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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

Appel urgent à la paix lancé par les féministes indiennes et pakistanaises

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Presse Gauche

Nous, féministes de l’Inde et du Pakistan, saluons sans équivoque le cessez-le-feu déclaré par nos deux nations aujourd’hui. La tension et l’escalade des quinze derniers jours nous rappellent à quel point la paix est fragile. Le cessez-le-feu donne également raison aux appels à la désescalade et à la paix lancés par des milliers de personnes ordinaires de part et d’autre de la frontière. Même si nous espérons qu’il s’agit d’une cessation absolue des hostilités, nous nous souvenons des événements récents.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Le cessez-le-feu n’est que le premier pas dans la longue marche vers la justice et la paix

Nous condamnons l’attentat terroriste de Pahalgam qui a tué 25 touristes venus de différentes régions de l’Inde et un du Népal pour visiter le Cachemire. Une personne locale a également perdu la vie dans l’attaque de Pahalgam. Ces attaques ciblées ont creusé le fossé communautaire entre musulman·es et hindou·es en Inde et ont été exploitées pour inciter à la haine, à la peur et à la punition collective.

Au lendemain de l’attentat de Pahalgam, ce sont les femmes – y compris les mères, les filles, les sœurs et les épouses – qui portent le poids insupportable du chagrin. Au lieu de le respecter et de le partager, il a été transformé en arme et fait l’objet d’une militarisation ou d’une surveillance policière — surtout quand les personnes refusent de suivre le scénario de la haine.

Himanshi Narwal, la jeune veuve de l’une des victimes tuées, fait partie des survivant·es qui, malgré une douleur inimaginable, ont trouvé la force de lancer un appel à la paix. Elle a demandé aux personnes de ne pas diriger leur rage contre les Cachemiri·es et les musulman·nes qui, comme elle, sont pris·es au piège dans un cycle de violence qu’elles et ils n’ont pas créé. Pour ce simple acte d’humanité, elle a été trollée, vilipendée et attaquée par des nationalistes à l’affut, plus attachés à la soif de sang qu’à la vérité.

Liant l’attaque terroriste au Pakistan, l’Inde a immédiatement suspendu le traité sur les eaux de l’Indus et relancé les projets hydroélectriques et la construction de barrages qui étaient auparavant limités par le traité. Les deux parties ont annulé les visas de courte durée pour les visiteurs et les visiteuses. Nous avons assisté à des scènes déchirantes à la frontière Attari-Wagah, où des femmes indiennes et pakistanaises munies des « mauvais » passeports ont été contraintes de remettre leurs enfants à leurs maris avant de passer dans « leurs pays », ce qui a provoqué une détresse insondable pour les femmes elles-mêmes, leurs enfants et leurs familles. Quatorze jours plus tard, l’Inde a mené des frappes aériennes et le Pakistan a riposté, puis les deux pays ont procédé à des frappes de drones.

Les campagnes de désinformation menées de part et d’autre ont rendu la vérité difficile à établir. Une chose est sûre : la perte de vies humaines, la peur généralisée et l’escalade de la violence s’ajoutent à la terreur possible des suites graves et irréversibles que les tensions entre les deux puissances nucléaires pourraient entraîner pour les populations de l’ensemble de l’Asie du Sud.

En tant que féministes, nous sommes fondamentalement contre la guerre et le militarisme. Nous dénonçons l’économie de guerre qui se nourrit de la violence et de la destruction, ainsi que les structures profondément patriarcales qui l’alimentent et la soutiennent. Le fait que l’opération indienne ait été baptisée Sindoor, un geste profondément patriarcal, est un rappel brutal de la propagande misogyne employée par les deux camps. Entre les êtres cher·es, il existe également de nombreux autres symboles privés et spécifiques, dont le Sindoor, pour certaines femmes, pourrait être l’un d’entre eux. Mais lorsque le Sindoor devient un cri de guerre, il efface et arme la douleur, et réduit les femmes à des corps sur lesquels sont construits les fantasmes nationalistes masculinistes de conquête, de violence et de viol.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question for this article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

(. . . suite)

L’année écoulée a été marquée par une flambée de la violence dans le monde, les images dévastatrices de Gaza et d’autres zones de conflit étant devenues quotidiennes, ce qui a tragiquement désensibilisé de nombreuses personnes aux véritables horreurs des conflits armés. Les gouvernements indien et pakistanais et les faiseurs d’opinion ne semblent pas se soucier des conséquences catastrophiques de la guerre et de l’immense dévastation qu’elle causerait. Seuls ceux qui fabriquent et vendent des systèmes d’armes à nos gouvernements tireront profit de la guerre. La guerre renforce, exacerbe et perpétue les inégalités existantes, affectant de manière disproportionnée les femmes, les minorités sexuelles et religieuses ainsi que les enfants. Ces hostilités détournent l’attention de ce dont les personnes ont réellement besoin : l’éducation, la santé, l’emploi, la protection sociale, la sécurité et le bien-être.

Nous, féministes de l’Inde et du Pakistan, sommes fermement convaincues que la guerre n’est jamais une solution. Nous appelons au démantèlement des structures de pouvoir qui entretiennent la violence. La logique de guerre – enracinée dans le nationalisme, la masculinité toxique et les frontières de l’ère coloniale – doit être rejetée. Dans les deux pays, les femmes activistes, les journalistes et les bâtisseurs et les bâtisseuses de paix plaident depuis longtemps en faveur du dialogue, de la désescalade et de la diplomatie. Pourtant, nos voix sont constamment mises de côté et écrasées par la rhétorique incendiaire et le militarisme affirmé qui dominent la sphère publique.


Nous appelons les gouvernements de l’Inde et du Pakistan à :

* Consolider le cessez-le-feu du 10 mai, renoncer aux violations transfrontalières et désamorcer les tensions croissantes en maintenant les canaux de communication ouverts ;


* Lancer conjointement une enquête, avec des représentant·es internationaux, sur l’attentat de Pahalgam afin de traduire les auteurs en justice.


