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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

La Situation des Droits Humains dans le Monde: Amnesty International – Rapport 2022/23

DROITS DE L’HOMME .

Un rapport de Amnesty International

* Le Rapport annuel d’Amnesty International pour 2022 met en évidence l’existence à travers le monde de deux poids deux mesures en matière de droits humains, ainsi que l’incapacité de la communauté internationale à s’unir autour d’une application systématique des valeurs universelles de protection des droits fondamentaux.

* La réaction ferme de l’Occident à l’agression menée par la Russie contre l’Ukraine contraste fortement avec le manque déplorable d’actions dignes de ce nom face aux graves violations commises par certains de ses alliés, comme l’Arabie saoudite, l’Égypte et Israël.

* Les droits des femmes et la liberté de manifester sont menacés par les États, qui manquent à leur obligation de protéger et de respecter les droits sur leur territoire.

* À l’approche des 75 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Amnesty International tient à rappeler qu’un système international fondé sur des règles doit s’appuyer sur les droits humains et s’appliquer à tous et à toutes, partout dans le monde.

L’invasion de grande ampleur de l’Ukraine par la Russie en 2022 a donné lieu à de nombreux crimes de guerre, déclenché une crise mondiale dans les secteurs de l’énergie et des denrées alimentaires, et cherché à perturber encore davantage un système multilatéral déjà faible. Elle a aussi dévoilé au grand jour l’hypocrisie des États occidentaux, qui ont réagi avec force à l’agression russe mais ont fermé les yeux sur de graves violations commises ailleurs, voire en ont été complices, a déclaré Amnesty International lors de la publication de son bilan annuel de la situation des droits humains à travers le monde.

Le Rapport 2022/23 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde constate que la pratique de deux poids deux mesures et les réponses insuffisantes aux atteintes aux droits humains commises aux quatre coins de la planète ont alimenté l’impunité et l’instabilité. Citons par exemple le silence assourdissant sur le bilan de l’Arabie saoudite en matière de droits fondamentaux, la passivité à propos de l’Égypte et le refus d’affronter le système d’apartheid mis en place par Israël contre les Palestinien·ne·s.

Ce rapport dénonce aussi le recours par la Chine à la manière forte pour étouffer toute action internationale sur les crimes contre l’humanité qu’elle a commis, ainsi que l’incapacité des institutions mondiales et régionales (paralysées par la priorité donnée par leurs membres à leurs propres intérêts) à répondre de manière satisfaisante à des conflits qui font des milliers de morts, par exemple en Éthiopie, au Myanmar et au Yémen. « L’invasion de l’Ukraine par la Russie est un exemple glaçant de ce qui peut se produire quand des États pensent pouvoir faire fi du droit international et violer les droits humains en toute impunité », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

« La Déclaration universelle des droits de l’homme est née il y a 75 ans des cendres de la Seconde Guerre mondiale. Sa pierre angulaire est la reconnaissance universelle du fait que tout le monde a des droits et des libertés fondamentales. Les droits humains ne doivent pas se perdre dans le chaos de la dynamique mondiale du pouvoir. Ils doivent guider le monde alors qu’il évolue dans un environnement de plus en plus instable et dangereux. Nous ne devons pas attendre que le monde brûle une nouvelle fois. »

La pratique honteuse de deux poids, deux mesures ouvre la voie à de nouvelles atteintes aux droits humains

L’invasion de grande ampleur de l’Ukraine par la Russie a déclenché l’une des pires crises humanitaires et relatives aux droits humains de l’histoire européenne récente. Ce conflit a non seulement entraîné des déplacements massifs, des crimes de guerre et une insécurité énergétique et alimentaire, mais aussi réveillé le spectre effrayant de la guerre nucléaire.

La réaction a été rapide. L’Occident a imposé des sanctions économiques à Moscou et envoyé une aide militaire à Kiev, tandis que la Cour pénale internationale ouvrait une enquête sur les crimes de guerre en Ukraine et que l’Assemblée générale des Nations unies votait la condamnation de l’invasion russe, qualifiée d’acte d’agression. Cependant, cette réponse ferme et bienvenue a fortement contrasté avec les précédentes réactions aux violations massives commises par la Russie et d’autres pays, ainsi qu’avec l’insuffisance affligeante des réactions à d’autres conflits, comme en Éthiopie et au Myanmar.

« Si le système avait fonctionné et demandé des comptes à la Russie pour ses crimes avérés en Tchétchénie et en Syrie, des milliers de vies auraient pu être sauvées à l’époque et aujourd’hui, en Ukraine et ailleurs. Au lieu de cela, nous nous retrouvons avec encore plus de souffrance et de dévastation », a déclaré Agnès Callamard.

« Si, pour l’avenir, il est une leçon à tirer de la guerre d’agression menée par la Russie, c’est qu’il est fondamental de disposer d’un ordre international fondé sur des règles appliquées de manière effective et cohérente. Tous les États doivent accentuer leurs efforts pour aboutir à un tel ordre renouvelé qui bénéficie à tout le monde, partout sur la planète. »

Pour les Palestinien·ne·s de Cisjordanie occupée, l’année 2022 a été la plus meurtrière depuis que les Nations unies ont commencé à recenser systématiquement le nombre de victimes, en 2006. Au moins 151 personnes, dont plusieurs dizaines d’enfants, ont ainsi été tuées par les forces israéliennes. Les autorités israéliennes ont continué de chasser des Palestinien·ne·s de chez eux, et le gouvernement a lancé des projets d’extension drastique des colonies illégales dans toute la Cisjordanie occupée. Au lieu d’exiger la fin du système d’apartheid mis en place par Israël, nombre de gouvernements occidentaux ont préféré s’en prendre à celles et ceux qui le dénonçaient.

Les États-Unis ont critiqué haut et fort les violations commises par la Russie en Ukraine et ont accueilli des dizaines de milliers d’Ukrainiennes et Ukrainiens fuyant la guerre mais, en vertu de politiques et de pratiques ancrées dans un racisme à l’égard des personnes noires, ils ont expulsé plus de 25 000 Haïtiennes et Haïtiens entre septembre 2021 et mai 2022, et infligé à nombre de ces personnes des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Les pays de l’Union européenne ont ouvert leurs frontières aux Ukrainien·ne·s qui fuyaient l’agression russe, montrant que, en tant que bloc parmi les plus riches du monde, ils étaient plus que capable de recevoir un grand nombre de personnes en quête de sécurité et de leur donner accès à la santé, à l’éducation et au logement. En revanche, beaucoup ont laissé leurs portes fermées à celles et ceux qui cherchaient à échapper à la guerre et à la répression en Afghanistan, en Libye et en Syrie.

« Les réactions à l’invasion de l’Ukraine par la Russie nous montrent ce qui peut être fait dès lors que la volonté politique existe. Nous avons assisté à des condamnations mondiales, à des enquêtes sur les crimes commis, et à l’ouverture des frontières aux personnes réfugiées. C’est ainsi que nous devrions réagir à toutes les violations massives des droits humains », a déclaré Agnès Callamard.

Cette politique de deux poids, deux mesures de l’Occident a enhardi des pays comme la Chine, et a permis à l’Arabie saoudite et à l’Égypte d’échapper aux critiques sur leur bilan en matière de droits humains, ou de les ignorer et de s’en détourner.

