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Algérie: Festival national du graffiti-Sétif; Fethi Mjahed décroche le 1er Prix

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article de L’Expression

L’artiste Fethi Mjahed de Tiaret a remporté jeudi le Prix du meilleur graffiti au terme de la cinquième édition du Festival national du graffiti ouverte lundi à Sétif pour son oeuvre sur l’optimisme. Les seconde et troisième places sont revenues respectivement à Hamza Mokrani de Khenchela et Salah-Eddine Adhimi de Sétif.


(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

(cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question pour cet article:

Can popular art help us in the quest for truth and justice?

(. . suite)

Dans une déclaration à l’APS, Nacer Fadli, président du comité d’organisation et directeur de l’Office des établissements de jeunesse (ODEJ) de Sétif, a rappelé que «40 artistes de plusieurs wilayas ont pris part à cette manifestation organisée traditionnellement par la ligue des activités culturelles et scientifiques de jeunes de concert avec l’Odej et la direction de la jeunesse et des sports dans le cadre de la concrétisation du programme annuel du ministère de tutelle».

Contrairement aux éditions précédentes durant lesquelles les participants dessinaient sur les murs à différents lieux de la ville, les organisateurs ont opté cette année pour la place mitoyenne au parc d’attractions de Sétif et des panneaux en bois pour la réalisation des graffitis qui pourront ensuite être utilisés pour décorer certaines établissements ou participer à d’autres concours, a précisé, M. Fadli.

L’objectif du festival est de faire de ces oeuvres d’art un moyen de sensibilisation à la citoyenneté et à la diffusion de la culture de la paix, tout en permettant aux jeunes d’échanger leurs expériences et participant à l’animation locale, a ajouté le responsable de l’Odej.

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L’ONU invitée à Soumettre son Appel à un « Cessez le Feu Immédiat à Gaza » pour la Signature du Soutien des Peuples du Monde

DROITS DE L’HOMME .

Une lettre de Mouvement de la Paix

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

En tant qu’ONG membre de la commission ECOSOC des Nations Unies, nous avons participé début novembre, à Genève à l’ONU, à la réunion organisée par le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques ; Monsieur Ryder. Nous avons apporté notre soutien à l’action des Nations Unies pour la résolution politique des conflits actuels et dans le cadre de la préparation du plan Avenir 2024 des Nations Unies.

Nous avons, lors de cette réunion, suggéré que l’ONU, au nom des Nations Unies et au nom de « Nous les peuples », prenne une initiative permettant aux peuples du monde entier, révulsés tant par les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 que par le carnage commis actuellement par le gouvernement israélien à Gaza dont sont victimes les populations civiles, d’exiger du gouvernement israélien qu’il cesse immédiatement les bombardements sur les populations civiles.


Si nous avons condamné les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 ce n’est pas pour accepter que le gouvernement d’Israël commette actuellement, avec les moyens d’un Etat, un carnage qui frappe des populations civiles.

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:
 
How can war crimes be documented, stopped, punished and prevented?

Nous avons apporté notre soutien aux familles de toutes les victimes qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes et c’est au nom de notre Humanité commune que nous nous permettons de formuler une proposition auprès de l’ONU et de son Secrétaire général.

Face à une situation aussi inédite que monstrueuse et dangereuse, il faut prendre des décisions permettant à l’opinion publique, à « Nous les peuples », d’apporter notre soutien à l’exigence formulée par l’ONU d’un arrêt immédiat des bombardements sur Gaza et d’une aide humanitaire d’urgence.

Nous proposons que l’ONU soumette, avec les moyens et les formes adaptées, à signature de soutien par les peuples au plan mondial, son appel « à un cessez le feu immédiat à Gaza » : que cessent les bombardements dont sont victimes des milliers de femmes et d’enfants, que soit mise en œuvre immédiatement une aide humanitaire permanente pour répondre aux souffrances intolérables subies par les populations et faire face à une crise alimentaire et humanitaire catastrophique.

Cet appel à soutien pourrait être lancé par les moyens et avec les mots appropriés, dans toutes les langues possibles. A quelques jours de la Journée internationale des droits de l’homme ce serait une manière de « proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme dans la dignité et la valeur de la personne humaine » comme le proclame le préambule de la Charte des Nations Unies.

Par la même occasion, nous exprimons notre soutien à l’action des Nations Unies pour la construction d’un monde de Paix.

Recevez, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour Le Mouvement de la Paix

Roland NIVET, Porte-parole national du Mouvement de la Paix

Paris, le vendredi 8 décembre 2023

Ogarit Younan: « Gaza Maintenant ! »

EDUCATION POUR LA PAIX .

Envoyé à CPNN de Ogarit Younan, Fondatrice de l’Université pour la non-violence et les droits humains (AUNOHR), Beirut, o.younan@aunohr.edu.lb; younan.ogarit@gmail.com

Cher(ère)s toutes et tous

Sous le poids de la douleur, et sans aucune introduction, je vous présente ces huit points, afin que nous y réfléchissions ensemble. Il ne s’agit pas d’un plan d’action, bien qu’il précise les urgences du moment, ni d’une stratégie innovante plus que nécessaire dans ce conflit historique, mais plutôt d’un texte de réflexion, écrit au cours de la première semaine de la guerre d’octobre 2023.


1. Notre humanité, notre humanisme, avant tout

« Souvenez-vous de votre humanité et oubliez le reste ». Cette citation de Bertrand Russell nous rappelle à notre moralité et à notre éthique. La politique, elle, se doit de conjuguer éthique et efficacité. Mais plus l’efficacité s’éloigne de l’éthique, plus elle bascule dans la violence et se met même à la justifier.

Il s’agit ici de notre conscience, que le penseur non-violent Henry David Thoreau – pionnier du concept de « désobéissance civile » – qualifie de « loi suprême », laquelle est radicalement incompatible avec la violence. C’est donc notre positionnement face à la violence, à toute violence, qui reste la question fondamentale de notre humanité.

Dans un conflit, comment est-il possible de prendre en considération les victimes d’un camp et pas celles de l’autre ? Comment, les adversaires en présence comptent-ils, chacun, leurs morts, tout en se réjouissant des pertes infligées à l’autre ? L’être humain est-il schizophrène face au meurtre ? Notre humanité est une et indivisible. Le principe de conscience est primordial ; vient ensuite l’analyse politique, pour ne pas sacrifier le premier au profit de la seconde. Mais au cours de la guerre de Gaza, un peu partout dans le monde, l’être humain ne s’est pas toujours montré à la hauteur de sa conscience.

2. Cessez immédiatement le feu. Des objectifs urgents, en commun

Nous demandons un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, la levée totale du siège de Gaza pas seulement l’autorisation d’acheminer l’aide humanitaire. Simultanément, il faut que les otages israéliens soient libérés, que les dépouilles des défunts soient remises à leurs familles et, dans un même mouvement, que tous les prisonniers palestiniens, retenus en Israël depuis des années, soient libérés sur-le-champ.

Ces objectifs sont à réaliser en commun et de toute urgence avant qu’il ne soit trop tard. Dans cette perspective, il faudrait que nous exercions des pressions sur les deux camps pour qu’ils fassent preuve de bonnes intentions : il ne s’agit pas seulement de mettre fin à cette guerre, mais aussi d’œuvrer ensemble pour trouver une solution pérenne à ce conflit.

Pour Israël, les États-Unis et leurs alliés, la libération des otages est une priorité absolue quel qu’en soit le coût. Comme un père à la recherche de son fils, sûr de son bon droit, entrera à Gaza à coups de bombardements aveugles et meurtriers, retrouvera les otages, et le monde entier justifiera le déluge de feu qui s’est abattu sur l’enclave palestinienne ou alors fermera les yeux.