* S’abstenir d’actions unilatérales telles que l’interruption du traité sur les eaux de l’Indus ;


* Donner la priorité au dialogue et à la diplomatie et s’y engager afin de résoudre les différends.

* D’œuvrer à la résolution de la question politique centrale du Cachemire, qui est au cœur du conflit.

Nous demandons instamment aux féministes du monde entier d’élever la voix en signe de solidarité et de se joindre à nous pour résister à la guerre et construire la paix. Il n’y a ni temps ni espace pour la complaisance.

Saheli Women’s Resource Centre, New Delhi, Inde ; Women’s Action Forum (WAF), All Chapters, Pakistan ; Aurat March, Lahore, Pakistan ; All India Democratic Women’s Association, Inde.

Appuis individuels (par ordre alphabétique) : Abha Bhaiyya, Aisha Gazdar, Amar Sindhu, Amrita Chhachi, Anita Pinjani, Anuradha Banerji, Arfana Mallah, Avantika Tewari, Ayesha Kidwai, Beena Sarwar, Chayanika Shah, Devangana Kalita, Elaine Alam, Farrah Taufiq, Farida Shaheed, Gulbadan Javed , Haseen Musarat, Huma Ahmed-Ghosh, Humaira Rahman, Iram Hashmi, Kalyani Menon Sen, Kavita Krishnan, Kausar Khan, Khawar Mumtaz, Lalita Ramdas, Madhu Bhushan, Maimoona Mollah, Malka Khan, Maria Rasheed, Mariam Dhawale, Meera Sanghamitra, Nageen Hyat, Naheed Aziz, Najam Panhwar, Natasha Narwal, Naseem Jalbani, Nasim Jalbani, Nasreen Azhar, Neelam Hussain , Nighat Said Khan, Nivedita Menon, Nuscie Jamil, Nuzhat Shirin, Pamela Philipose, Pratiksha Baxi, Raheema Panhwar, Rashida Dohad, Riffat Aziz, Rita Manchanda, Ritu Menon, Roshmi Goswami, Rozina Junejo, Rukhsana Rashid, Saba Gul Khattak, Safia Noor, Salima Hashmi, Samina Jabbar, Samina Omar Asghar Khan, Shabnam Hashmi, Shad Begum, Sheeba Chhachi, Shahnaz Rouse, Simi Kamal, Smita Gupta, Soonha Abro, Sumaira Ishfaq, Syeda Hamid, Tahira Abdullah, Tasneem Ahmar, Uma Chakravarti, Urvashi Butalia, Uzma Noorani, Vani Subramanian, Vanita Mukherjee.

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Dernier jour du Sommet des Peuples pour la Paix à Jérusalem : Ensemble, Israéliens et Palestiniens clament “La Paix maintenant !”

DESARMAMENT & SECURITE .

Un article de Pressenza

(Note de l’éditeur 1 : Existe-t-il une censure sioniste dans les principaux médias anglophones ? Pourquoi cet événement n’a-t-il pas été rapporté par eux ?)

Des milliers de personnes ont rempli ce 9 mai tous les espaces possibles du Centre international de congrès de Jérusalem pour le Sommet des Peuples pour la Paix [People’s Peace Summit], dont nous avons essayé de parler au cours de ce mois en interviewant certains des principaux promoteurs. Et ce fut un succès, des salles pleines, des applaudissements répétés pour tous les discours, une déclaration très claire de « stoppez cette guerre dévastatrice pour tout le monde » et une démonstration unanime d’unité, dans l’appel à une solution politique au conflit.

Organisée par la Coalition It’s Time, une alliance de plus de 60 organisations pour la paix, la réconciliation et la coexistence, il s’agissait de la plus grande mobilisation anti-guerre depuis le 7 octobre 2023 : un événement de deux jours qui a commencé dans l’après-midi du jeudi 8 mai, avec un programme chargé d’événements culturels dans toute la ville : projections de films, concerts, expositions d’art d’artistes juifs et arabes, et bien sûr débats et rencontres (liste des initiatives ici : https://www.timeisnow.co.il/thursday-english).

Mais le « plat principal » a eu lieu ce vendredi 9 mai, au Centre international de congrès de Jérusalem, avec la session plénière dans la salle principale le matin suivies de 12 sessions simultanées. Plus de 5 000 participants (selon les organisateurs), dont plusieurs soldats israéliens opposés à la guerre en cours, de nombreux proches d’otages, des survivants d’attentats terroristes, des proches en deuil des victimes de la guerre, des habitants de la région frontalière de Gaza, des juristes, des artistes, des diplomates, des leaders d’opinion, juifs et arabes : un bel échantillon d’une société civile pas du tout résignée, bien au contraire en mouvement, unie par un appel fort et unanime : « C’est maintenant [It’s Now] ! Il est temps de mettre fin à la guerre ».

« Nous sommes ici pour reconstruire un camp de paix fort », a commencé l’acteur et animateur israélien Yossi Marshek, ouvrant la séance du matin. S’en est suivi le témoignage du pilote qui, il y a quelques semaines, avait promu une lettre très discutée (largement relayée par la presse internationale), signée par des centaines de soldats israéliens étant actuellement (et aussi n’étant plus) en service, dans laquelle il dénonçait l’inacceptabilité des opérations de guerre contre des cibles majoritairement civiles, et appelait à un cessez-le-feu immédiat.

De nombreuses idées ont émergé lors de la séance d’ouverture intitulée « Il y a des partenaires et il y a un chemin » : trop nombreuses pour être résumées dans un seul article ; il y aura du temps plus tard, également pour un bilan. Mais le thème principal de la matinée a sans aucun doute été le débat sur les différentes solutions sur la table, en vue d’une solution politique au conflit. Et sur ce point, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, ainsi que l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Qidwa, ont exprimé leur opinion, en présentant le « plan de paix » qu’ils promeuvent depuis un certain temps.