Ainsi, malgré des violations généralisées, constituant des crimes contre l’humanité, perpétrées contre les Ouïghour·e·s et d’autres minorités musulmanes, la Chine a échappé à toute condamnation internationale de la part de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Le Conseil des droits de l’homme a créé un mandat de rapporteur·euse spécial·e sur la situation des droits humains en Russie et un mécanisme d’enquête sur l’Iran à la suite de la répression meurtrière des manifestations dans ce pays, mais il a décidé par un vote de ne pas enquêter davantage ni même de débattre au sujet des éléments recueillis par les Nations unies elles-mêmes indiquant que des crimes contre l’humanité pouvaient avoir été commis dans le Xinjiang (Chine), et il a renoncé à une résolution sur les Philippines.

« Les pays ont appliqué le droit relatif aux droits humains au cas par cas, faisant preuve au fil du temps d’une hypocrisie flagrante et de deux poids, deux mesures. Les États ne peuvent pas un jour critiquer des violations et le lendemain tolérer des actes similaires dans d’autres pays uniquement parce que leurs intérêts sont en jeu. C’est un comportement inadmissible, qui affaiblit la trame même des droits fondamentaux universels », a déclaré Agnès Callamard.

« Il est aussi nécessaire que les pays qui n’ont pas encore fait entendre leur voix prennent position contre les atteintes aux droits humains quel que soit l’endroit où elles se produisent. Nous avons besoin de moins d’hypocrisie, de moins de cynisme et de plus d’action cohérente, fondée sur des principes et ambitieuse de la part de tous les États pour promouvoir et protéger l’ensemble des droits. »

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question(s) related to this article:

What is the state of human rights in the world today?

Une répression brutale de la dissidence partout dans le monde

En 2022, en Russie, des dissident·e·s ont été traduits en justice et des médias fermés pour avoir simplement osé mentionner la guerre en Ukraine. Des journalistes ont été emprisonnés en Afghanistan, au Bélarus, en Éthiopie, au Myanmar, en Russie et dans des dizaines d’autres pays du monde frappés par des conflits.

En Australie, en Inde, en Indonésie et au Royaume-Uni, les autorités ont adopté de nouvelles lois imposant des restrictions sur les manifestations, tandis qu’au Sri Lanka elles ont utilisé des pouvoirs d’exception pour réprimer le mouvement de protestation massif contre la crise économique croissante. La législation du Royaume-Uni donne aux policiers des pouvoirs extrêmement larges, notamment la possibilité d’interdire les « manifestations bruyantes », ce qui porte atteinte aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

La technologie a été utilisée comme une arme contre de nombreuses personnes, pour les réduire au silence, empêcher des rassemblements publics ou faire de la désinformation.

Les autorités iraniennes ont répondu au soulèvement sans précédent contre des décennies d’oppression par une force illégale, tirant des balles réelles, des projectiles en métal et du gaz lacrymogène, et rouant de coups les protestataires. Plusieurs centaines de personnes, dont des dizaines d’enfants, ont été tuées. En décembre, les forces de sécurité péruviennes ont eu recours à une force illégale, en particulier contre des membres de peuples autochtones et des campesinos, en réaction aux manifestations pendant la crise politique qui a suivi la destitution du président Pedro Castillo. La répression a aussi touché des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des opposant·e·s politiques, par exemple au Mozambique et au Zimbabwe..

En réaction aux menaces croissantes visant le droit de manifester, Amnesty International a lancé en 2022 une campagne mondiale destinée à contrer les efforts redoublés que déploient certains États pour saper le droit fondamental à la liberté de réunion pacifique. Dans le cadre de cette campagne, l’organisation demande l’adoption d’un traité contre le commerce des instruments de torture, qui interdirait la fabrication et le commerce des équipements de maintien de l’ordre intrinsèquement abusifs et contrôlerait le commerce de ceux qui sont souvent utilisés pour commettre des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Les femmes frappées de plein fouet en l’absence de protection et de respect de leurs droits par les États

La répression de la dissidence et l’incohérence des politiques en matière de droits humains ont aussi eu de lourdes répercussions sur les droits des femmes.

La Cour suprême des États-Unis a invalidé la garantie constitutionnelle qui protégeait depuis des années le droit à l’avortement, remettant ainsi en cause d’autres droits humains, tels que les droits à la vie, à la santé, au respect de la vie privé, à la sécurité et à la non-discrimination de millions de femmes, de filles et d’autres personnes pouvant être enceintes.

À la fin de 2022, plusieurs États des États-Unis avaient adopté des lois interdisant ou restreignant l’accès à l’avortement, tandis qu’en Pologne des militant·e·s étaient poursuivis en justice pour avoir aidé des femmes à se procurer des pilules abortives.

Aux États-Unis, les femmes autochtones continuaient d’être touchées de manière disproportionnée par les viols et les autres formes de violences sexuelles. Au Pakistan, plusieurs meurtres de femmes tuées par un membre de leur famille ont eu un grand retentissement. Malgré cela, le Parlement n’avait toujours pas adopté à la fin de l’année le projet de loi sur la violence domestique en instance depuis 2021. En Inde, des violences contre des femmes dalits (opprimées) et adivasis (aborigènes), ainsi que d’autres crimes motivés par la haine liée à la caste, ont été commis en toute impunité.

L’Afghanistan a été le théâtre d’une régression particulièrement forte des droits des femmes et des filles à l’autonomie personnelle, à l’éducation, au travail et à l’accès aux espaces publics, due à de nombreux décrets pris par les talibans. En Iran, la « police des mœurs » a violemment arrêté Mahsa (Zhina) Amini parce qu’elle avait laissé des mèches de cheveux dépasser de son foulard. Cette jeune fille est morte en détention quelques jours plus tard après avoir, selon des témoignages crédibles, été torturée, ce qui a déclenché des manifestations dans tout le pays, au cours desquelles de nombreuses autres femmes et filles ont été blessées, arrêtées ou tuées.

« La volonté des États de contrôler le corps, la sexualité et la vie des femmes et des filles est source de terribles violences, d’oppression et de pertes de potentiel », a déclaré Agnès Callamard.

Une action mondiale cruellement insuffisante face aux menaces pesant sur l’humanité

En 2022, le monde entier a continué de souffrir des conséquences de la pandémie de COVID-19. Le changement climatique, les conflits et les crises économiques provoquées en partie par l’invasion russe de l’Ukraine ont encore aggravé les menaces pesant sur les droits humains.

Du fait de la crise économique, 97 % de la population vivait dans la pauvreté en Afghanistan. En Haïti, plus de 40 % de la population se trouvait en situation d’insécurité alimentaire aiguë à cause de la crise politique et humanitaire, exacerbée par la violence généralisée des gangs.

Les phénomènes météorologiques extrêmes accentués par le réchauffement rapide de la planète ont provoqué la famine et la maladie dans plusieurs pays d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne, tels que le Nigeria et le Pakistan, où les inondations ont eu des effets catastrophiques sur la vie et les moyens de subsistance de la population et ont provoqué des épidémies de maladies à transmission hydrique, qui ont fait des centaines de morts.

Dans ce contexte, les États n’ont pas agi dans l’intérêt supérieur de l’humanité et n’ont pas su réduire leur dépendance aux énergies fossiles, principal facteur qui nous pousse vers la plus grande menace à la vie que nous ayons jamais connue. Cet échec collectif est un autre exemple flagrant de la faiblesse des systèmes multilatéraux actuels.