Quant au Hamas, au Jihad islamique et à leurs alliés, ils affirment mener leurs actions au nom de résistance palestinienne, dans le but de sauver Gaza et de libérer les prisonniers palestiniens. Mais la sagesse leur dicterait plutôt de contrecarrer les desseins d’Israël et ses objectifs de destruction, de l’empêcher de massacrer des civils, de faire de nouveaux prisonniers et de déplacer la population de Gaza, laquelle n’a plus pour seul horizon que la survie au jour le jour.

Notre rôle est de transformer la justification de la guerre, en une cause humaine pour l’arrêt de la guerre, au nom des otages et des prisonniers.

Insister sur un cessez-le-feu, sans aucune condition ; la vie des humains est au-delà de toutes conditions. Arrêtez le mal. Saisir l’instant présent.

Il ne s’agit pas de lever l’étendard de la victoire, d’autant que ce serait sur amas de cadavres ! Louis Lecoin (1888-1971), le militant non-violent français, déclarait : « S’il m’était prouvé, qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres.”

3. N’oublions pas que l’occupation de la Palestine est l’origine du problème

Nous sommes au début de la huitième décennie du conflit israélo-palestinien et aucune solution juste n’a été trouvée. Conscient des enjeux, Nelson Mandela disait : « Tant que la Palestine ne sera pas libérée, notre libération en Afrique du Sud ne sera pas totale… La Palestine, c’est une question de morale politique. »

Les partisans de la création de l’État d’Israël – à savoir l’Occident et ses alliés, qui lui ont permis de s’implanter en lieu et place de la Palestine, de sa terre et de son peuple – soutiennent sa constante expansion et ne reconnaissent pas son statut « d’occupant ». C’est un immense déni de justice. Ils ont d’ailleurs été rejoints par certains pays arabes. En donnant une supposée justice aux Juifs, ils ont donné injustice à la Palestine. Cet état de fait, fruit de la politique coloniale anglaise, de la culpabilité européenne concernant le génocide perpétré par les Nazis, mais aussi d’intérêts bassement économiques, a conduit au désastre que nous connaissons aujourd’hui. Écrasés par l’expansionnisme israélien, les Palestiniens en ont payé le prix fort : meurtres, arrestations arbitraires, humiliations, déplacements de populations, expropriations, fragmentations de ce qui restait de leurs terres… Et aujourd’hui, Gaza !

Ce qui a embrasé le conflit du 7 octobre, ce n’est pas une brèche militaire, un nouveau groupe de prisonniers, un hôpital dont les gémissements ont ébranlé le monde, ni le « Hamas » ou « Yoav Gallant et Benyamin Netanyahu », ni même le siège de Gaza… C’est l’occupation qui en est la cause fondamentale.

Quant à l’horreur d’aujourd’hui, il est clair que la violence ne peut qu’engendrer la violence et entraîner à chaque fois un nouveau déclin d’une perspective de paix et une fragmentation du problème. Ne voyons-nous pas que, depuis 1948, aucune solution n’a été trouvée et que le conflit et ses violences se perpétuent toujours ? C’est une question existentielle et stratégique. Elle nécessite une idée innovante.

4. La guerre « par les civils ». La violence chosifie les êtres.

La scène est perdue entre la soif de violence, son exploitation et l’aversion pour cette violence.

Malheureusement, malgré tout ce qui s’est passé, la soif de violence perdure et s’accroît. Heureusement, et peut-être en raison de l’horreur de tout ce qui se passe en ce moment, le refus de la violence persiste et s’amplifie.

(Voir suite sur colonne de droite.)

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Question pour cet article:

Can peace be guaranteed through nonviolent means?

(. . suite)

Dans la logique de la guerre, les civils sont utilisés comme des « armes » et des cibles dont l’adversaire s’empare. Peu importe qu’elles soient détruites, les humains ne sont plus que des « choses », comme le dénonçait Simone Weil, la philosophe non-violente française : « La violence, c’est ce qui fait de quiconque lui est soumis une chose. Quand elle s’exerce jusqu’au bout, elle fait de l’homme une chose au sens le plus littéral, car elle en fait un cadavre. »

Il existe, à travers le monde, tant de partisans de la cause juste, de la libération de la Palestine. Ils doivent donc soutenir la lutte sans violence, sinon nous serons complices de cette stratégie qui fait des civils des choses. D’autant que « la violence croit détruire le mal, mais elle est elle-même un mal », comme le soulignait Jean-Marie Muller (1939-2021), le philosophe français de la non-violence.

5. Le résultat politique est la question

Le résultat politique est à la fois la question et le but. Dans la lutte non-violente, « la fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la semence », comme l’affirmait Gandhi. Alors que la violence et la politique politicienne professent que la fin justifie les moyens et portent la cruauté à son paroxysme.

Les partisans d’Israël affirment que le pays a le droit de se défendre, de frapper et de détruire le Hamas. Ils sont les ardents promoteurs de l’idée selon laquelle c’est l’issue politique de la bataille qui compte, et ce malgré des événements monstrueux, tels que l’invasion de l’Irak basée sur des mensonges, malgré Al-Qaïda, les Talibans, le 11 septembre, Daech…

Les partisans du Hamas et ceux du Hezbollah affirment qu’une fois de plus, ils sont en train de tracer la ligne de force entre les principaux acteurs, les USA et l’Iran, qu’ils ont ramené la question palestinienne « au premier plan », considérant que leur coup de force sans précédent est victorieux. La réalité est que le décompte des morts de Gaza est tous les jours en constante augmentation, autant de pertes horribles qui détermineront l’issue politique. Il est vrai que la question palestinienne est à la « une » de tous les médias, mais à quel prix et au profit de qui ?

Quant à l’Iran et aux USA, avons-nous prêté attention à leurs déclarations parallèles mesurées et à leur tonalité équilibrée !? « Ils sont dans un partenariat existentiel, dans une fécondation croisée du mal », écrivait Walid Slaybi, le penseur arabe non-violent, dans son livre Forces de mort. Forces de vie. Nous ne faisons confiance ni aux partis de la violence ni à ces pouvoirs violents dont on ne connaît pas les objectifs réels… Le résultat politique auquel nous aspirons est celui qui rétablira les droits, la justice et la paix pour les peuples opprimés.

6. Deux camps violents, aux idéologies religieuses, dirigent le ring maintenant

Comment pouvons-nous accepter l’existence d’un État basé sur l’occupation, l’apartheid, sur une doctrine religieuse qui revendique sa « supériorité » ? Israël a compté, dans ses premiers cercles, des organisations et milices politico-militaires extrémistes, telles la « Haganah » et les organisations sionistes successives, même si, aujourd’hui, ce pays se définit comme démocratique. Comment soutenir l’existence d’organisations politico-militaires palestiniennes, telle que le « Hamas » et d’autres organisations similaires, basées sur une doctrine religieuse intégriste, même si elle se définit comme une résistance nationale ?

Ce sont ces deux camps qui mènent désormais la guerre d’octobre 2023, épaulés par les États- Unis et l’Iran.

Ainsi, nous sommes confrontés à un dilemme de plus, à savoir, la nature théocratique violente des politiques que mènent les protagonistes du conflit : d’une part, la montée des extrémistes en Israël, d’autre part, le contrôle de la résistance palestinienne par des forces également extrémistes. C’est un obstacle en soi à toute possibilité de solution de paix juste.

