensibiliser les Ivoiriens et les autorités sur la prévention des violences électorales, plaider pour des élections inclusives. D’Abidjan à Korhogo, les trois artistes et leur staff feront des escales à Yamoussoukro, Tiébissou, Djebonoua, Bouaké, Katiola, Tafiré et Ferkessedougou.

Le 12ème forum international peace and sport s’est conclu avec succès

. . PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de Peace and Sport

La 12ème édition du Forum International Peace and Sport s’est tenue du 11 au 13 décembre en Principauté de Monaco. Sur le thème « Investir pour la paix, Agir par le sport », le Forum a réuni 500 décideurs venus de 90 pays, 53 conférenciers de haut niveau, 10 Lauréats des Awards Peace and Sport et 40 Champions de la Paix, pour identifier et partager des solutions pour transformer les sociétés et laisser un héritage durable aux générations futures.

L’événement a débuté mercredi 11 décembre par trois débats et une table ronde ministérielle qui ont permis aux participants de partager les expériences et débouchant sur la conclusion de partenariats avec l’UNESCO, la Fondation Princesse Charlène de Monaco et la National Football League Alumni Association.

Le 12 décembre et pour marquer les 10 ans de leur club, les Champions de la Paix ont lancé un appel à l’action à travers un  manifeste e n 10 points dans lequel ils s’engagent à contribuer à transformer la société. Trois sessions plénières et deux master-class passionnantes ont été nourries par une collaboration avec des organisations internationales telles que le Conseil de l’Europe, le Haut-Commissariat aux Réfugiés et le Comité International Olympique. Un programme « Jeunesse » élaboré en partenariat avec l’University of Western Cape, le Yunus Sport Hub, la Swiss Academy for Development et ENGSO Youth a offert aux 15 jeunes de 13 nationalités l’occasion d’exprimer leur point de vue et de faire des recommandations sur le sujet.

La conférence de presse a été marquée par le lancement officiel de l’appli « Peace and Sport » développé par My Coach. Cette solution digitale articule l’expertise des programmes terrain de Peace and Sport avec le savoir-faire digital du leader français du sport numérique My Coach pour proposer une façon innovante de promouvoir la paix grâce à des programmes sportifs progressifs et annuels.

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Question related to this article.

How can sports promote peace?

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A cette occasion, Joël Bouzou, Président-Fondateur de Peace and Sport et Pascal Granero, Directeur Administratif et Financier de la Fondation Princesse Charlène de Monaco ont annoncé la signature d’un partenariat de 4 ans avec la Fondation Princesse Charlène de Monaco pour mettre en commun leurs forces et contribuer au bien-être et au développement des enfants quelles que soient leurs origines et conditions, grâce aux valeurs positives du sport, notamment par le rugby et la natation.

De plus, Peace and Sport a également renouvelé son partenariat avec l’UNESCO afin de contribuer pleinement à la mise en œuvre du Plan d’Action de Kazan (PAK), largement reconnu comme essentiel à la coordination internationale de la contribution du sport à l’Agenda 2030. Cette coopération comprend plusieurs projets visant à sensibilisation des gouvernements, dont la célébration du « 6 avril » et le développement de la Méthodologie Peace and Sport.

Le capitaine sud-africain Siya Kolisi, Champion du monde en titre et premier capitaine noir des Springboks, a été le grand gagnant des Awards Peace and Sport lors d’une cérémonie prestigieuse qui s’est tenue jeudi soir, remportant le prix du Champion de l’année 2019. En présence de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Albert II de Monaco, Patron de Peace and Sport, et de la Princesse Charlène de Monaco, d’autres organisations ont été récompensées telles que la Fondation F.C. Barcelona, la Danone Nations Cup et le Comité national olympique de Bosnie-Herzégovine et les deux villes de Sarajevo et Sarajevo Est pour l’organisation du 14e Festival olympique d’hiver de la jeunesse européenne (FOJE).

Le Forum s’est terminé vendredi 13 décembre par un temps consacré à des rencontres entre participants afin que ces derniers interagissent et établissent des contacts dans l’optique de générer de nouvelles synergies et initiatives au service de la paix par le sport. Peace and Sport a alors signé un protocole d’accord avec la National Football League Alumni Association pour promouvoir le sport comme outil de développement social, en capitalisant sur la volonté des joueurs retraités de la NFL de s’investir auprès leur communauté locale.