« La paix est essentielle, mais nous devons offrir à la communauté internationale et à nos deux peuples un plan qui puisse être considéré comme réalisable, et le seul plan est la solution à deux États », a déclaré Olmert. Il existe d’autres idées, comme la solution à un seul État, que nous rejetons, car nous pensons qu’elle est la meilleure recette pour un conflit sans fin entre les deux peuples. Nous sommes pour une solution qui puisse véritablement changer les relations entre les deux peuples, à commencer par le droit à l’autodétermination, à la liberté de circulation et au vote sur un pied d’égalité, dans des conditions de pleine égalité pour tous les citoyens de chaque État. Notre plan inclut donc une solution à deux États basée sur les frontières d’Israël d’avant 1967 : lorsque le Likoud est arrivé au gouvernement, personne ne croyait que Menahem Begin ferait la paix avec l’Égypte et qu’Israël se retirerait du Sinaï, et pourtant, c’est ce qui s’est passé !

« Cette conférence est sans aucun doute importante », a ajouté Nasser al-Qidwa dans un message vidéo. Mais puisque l’establishment israélien fera tout pour boycotter cette solution, il nous appartient de croire à la coexistence, à la redistribution des territoires comme seule garantie d’un avenir commun. Mais nous devons absolument mettre fin au colonialisme de peuplement.

Il faut faire un choix : soit on considère que la terre appartient déjà entièrement à Israël, qui a donc le droit de la coloniser et d’expulser de Cisjordanie et de Gaza les populations qui y vivent ; ou bien il faut créer les conditions de coexistence entre les deux peuples et il faut croire au partage des territoires, sans exclure des formes de coopération. (…) La première chose à résoudre, c’est Gaza, il est urgent de parvenir à un accord : pour la libération des otages en parallèle avec la libération des prisonniers palestiniens. Et il est clair que la structure gouvernementale devra être liée à l’Autorité nationale palestinienne, à laquelle sera déléguée la responsabilité de la reconstruction de Gaza. (…)

Bien sûr, beaucoup de choses devront être négociées : les colonies, les réfugiés, les mesures de sécurité des deux côtés, etc. Mais rien ne sera possible si nous ne créons pas une nouvelle culture entre Israéliens et Palestiniens. Aujourd’hui, nous sommes ici pour dire qu’ensemble, nous devons avancer et construire un avenir. C’est seulement ainsi que nous pourrons le faire.

(Note de l’éditeur 2 : Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ! écrit un critique palestinien.)

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour l’article en anglais ou ici pour l’article en espagnol).

Question for this article:

How can a culture of peace be established in the Middle East?

( . . . suite)

Quelques minutes plus tôt, le journaliste palestinien Mohammed Daraghmeh, présent en personne grâce à une autorisation « accordée » au dernier moment, avait décrit une situation déjà très « israélisée » en Cisjordanie : « De Ramallah à Naplouse, par exemple, il y a toute une géographie et une quantité d’infrastructures – ponts, routes, panneaux, fermes, centrales solaires – qui vous donnent l’impression d’être en Israël. Israël a utilisé la guerre de Gaza comme prétexte pour annexer également la Cisjordanie, dont 60 % sont désormais soumis à des projets de colonisation selon le plan bien connu de Bezalel (ministre israélien de la Défense), qui a créé un département spécifiquement pour faciliter l’expansion des colons, transformant les communautés palestiniennes en districts. (…)

Mais si Israël et la Palestine sont laissés à eux-mêmes, il n’y a aucun espoir : ils négocient sans succès depuis 30 ans, et Israël continue de manger le gâteau qui a été mis sur la table des négociations. Sans une forte pression extérieure pour mettre fin à la colonisation, il n’y a pas d’avenir pour un État palestinien. Je voudrais cependant dire aux Israéliens que l’expansion des colonies serait contre-productive pour eux aussi, car ils se retrouveraient finalement avec un seul État, avec les problèmes que nous pouvons prévoir. (…) Il est donc important que la communauté internationale intervienne également sur ce problème, avec des sanctions qui découragent les colonies, afin de ralentir cette expansion qui rend la solution à deux États de plus en plus difficile.

Rula Hardal, codirectrice (avec l’Israélienne May Pundak) de l’organisation A Land for All [Une terre pour tous], s’est également exprimée sur le sujet : « Nous parlons de deux États, mais la réalité qui se dessine sur le terrain depuis des décennies n’est pas celle d’une séparation. Nous sommes interconnectés et nous devons comprendre qu’un autre plan est nécessaire pour répondre à cette situation d’interdépendance. C’est pourquoi nous proposons une solution confédérale, avec des institutions et des solutions communes, par exemple en matière de santé, d’environnement, d’éducation, c’est-à-dire… de coexistence. Il y a ensuite des questions difficiles que les deux parties n’ont jamais vraiment abordées, comme le droit au retour. Le 7 octobre et la guerre génocidaire qui a suivi ont été des moments de non-retour, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens… »

May Pundak abonde dans son sens : « Pensons aussi à la crise climatique, aux voies navigables… nous devons comprendre que la ségrégation ne garantit un avenir sûr ni pour l’une ni pour l’autre partie. L’interdépendance israélo-palestinienne est le point de départ. »

Dans un message vidéo depuis Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas s’est limité à une déclaration formelle : « Grâce à la justice, nous pouvons garantir la sécurité et un avenir à tous les peuples de la région : la paix est possible et il dépendra de nous tous de la rendre possible. »

Et représentant la « communauté internationale » tant évoquée, le président français Emmanuel Macron est intervenu dans un message vidéo de 5 minutes : « Nos pensées vont aux familles israéliennes et palestiniennes. Nous soutenons avec la plus grande conviction ce processus de paix qui a rendu possibles ces deux jours à Jérusalem, coïncidant avec les célébrations de la fin de la guerre il y a 80 ans en Europe, et nous entendons être à vos côtés pour toute initiative future »; et il a notamment évoqué une table de négociations pour très bientôt, qui devrait se tenir en Arabie saoudite en juin.