« Le monde est assailli de crises qui se télescopent : multiplication des conflits armés, cruauté de l’économie mondiale, qui laisse trop d’États accablés par une dette insoutenable, abus en matière de fiscalité des entreprises, utilisation de la technologie comme une arme, crise climatique, évolution des rapports de pouvoir, etc. Nous n’avons aucune chance de survivre à ces crises sans institutions internationales aptes à s’acquitter de leurs fonctions », a déclaré Agnès Callamard.

Des institutions internationales défaillantes à remettre en état de marche

Il est indispensable que les institutions et les systèmes internationaux destinés à protéger nos droits soient renforcés plutôt qu’affaiblis. La première étape est de financer pleinement les mécanismes de défense des droits humains des Nations unies, afin que des enquêtes puissent être menées, que l’obligation de rendre des comptes soit garantie et que justice soit rendue.

Amnesty International demande aussi une réforme du principal organe de prise de décisions de l’ONU, le Conseil de sécurité, afin de faire entendre la voix des pays et des situations qui sont traditionnellement ignorés, en particulier dans l’hémisphère sud.

« Le système international a besoin d’être sérieusement réformé pour tenir compte des réalités actuelles. Nous ne pouvons pas laisser les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies continuer de brandir leur pouvoir de veto et d’abuser de leurs privilèges sans contrôle. Le manque de transparence et d’efficacité du processus de prise de décisions du Conseil de sécurité expose la totalité du système à la manipulation, aux abus et aux dysfonctionnements », a déclaré Agnès Callamard.

Heureusement, tandis que les gouvernements obnubilés par leurs propres intérêts ne font rien pour mettre nos droits fondamentaux au premier plan, le mouvement de défense des droits humains montre qu’il reste possible de tirer de l’inspiration et de l’espoir des populations mêmes que les États devraient protéger.

En Colombie, l’action militante et judiciaire persistante en faveur des droits des femmes a joué un rôle dans la décision de la Cour constitutionnelle de dépénaliser l’avortement pendant les 24 premières semaines de la grossesse. Au Soudan du Sud, Magai Matiop Ngong, condamné à mort à l’âge de 15 ans en 2017, a été libéré de prison. Sa remise en liberté est intervenue après qu’une pétition réclamant sa libération a recueilli plusieurs milliers de signatures à travers le monde.

Au Guatemala, le militant écologiste autochtone maya Bernardo Caal Xol a bénéficié d’une libération conditionnelle après avoir passé quatre ans en détention sur la base d’accusations forgées de toutes pièces. En Espagne, après des années de campagne des mouvements de défense des femmes, le Parlement a adopté une loi plaçant le consentement au cœur de la définition juridique du viol. Le Kazakhstan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont abrogé la peine de mort.

« Alors qu’il serait facile de céder au désespoir face aux atrocités et aux atteintes aux droits humains, des gens ont montré tout au long de l’année 2022 que nous ne sommes pas impuissant·e·s », a déclaré Agnès Callamard.

« Nous avons été témoins d’actes de défiance iconiques, comme les manifestations de femmes afghanes contestant le régime taliban et des femmes iraniennes marchant tête nue en public ou se coupant les cheveux pour protester contre les lois sur le port obligatoire du voile. Des millions de personnes soumises à l’oppression systématique du patriarcat ou du racisme sont descendues dans la rue pour réclamer un avenir meilleur. Elles l’avaient déjà fait les années précédentes et ont recommencé en 2022. Cela devrait rappeler aux détenteurs du pouvoir que nous ne serons jamais des spectateurs et spectatrices passifs de leurs attaques contre notre dignité, notre égalité et notre liberté. »

 

Mouvement de la Paix: Non à l’Économie de Guerre

DESARMAMENT & SECURITE .

Un communiqué de presse du Mouvement de la Paix

Non à l’économie de guerre proposée par le Président de la République à travers le projet de Loi de Programmation Militaire (LPM 2024-2030) de 413 milliards d’€ (soit 40% d’augmentation par rapport à la loi antérieure), qui  inclut de l’ordre de 50 milliards d’euros pour les armes nucléaires


Dans ses vœux aux armées, prononcés sur la base aérienne de Mont-de-Marsan le 20 janvier 2023, le Président Macron a déclaré sa volonté « que la loi de programmation militaire 2024-2030 traduise des efforts considérables… qui nous obligent pour des décennies… car nous ne devons jamais être en retard d’une guerre, mais nous devons avoir une guerre d’avance » ! Il propose une nouvelle LPM de 413 milliards d’euros (+ 40% par rapport à la dernière LPM) dont une cinquantaine de milliards pour les armes nucléaires, en violation du TNP (Traité de Non-Prolifération Nucléaire signé par la France) et du TIAN (Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, entré en vigueur le 21 janvier 2021).

Nous refusons ce pognon de dingue pour la guerre ! Oui à une économie pour la Paix ! Refusons d’être entraînés dans cette logique de guerre dont nous subissons déjà les  conséquences économiques, financières, sociales et écologiques désastreuses dont nous avons du mal à imaginer l’ampleur à venir, y inclus en cas d’utilisation des armes nucléaires. Exigeons la réorientation des budgets vers les besoins sociaux : salaires, retraites, santé – hôpitaux, éducation et recherche, services publics – création d’emplois, lutte pour réduire le changement climatique !

La France doit choisir le camp de la PAIX et de la justice sociale et climatique.  La France doit agir pour une issue politique et diplomatique à la guerre en Ukraine et pour tous les conflits en cours (Palestine, Yémen, Kivu etc) au lieu d’engager notre pays dans le cycle infernal de la guerre entretenu par le lobby militaro-industriel qui seul en profite.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question for this article:

Does military spending lead to economic decline and collapse?

(. . . suite)

La France, au lieu de s’insérer dans les orientations de l’Otan, doit proposer et agir pour des solutions en s’appuyant sur la Charte des Nations Unies (*), des ODD (Objectifs de Développement Durable), les travaux du GIEC et les Résolutions de l’ONU pour une Culture de la Paix.

La guerre n’est jamais la solution, mais toujours le pire pour les peuples ! La sécurité humaine des peuples (physique, sanitaire, alimentaire, sociale, écologique) ne peut se développer sans la PAIX.

Le Mouvement de la Paix appelle la population à agir, dans le plus large rassemblement populaire, pour construire ensemble notre futur à travers une campagne de mobilisation qui se déroulera du 6 avril à fin juin avec un temps fort le 21 mai avec des rassemblements sur les lieux liés aux armes nucléaires (Base de SNLE-NG de L’île longue près de Brest, Le Barp en Aquitaine (essais nucléaires en laboratoire) etc : « Construisons un futur pour la vie, la Paix, la justice sociale et climatique, incluant  le désarmement nucléaire ».

Notre objectif est de convaincre le plus grand nombre possible de parlementaires de voter contre cette loi de programmation militaire, de dire non à ce projet d’économie de guerre et d’obtenir que la France agisse avec détermination, en tant que signataire du TNP (traité de non-prolifération nucléaire), en faveur du désarmement nucléaire en signant le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Monsieur Le Président de la République, mesdames et messieurs les parlementaires « OTEZ-VOUS LA BOMBE DU CRANE !)

Campagne initiée par le Mouvement de la Paix

C’est en agissant ensemble, au-delà de nos différences d’opinions et d’appartenance, que nous pouvons faire valoir d’autres alternatives, alerter nos élus, nos parlementaires, générer un débat au sein de la société avant le vote de la LPM. Cette campagne d’alerte citoyenne ne peut réussir que si chacune et chacun d’entre nous devient acteur-actrice et fait un geste, une action pour la paix, là où il vit, travaille, étudie.