Pour notre part, nous rejetons la violence de tous les partis et le terrorisme qu’ils exercent, nous rejetons les idéologies violentes au nom d’une religion ou de toute autre doctrine, et nous rejetons la manipulation – par des pays hégémoniques, occidentaux et non-occidentaux – des peuples et de leur aspiration à des causes justes.

7. Nous ne pouvons pas assimiler la violence de l’oppresseur à la violence des opprimés. Nous ne justifions aucune violence.

Voici quelques citations de Walid Slaybi, qui a beaucoup écrit pour une résistance non-violente en Palestine :

*« L’opprimé devient ‘l’égal’ de l’oppresseur dès l’instant où il utilise la violence et se laisse déchaîner. »

* « Le fait que la violence des opprimés résulte de la colère et du désespoir, face à l’oppression et à l’humiliation, est une chose que nous comprenons, sans la justifier. Mais pour que la violence soit idéologisée et devienne une politique, une approche de la pensée et de la vie menant à sa glorification, c’est une question extrêmement dangereuse. »

* « Je ne vois pas la violence atteindre un objectif juste. Pour une raison simple, non pas parce qu’elle ne peut pas vaincre dans une bataille ou une autre, mais parce qu’elle bat d’abord celui qui a la cause juste. Une noble cause exige de nobles moyens. On peut dire que le moment de la victoire militaire maximale sur l’adversaire est le moment de la défaite maximale du résistant par la violence. L’adversaire a été vaincu militairement, le résistant a été vaincu humainement, la violence a triomphé. »

* « La violence de l’oppresseur sert l’objectif de l’oppresseur. La violence des opprimés sert aussi l’oppresseur. »

*« OUI À LA RÉSISTANCE, NON À LA VIOLENCE. »

8. Nous ne sommes pas voués à la violence unilatérale. La responsabilité des non-violents.

La violence existe. La non-violence existe. Nous ne sommes pas condamnés à la violence unilatérale. Il y a donc de l’espoir.

Nous perdons toute logique si nous décrivons chaque partie comme s’il s’agissait d’une affirmation irrévocable. Par exemple : « Tous les Israéliens sont des racistes violents qui rejettent la paix, privilégient l’occupation et l’élimination du peuple de Palestine. » ; ou « Tous les Palestiniens sont des violents extrémistes militarisés, qui rejettent la paix et prônent la disparition d’Israël. »

Notre tâche prioritaire est de rassembler les forces non-violentes, tant individuelles que collectives, en Palestine, au Liban, en Israël et dans le monde entier, de mettre en valeur leur voix et d’accélérer cette démarche, afin que l’image qui est la plus répandue ne soit pas celle de la violence. Nous n’oublions pas qu’une majorité aspire à un dénouement autre que la destruction, notamment non-violent, y compris ceux et celles qui subissent actuellement un déluge de bombes.

Le moment est désormais crucial. Walid Slaybi affirmait : « Nous ne sommes pas dans un monde où la violence a vaincu, nous sommes dans un mode où la non-violence n’a pas vaincu autant jusqu’à maintenant. »

La cause palestinienne continue de vaciller, voire de régresser. Jusqu’à présent, les territoires palestiniens sont désignés sous le vocable de « Palestine occupée » et nous souhaitons qu’une situation de paix mette un terme à cette appellation, au profit de « la Palestine » tout court.

Le peuple palestinien a, bien sûr, le droit de se révolter contre l’injustice. Mais nous souhaitons que ce soit non-violent. Comme le l’écrivait Albert Camus dans L’Homme révolté : « Je me révolte, donc nous sommes. La révolte, dans son principe, se borne à refuser l’humiliation, sans la demander pour l’autre. »

Liban: Walid Slaïby, défenseur du droit à la vie et de la non-violence s’en est allé, vaincu par la maladie

LIBRE CIRCULATION DE L’INFORMATION

Un article par par Anne-Marie El-Hage en L’Orient le Jour (republiéé avec permission de l’auteur)

Avec sa compagne de vie et de militantisme, la sociologue Ogarit Younan, le disparu aura initié une avancée palpable pour le Liban : le moratoire sur la peine de mort qui aura bientôt 20 ans.

Il était de ces adeptes de la non-violence qui ont rendu meilleure la société libanaise et le monde arabe. Une pensée qu’il a développée durant la guerre civile, au même titre que la laïcité, en réaction aux conséquences destructrices du conflit intercommunautaire libanais sur le tissu social. Walid Slaïby n’est plus. Il s’est éteint mercredi dernier à l’âge de 68 ans, vaincu par un cancer qui le rongeait depuis plus de 20 ans. Son nom, indissociable de celui de sa compagne de vie et de lutte, la sociologue Ogarit Younan, restera à jamais lié au militantisme pour le droit à la vie dans le cadre de la lutte pour l’abolition de la peine de mort. Les droits civils seront aussi au cœur de son combat pour une loi libanaise sur le statut personnel. Au même titre que les droits des travailleurs et la justice sociale, dès le début des années quatre-vingt, alors que la livre libanaise amorçait un premier effondrement. 


Walid Slaïby, adepte de la non-violence et abolitionniste convaincu, est décédé mercredi dernier à 68 ans. Photo fournie par le Service médias d’Aunohr

Un immense héritage


De son engagement au service du Liban, il laissera un immense héritage. Une multitude de livres, de publications, de traductions, de propositions de loi, d’associations, de progrès tangibles sur le terrain, toujours avec Ogarit Younan. Avec en couronnement l’édification en 2015 de l’Académie universitaire pour la non-violence et les droits humains (Aunohr), une institution éducative dédiée à la non-violence qui continue de former des générations d’étudiants, de militants, de syndicalistes prêts à prendre la relève. Ce parcours verra le duo plusieurs fois récompensé, notamment par le Prix des droits de l’homme de la République française 2005, le Prix de la Fondation Chirac en 2019 et le prix Gandhi pour la paix décerné en 2022 par la fondation indienne Jamnalal Bajaj, du nom du disciple du Mahatma Gandhi.

C’est dans sa lutte contre la peine de mort que Walid Slaïby aura initié l’avancée la plus palpable. « C’était un soldat silencieux contre la peine capitale. Mais son travail était des plus importants », confie Wadih Asmar, président du Centre libanais pour les droits humains (CLDH). Après avoir fédéré plusieurs associations autour de la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort, le militant rallie à la cause une partie de la classe politique et judiciaire, au cours d’événements choc fortement médiatisés. En 1998, alors que deux cambrioleurs, dont l’un avait commis un double meurtre, étaient pendus à Tabarja sur la place publique, il proclamait ouvertement lors d’un sit-in nocturne « le deuil pour les victimes du crime et pour celles de la peine capitale ». Résultat, les dernières exécutions remontent à 2004 au Liban, même si la justice continue de prononcer la sentence de mort. « Le Liban est désormais classé parmi les pays abolitionnistes de facto. En 2020, pour la première fois de son histoire, il se prononçait pour un moratoire lors de l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés de 122 autres États. Une position récemment réitérée », se félicite l’ancien ministre Ibrahim Najjar, abolitionniste engagé. L’homme de loi n’a pas personnellement connu le disparu, mais il se dit « respectueux et admiratif du courage de Walid Slaïby et de sa compagne Ogarit Younan, qui se sont conduits en abolitionnistes convaincus ». « Car le combat n’est pas évident. Il est si aisé de confondre vengeance et peine capitale », souligne-t-il.

(Voir suite sur colonne de droite.)

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Question pour cet article:

Where in the world can we find good leadership today?