Le Président-Fondateur de Peace and Sport, Joël Bouzou, a déclaré :

« Cette édition sans précédent du Forum International a démontré qu’investir pour la paix peut avoir un impact positif sur les entreprises tout en contribuant à créer des sociétés plus inclusives. Nous avons passé trois jours incroyables d’apprentissage et de partage. Les participants au Forum ont fortement manifesté leur désir de changement en faveur de la paix dans le monde. Je tiens à remercier chacun pour sa contribution et je suis ravi de bâtir sur les bases qui ont été posées ici. »

Didier Drogba, Vice-Président de Peace and Sport et Champion de la Paix, a ajouté :

« Ce Forum a permis d’amorcer une nouvelle façon de penser et d’agir. Il a réussi à mettre en lumière des initiatives qui, en retour, transformeront les sociétés et laisseront un héritage durable aux générations à venir. Le manifeste lancé par les Champions de la Paix s’ancre dans cette dynamique et reçoit déjà des échos favorables annonçant des actions concrètes en faveur de la paix. »

Bulletin français 1 fevrier 2020

LE BUDGET MILITAIRE GONFLÉ MENACE L’EMPIRE AMÉRICAIN

Habituellement, ce bulletin met l’accent sur les actions positives qui promeuvent la culture de la paix. Mais ce mois-ci, il semble que les événements les plus importants aient été négatifs, et nous devons les examiner en détail.

En particulier, le principal centre de l’empire américain, le budget des États-Unis, est presque complètement englouti par les dépenses militaires. Le mois dernier, le congrès américain, républicains et démocrates, a voté pour l’adoption d’un budget militaire de 738 milliards de dollars.

Comme le montre une analyse récente, la part militaire du budget est encore plus élevée que celle rapportée car une grande partie de celle-ci est cachée aux yeux du public. Selon l’analyse, le gouvernement américain a dépensé une somme stupéfiante de 5,4 billions de dollars pour sa guerre contre le terrorisme après le 11 septembre, avec un billion de dollars supplémentaires à payer pour les soins des anciens combattants à l’avenir. Cela représente en moyenne 23,7 milliards de dollars par mois au cours des 228 derniers mois.

Tout indique que ces dépenses se poursuivront.

À la suite de la récente frappe de drones par l’armée américaine qui a tué le général iranien le plus puissant, les grandes sociétés de défense américaines Lockheed Martin et Raytheon ont signé d’énormes contrats militaires d’une valeur de 1,93 milliard de dollars et 758 millions de dollars respectivement.

Comme indiqué dans l’article publié par CPNN, «Traditionnellement, les actions de défense ont tendance à surperformer le marché pendant les périodes de croissance budgétaire», «les actions des entreprises de défense ont surperformé l’ensemble du marché au cours des six mois qui ont suivi une crise au Moyen-Orient.»

On peut facilement voir que cela est entraîné par un immense complexe militaro-industriel, qui est peut-être mieux décrit comme un «complexe militaro-industriel-congrès».

Rien n’indique une solution politique aux États-Unis. Les sénateurs et les représentants aux États-Unis ont tendance à recevoir d’importantes contributions à la campagne des entreprises et des particuliers qui bénéficient de contrats militaires, ce qui est nécessaire car leurs campagnes électorales sont très coûteuses. Cet année le vote pour le budget militaire a été de 377-48 avec 188 démocrates se joignant à 189 républicains.

Et aucun candidat à la présidence de la campagne électorale de cette année n’a proposé un autre budget. Il semble que le budget militaire soit politiquement «intouchable».

Où cela mène-t-il? Plutôt que d’essayer d’analyser la signification historique ici, je renvoie le lecteur à mon blog de ce mois: “Pourquoi le budget militaire gonflé menace de faire tomber l’empire américain.”