Faisons circuler l’info dans notre famille, dans nos réseaux d’amis, de collègues de travail, dans nos syndicats, associations de parents d’élèves, associations très diverses, dans les universités et lycées, sur les marchés, à la sortie des métros, dans nos quartiers, nos HLM, dans les manifs sociales, en diffusant des flyers d’information dans les boites aux lettres, en se rassemblant pour en discuter.

A cet effet une boîte à outils vous est proposée et sera mise à jour :

Mouvement de la Paix: Plan de Paix Chinois

DESARMAMENT & SECURITE .

Un communiqué de presse du Mouvement de la Paix

La Chine a présenté un document pour une paix juste et durable intitulé « Initiative pour la sécurité mondiale ».

Cette initiative fait suite à un document présenté par XI Jinping en 2022 et recueille le soutien de nombreux pays.

Ce document en douze points note les turbulences et les conflits de plus en plus nombreux dans le monde et propose de promouvoir une paix durable par la voie du dialogue plutôt que par l’affrontement.

Il insiste, entre autres,

– Sur le respect de la souveraineté de chaque pays,
– Sur le refus de l’utilisation de l’arme nucléaire et l’arrêt de la recherche et du développement des armes chimiques et biologiques,
– Sur l’abandon de la mentalité de guerre froide,
– Sur la cessation des hostilités et l’ouverture de négociations,
– Sur la résolution de la crise humanitaire et la protection des civils et des prisonniers de guerre,
– Sur la sécurité des centrales nucléaires.

Sans surprise, les USA, l’OTAN et le monde atlantiste se sont employés à minimiser cette initiative, non crédible à leurs yeux «étant donné les bonnes relations entre la Chine et la Russie».

La Présidente de la commission européenne expliquait, quant à elle, « que la Chine avait pris parti pour Moscou ».

Le secrétaire d’état américain Antony Blinken a même cru disposer d’informations secrètes disant que « la Chine s’apprêtait à livrer des armes à la Russie ».

Dans ce contexte affligeant, la position d’Emmanuel Macron paraît presque courageuse, en « osant » souligner une évidence en disant que « le fait que la Chine s’engage dans des efforts de paix est tout à fait bon » et en annonçant « un prochain voyage à Pékin ».

A l’inverse, parmi nombre de pays du sud, l’initiative de Pékin a été accueillie bien plus favorablement en qualifiant ce document « d’importante contribution » notamment « sur la nécessité d’éviter l’utilisation de l’arme nucléaire ».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

 

Question related to this article.

Can the peace movement help stop the war in the Ukraine?

(. . . suite)

Cette position fait écho aux propos du secrétaire général de l’ONU qui s’inquiète « d’un risque majeur pour l’humanité ».

Le Brésil, par la voix de son Président, a avancé une démarche proche de celle de Pékin en réclamant « la création d’un groupe de pays non impliqués dans le conflit afin d’assumer la responsabilité de rétablir la paix ».

Il y est expliqué que « le texte chinois réaffirme les grands principes de l’ONU sur la souveraineté de chaque pays et exhorte la Russie et l’Ukraine à se conformer strictement au droit humanitaire international » et dénonce « tout recours à l’arme nucléaire », désavouant explicitement Vladimir Poutine quand il a décrété la suspension de son pays de la participation à l’accord SALT 2.

Il y est également proposé, «une nouvelle gouvernance mondiale avec un élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU qui aboutirait à des sièges permanents pour l’Afrique, l’Amérique Latine et les Caraïbes».

Le président Lula se fait également le porte-voix des pays non alignés estimant que « V. Zelensky et l’OTAN portait une partie des responsabilités dans le processus qui a conduit à l’agression de la Russie contre l’Ukraine, suite à l’installation des bases militaires dans l’environnement russe » en précisant que « le Brésil se refuse à toute livraison d’armes ».

S’il est effectivement important de rappeler cette donnée, il est tout aussi important de rappeler que rien ne peut justifier l’invasion russe en Ukraine.

Enfin, c’est de l’Ukraine qu’est venue la preuve la plus manifeste du sérieux de l’initiative de paix chinoise puisque Volodymyr Zelensky a annoncé vouloir « rencontrer Xi Jinping » ajoutant que « ce serait important pour la sécurité mondiale ».

Cet ensemble de réactions conforte le Mouvement de la Paix sur le fait que l’on ne peut pas penser la paix sur la base d’une victoire militaire d’un camp ou d’un autre.

C’est le propre de tout règlement politique et la condition d’une paix durable que de répondre aux intérêts légitimes des différentes parties en conflit.

Il est urgent et indispensable, de Moscou à Washington, en passant par Bruxelles et les capitales européennes, que les termes de paix, de cessez-le-feu et de négociation réapparaissent dans le vocabulaire diplomatique.
Il est urgent que des initiatives diplomatiques fortes et concertées soient mises en œuvre.

Il faut souligner que depuis le 10 mars, l’Arabie Saoudite et l’Iran, deux puissances ennemies, ont – après sept ans d’interruption – rétabli leurs relations diplomatiques. Cet accord, conclu sous les auspices de la Chine, montre que l’espoir de paix peut naître même là ou l’on ne s’y attendait pas.

Ce nouvel exemple de la diplomatie au service de la paix doit inciter les pacifistes à se saisir de toutes les opportunités, d’où qu’elles viennent, pour faire avancer le règlement du conflit en Ukraine.

C’est une raison de plus pour poursuivre les mobilisations populaires en France et au plan mondial pour exiger l’arrêt des combats et une issue négociée, pour une paix durable dans le respect de la charte des Nations Unies.

Search for Common Ground – Burkina Faso Promeut la Résilience Communautaire à travers le Dialogue et des Initiatives de Paix à Ouahigouya

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE . .

Un article de Search for Common Ground – Burkina Faso

Search for Common Ground – Burkina Faso s’est associé à la municipalité de Ouahigouya pour organiser un événement sans précédent visant à promouvoir la paix et la cohésion sociale dans un contexte de défis sécuritaires, d’expansion de l’extrémisme violent et de tensions intercommunautaires au Burkina Faso.

L’événement était organisé dans le cadre du projet “Un Futur à Construire”, financé par les Ministères des Affaires Etrangères de la République Fédérale d’Allemagne et du Danemark à travers la Fondation PATRIP et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW).

Plus de 500 participants, dont des autorités locales, des chefs religieux et coutumiers, ainsi que des représentants de huit communautés – Peules, Mossé, Samo, Gourounsi, Gourmantché, celles du Sud-Ouest (Lobi, Dagara Djan Pougli, Birifors), Bissa et la communauté malienne invitée d’honneur – ont pris part à l’événement. La forte participation des femmes, avec 300 présentes, a souligné leur rôle crucial dans la promotion de la résilience et de la cohésion des communautés.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

 

Question related to this article.

How important is community development for a culture of peace?

(. . . suite)

Sous le thème “La résilience communautaire face aux défis de sécurité”, l’événement a mis l’accent sur la construction de la résilience communautaire pour lutter contre l’insécurité et promouvoir la paix. Les participants ont échangé des messages de paix, de tolérance et de coexistence, et ont partagé des citations inspirantes sur l’importance de l’unité et de la coexistence.