(. . suite)

Pour une loi libanaise sur le statut personnel

La personnalité de Walid Slaïby n’est pas étrangère à sa grande popularité. « Walid était un homme de dialogue, attentif à ses amis. C’est par le débat et l’acceptation de l’autre qu’il a réussi à jeter les bases de la culture des droits de l’homme au Liban, et en particulier de la non-violence », affirme Ziad Abdel Samad, ami du couple, ingénieur et enseignant en sciences politiques. « Malgré les divisions de la société libanaise, il a réussi à dépasser les milices et les frontières pour mener une lutte avant-gardiste et réaliser des avancées remarquables », observe-t-il, évoquant les efforts du disparu pour sensibiliser la jeunesse et rapprocher les Libanais de différents confessions et horizons. C’est aussi dans l’institutionnalisation du combat que Walid Slaïby a puisé sa force. « Lorsque je l’ai connu au début des années quatre-vingt-dix, il organisait des formations aux droits de l’homme contre la discrimination confessionnelle, se souvient l’activiste Rima Ibrahim. Malgré sa maladie, il n’a jamais cessé de rêver de changer la société libanaise, au point d’institutionnaliser le combat. »

Plusieurs associations voient alors le jour, liées à l’Association libanaise pour les droits civils (LACR), notamment Chamel et Bilad. En 2011, le couple militant lance sa campagne de revendication pour une loi libanaise sur le statut personnel qui prône, entre autres, le mariage civil. Au Liban, les lois de la famille sont régies par les communautés religieuses. Elles découragent les unions interreligieuses et sont discriminatoires envers les femmes. « Pour l’occasion, nous avons organisé un sit-in et installé une tente durant 10 mois, place Riad el-Solh, au centre-ville de Beyrouth. Nous avons aussi préparé une proposition de loi », se remémore Rafic Zakharia, avocat, enseignant et membre de l’association. Signé par le député Marwan Farès, le texte est présenté au Parlement et transféré aux commissions conjointes. « La loi n’a pas été adoptée. Mais notre mobilisation n’a jamais faibli », assure l’activiste, dont la « vie a changé » depuis qu’il a rencontré Walid Slaïby. « La pensée non violente est devenue pour moi un mode de vie, pas seulement un combat », observe ce spécialiste de la peine de mort.

Le bonheur d’avoir donné de l’espoir aux Libanais


Le militant, le penseur, l’humaniste doté d’une intelligence supérieure et d’une bonne dose d’humour s’en est allé avec modestie et élégance, comme il a toujours vécu. « Walid Slaïby était à la fois un grand humaniste et un homme de science. Très solide dans ses convictions, il était flexible lorsqu’il s’agissait de discuter. Jamais donneur de leçons, il n’était pas homme à se pavaner, mais était au contraire d’une grande discrétion », le décrit l’avocat et ancien ministre Ziyad Baroud, membre du conseil d’administration d’Aunhor, qui le connaît depuis plus de 25 ans. Multidiplômé, le disparu était en effet ingénieur civil (ESIB), licencié en physique (UL) et en économie (AUB). Des études qu’il a complétées d’un DEA en sciences sociales (UL), d’un doctorat d’État en économie (Université de Reims) et d’un doctorat en philosophie politique (Saint-George, Royaume-Uni).

Il manquera aux défenseurs des droits de l’homme, à commencer par les abolitionnistes du monde entier qui lui rendent hommage ainsi qu’à sa compagne. « C’était un astre de lumière et de raison dans un monde d’ombre et de folie », résume Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l’association internationale ECPM (Ensemble contre la peine de mort). « Avec Ogarit, ils formaient ce duo incroyable qui a consacré sa vie depuis plus de 40 ans en vue d’un Liban moderne », poursuit-il, se félicitant d’avoir eu « la chance de lui envoyer avant sa mort l’amour de la communauté abolitionniste du monde entier ». Walid Slaïby manquera surtout à son alter ego, son âme sœur, Ogarit Younan, avec laquelle il devait célébrer 40 ans d’amour et d’activisme. « Nous attendions que le temps s’améliore un peu. Nous voulions une belle fête. Nous ne pensions pas qu’il était si près de la mort. Il aimait tant la vie. Il avait tant d’humour », regrette-t-elle tristement. Et si la maladie a occupé une bonne moitié de leur vie à deux, il aura au moins eu « le bonheur de servir son pays et de donner espoir aux Libanais ». « Le Liban doit être content, nous l’avons servi, se console Ogarit Younan. Mais si Walid n’était pas tombé malade, sans aucun doute, le Liban aurait été autre… » 

Maroc: Lancement à partir d’Essaouira du Forum mondial des femmes pour la paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article dans Le Matin

Le Forum mondial des femmes pour la paix a été lancé, mardi à Essaouira, par les «Guerrières de la Paix», un mouvement de femmes juives et musulmanes pour la paix, la justice et l’égalité, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. C’est lors d’une rencontre qui s’est déroulée en présence d’André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, du gouverneur de la province, Adil El Maliki, du président du conseil communal d’Essaouira, Tarik Ottmani, des élus et d’autres acteurs de divers horizons, que l’acte fondateur de ce Forum mondial a pris effet.


Vidéo du forum parrainé par l’UNESCO et l’ONU. L’une des conférencières était Shirin Ebadi d’Iran, lauréate du prix Nobel de la paix.

Des femmes issues du monde entier, militantes pour la paix, mais aussi engagées pour la justice, l’émancipation et la liberté, dont Jessica Mwiza, militante de la Mémoire (Rwanda), Huda Abu Arquob, présidente de l’Alliance for Middle East Peace (Palestine), et Nurith Hagragh, Women Wage Peace (Israël), ont ainsi délivré ensemble un message commun, un appel à la paix à destination du monde. Prenant la parole lors de cette rencontre, une douzaine d’activistes et militantes représentant le Maroc, la Palestine, le Rwanda, le Sénégal, le Liberia et Israël, ont présenté des témoignages captivants dans lesquels elles ont partagé leurs expériences respectives, leurs actions et initiatives en faveur de la paix.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

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Question for this article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

(. . . suite)

S’exprimant à cette occasion, Hanna Assouline s’est félicitée de l’organisation de ce conclave dans «une ville aussi magique, en terre africaine, au Maroc, un pays qui depuis des années a ouvert une voie, un chemin de lumières». «C’est cette reconnaissance de l’altérité en soi qui nous anime toutes et tous ici. C’est ce que le Maroc a décidé de réaffirmer depuis des années déjà avec notamment l’inscription dans sa Constitution de 2011 de la pluralité des origines marocaines (arabe, amazighe, hébraïque, africaine et méditerranéenne)», a-t-elle enchaîné, ajoutant que cet engagement du Maroc est un «précieux message pour le monde». 

Ce forum rassemble des femmes du monde entier, dont certaines n’ont jamais quitté leur pays, et qui se sont rencontrées à Essaouira, pour lancer ensemble cet appel et interpeller le monde en faveur de la paix, dans une cité qui «incarne à merveille les valeurs de dialogue et de réconciliation», a expliqué Mme Assouline dans une déclaration à M24, la chaîne télévisée de l’information en continu de la MAP. Pour sa part, Fatima Bousso a indiqué que ces femmes issues des divers régions du monde «sont venues porter à Essaouira, cette ville d’ouverture, de la culture et du partage, un appel commun au monde pour la paix».