Parmi les nombreuses interventions, on ne pouvait manquer celles de ceux qui ont été touchés par la guerre dans leur cœur : Maoz Inon (l’un des principaux organisateurs de cet événement) qui a perdu ses deux parents bien-aimés le 7 octobre ; Liat Atzili, dont le mari a été tué le même jour ; Sigalit Hilel, mère d’Ori, tué au Nova Music Festival ; Elana Kamin-Kaminka, mère de Yannai, également tué le 7 octobre. « On est victimes de ce cycle de violence depuis plus d’un siècle », a dit Elana. « Il est temps d’utiliser toutes nos ressources d’humanité et de créativité pour résoudre ce conflit, nous le devons à nos enfants. »

Des propos qui rappellent ceux de la palestinienne Soumaya Bashir, de l’organisation Women Wage Peace : « En tant que femmes, nous affirmons la vie contre ceux qui ne veulent que la mort et la dévastation. Malheur à ceux qui se réfugient dans le silence et la douleur ! Il est temps de s’unir dans l’action ! Et de Makbula Nassar, journaliste et militante, l’appel suivant : « Écoutons les cris des enfants affamés de Gaza. Mettons fin à la cruauté et aux crimes dont nous sommes témoins depuis trop longtemps, car il n’y aura pas de « jour d’après » pour nos consciences. Nous méritons tous d’être libérés de cette oppression sans fin. Et seule la paix nous permettra de l’être. »

Les deux journées ont été diffusées en direct dans des dizaines de rassemblements de solidarité dans plus de 20 villes du monde, dont Londres, Berlin, Sydney, New York et Boston. Pour l’Italie, des projections collectives ont eu lieu à Florence, organisées par la section florentine de « Sinistra per Israele » [La gauche pour Israël] et à l’Université d’Udine.

Liens vers les articles précédents sur Pressenza :

Interview à Maoz Inon: https://www.pressenza.com/fr/2025/04/vers-le-sommet-des-peuples-pour-la-paix-a-jerusalem-les-8-et-9-mai-entretien-avec-lun-des-organisateurs-maoz-inon/

Interview à Aziz Abu Sarah: https://www.pressenza.com/fr/2025/04/vers-le-sommet-des-peuples-pour-la-paix-a-jerusalem-les-8-et-9-mai-entretien-avec-aziz-abu-sarah/

Interview à Nivine Sandouka: https://www.pressenza.com/fr/2025/04/vers-le-sommet-des-peuples-pour-la-paix-a-jerusalem-les-8-et-9-mai-nous-devons-soutenir-la-societe-civile-declare-la-palestinienne-nivine-sandouka/

Interview avec Mika Almog, May Pundak, Maya Savir : https://www.pressenza.com/fr/2025/05/vers-le-sommet-des-peuples-pour-la-paix-a-jerusalem-les-8-et-9-mai-quand-les-femmes-bougent/

Présentation de l’initiative : https://www.pressenza.com/fr/2025/05/sommet-des-peuples-pour-la-paix-a-jerusalem-les-8-et-9-mai-mais-de-quelle-paix-parle-t-on/

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Bulletin français 1 mai 2025


LE MANIFESTE POUR LA PAIX 2025

Ces derniers mois, nous avons publié des signes de riposte, une lueur d’espoir dans cette période d’obscurité à Gaza, en Ukraine, au Soudan et maintenant aux États-Unis, sous l’influence de Trump et d’Elon Musk.

Ce mois-ci, nous ripostons et nous apportons la lumière. CPNN est fier d’avoir participé dès le début au Manifeste pour la paix 2025, lancé aujourd’hui, 1er mai.

Voici le communiqué de presse diffusé aux médias du monde entier.

ASSEZ DE LA CULTURE DE LA GUERRE ? PARTAGEZ LE MANIFESTE POUR LA PAIX 2025

Se déclarant « Asssez de la culture de la guerre », des lauréats du prix Nobel de la paix, ainsi que d’autres organisations et militants pour la paix, espèrent réitérer le succès du Manifeste 2000, signé par 75 millions de personnes lors de l’Année internationale de la culture de la paix des Nations Unies. Ils annoncent que le Manifeste pour la paix 2025 sera lancé le 1er mai.

Son texte est simple : J’en ai marre de la culture de la guerre. C’est pourquoi je soutiens la culture de la paix et je vais passer le message sur les réseaux sociaux jusqu’à ce que nous gagnions. J’habite à [Ville, Pays].

David Adams, l’un des organisateurs du nouveau manifeste, était chargé de la mobilisation autour du Manifeste 2000. Il affirme que le succès de l’an 2000 a suscité la peur au sein du complexe militaro-industriel, à tel point que l’initiative a été supprimé. « Cette fois-ci », précise-t-il, « nous ne nous appuyons sur aucune organisation dirigée par des États, nous demandons simplement à la jeunesse du monde entier de diffuser le Manifeste 2025 sur les réseaux sociaux. Nous pensons que l’état actuel du monde l’exige. »

Le Manifeste 2025 est soutenu par les lauréates du prix Nobel de la paix Mairead Maguire et le Bureau international de la paix, ainsi que par la Fondation Desmond Tutu pour la paix.

Mairead Maguire, actuellement en grève de la faim pour soutenir le peuple de Gaza (voir l’article au-dessous), déclare : « Je suis très heureux que vous relanciez la culture de la paix et je vous apporte tout mon soutien. » Jay Ngoma, petite-fille de l’évêque Desmond Tutu et représentante de la Fondation Desmond Tutu pour la paix, déclare : « Ce manifeste arrive à un moment crucial, et je soutiens sans réserve le mouvement visant à amplifier la voix des jeunes et de la société civile pour la construction d’un monde juste et pacifique. »

« Notre monde et la Terre Mère continuent d’être profondément fracturés par les crises, les conflits et les souffrances liées aux guerres, aux injustices, aux violations des droits humains, aux discriminations et à la destruction écologique. Le Manifeste pour la paix 2025 appelle instamment toute l’humanité à s’engager dans l’action personnelle et sociale pour construire un monde pacifique, non violent, juste, bienveillant, inclusif et durable », déclare Toh Swee-Hin, ancien professeur à l’Université des Nations Unies pour la paix et lauréat du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix en 2000.