Au cours de la journée, Adama, un animateur de radio local, a souligné l’importance de redécouvrir les valeurs qui ont permis à leurs ancêtres de vivre ensemble pacifiquement, tandis qu’Achille, le responsable de la communication du comité d’organisation, a reconnu sa méfiance antérieure envers une communauté particulière. Cependant, il a été ému par le message du représentant de cette communauté et a souligné l’importance d’analyser ses propres préjugés et biais.

L’événement comprenait des jeux et une foire qui a duré toute la journée, favorisant l’unité et l’amitié entre les différentes communautés. La participation des membres d’une communauté qui suscitait auparavant la méfiance des autres est une réalisation importante qui démontre son courage et sa volonté de promouvoir la cohésion malgré la stigmatisation et la peur.

Les représentants des communautés ont exprimé leur regret face à l’escalade de la violence entre les communautés et ont appelé au dialogue pour revenir à une coexistence pacifique. L’événement a été salué pour la qualité des messages et l’intérêt manifesté par les différentes communautés les unes envers les autres, malgré les crispations initiales.

Search for Common Ground – Burkina Faso reste engagé à promouvoir la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso à travers diverses initiatives qui encouragent le dialogue et la collaboration entre les communautés. Nous appelons tous les parties prenantes à se joindre à nous dans cet effort pour réduire les conflits et promouvoir une paix durable au Burkina Faso.

( Cliquez ici pour une version anglaise.)

Pour une Culture de la Non-Violence – la Vidéo du Pape

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Jesuits Global


La vidéo du Pape pour avril 2023

(Texte de la vidéo dans la colonne de droite)

(Cliquez ici pour une version espagnole de cet article, ou ici pour une version anglaise.)

Question for this article

Religion: a barrier or a way to peace?, What makes it one or the other?

(Texte de la vidéo)

Vivre, parler et agir sans violence, ce n’est pas baisser les bras, ni perdre, ni renoncer à quoi que ce soit. C’est aspirer à tout.

Comme le disait Saint Jean XXIII, il y a 60 ans, dans l’encyclique Pacem in Terris, la guerre est une folie, elle dépasse toute raison.

Toute guerre, tout affrontement armé, se termine toujours par une défaite pour tous.

Développons une culture de la paix.

Rappelons-nous que même en cas de légitime défense, la paix est le but à atteindre. Et qu’une paix durable ne peut être qu’une paix sans armes.

Faisons de la non-violence, tant dans la vie quotidienne que dans les relations internationales, un guide pour nos actions.

Et prions pour une plus ample diffusion d’une culture de la non-violence, qui signifie un recours moindre aux armes de la part des États comme des citoyens.

Entretien exclusif avec le Général Djibril Bassolé de Burkina Faso en marge du Global Security Forum de Doha (Qatar)

TOLÉRANCE & SOLIDARITÉ .

Un article de Financial Afrik

“Il faut dialoguer avec les groupes armés terroristes”. Cette phrase grave prononcée par le Général Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires Étrangères du Burkina Faso, a fait sensation lors du très restreint Global Security Forum de Doha (Qatar). En marge de ce forum international tenu du 13 au 15 mars 2023 et dédié aux dirigeants, experts en relations internationales, stratèges et sécurocrates, l’ancien médiateur des Nations Unies et de l’Union Africaine pour le Darfour et ancien envoyé spécial de l’Organisation pour la Coopération Islamique (OCI) pour le Mali et le Sahel, s’est entretenu avec Financial Afrik. 


“Je suis de ceux qui pensent qu’en Afrique, l’Etat jacobin centralisateur tel que nous l’avons hérité du colonisateur montre ses limites” 

Bonjour Mon Général ! Vous êtes présentement à Doha pour prendre part au Global Security Forum et vous préconisez le dialogue avec les groupes terroristes. Pouvez vous nous expliquer exactement en quoi le dialogue avec des groupes aussi extrémistes est possible et peux aboutir à la paix ?

Je voudrais avant tout, exprimer ma gratitude aux autorités qatari et aux organisateurs  pour m’avoir invité à prendre part à ce forum de Doha et à faire une communication au cous du panel relatif aux expériences vécus en matière de prévention et de résolution des conflits par la médiation.

Je répondrai à votre question en vous relatant ce que j’ai déjà expliqué aux panelistes sur l’importance du dialogue. Dans la plupart des pays africains qui subissent des agressions terroristes, l’origine des agresseurs a connu une évolution significative.
Initialement, il s’agissait exclusivement d’un djihadisme à caractère idéologique et transfrontalier. En d’autres termes, les agresseurs venaient de l’extérieur et décidaient souvent de mourir en kamikaze. Aucun dialogue n’était envisageable avec de tels assaillants.

De nos jours, le djihadisme prend les formes d’insurrections armées locales ou régionales. Des jeunes nationaux des pays visés se sont massivement enrôlés dans les groupes djihadistes, dans des alliances stratégiques et idéologiques pour mener des luttes armées contre leurs Etats. Ils s’attaquent aux forces de défense et de sécurité (symboles de l’autorité de l’Etat) et à leurs concitoyens avec une violence inouïe.

Qu’est- ce qui explique que des nationaux adhèrent massivement aux organisations djihadistes ?
Vraisemblablement, les djihadistes leur proposent un projet de société plus prometteur. Vous savez , les régions en Afrique dans lesquelles ils opèrent sont des zones désertiques en général, qui sont caractérisées par la précarité des conditions de vie. Comme je le disais aux panelistes, le phénomène djihadiste se superpose à des tensions et crises locales préexistantes que nous ne devons jamais ignorer. Il nous faut reconnaitre que des sentiments de marginalisation et de frustration existent dans certaines régions défavorisées par la nature et peuvent pousser une frange de ses populations, essentiellement jeune, à adhérer aux mouvements terroristes afin de bénéficier de leur encadrement et de leur soutien.

Toutefois, Mon Général, il ne sera pas facile de faire la part des choses. Une distinction est-elle possible entre ces groupes djihadistes, les assaillants étrangers et les insurgés locaux ?

J’ en conviens. Mais, compte tenu de la complexité du phénomène, il faut aussi admettre que la solution militaire seule n’arrivera pas à l’éradiquer. Pour maximiser les chances de restaurer une paix durable, les Etats doivent promouvoir des canaux de dialogue parallèlement à des dispositifs militaires robustes et bien adaptés à la nature de la menace terroriste car dialogue ne veut pas dire capitulation. Un dialogue constructif a besoin d’un Etat fort et crédible.

Le dialogue que vous préconisez porterait sur quoi et se ferait avec qui ?

Etablir un dialogue, donc un contact avec les insurgés locaux, est indispensable car ce sont des nationaux qui suivent les mouvements djihadistes  parce qu’ils n’ont pas d’autres alternatives. Un dialogue permet d’abord de mieux évaluer la situation de l’insécurité, d’en faire un diagnostic précis et de cerner les causes profondes de l’adhésion massive des jeunes nationaux au actions terroristes.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question for this article

Islamic extremism, how should it be opposed?

(. . . suite)

Le dialogue permet ensuite de reformer le système de gouvernance car je suis de ceux qui pensent qu’en Afrique, l’Etat jacobin centralisateur tel que nous l’avons hérité du colonisateur montre ses limites. Il faudra réformer l’Etat afin qu’il soit plus apte à promouvoir l’intérêt général, à garantir une meilleure gouvernance, à assurer une meilleure répartition des ressources naturelles, bref, à donner aux populations la maitrise de leur destin.