Par la suite, les participantes à ce forum ont pris rendez-vous devant les remparts de la Sqala, en plein centre de la médina d’Essaouira pour exécuter «une chaîne humaine» en faveur de la paix. Auparavant, elles ont effectué une visite à Bayt Dakira, l’occasion pour elles de suivre des explications exhaustives présentées par M. Azoulay sur cet Espace spirituel et patrimonial de préservation et de valorisation de la mémoire judéo-marocaine. Au menu de cet événement figurent également la projection, dimanche, à Bayt Dakira, du film «Les guerrières de la paix», réalisé par Hanna Assouline, et une marche pour la paix qui prendra le départ de Bayt Dakira à destination de la plage où une empreinte de la paix sera déposée. 

Abu Dhabi ouvre la neuvième édition du Forum de la paix

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Atalayar

Les Émirats arabes unis accueillent à nouveau le Forum de la paix d’Abu Dhabi, anciennement connu sous le nom de Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes. Cette neuvième édition de la réunion débutera le mardi 8 novembre et se déroulera pendant trois jours sous le titre “Conflits mondiaux et paix universelle : besoins urgents et opportunités de partenariat”. Elle réunira plus de 30 organisations internationales pionnières dans la promotion de la paix et près de 500 participants de 60 pays différents, représentant tous les continents. 


Le président Joko “Jokowi” Widodo serre la main du secrétaire général du Forum d’Abou Dhabi pour la paix (ADFP), Al Mahfoudh Bin Bayyah, qui a remis au président un prix de la paix au palais Merdeka à Jakarta le 7 novembre.(Presidential Secretariat Press Bureau/Muchlis Jr.)

“Le rôle du Forum de la paix, […] qui est habituellement accueilli par Abu Dhabi et qui est l’un des forums les plus importants du monde islamique, est de servir d’espace de discussion des problèmes humanitaires et des conflits intellectuels et religieux dans les sociétés musulmanes”, peut-on lire sur le site officiel du forum. “Des centaines d’érudits et de penseurs islamiques participent à ce forum afin d’établir une position unifiée pour faire face aux troubles et aux actes de violence dans le monde islamique. 

Des chefs religieux, des hommes politiques, des fonctionnaires, des représentants d’organisations nationales et internationales et des militants de la paix du monde entier se rendront aux Émirats arabes unis pour aborder la promotion de la paix à l’un des moments les plus critiques pour la communauté internationale au cours des dernières décennies. Avec plusieurs conflits armés qui font rage, plus de 100 millions de réfugiés – selon le HCR – et une insécurité alimentaire et énergétique croissante qui menace notamment les régions les plus pauvres du monde, les participants au forum sont confrontés à l’une des réunions les plus complexes depuis que le forum a ouvert ses portes en 2014. 

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Question related to this article:

 

Islamic extremism, how should it be opposed?

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Renforcer la coexistence entre les sociétés musulmanes, raviver les valeurs interconfessionnelles, créer un espace pour diffuser le message de paix et renforcer le rôle des EAU dans tous ces domaines sont les principaux objectifs du Forum de la paix. Cette année, ils devraient être travaillés sur la base de quatre thèmes centraux : les défis de la paix mondiale face à un ordre international en crise, le rôle des jeunes et des femmes dans la promotion de la paix, l’universalité de la paix face à la mondialisation de la guerre, et le rôle des leaders religieux dans le processus de paix. 

Le forum est né en 2014, sous la présidence de S.E. Shaykh Abdullah bin Bayyah, et le patronage du prince héritier des Émirats arabes unis de l’époque, Mohammed bin Zayed, sous le nom de ” Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes “. Depuis lors, la réunion est devenue un espace de référence dans le monde islamique, où les érudits s’efforcent de promouvoir la paix, la tolérance et la correction de certains concepts.

En 2021, lorsque la réunion a officiellement changé de nom pour devenir le Forum pour la paix d’Abou Dhabi, le forum a été lancé sur la place Al Wasl de l’Expo 2020 de Dubaï.

Le Prix international de la paix Imam Hassan bin Ali

En outre, le Forum de la paix d’Abu Dhabi est – depuis 2015, soit un an seulement après sa naissance – une plateforme qui s’efforce de donner du pouvoir à la créativité dans la défense de la paix grâce à l’initiative ” Peacemakers Hackathon “, ainsi qu’un espace pour reconnaître et “honorer les créateurs et les précurseurs de travaux scientifiques et d’initiatives pour la promotion d’une culture de la paix et la consolidation de sa valeur dans les sociétés musulmanes” avec le Prix international de la paix Imam Hassan bin Ali, comme l’explique le site officiel. 

Cette année, le lauréat du prix Imam Hassan bin Ali est le président de la République d’Indonésie, Joko Widodo (Jokowi), pour son travail de promotion de la paix pendant sa présidence du G20. Une année particulièrement compliquée pour le groupe en raison de l’adhésion de la Russie, qui a mis en péril – à plus d’une occasion – la conclusion plus ou moins normale des sommets ministériels du groupe tenus jusqu’à présent. 

“Pour le président Jokowi, ainsi que pour tout le peuple indonésien, il s’agit d’un prix extraordinaire qui symbolise la confiance dans le président en tant que leader qui diffuse le message et la culture de la paix dans le monde”, a déclaré le ministre d’État indonésien Pratikno après que le secrétaire général du Forum de la paix d’Abou Dhabi, S.E. Shaykh Abdullah bin Bayyah, se soit rendu à Jakarta pour ratifier la remise du prix à Jokowi au palais Merdeka. 

“Le monde est actuellement confronté à plusieurs types de crises : une guerre, une crise alimentaire, une crise énergétique. Non seulement les gens n’ont pas les moyens d’acheter, mais les fournitures elles-mêmes ont changé. […]. Donc si nous pouvons faire cela, cela signifie que nous pouvons contribuer à ce monde”, a ajouté Pratikno.

Solidarité avec les Palestiniens et les forces de Paix agissant en Israël

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un communiqué de presse de Mouvement de la Paix Corrèze

Le Mouvement de la Paix condamne les bombardements israéliens sur la population civile de Gaza. Ce ne sont pas des frappes préventives, comme les qualifient l’armée et le gouvernement israélien mais des crimes de guerre sur des populations civiles, déjà victimes d’un blocus inhumain, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi la population., y compris des enfants. Notre solidarité s’exprime vis-à-vis des victimes, mais aussi des forces de paix qui ont manifesté à Tel Aviv contre ces bombardements mais aussi plus largement contre la politique israélienne à l’encontre des populations palestiniennes.

A Gaza comme ailleurs la guerre et les bombardements n’apportent aucune solution.

Pour le Mouvement de la Paix la reconnaissance officielle par la France de l’État de Palestine, dans le respect de la résolution 2887 adoptée à la quasi-unanimité le 2 décembre 2014 par l’Assemblée nationale, serait un geste fort pour renforcer la pression sur le gouvernement israélien pour une paix juste et durable entre Israéliens et palestiniens.

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Question related to this article:

 

Presenting the Palestinian side of the Middle East, Is it important for a culture of peace?

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Il y a urgence car, comme le souligne cette résolution, « le statu quo est intenable et dangereux car il nourrit les frustrations et la défiance croissante entre les deux parties ». Cette résolution par ailleurs « souligne l’impératif d’une reprise rapide des négociations entre les parties selon des paramètres clairs et un calendrier déterminé ; affirme l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un État démocratique et souverain de Palestine en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États, et fondé sur une reconnaissance mutuelle ; affirme que la solution des deux États, promue avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de celui d’Israël ;invite le Gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit. »

Le Mouvement de la Paix, en tant que partenaire d’une initiative citoyenne européenne constituée d’une coalition d’une centaine d’organisations et en France d’une coalition d’une trentaine d’organisations syndicales, associatives, ONG et partis politiques, appelle à promouvoir et faire signer la pétition visant à obtenir de mettre fin au commerce européen avec les colonies illégalement établies dans les territoires occupés.