Parmi les nombreux partenaires de l’initiative figurent Mouvement de la Paix, World Without War, la Campagne mondiale pour l’éducation à la paix, Pathways to Peace et le Centre Asie-Pacifique d’éducation pour la compréhension internationale. Parmi les autres partenaires figurent des organisations aux Philippines, en Colombie et en Palestine.

Vous êtes encouragés à rédiger vos messages pour les réseaux sociaux sur le site web du Manifeste pour la paix 2025 : https://activatingpeace.org. Une carte, disponible sur le site web, indique les participants venus des quatre coins du monde.

L’équipe du Manifeste
David Adams, Coordinateur de CPNN, coordinator@cpnn-world.org, France

David Wick, Ashland Peace Commission et Pathways to Peace, États-Unis

Myrian Castello, Militante et éducatrice pour la culture de la paix et le droit au rêve, Brésil

Nawal Amjad, Actrice du changement ODD, Pakistan

Munira Beisenbayeva, Enseignante, Kazakhstan

Alicia Cabezudo, Experte en éducation, Colombie

Virginia Cawagas, Éducatrice pour la paix, Philippines/Canada

Toh Swee-Hin (S.H.Toh), Lauréat du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix (2000), Canada/Australie

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


‘This Is Not Trump’s Country’: 255,000 Have Rallied With Sanders and AOC on Nationwide Tour

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Ministers approve BRICS Environment declaration

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Eulogy for Pope Francis

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Pope Francis tried to change the Catholic Church for women, with mixed success

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Mairead Corrigan Maguire: The moral imagination and Gaza

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Teaching Peace: Nurturing Young Peacemakers in Ghana through Education

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Germany’s Easter peace marches lament war-filled world

DROITS DE L’HOMME


US: Millions March Against Trump-Musk in Nationwide ‘Hands Off’ Protests

Bulletin français 1 avril 2025


. RÉSISTANCE PAR LES FEMMES .

On peut reprendre l’introduction du bulletin du mois dernier :

« Il a été difficile de trouver de bonnes nouvelles cette année.

Le mois dernier, il s’agissait du sort de Gaza et de l’humanité.

Ce mois-ci, il s’agit des ravages causés par Trump et Musk.

Mais des signes de riposte apparaissent, une lumière dans ces temps sombres.»

Et ce mois-ci, la bonne nouvelle, la riposte, vient principalement des femmes qui sont descendues dans la rue à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Aux États-Unis, elles ont exprimé ouvertement leur opposition à l’oligarchie de Trump et Musk. À Los Angeles, leur pancarte disait simplement : « Stop Trump ». À San Francisco, leurs pancartes disaient : RÉSISTEZ : Aucun oligarque ne sauve la démocratie ; PAS DE ROIS, PAS DE TYRANNIE ; L’ENFER N’A PAS DE FUREUR COMME 170 MILLIONS DE FEMMES MÉPRISÉES.

En Europe, le thème était plus général. Par exemple, à Valence, en Espagne, on pouvait lire « Nous sommes le cri de ceux qui n’ont plus de voix » ou « Nous sommes la moitié de la Terre, nous voulons la moitié du ciel ». Et à Amsterdam, « L’avortement dans la Constitution » et « Ne touchez pas à mon ventre ».

En Amérique latine, les revendications étaient radicales. À Buenos Aires, en rejet de la politique du président Milei, le slogan était « Contra le fascisme, le racisme, le patriarcat et le capitalisme ». Et à La Paz, en Bolivie, l’un des slogans les plus scandés était : « Quel est le problème ? Ils nous tuent et nous violent, et l’État ne fait rien ».

En Asie (Jakarta, Indonésie), les pancartes exigeaient « Des droits équitables en matière de congé de maternité et de congé menstruel, sans discrimination ». Et en Afrique (Abuja, Nigéria), le thème était « L’engagement en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation, moteurs essentiels de la santé pour tous ».

Codepink a célébré la Journée internationale des femmes : « De Los Angeles à Dallas, du Massachusetts à Londres, au Royaume-Uni, nos sections locales ont centré la résistance internationale des travailleuses pour rappeler avec force et urgence que si les femmes du monde entier s’unissent, la libération de l’impérialisme et du militarisme est inévitable !»

La riposte à l’arrivée du fascisme aux États-Unis, telle que décrite dans le bulletin du mois dernier, continue de se développer, notamment au sein des syndicats. La Fédération américaine des travailleurs des États, des comtés et des municipalités (AFSCME) a ​​lancé une nouvelle campagne, intitulée « Organisez-vous », ou AFSCME GO, pour lutter contre « Elon Musk, les milliardaires et les extrémistes antisyndicaux ». Bernie Sanders a continué d’attirer de larges foules dans les circonscriptions ayant voté pour Trump. À Détroit, il a été rejoint par le président du syndicat United Auto Workers Union.

Bien que non reconnues par les principaux médias, les manifestations de rue contre l’administration Trump sont nombreuses aux États-Unis. et fréquent, comme le décrit un article de Waging Nonviolence. Les auteurs soulignent que « Historiquement, les manifestations de rue et les recours juridiques sont des moyens courants d’opposition populaire aux gouvernements, mais la non-coopération économique – comme les grèves, les boycotts et les buycotts – est souvent ce qui permet d’obtenir les résultats escomptés.» Ils soulignent l’efficacité récente des boycotts contre Tesla et Target comme preuve que cela se produit actuellement.