Enfin le dialogue permettra éventuellement d’envisager des pourparlers de paix voire des négociations, en sachant qu’une paix durable passe généralement par un dialogue national qui consolidera la cohésion nationale.

En tout état de cause, le dialogue fait partie des moyens typiquement africains de régler les conflits et d’apaiser les tensions. Je pense qu’ en tant qu’africains nous devons trouver des voies propres à nous pour résoudre les crises qui minent nos sociétés. Le djihadisme prend par endroit la forme d’une insurrection armée qui pourrait conduire à une guerre civile.

Vous savez qu’une partie de l’opinion publique est farouchement opposée à une forme de dialogue avec ces groupes terroristes ?

Je le sais et je comprend cette réaction tout à fait humaine face à la barbarie et à la cruauté des crimes commis par les groupes armés terroristes. La question c’est comment arrêter le phénomène de la propagation fulgurante des actes terroristes et surtout comment réussir à faire en sorte que les jeunes gens ne soient pas attirés par ce djihadisme qu’ils considèrent comme une forme de lutte armée qui améliorera leurs conditions de vie sur terre.

La fermeté et la riposte militaire sont indispensables pour dissuader et protéger les populations et leurs biens. Mais pour créer les conditions d’une paix durable, il faut nécessairement se parler et se comprendre avec les jeunes gens qui sont attirés par la lutte armée djihadiste.

Dans certains cas comme au Cabo Delgado au Mozambique, ou ailleurs dans le Sahel, les forces du mal ont réussi à  opposer des communautés qui s’entretuent à grande échelle.

Vous vous imaginez combien de jeunes soldats il faudra encore sacrifier et combiens de jeunes nationaux djihadistes il faudra neutraliser pour considérer qu’un état X a gagné la guerre ? Et quand bien même les forces de défense régulières prendraient le dessus militairement, le problème ne serait pas durablement réglé pour autant.

Sans compter le désastre humanitaire des personnes fuyant les zones minées par le conflits, les milliers d’écoles fermées, le gel des activités sociales et économiques etc. 

On accuse souvent le Qatar où vous êtes de soutenir les organisations djihadistes notamment au Sahel. Qu’en savez vous ?

Je n’ai jamais perçu ce genre de soutien. Lorsque j’étais le Médiateur des Nations unies et de l’Union africaine pour le Darfour, le Qatar a abrité les pourparlers de paix qui ont duré près de 3 ans et nous avons réussi à faire adopter le Doha Document for Peace in Darfur (DDPD) en juillet 2011.Plus récemment, le Qatar a accueilli à Doha pendant 5 mois les représentants du Gouvernement tchadien ainsi que les délégations de l’opposition armée (appelés les politico-militaires) J’ai travaillé avec la médiation qatari pour aboutir à la signature à Doha, le 8 août dernier, de l’accord dit de Doha pour la paix au Tchad.

Au cours de ces expériences communes, j’ai plutôt trouvé chez les qatari de bonnes dispositions à œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement en Afrique. J’ai surtout retenu chez eux, cette culture de la paix, de la tolérance et de l’ouverture avec une certaine humilité.

Je me suis d’ailleurs permis au cours du présent forum, de leur demander de s’impliquer dans la recherche de la paix durable et du développement au Sahel pour les Etats qui le souhaitent bien entendu. Je leur ai aussi demandé d’aider à soulager en urgence les populations déplacées et surtout d’aider ces Etats à réouvrir les écoles dans les zones touchées par les conflits afin de sauver toute une générations d’enfants du péril djihadistes.

Vous concernant personnellement, Mon Général, comment va votre état de santé ?

Je rends grâce à Dieu de cette évolution tout à fait satisfaisante de mon état de santé selon les médecins traitants . J’ai subi une grosse chirurgie mutilante qui m’a sauvé la vie. Le suivi et les contrôles périodiques se poursuivent bien par le centre spécialisé de l’hôpital Saint Louis de Paris qui m’a bien pris en charge.

Où en êtes vous avec la procédure judiciaire qui a prononcé une condamnation contre vous pour votre implication dans une affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat au Burkina Faso ?

Cette question comme toutes celles à caractère politique, suscite tellement de passion et de polémique que je préfère laisser le soin à mes avocats de la gérer dans la sérénité et le respect des règles de la procédure. Moi, je souhaite seulement que, ce qui n’est en réalité qu’une cabale ( tous ceux qui connaissent du dossier en conviennent )et les tracasseries judiciaires y effarantes, connaissent un dénouement heureux avec une justice véritablement indépendante dans la plus grande transparence.

Pour l’heure, je trouve plus judicieux de concentrer mes énergies à me reconstruire et à me rendre utile en particulier dans le domaine de la résolution des crises et des conflits armés comme j’ai eu le privilège de le faire durant toute ma carrière au service de la sécurité puis de la diplomatie.

Niger: Tenue de la 1ère édition du Festival de la Paix en zone agro-pastorale à Gadabedji

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE .

Un article de l’Agence Nigérienne de Presse

Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Hamid Hamed a procédé le 18 mars 2023 à Gadabedji (Département de Bermo) au lancement officiel de la 1ère édition du Festival de la Paix en Zone Agro-pastorale en présence du Ministre d’Etat à la Présidence, M Rhissa AG Boula, des délégations des festivaliers venus des régions de Tahoua, Zinder, Agadez et Maradi, mais aussi des artisans de toutes les régions de notre pays.

Placé sous le thème « Intercommunalité-cohésion sociale-Paix et sécurité », ce Festival de la Paix en zone pastorale est initié par un groupe de leaders engagés à accompagner l’Etat dans sa mission de renforcement de la cohésion sociale et de la sécurité communautaire. Cette initiative est motivée par la crainte de contamination de la dite zone au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines régions du pays et la persistance des foyers de tensions dans des pays avec lesquels le Niger partage de longues et poreuses frontières.

(Cliquez ici pour l’article en anglais. )

Latest Discussion

Can festivals help create peace at the community level?

 Il s’agit pour les organisateurs de ce festival, de mobiliser les énergies disponibles pour préserver les paisibles populations qui habitent cette zone, contre l’installation de l’insécurité en se focalisant sur la dynamique des conflits vifs et ou latents. L’objectif visé étant de contribuer au renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale en se basant sur les valeurs socioculturelles traditionnelles indispensables pour le maintien des bonnes relations humaines au sein de la société. 

Plusieurs activités, ponctuées d’intermèdes musicaux et culturels ont eu lieu lors de cette premières édition. Il s’agit des communications sur le banditisme et la lutte contre la pénétration des terroristes ; communication sur le dialogue entre acteurs ; sur la gestion des ressources partagées ; la contribution des communes en lien avec les thèmes présentés et la déclaration des jeunes ; les messages de la société civile et des organisations paysannes. Ces communications ont été animées par des panelistes tels que Dr Elbak Adam, Dr Ali Saley, Dr Bodé Sambo et le Col. Directeur de la réserve de Gadabedji.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a rappelé que ce festival est une initiative intercommunale et il vient à point nommé car le contexte actuel nous interpelle tous, pour qu’ensemble nous participions au développement de notre pays.

 « C’est pourquoi mon département Ministériel, conformément à sa mission d’encadrement et de la promotion de la culture, a accepté d’accompagner cette initiative qui s’inscrit harmonieusement dans la dynamique de valorisation du potentiel culturel, touristique et artisanal du Niger » a-t-il dit. 