Pour signer la pétition https://plateforme-palestine.org/StopColonies#

Le Mouvement de la Paix. 11 août 2022

(Merci à Roland Nivet pour avoir envoyé cet article à CPNN)

Amnesty International : L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne : un système cruel de domination et un crime contre l’humanité

DROITS DE L’HOMME .

Un rapport de Amnesty International

Les autorités israéliennes doivent rendre des comptes pour le crime d’apartheid commis contre la population palestinienne, a déclaré Amnesty International mardi 1er février dans un nouveau rapport accablant. L’enquête présente en détail le système d’oppression et de domination qu’Israël inflige au peuple palestinien partout où ce pays contrôle ses droits. Sont concernés les Palestiniens et Palestiniennes qui vivent en Israël et dans les territoires palestiniens occupés (TPO), ainsi que les réfugié·e·s déplacés dans d’autres pays.


video par Amnesty

Ce rapport complet et détaillé, intitulé L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne : un système cruel de domination et un crime contre l’humanité, montre que les saisies massives de biens fonciers et immobiliers palestiniens, les homicides illégaux, les transferts forcés, les restrictions draconiennes des déplacements, ainsi que le refus de nationalité et de citoyenneté opposé aux Palestinien·ne·s, sont autant de facteurs constitutifs d’un système qui peut être qualifié d’apartheid en vertu du droit international. Ce système est perpétué par des violations qui, d’après les conclusions d’Amnesty International, constituent le crime contre l’humanité d’apartheid tel qu’il est défini dans le Statut de Rome et la Convention sur l’apartheid.

Amnesty International appelle la Cour pénale internationale (CPI) à considérer la qualification de crime d’apartheid dans le cadre de son enquête actuelle dans les TPO et appelle tous les États à exercer la compétence universelle afin de traduire en justice les personnes responsables de crimes d’apartheid.

« Absolument rien ne justifie un système reposant sur l’oppression raciste institutionnalisée et prolongée de millions de personnes. L’apartheid n’a pas sa place dans notre monde et les États qui choisissent d’être complaisants avec Israël se trouveront du mauvais côté de l’Histoire. Les gouvernements qui continuent à livrer des armes à Israël et à lui éviter l’obligation de rendre des comptes à l’ONU soutiennent un système d’apartheid, sapent la législation internationale et exacerbent les souffrances du peuple palestinien. La communauté internationale doit reconnaître la réalité de l’apartheid imposé par Israël et étudier les nombreuses pistes judiciaires qui restent honteusement inexplorées. »

Les conclusions d’Amnesty International s’appuient sur les travaux de plus en plus fournis d’ONG palestiniennes, israéliennes et internationales, qui analysent de plus en plus souvent la situation en Israël et/ou dans les TPO sous l’angle de la qualification d’apartheid.

Identification de l’apartheid

Un système d’apartheid est un régime institutionnalisé d’oppression et de domination mis en œuvre par un groupe racial sur un autre. C’est une grave atteinte aux droits humains qui est interdite dans le droit public international. Les recherches et l’analyse juridique approfondies menées par Amnesty International, en concertation avec des experts externes, démontrent qu’Israël impose un tel système à la population palestinienne au moyen de lois, politiques et pratiques qui perpétuent leur traitement discriminatoire cruel et prolongé.

Dans le droit pénal international, des actes illicites précis, commis dans le cadre d’un système d’oppression et de domination avec l’intention de l’entretenir, sont constitutifs du crime contre l’humanité d’apartheid. Ces actes sont détaillés dans la Convention sur l’apartheid et le Statut de Rome, et il s’agit notamment des homicides illégaux, de la torture, des transferts forcés et de la privation de droits et libertés fondamentaux.

Amnesty International a fait état d’actes interdits par la Convention sur l’apartheid et le Statut de Rome dans tous les territoires sous le contrôle d’Israël, quoiqu’ils soient plus fréquents et violents dans les TPO qu’en Israël. Les autorités israéliennes imposent de nombreuses mesures qui privent délibérément la population palestinienne de ses droits et libertés fondamentaux : notamment des restrictions draconiennes des déplacements dans les TPO, un sous-investissement discriminatoire chronique dans les communautés palestiniennes d’Israël, et une entrave au droit de retour des réfugié·e·s. Le rapport fait aussi état de transferts forcés, de détentions administratives, d’actes de torture et d’homicides illégaux, à la fois en Israël et dans les TPO.

Amnesty International a conclu que ces actes s’inscrivaient dans le cadre d’une attaque systématique et généralisée contre la population palestinienne, et qu’ils étaient commis avec l’intention d’entretenir un système d’oppression et de domination. Par conséquent, ils constituent le crime contre l’humanité d’apartheid.

L’homicide illégal de manifestant·e·s palestiniens est sans doute l’exemple le plus flagrant du recours des autorités israéliennes à des actes illicites pour maintenir le statu quo. En 2018, des Palestinien·ne·s de la bande de Gaza ont commencé à organiser des manifestations hebdomadaires le long de la frontière avec Israël, pour revendiquer le droit au retour des réfugié·e·s et exiger la fin du blocus. Avant même le début des manifestations, des hauts responsables israéliens ont averti que tout Palestinien s’approchant du mur serait visé par des tirs. À la fin de l’année 2019, les forces israéliennes avaient tué 214 civils, dont 46 enfants.

Compte tenu des homicides illégaux systématiques de Palestinien·ne·s dont fait état son rapport, Amnesty International appelle aussi le Conseil de sécurité de l’ONU à imposer à Israël un embargo strict sur l’armement. Cette mesure doit englober toutes les armes et munitions, ainsi que les équipements de maintien de l’ordre, au vu des milliers de civils palestiniens tués illégalement par les forces israéliennes. Le Conseil de sécurité doit par ailleurs imposer des sanctions ciblées, comme le gel d’actifs, aux responsables israéliens les plus impliqués dans le crime d’apartheid.

La population palestinienne est considérée comme une menace démographique

Depuis sa création en 1948, Israël mène une politique visant à instituer et à entretenir une hégémonie démographique juive et à optimiser son contrôle sur le territoire au bénéfice des juifs et juives israéliens. En 1967, Israël a étendu cette politique à la Cisjordanie et à la bande de Gaza. Actuellement, tous les territoires sous le contrôle d’Israël restent administrés dans le but de favoriser les juifs et juives israéliens aux dépens de la population palestinienne, tandis que les réfugié·e·s palestiniens continuent d’être exclus.

Amnesty International reconnaît que les personnes juives, tout comme les personnes palestiniennes, font valoir un droit à l’autodétermination et l’organisation ne conteste pas la volonté d’Israël d’être une terre d’accueil pour les juifs. De la même manière, l’organisation n’estime pas que la qualification d’« État juif » employée par Israël indique l’intention d’opprimer et de dominer.

Toutefois, le rapport d’Amnesty International montre que les gouvernements israéliens successifs ont assimilé la population palestinienne à une menace démographique et imposé des mesures pour contrôler et réduire leur présence et leur accès aux terres en Israël et dans les TPO. Ces objectifs démographiques sont visibles dans les plans officiels de « judaïsation » de certaines zones en Israël et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, des plans qui exposent des milliers de Palestinien·ne·s au risque de transfert forcé.