Les auteurs concluent que « le fait que les Américains semblent redécouvrir l’art, la science et la puissance de la non-coopération – combiné à une forte capacité de protestation et à des actions en justice – montre que la résistance au programme de Trump aux États-Unis est non seulement bien vivante, mais aussi astucieuse, diversifiée et probablement à ses débuts. »

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


International Women’s Day: Latin America

DÉVELOPPEMENT DURABLE


Brazil hosts first BRICS Sherpas meeting with expanded membership

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Voice of the Global South: Multilateralism Can and Must Deliver

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Pope Francis calls for ‘disarmament’ while still hospitalized

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


PLANETE: Scouts in Africa and Europe leading change in peace, gender, and sustainability

ÉDUCATION POUR LA PAIX


New Feasibility Study on Peace Education in Non-formal Learning and Youth Work commissioned by the Council of Europe

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


AFSCME, United States: It’s Time to Get Organized

DROITS DE L’HOMME


Resistance is alive and well in the United States

Bulletin français 1 mars 2025


. LUMIÈRE DANS UN TEMPS D’OBSCURITÉ .

Il a été difficile de trouver de bonnes nouvelles cette année.

Le mois dernier, il s’agissait du sort de Gaza et du sort de l’humanité.

Ce mois-ci, il s’agit de la dévastation provoquée par Trump et Musk.

Mais il y a des signes de riposte, une lumière dans cette période d’obscurité.

Bernie Sanders, le seul socialiste déclaré au Sénat américain, attire de grandes foules dans sa « tournée nationale pour combattre l’oligarchie ». Et ce, alors même qu’il cible les districts où le Parti républicain, le parti de Trump, est majoritaire. Il dit « Aujourd’hui, aux États-Unis, nous évoluons rapidement vers une forme de société oligarchique où une poignée de multimilliardaires disposent non seulement d’une richesse extraordinaire, mais aussi d’un pouvoir économique, médiatique et politique sans précédent. Mes frères et sœurs, ce n’est pas la démocratie pour laquelle des hommes et des femmes se sont battus et sont morts. »

« Le trumpisme ne sera pas vaincu par les politiciens du Washington DC », dit-il. « Il ne sera vaincu que par des millions d’Américains dans l’Iowa, dans le Vermont, dans le Nebraska, dans tous les États de ce pays, qui se rassemblent dans un mouvement populaire fort et disent non à l’oligarchie, non à l’autoritarisme, non à la kleptocratie, non aux coupes massives dans les programmes dont les Américains à faible revenu et les travailleurs ont désespérément besoin, non aux énormes réductions d’impôts pour les personnes les plus riches de ce pays. »

La force politique qui a le plus de potentiel pour s’opposer au trumpisme est le mouvement syndical. Ces dernières années, le mouvement syndical a connu une résurgence de l’organisation, et 2024 n’a pas fait exception. Des dizaines de milliers de travailleurs se sont battus pour des augmentations de salaire, une meilleure protection de l’emploi et une représentation syndicale. Les travailleurs de tous les États-Unis ont également lié leurs luttes nationales à l’assaut d’Israël contre la Palestine, exigeant un embargo sur les armes et la fin du génocide à Gaza.

Les syndicats se préparent actuellement à riposter. Une semaine seulement après le début de l’année 2025, le SEIU a annoncé qu’il rejoignait l’AFL-CIO pour aider à combattre le programme anti-syndical de Trump. Les deux syndicats ne sont pas alignés depuis près de 20 ans. Un premier signe de riposte est apparu le 22 février lorsque le président de la Fédération américaine des employés du gouvernement, le plus grand syndicat des employés fédéraux, a demandé aux travailleurs de ne pas obéir à la demande d’Elon Musk qui demandait aux fonctionnaires fédéraux de justifier leur emploi ou de démissionner.

Malgré la victoire de Trump, l’enthousiasme pour les syndicats reste élevé. Un récent sondage Gallup a révélé que le soutien aux syndicats s’élève à 70 %, soit un point de moins que leur taux le plus élevé jamais enregistré.

Le mouvement américain pour la paix, bien que réduit en taille, continue sa lutte pour le désarmement nucléaire et la paix mondiale.

Codepink nous exhorte à signer le manifeste de l’horloge de la paix : « Nous devons cesser de donner notre bénédiction et notre consentement à des mesures interminables pour « contrôler » les armes qui conduisent à toujours plus de dangers, comme l’illustre l’Horloge de l’Apocalypse. Au lieu de cela, nous devons exiger leur abolition, pour une évolution vers un monde sans nucléaire, en paix, non menacé par une annihilation catastrophique et le changement climatique ultime : un hiver nucléaire. »

World Beyond War nous exhorte à exiger la fermeture des bases militaires américaines : « Les milliers de bases militaires, tant étrangères que nationales, à travers le monde sont un élément essentiel de la machine de guerre qui doit être démantelée. La fermeture des bases est une étape nécessaire pour faire évoluer le paradigme de la sécurité mondiale vers une approche démilitarisée centrée sur la sécurité commune : personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas. »

Michael Klare, un militant pacifiste chevronné connu pour ses conseils stratégiques, propose que nous soutenions les déclarations politiques de Trump et de ses acolytes qui s’alignent sur un programme de paix. Ces déclarations incluent des appels à des accords pour réduire les armes nucléaires, réduire les dépenses de défense et fermer les bases militaires américaines à l’étranger. Il nous rappelle que l’ancien élite politique des États-Unis qui a risqué la troisième guerre mondiale par ses actions belliqueuses a disparu à jamais, et qu’une nouvelle élite politique émerge. Leur programme est plein de contradictions, mais leur objectif premier est d’enrichir Trump et ses complices, ce qui pourrait, dans certains cas, les conduire à inverser certaines politiques militaristes.

En publiant sur CPNN les déclarations de Trump sur la réduction des armes nucléaires, nous nous sommes demandé s’il était possible de prendre ses propos au sérieux : « Ou bien font-ils simplement partie d’un jeu qu’il joue avec le monde, un peu comme le portrait par Charlie Chaplin de Hitler jouant avec un ballon en plastique représentant le monde. Espérons qu’elles puissent être prises au sérieux dans ce cas précis. »

De toute façon, comme nous l’avons souligné dans le blog de ce mois pour la Transition vers une culture de la paix, nous ne pouvons pas rester les bras croisés, mais devons agir plus vigoureusement que jamais pour la paix et la justice.