 Il a ajouté à l’endroit des organisateurs que leur idée d’organiser un festival portant sur la culture de la paix, cadre parfaitement avec les préoccupations quotidiennes exprimées par les plus hautes autorités du Niger.

Il a formulé le vœu de voir ce festival se dérouler dans la fraternité et la convivialité. « L’objectif de mon département Ministériel est de voir la culture nigérienne valorisée dans toute sa splendeur. Je vous exhorte de vous approprier ce projet, à faire preuve de discipline, de vous soumettre à toute suggestion visant l’amélioration » a-t-il souhaité.

De Madagascar: Spécificité identitaire et civilisation de l’universel

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article par Julien Rakotonaivo dans L’Express de Madagascar

….le culte de l’Amitié, la culture du Fihavanana, la culture de la paix est une Culture qui nous ressemble , une culture qui nous ressemble .Pour que nous ne soyons pas essentiellement une Nation « ethnique » basée sur les races , les castes, les tribus, mais davantage une Nation « civique » fondée sur des valeurs : les valeurs de liberté, de démocratie, de solidarité, du respect de la dignité humaine, de la langue et de la Culture d’autrui (d’où l’importance du multilinguisme).


Photo de Jean Joseph Rabearivelo de Wikipedia

Mais cette transversalité de la Culture ne doit pas annihiler notre spécificité identitaire. Loin s’en faut ! Et à ce propos, je me plais à me référer à Jean Joseph RABEARIVELO , le plus illustre de nos poètes , maître incontesté du VERBE aussi bien en Malgache qu’en français (et même en espagnol ) alors qu’il a quitté l’Ecole à 13 ans… Il se définissait lui-même comme « Un lettré de couleur, fou de langue française, mais brûlant de rester fondamentalement malgache »…

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une traduction anglaise.

Question pour cet article:

How can poetry promote a culture of peace?

(. . suite)

En cette année 2023 , on devrait marquer le 120ème anniversaire de la naissance de ce génie, au destin fracassé un beau jour ou plutôt un mauvais jour du 23 juin 1937…). Et pour enfoncer le clou , ou plutôt cerise sur le gâteau, je livre à notre sagacité , en guise de conclusion , les propos admirables et édifiants du Mahatma GANDHI que voici : « Je ne veux pas que ma maison soit fermée de tous les côtés et que les fenêtres en soient obstruées. Je veux que la Culture de tous les pays imprègne ma maison aussi librement que possible mais je refuse d’être emporté par l’une ou l’autre d’entre elles » .

Par la diversité culturelle , qu’il convient de nourrir par un dialogue permanent et sans arrière-pensée , nous sommes riches de nos différences !Les récits épiques d’Homére (à travers l’Iliade et l’Odyssée) , les chefs d’œuvres immortels de Shakespeare et le théâtre Universel de Molière, la Sonate du divin Mozart, la Trompette de Luis Armstrong, la flûte magique de Rakoto Frah , les rêves de Martin Luther King (I have a dream !), l’Ile aux Syllabes de flammes de Jacques Rabemananjara, Ethiopiques et Nocturnes de Léopold Serdâr Senghor , la légende des siècles de Victor Hugo, les poèmes de Rimbaud et de Verlaine. J’arrête la liste !…Elle est loin d’être exhaustive …Abreuvons nous à ces sources intarissables de la civilisation de l’universel .

-Assumons nos différences

-Dépassons nos divergences

-Cultivons nos attirances

-Mettons en commun nos espérances pour gouter pleinement notre passion partagée pour une interculturalité positive.

Bulletin français 1 avril 2023


FEMMES SOUTIENNENT LA MOITIÉ DU CIEL !

La journée internationale de la femme, le 8 mars, a été l’occasion ce fut l’occasion de nombreux reportages promouvant une culture de la paix à travers l’élection, le soutien et la mobilisation des femmes.

Un nouveau rapport de l’Union interparlementaire (UIP), basé à Genève, indique que la participation des femmes au parlement est devenue plus diversifiée et représentative. Et pour la première fois dans l’Histoire, pas un seul parlement en activité dans le monde n’est composé uniquement d’hommes. Au 1er janvier 2023, dans l’ensemble, six pays ont désormais la parité entre les sexes (ou une plus grande proportion de femmes que d’hommes) dans leur chambre basse ou unique. La Nouvelle-Zélande a rejoint l’an dernier le club des cinq composé de Cuba, du Mexique, du Nicaragua, du Rwanda et des Émirats arabes unis (EAU), en tête du classement mondial des femmes parlementaires de l’UIP. D’autres gains notables dans la représentation des femmes ont été enregistrés en Australie (le meilleur résultat de l’année avec un record de 56,6 % de sièges remportés par des femmes au Sénat), en Colombie, en Guinée équatoriale, à Malte et en Slovénie.

Aux Nations Unies, la réunion annuelle de la Commission  de la condition de la femme  a été consacrée cette année à la lutte pour l’égalité des femmes dans l’accès à l’information numérique, comme les smartphones et Internet. Mme Sima Bahous, Secrétaire générale adjointe de l’ONU, a énuméré sept façons dont la lutte doit être menée, y compris l’éducation numérique, scientifique et technologique pour les filles et les femmes ainsi que des emplois et des postes de direction pour les femmes dans la technologie et l’innovation.

Le secrétaire général adjoint Bahous s’est également adressé à une session du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. Elle a appelé à davantage de ressources pour le Fonds pour la paix et l’aide humanitaire des femmes, un partenariat dirigé par l’ONU qui a jusqu’à présent soutenu plus de 900 organisations.

Fait significatif, le Conseil de sécurité était présidé par une Africaine, la Ministre des affaires étrangères du Mozambique. Et le Conseil a été adressé par Bineta Diop de la Commission de l’Union africaine qui a préconisé une stratégie de construction d’un réseau de femmes leaders sur le continent. « Nous veillons à ce que le leadership des femmes soit intégré dans les processus de gouvernance, de paix et de développement afin de créer une masse efficace de femmes leaders à tous les niveaux », a-t-elle déclaré.

Le Conseil de sécurité a entendu la lauréate du prix Nobel de la paix Leymah Gbowee du Libéria qui a recommandé des mesures pour s’engager et s’associer avec des militantes locales pour la paix, qu’elle a appelées “les gardiennes de leurs communautés”. “Nous continuerons à rechercher la paix en vain dans notre monde si nous n’amenons pas les femmes à la table”, a-t-elle averti. “Je crois fermement qu’essayer de travailler pour la paix et la sécurité mondiales sans les femmes, c’est essayer de voir le tableau d’ensemble avec un seul œil couvert.”

De plus amples détails sur les femmes et le maintien de la paix en Afrique sont fournis par Martha Ama Akyaa Pobee, secrétaire générale adjointe pour l’Afrique aux Nations Unies, dans ses réflexions pour la Journée internationale de la femme. “Dans mon rôle à l’ONU, j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs pays d’Afrique touchés par des conflits. Au cours d’une de ces visites à visiter Bamako, la capitale du Mali, j’ai rencontré des femmes de tout le pays qui ont partagé avec moi leurs expériences et les défis à faire entendre leur voix. . . . . Au Soudan du Sud, nous avons des femmes comme Alokiir Malual qui, après d’immenses efforts et plaidoyers, est entrée dans l’histoire en 2015 en tant que première femme à signer un accord de paix… De l’autre côté de la frontière, au Soudan, notre mission politique a facilité des consultations avec des groupes de femmes de la société civile et des leaders sur ramener le pays à une transition dirigée par des civils. »

Une rencontre consacrée aux femmes africaines pour la paix s’est déroulée virtuellement au Nigeria à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Des femmes des régions du Nord-Ouest et du Centre-Nord du pays ont discuté du rôle de leadership des femmes dans la consolidation de la paix et de la nécessité d’accélérer les réalisations des femmes dans les technologies numériques.