Oppression sans frontière

Les guerres de 1947-1949 et 1967, le régime militaire actuel d’Israël dans les TPO, et la création de régimes juridiques et administratifs distincts au sein du territoire ont isolé les communautés palestiniennes et les ont séparées de la population juive israélienne. La population palestinienne a été fragmentée géographiquement et politiquement, et elle vit divers degrés de discrimination selon son statut et son lieu de résidence.

Les citoyen·ne·s palestiniens d’Israël ont actuellement plus de droits et libertés que leurs homologues des TPO, et le quotidien des Palestinien·ne·s est par ailleurs très différent s’ils vivent dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie. Les recherches d’Amnesty International montrent néanmoins que l’ensemble de la population palestinienne est soumise à un seul et même système. Le traitement des Palestinien·ne·s par Israël dans tous les territoires répond au même objectif : privilégier les juifs et juives israéliens dans la répartition des terres et ressources, et minimiser la présence de la population palestinienne et son accès aux terres.

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Question(s) related to this article:
 
Israel/Palestine, is the situation like South Africa?

Amnesty International démontre que les autorités israéliennes traitent les Palestinien·ne·s comme un groupe racial inférieur défini par son statut arabe non-juif. Cette discrimination raciale est ancrée dans des lois qui affectent les Palestinien·ne·s partout en Israël et dans les TPO.

Par exemple, les citoyen·ne·s palestiniens d’Israël sont privés de nationalité, ce qui crée une différenciation juridique entre eux et la population juive israélienne. En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où Israël contrôle les services de l’état civil depuis 1967, les Palestinien·ne·s n’ont aucune citoyenneté et la majorité d’entre eux est considérée apatride, et doit par conséquent solliciter des papiers d’identité auprès de l’armée israélienne pour vivre et travailler dans les territoires.

Les réfugié·e·s palestiniens et leurs descendant·e·s, qui ont été déplacés lors des conflits de 1947-1949 et 1967, restent privés du droit de revenir dans leur ancien lieu de résidence. Cette exclusion des réfugié·e·s imposée par Israël est une violation flagrante du droit international et elle abandonne des millions de personnes à une incertitude permanente liée à leur déplacement forcé.

À Jérusalem-Est, annexée par Israël, la population palestinienne a la résidence permanente et non la citoyenneté, et ce statut n’a de permanent que son nom. Depuis 1967, la résidence permanente de plus de 14 000 Palestinien·ne·s a été révoquée à la discrétion du ministère de l’Intérieur, ce qui entraîne leur transfert forcé en dehors de la ville.

Citoyens de seconde zone

Les citoyen·ne·s palestiniens d’Israël, qui représentent environ 19 % de la population, sont confrontés à de nombreuses formes de discrimination institutionnalisée. En 2018, la discrimination contre la population palestinienne a été inscrite dans une loi constitutionnelle qui, pour la première fois, définissait Israël comme étant exclusivement « l’État-nation du peuple juif ». Cette loi encourage également la construction de colonies juives et retire à l’arabe son statut de langue officielle.

Le rapport montre que la population palestinienne est concrètement dans l’impossibilité de signer des baux sur 80 % des terres publiques israéliennes, en raison de saisies foncières racistes et d’un éventail de lois discriminatoires en matière de répartition des terrains, de planification et de découpage du territoire.

La situation dans le Néguev/Naqab, dans le sud d’Israël, illustre parfaitement la façon dont les politiques israéliennes relatives à l’aménagement du territoire et à la construction excluent délibérément la population palestinienne. Depuis 1948, les autorités israéliennes ont adopté plusieurs lignes de conduite visant à « judaïser » le Néguev/Naqab, notamment en créant de grandes réserves naturelles et zones militaires de tir, et en fixant l’objectif d’y développer la population juive. Ces politiques ont eu des conséquences dramatiques pour les dizaines de milliers de Bédouins palestiniens qui vivent dans la région.

Trente-cinq villages bédouins, où vivent environ 68 000 personnes, sont actuellement « non-reconnus » par Israël, c’est-à-dire qu’ils sont coupés des réseaux d’eau et d’électricité nationaux, et ils subissent régulièrement des démolitions. Comme ces villages n’ont aucune existence officielle, leurs habitants subissent aussi des restrictions en matière de participation politique et ils n’ont pas accès aux soins et à la scolarisation. Ces conditions ont contraint nombre de ces personnes à quitter leur logement et leur village, ce qui constitue un transfert forcé.

Après des décennies de traitement délibérément inégal, les citoyen·ne·s palestiniens d’Israël se trouvent systématiquement désavantagés sur le plan économique par rapport à la population juive israélienne. Cet état de fait est exacerbé par la répartition manifestement discriminatoire des ressources publiques : par exemple, seul 1,7 % du plan de relance de l’État adopté à la suite du COVID-19 a été affecté aux autorités locales palestiniennes.

Dépossession

Cette dépossession et le déplacement des Palestinien·ne·s hors de chez eux constituent un pilier central du système d’apartheid israélien. Depuis sa création, l’État israélien a mis en œuvre à grande échelle des saisies foncières cruelles contre la population palestinienne, et continue d’imposer un grand nombre de lois et politiques pour l’enfermer dans de petites enclaves. Depuis 1948, Israël a démoli des centaines de milliers de logements et de bâtiments palestiniens dans toutes les zones relevant de sa juridiction et de son contrôle effectif.

Comme dans le Néguev/Naqab, la population palestinienne de Jérusalem-Est et de la Zone C dans les TPO vit sous le contrôle total d’Israël. Les autorités refusent d’accorder des permis de construire aux Palestinien·ne·s dans ces territoires, ce qui les force à bâtir des structures illégales qui sont démolies à maintes reprises.

Dans les TPO, l’expansion permanente des colonies israéliennes illégales exacerbe la situation. La construction de ces colonies dans les TPO est une politique publique depuis 1967. Actuellement, des colonies sont implantées sur 10 % de la Cisjordanie et environ 38 % des terres palestiniennes à Jérusalem-Est ont été expropriées entre 1967 et 2017.

Les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est sont fréquemment la cible d’organisations de colons qui, avec le soutien total du gouvernement israélien, s’emploient à déplacer des familles palestiniennes et à attribuer leur logement à des colons. L’un de ces quartiers, Cheikh Jarrah, est le siège de manifestations fréquentes depuis mai 2021, car des familles luttent pour protéger leur habitation contre la menace d’un procès intenté par des colons.

Restriction draconienne des déplacements

Depuis le milieu des années 1990, les autorités israéliennes ont imposé des limites de plus en strictes aux déplacements de la population palestinienne dans les TPO. Un réseau de postes de contrôle militaires, de barrages routiers, de clôtures et d’autres structures contrôle la circulation des Palestinien·ne·s dans les TPO, et limite leurs allées et venues en Israël ou à l’étranger.

Une clôture de 700 km, qu’Israël continue de prolonger, a isolé les communautés palestiniennes à l’intérieur de « zones militaires », et les Palestinien·ne·s doivent obtenir plusieurs autorisations spéciales à chaque fois qu’ils veulent entrer ou sortir de chez eux. Dans la bande de Gaza, plus de deux millions de Palestinien·ne·s subissent un blocus d’Israël qui a provoqué une crise humanitaire. Il est quasi impossible pour les habitants de la bande de Gaza de se rendre à l’étranger ou ailleurs dans les TPO, et ils sont de fait isolés du reste du monde.