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Remarks by Michael Klare on strategy for the peace movement

DÉVELOPPEMENT DURABLE


China’s Renewable Energy Boom: A Record-Breaking Shift or Still Chained to Coal?

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Global Day of Action to Close Bases

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Women, Peace and Security: Mongolia, a Feminist-oriented Foreign Policy

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Australia: Symbols, messages of peace mark interfaith gathering

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Wilmington, Delaware: Visionary Peace Youth Art Exhibition

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


The Labor Movement Won Big Victories in 2024. Now It Must Fend Off Trump

DROITS DE L’HOMME


Thousands in Midwestern GOP Districts Attend Sanders’ First Stops on Tour to Fight Oligarchy

Bulletin français 1 fevrier 2025


LE SORT DE GAZA ET L’HUMANITÉ

Le récent accord de cessez-le-feu pour Gaza mènera-t-il à la paix ? Voici quelques points de vue de certaines personnes que nous respectons particulièrement chez CPNN.

CODEPINK se réjouit de la nouvelle d’un accord de cessez-le-feu à Gaza. Comme nous l’avons signalé, le15 janvier, seule la première étape de l’accord de cessez-le-feu a été acceptée par Israël et le Hamas. Nous espérons que toutes les étapes seront également acceptées dès que possible pour garantir un cessez-le-feu permanent et la capacité des Palestiniens à reconstruire sans subir les attaques israéliennes.

Si la paix doit être instaurée, CODEPINK énumère 8 étapes supplémentaires qui sont nécessaires. Il s’agit notamment de la fin de toute « aide » militaire américaine à Israël, du droit au retour de tous les Palestiniens exclus de leur patrie et d’une Palestine libre du fleuve à la mer.

Michael Moore nous exhorte à aller au cinéma voir FROM GROUND ZERO: STORIES FROM GAZA qui nous montre ce à quoi le peuple de Gaza est confronté chaque jour. Il nous rappelle que l’art a toujours été une arme puissante des opprimés. « Il n’y a pas de meilleur moyen de cultiver la compréhension et l’empathie que l’art. Et pour moi, il n’y a pas de meilleur moyen de transmettre la vérité et d’inspirer la résistance que l’art de l’image en mouvement. »

Rivera Sun nous rappelle que le mouvement pro-palestinien a atteint un grand nombre d’objectifs stratégiques dans le cadre de son effort à long terme pour mettre fin au génocide par l’action non violente. La Cour internationale de justice a jugé que le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) n’est pas seulement légal, il est obligatoire. Les boycotts au Koweït, au Liban, au Qatar, en Syrie, en Iran, en Irak, dans certaines parties de la Turquie et dans d’autres pays de la région ont entraîné une baisse de 48,2 % des bénéfices des marques américaines comme KFC, Pizza Hut, Baskin Robbins, Costa Coffee et Krispy Kreme. Le BDS a également forcé Pret à Manger à abandonner son projet d’ouvrir 40 magasins en Israël.

The Elders mettent en garde contre le cessez-le-feu et la reprise de Gaza en danger si l’UNRWA n’est pas protégée. Après quinze mois de guerre et au moins 46 000 Palestiniens tués, l’augmentation massive de l’aide humanitaire et le rétablissement des services essentiels, si urgemment nécessaires, dépendent désormais de l’UNRWA, l’agence indispensable à Gaza.

Richard Falk estime qu’Israël ne mettra probablement pas fin au conflit avant d’avoir annexé la Cisjordanie et d’avoir déclaré sa victoire sur les Palestiniens, ce qui se traduira par la création officielle du Grand Israël en tant qu’État juif exclusif « du fleuve à la mer ». Il prévient que « même si le cessez-le-feu est plus ou moins maintenu dans sa première phase, il semble peu probable qu’Israël reste dans le cadre du cessez-le-feu une fois les six semaines de la première phase terminées, ce qui signifie que les deux dernières phases de fin de la campagne et de retrait de Tsahal du cessez-le-feu n’auront jamais lieu. Dans ce cas, il est presque certain qu’Israël reprendrait alors toute la fureur de sa campagne génocidaire. »

Falk explique que sa réponse repose sur des preuves de plus en plus nombreuses selon lesquelles Israël a permis l’attaque du 7 octobre parce qu’il voulait déclencher une violence massive contre les Palestiniens en justifiant son action en représailles pour excuser la mort et l’expulsion d’un grand nombre de Palestiniens, un processus mortel qui répète plus ou moins les expulsions d’environ 750 000 Palestiniens en 1948, ce que les Palestiniens appellent la nakba ou catastrophe.

Il explique que le gouvernement israélien a reçu plusieurs avertissements extrêmement fiables avant l’attaque du 7 octobre, notamment de la part de sources de renseignement américaines. En outre, Israël possédait des capacités de surveillance avancées dans toute la bande de Gaza pour surveiller les mouvements de résistance du Hamas. Ces capacités techniques auraient été renforcées par des informateurs, ce qui rendait difficilement croyable la nature supposée « surprise » de l’attaque.

Mairead Corrigan Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix, a proposé la candidature du militant palestinien Mazin Qumsiyeh au prix Nobel de la paix. Mazin a quitté une brillante carrière de scientifique aux États-Unis pour retourner en Palestine où il œuvre pour la paix. Nous le citons souvent sur CPNN.

Mazin Qumsiyeh nous dit ce qui suit sur l’importance de la situation actuelle. « Au niveau local, les forces d’apartheid israéliennes font maintenant dans nos régions de Cisjordanie ce qu’elles ont fait à Gaza. Nettoyage ethnique, destruction de biens et violations massives des droits de l’Homme allant du droit de se déplacer, du droit de culte, au droit à une vie simple et digne. Les gens ici ont peur que ce ne soit que le début d’un génocide accéléré et d’un nettoyage ethnique comme ceux perpétrés à Gaza.