En plus de l’Afrique, il y avait des contributions d’Amérique latine, d’Europe, d’Asie et des États arabes :

Dans tout le Mexique, le programme des femmes bâtisseuses de paix a continué à progresser alors que Tlaxcala a pris la première place dans le pays avec 214 réseaux dans ses 60 municipalités, intégrant 8 208 femmes et alliés. Sensibiliser les femmes à leurs droits, promouvoir l’égalité des sexes, détecter les principaux problèmes de chaque environnement, proposer des solutions, promouvoir la solidarité et le travail communautaire, entre autres actions, sont les principaux travaux de ces réseaux.

Dans toute l’Europe, le programme Women’s Peace Leadership de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) développe des réseaux et parraine des militantes telles que Bojana Mumin de Bosnie-Herzégovine, qui est présentée dans un article de CPNN. Comme elle le dit, “me voici, parlant en personne à l’une des participantes du WPLP d’Afghanistan, Elham Kohistani, et à d’autres femmes pacificatrices de tant de régions différentes au sujet de leurs expériences en matière de médiation, de leadership et d’efforts de consolidation de la paix”.

Au Sri Lanka, grâce au soutien d’ONU Femmes et du gouvernement du Japon, le pays a adopté son premier plan d’action national sur les femmes, la paix et la sécurité pour 2023-2027. S’exprimant lors du lancement du programme à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le président du Sri Lanka a annoncé qu’il organisera cette année une réunion de militantes de premier plan des pays de l’ASACR (Association sud-asiatique de coopération régionale) pour plaider en faveur de l’inclusion des droits des femmes. dans le cadre de l’organisation.

Lors de la Conférence internationale sur la paix et l’humanité en Jordanie, des délégations de plusieurs pays arabes ont abordé le rôle du leadership féminin dans la promotion d’une culture de la paix, le redressement de la structure familiale en ce qui concerne les normes de genre, la construction d’une société civile modèle et le rôle de modèle pour femmes arabes contemporaines.

À Essaouira, au Maroc, le Forum mondial des femmes pour la paix a été lancé par les “Guerrières de la paix”, un mouvement de femmes juives et musulmanes pour la paix, la justice et l’égalité, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Une dizaine de militantes représentant le Maroc, la Palestine, le Rwanda, le Sénégal, le Libéria et Israël, ont présenté des témoignages captivants dans lesquels elles ont partagé leurs expériences respectives, leurs actions et initiatives de paix. L’une des intervenantes était Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix d’Iran.

Pour citer Martha Ama Akyaa Pobee, “Les femmes soutiennent la moitié du ciel, et par conséquent elles ont le droit fondamental de participer aux discussions et à la prise de décision qui définissent l’avenir de leurs familles, communautés et pays.”

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



Women Hold Up Half the Sky

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Azueï: the union of Dominicans and Haitians through art

DÉVELOPPEMENT DURABLE



Historic UN Ocean Treaty agreed – Greenpeace statement

DISARMAMENT ET SECURITÉ



Egypt, Jordan, Algeria, Palestine, Arab League reiterate commitment to supporting Al Quds

  

LIBERTÉ DE L’INFORMATION



Mexico: 175 organizations and groups convene a National Peace Conference

ÉDUCATION POUR LA PAIX



28E  FESPACO : L’or pour la  Tunisie et l’argent pour le Burkina

DROITS DE L’HOMME



Amnesty International: En 2022, Ces Victoires qui Méritent d’être Célébrées

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE



New report of Inter-Parliamentary Union shows that women MPs have never been so diverse

Maroc: Lancement à partir d’Essaouira du Forum mondial des femmes pour la paix

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article dans Le Matin

Le Forum mondial des femmes pour la paix a été lancé, mardi à Essaouira, par les «Guerrières de la Paix», un mouvement de femmes juives et musulmanes pour la paix, la justice et l’égalité, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. C’est lors d’une rencontre qui s’est déroulée en présence d’André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, du gouverneur de la province, Adil El Maliki, du président du conseil communal d’Essaouira, Tarik Ottmani, des élus et d’autres acteurs de divers horizons, que l’acte fondateur de ce Forum mondial a pris effet.


Vidéo du forum parrainé par l’UNESCO et l’ONU. L’une des conférencières était Shirin Ebadi d’Iran, lauréate du prix Nobel de la paix.

Des femmes issues du monde entier, militantes pour la paix, mais aussi engagées pour la justice, l’émancipation et la liberté, dont Jessica Mwiza, militante de la Mémoire (Rwanda), Huda Abu Arquob, présidente de l’Alliance for Middle East Peace (Palestine), et Nurith Hagragh, Women Wage Peace (Israël), ont ainsi délivré ensemble un message commun, un appel à la paix à destination du monde. Prenant la parole lors de cette rencontre, une douzaine d’activistes et militantes représentant le Maroc, la Palestine, le Rwanda, le Sénégal, le Liberia et Israël, ont présenté des témoignages captivants dans lesquels elles ont partagé leurs expériences respectives, leurs actions et initiatives en faveur de la paix.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question for this article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

(. . . suite)

S’exprimant à cette occasion, Hanna Assouline s’est félicitée de l’organisation de ce conclave dans «une ville aussi magique, en terre africaine, au Maroc, un pays qui depuis des années a ouvert une voie, un chemin de lumières». «C’est cette reconnaissance de l’altérité en soi qui nous anime toutes et tous ici. C’est ce que le Maroc a décidé de réaffirmer depuis des années déjà avec notamment l’inscription dans sa Constitution de 2011 de la pluralité des origines marocaines (arabe, amazighe, hébraïque, africaine et méditerranéenne)», a-t-elle enchaîné, ajoutant que cet engagement du Maroc est un «précieux message pour le monde». 

Ce forum rassemble des femmes du monde entier, dont certaines n’ont jamais quitté leur pays, et qui se sont rencontrées à Essaouira, pour lancer ensemble cet appel et interpeller le monde en faveur de la paix, dans une cité qui «incarne à merveille les valeurs de dialogue et de réconciliation», a expliqué Mme Assouline dans une déclaration à M24, la chaîne télévisée de l’information en continu de la MAP. Pour sa part, Fatima Bousso a indiqué que ces femmes issues des divers régions du monde «sont venues porter à Essaouira, cette ville d’ouverture, de la culture et du partage, un appel commun au monde pour la paix».

Par la suite, les participantes à ce forum ont pris rendez-vous devant les remparts de la Sqala, en plein centre de la médina d’Essaouira pour exécuter «une chaîne humaine» en faveur de la paix. Auparavant, elles ont effectué une visite à Bayt Dakira, l’occasion pour elles de suivre des explications exhaustives présentées par M. Azoulay sur cet Espace spirituel et patrimonial de préservation et de valorisation de la mémoire judéo-marocaine. Au menu de cet événement figurent également la projection, dimanche, à Bayt Dakira, du film «Les guerrières de la paix», réalisé par Hanna Assouline, et une marche pour la paix qui prendra le départ de Bayt Dakira à destination de la plage où une empreinte de la paix sera déposée.