« Le système des permis dans les TPO est emblématique de la discrimination éhontée d’Israël contre la population palestinienne. Les Palestinien·ne·s sont prisonniers d’un blocus, coincés pendant des heures aux postes de contrôle ou dans l’attente d’une énième autorisation, mais les citoyens et colons israéliens sont libres de circuler à leur guise. »

Amnesty International a examiné chacune des justifications relatives à la sécurité qu’Israël fait valoir pour infliger ce traitement à la population palestinienne. Ce rapport montre que, si certaines politiques d’Israël ont été conçues pour répondre à des préoccupations légitimes en matière de sécurité, elles ont été mises en œuvre de manière extrêmement disproportionnée et discriminatoire, ce qui est contraire au droit international. D’autres politiques n’ont absolument aucun fondement raisonnable en matière de sécurité et découlent clairement de la volonté d’opprimer et de dominer.

Pour aller de l’avant

Amnesty International liste des recommandations nombreuses et précises sur la manière, pour les autorités israéliennes, de démanteler le système d’apartheid et la discrimination, la ségrégation et l’oppression qui l’entretiennent.

L’organisation demande qu’il soit tout d’abord mis fin à la pratique brutale des démolitions de logements et des expulsions forcées. Israël doit accorder l’égalité des droits à l’ensemble des Palestinien·ne·s en Israël et dans les TPO, conformément aux principes du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Le pays doit reconnaître le droit des réfugié·e·s palestiniens et de leurs descendants à rentrer sur les lieux où eux ou leurs familles vivaient autrefois, et doit accorder des réparations complètes aux victimes d’atteintes aux droits humains et de crimes contre l’humanité.

L’ampleur et la gravité des violations recensées dans le rapport d’Amnesty International exigent un changement drastique de la position de la communauté internationale vis-à-vis de la crise des droits humains qui se déroule en Israël et dans les TPO.

Tous les États peuvent exercer la compétence universelle quand des personnes sont raisonnablement soupçonnées de commettre le crime d’apartheid tel qu’il est défini dans le droit international, et les États signataires de la Convention sur l’apartheid ont l’obligation de le faire.

« Israël doit démanteler le système d’apartheid et traiter les Palestinien·ne·s comme des êtres humains, en leur accordant l’égalité des droits et la dignité. Tant que ce ne sera pas le cas, la paix et la sécurité resteront hors de portée des populations israéliennes et palestiniennes. »

Veuillez consulter le rapport et sa synthèse pour y trouver les définitions complètes de l’apartheid selon le droit international.

Pour en savoir plus, veuillez contacter : press@amnesty.org

Mauritanie : mise en place d’un nouveau réseau de maires destiné à consolider la citoyenneté

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Sahara Medias

On a annoncé ce lundi à Nouakchott la création d’un réseau des maires destiné à promouvoir la citoyenneté et la consécration de la cohésion sociale et la culture de la paix.


Ce nouveau réseau qui intègre l’ensemble des maires de Mauritanie, selon le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug, « constitue une étape importante dans le cadre de la préservation des valeurs de l’état-nation ».

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

How can culture of peace be developed at the municipal level?

Le ministre a ajouté que le nouveau réseau intervient pour consacrer la culture de la citoyenneté, la consolidation de la cohésion sociale au lendemain de la naissance de la commémoration d’une nouvelle indépendance.

La création de ce réseau, ajoute ould Merzoug, est le meilleur indicateur pour une contribution au développement prometteur sur la voie de la construction de l’état et la protection de la nation.

Le ministre a encore dit que la nouvelle création est le chemin menant vers la naissance d’un citoyen mauritanien dans un espace unifié, convaincu de l’unité, la démocratie participative qui ne laisse aucune place aux divisions négatives.

La création de ce réseau, ajoute le ministre, va renforcer le système de la pratique démocratique dans une nouvelle ère que vous avez contribué à créer il y a plus de deux ans quand vous avez élu Mohamed O. Cheikh Ghazouani à la présidence de la république.

Ould Merzoug a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à appuyer cette nouvelle création et ses objectifs, consacrant ainsi l’appui du président de la république au processus de décentralisation, le renforcement des mécanismes de la culture démocratique locale, comme base fondamentale pour le développement local et régional global.

Journée internationale de la tolérance : Tunis abrite une conférence inter-religions

. TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Web Manager Center

La célébration de la Journée internationale de la tolérance vise à consacrer les principes de coexistence pacifique entre citoyens d’un même pays, quels que soient leurs cultes et leurs croyances. C’est ce qu’ont affirmé les participants à la conférence inter-religions organisée mardi 16 novembre 2021 à Tunis à l’initiative du ministère tunisien des Affaires religieuses.

A cette occasion, ils ont mis en exergue le rôle de la culture et de l’éducation dans la consolidation des valeurs de tolérance et d’ouverture, affirmant que la Tunisie constitue une plateforme pour la paix.

Le ministre des Affaires religieuses, Brahim Chaïbi, a indiqué que la conférence vise à rapprocher davantage les citoyens d’un même pays et à surmonter les barrières de la religion.

Il a appelé les hommes de foi représentant les trois grandes religions monothéistes (islam, christianisme et judaïsme) à s’unir au service de la paix, de l’humanité et de la patrie, “épargnée jusqu’à présent par les conflits et discordes interconfessionnelles”. Il met en garde contre toute tentative d’attiser des tensions prétextant le sacré pour fomenter des crises qui s’opposent aux valeurs de tolérance et de paix prônées par les religions.

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Question related to this article:

 

How can different faiths work together for understanding and harmony?

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La ministre des Affaires culturelles, Hayet Guettat Guermazi, a, de son côté, souligné que la célébration de la Journée internationale de la tolérance témoigne de la profonde conviction que la paix, la coexistence pacifique et le respect de la diversité religieuse sont indispensables et primordiaux pour permettre au monde de combattre toutes les formes de fanatisme qui conduisent à la haine et à la violence.

Elle a rappelé que le dialogue interreligieux impose la tolérance comme une exigence sociale, politique et économique, ajoutant que son département œuvre, en collaboration avec les autres ministères, à instaurer les valeurs de la culture, de l’art, de la beauté, de la positivité et du rapprochement constructeur, comme vecteurs de tolérance et de paix dans la société.

Le mufti de la République, Othmane Battikh, a expliqué que la tolérance implique une facilité dans le contact et les rapports avec autrui, loin de toute rancœur, de rejet et de haine. Il a rappelé que la Tunisie a toujours été une terre de tolérance, avant même l’arrivée de l’Islam, et que ces valeurs sont ancrées chez les Tunisiens à travers les âges et répondent parfaitement aux principes fondateurs des lois et chartes internationales.

Père Jawad Alamat, représentant de l’Eglise catholique de Tunis, dira que l’Eglise œuvre à répandre la culture de la paix à travers un discours ouvert qui accueille les musulmans à toutes les fêtes et cérémonies religieuses, en plus d’ouvrir sa bibliothèque aux chercheurs et penseurs tunisiens et d’encourager, à travers l’école catholique de Tunis et en collaboration avec la société civile, à l’édification d’une société tolérante et solidaire.

Moshé Wazan, adjoint du Grand Rabbin de Tunisie, a insisté sur l’importance de telles conférences qui réunissent des représentants des diverses religions, ajoutant que la foi demeure une question d’ordre privé et que la diversité religieuse en Tunisie ne constitue pas un obstacle à la coexistence pacifique entre Tunisiens.

Leila Ben Sassi, directrice de l’Observatoire national de l’éducation, a mis l’accent, dans son allocution prononcée au nom du ministre de l’Education, sur le rôle essentiel qui incombe aujourd’hui à l’école dans le développement du sentiment de citoyenneté et la sensibilisation à la tolérance et à l’ouverture sur toutes les religions et civilisations.