DISARMAMENT ET SECURITÉ

‘Atrocious’: 188 Democrats Join GOP to Hand Trump $738 Billion Military Budget That Includes ‘Space Force’

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

A Brutal Violation of Press Freedom’: Glenn Greenwald Targeted With Investigation by Brazilian Government After Reporting on Corruption

DROITS DE L’HOMME


Tens of thousands march in southern India to protest citizenship law

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Peru: Electoral peace promoted in 4 native languages

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Liban: Rencontre avec Ogarit Younan (Prix de la prévention des conflits et la Paix )

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Greta Thunberg Addresses Global Elite at Davos: Our House Is Still on Fire

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Burkina Faso: Lutte contre la radicalisation : Des imams et prêcheurs renforcent leurs connaissances

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

UNWomen: In lead up to Generation Equality Forum, Action Coalition themes announced

L’UNESCO accompagne les jeunes pour des réflexions sur les formes d’expressions émergentes afin de consolider la paix, la démocratie et le développement en Afrique

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de l”UNESCO

Le jeudi 26 décembre 2019 à Dakar, le Bureau régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel, à travers le secteur des Sciences Humaines et Sociales (SHS), a organisé un atelier de restitution de l’étude « Jeunes et espaces de liberté en Afrique : Expressions émergentes des Jeunes pour consolider la paix, la démocratisation et atteindre les ODD ».

L’objectif principal était de définir et d’éclairer les politiques publiques à l’intention des jeunes afin de les rendre plus pertinentes, inclusives et équitables. Sous la présidence de Mme Néné Fatoumata Sall, Ministre de la Jeunesse, l’atelier a réuni plus d’une quarantaine de participants parmi lesquels les membres du conseil scientifique de l’étude, les représentants de la COMNat Sénégal en charge de la coordination logistique de l’étude, les représentants d’organisations de jeunesse, les représentants de la société civile, des chercheurs et universitaires de la Gambie et du Sénégal, les partenaires clés du Forum de Banjul, les membres de l’Equipe Multidisciplinaire de Recherche et le Staff du Bureau de l’UNESCO à Dakar.

« Cette étude constitue une plateforme d’échanges, de consolidation & d’appropriation dont la finalité est de mobiliser les connaissances des jeunes pour éclairer les politiques publiques et accélérer les transformations sociales en Afrique », a indiqué Mme Néné Fatoumata Tall, Ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne du Sénégal.

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Question related to this article:

 

Youth initiatives for a culture of peace, How can we ensure they get the attention and funding they deserve?

Will UNESCO once again play a role in the culture of peace?

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Durant ses interventions liminaires, le Dr Maréma Touré Thiam, Cheffe de la section des Sciences Humaines et Sociales du Bureau de l’UNESCO à Dakar a rappelé que « pour l’UNESCO, les jeunes sont des actrices et des acteurs essentiels pour trouver des solutions aux défis, ils sont la solution au développement de l’Afrique. Ils ont toujours joué un rôle majeur dans la démocratisation et la pacification des sociétés ». Ainsi, cette étude, réalisée par une équipe de 9 chercheurs (avec 7 profils différents et venant de 5 pays couverts par le Bureau), en collaboration avec le Bureau de Bamako et le programme Culture du BReDa, a permis d’analyser les tendances dans plusieurs pays d’Afrique (notamment d’Afrique de l’Ouest) quant aux expressions « émergentes », à la créativité et à la capacité d’innovation de la jeunesse africaine en matière d’engagement civique et citoyen. L’atelier a été l’occasion d’échanger sur les efforts nécessaires pour accompagner les jeunes et les aider à travailler ensemble pour encourager l’innovation et les changements sociaux, le développement de leurs sociétés, lutter contre la pauvreté et l’inégalité, et à favoriser une culture de la paix.

Les discussions et les échanges durant l’atelier ont permis de valider les résultats avec l’ensemble des participants et des parties prenantes, mais aussi de souligner l’importance pour l’UNESCO d’accompagner les jeunes et les chercheurs pour des réflexions sur les formes d’expression innovantes des jeunes, afin de consolider la paix, la démocratie et le développement en Afrique.

« Les jeunes ont un rôle prépondérant à jouer dans la marche des sociétés car représentant le levier par lequel les Nations devront s’appuyer pour aspirer à un développement » Mme, Néné Fatoumata Tall, Ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne du Sénégal

Il a été recommandé de poursuivre et de développer la recherche scientifique sur les jeunes et d’approfondir celle-ci afin de mettre à la disposition des autorités et parties prenantes un « document consolidé » pour informer les politiques de jeunesse. L’atelier s’est terminé avec la lecture de la déclaration du Forum régional africain des jeunes, tenu à Banjul en Octobre 2019.