« Nous avons mis en garde à plusieurs reprises contre les conséquences de la collusion occidentale avec le génocide et l’écocide. Le sort de Gaza sera le sort de l’humanité si trop peu de gens se rendent compte à temps de la réalité mondiale de la non-durabilité des politiques coloniales du « droit du plus fort ».

« Une alliance de puissances néocoloniales [est] revigorée et travaille vers les mêmes objectifs : rendre les riches plus riches, les pauvres plus pauvres, et détruire l’environnement mondial tout en déclenchant le militarisme et les guerres d’une cruauté sans précédent comme nous le voyons en Palestine (génocide et écocide). Notre espèce se trouve à un moment charnière de l’Histoire jamais connu auparavant. Nous sommes alors nombreux, ils sont peu nombreux. Si davantage de nombreux se mobilisent rapidement, nous aurons peut-être encore une chance de nous sauver nous-mêmes et de sauver notre planète… »

DROITS DE L’HOMME


The Elders warn Gaza ceasefire and recovery at risk if UNRWA is not protected

DÉVELOPPEMENT DURABLE


The International Institute for Peace through Tourism: A personal memoire

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


For Nobel Peace Prize: Professor Mazin Qumsiyeh, Bethlehem, Palestine

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Essaouira: Les “Guerrières de la Paix” nominées au Nobel de la Paix 2025

  

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Diffa, Niger : La coordination régionale COSNA/CNSP organise une soirée culturelle de soutien à la jeunesse pour la paix et la cohésion sociale

ÉDUCATION POUR LA PAIX


République Démocratique du Congo: Au moins 450 enfants orphelins initiés à la culture de la paix et à la cohabitation pacifique à Bogoro

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Burkina Faso: Vivre-ensemble : Des chefs coutumiers et religieux parlent à leurs communautés

DISARMAMENT ET SECURITÉ


Lettre du Mali : un appel à la paix

Essaouira: Les “Guerrières de la Paix” nominées au Nobel de la Paix 2025

. EGALITE HOMMES/FEMMES .

Un article de Hespress

Espace emblématique de tous les dialogues et de tous les possibles Dar Souiri a donné rendez vous à la Paix le 17 janvier avec la projection en première au Maroc du film « Résister pour la paix ».

Sorti en 2024 ce film “résolument engagé et militant pour redonner ses chances à une paix donnant les mêmes droits aux peuples Israelien et Palestinien” ce film réalisé à l’initiative de Sabrina Azoulay retrace le parcours de Hanna Assouline et de Sonia Terrab fondatrices du collectif “Guerrières de la Paix” lancé à partir du “Forum Mondial des Femmes pour la Paix” réuni à Essaouira le 8 mars 2023.

Donnant la voix et offrant une tribune aux “militants palestiniens et israéliens travaillant main dans la main pour bâtir des ponts et promouvoir une Paix faisant justice aux droits fondamentaux des deux peuples” le film a été projeté à Dar Souiri devant une salle comble à l’écoute de ces témoignages émouvants nourris par des “récits-vérité” incarnation forte de la résilience et de l’engagement déterminé et courageux des fondatrices des Guerrières de la Paix” toutes d’origine marocaine.

À l’issue de la projection, un débat riche de promesses et d’espoirs a permis aux leaders de ce mouvement de partager avec le public leurs motivations et le sens donné à leur démarche, insistant, à cet égard, sur « l’urgence de donner une voix à celles et ceux qui refusent la fatalité des armes pour privilégier l’esprit et la culture d’une paix qui conjugue pour tous l’universalité des droits à la même dignité la même justice et la même liberté ».

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise de cet article.)

Question for this article:

Do women have a special role to play in the peace movement?

How can a culture of peace be established in the Middle East?

(. . . suite)

Hanna Assouline s’est réjouie dans cette perspective de la tenue de cette projection à Essaouira, qu’elle a qualifiée de moment “symbolique”, soulignant qu’elle “s’inscrivait dans un contexte historique coïncidant avec l’accord de cessez-le-feu à Gaza et la nomination des “Guerrières de la Paix” dans la liste prestigieuse des candidats sélectionnés pour le “Prix Nobel de la Paix 2025”.

Cette soirée a rassemblé un large public, composé d’acteurs culturels, de militants associatifs, ainsi que de personnalités marocaines et étrangères issues de divers horizons, témoignant de l’intérêt unanime pour les valeurs de paix et de dialogue mises en avant par cet événement.

Portée par l’Association Essaouira-Mogador, cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts constants de la Cité des Alizés pour promouvoir les valeurs d’ouverture, de tolérance, du rapprochement et de coexistence pacifique qui font son ADN.

Pour rappel, le mouvement français « Les Guerrières de la Paix », fondé en 2022, rassemble des femmes juives et musulmanes engagées en faveur de la paix, de la justice et de l’égalité. En mars 2023, ce collectif a organisé à Essaouira le Forum Mondial des Femmes pour la Paix lançant un Appel universel à la Paix depuis la Cité des Alizés, symbole mondial d’échanges interculturels et de dialogue interreligieux.

Ce forum avait réuni des militantes de renom, telles que Jessica Mwiza (Rwanda), militante de la mémoire, Huda Abu Arquob, présidente de l’Alliance for Middle East Peace (Palestine), et Nurith Hagragh, représentante de Women Wage Peace (Israël). Ensemble, elles avaient uni leurs voix pour transmettre un message universel de paix au monde entier, réaffirmant le rôle crucial des femmes dans les processus de réconciliation et de justice sociale.

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Lettre du Mali : un appel à la paix

DESARMAMENT & SECURITE .

CPNN a reçu la copie suivante d’une lettre du Mali adressée au Secrétaire général de l’ONU. Elle fournit des détails sur le rapport de Human Rights Watch sur les atrocités commises par le gouvernement malien et les mercenaires sur des civils innocents.

En publiant cette lettre, nous espérons qu’elle sera lue par certains membres du gouvernement militaire du Mali et qu’ils suivront l’exemple des gouvernements militaires du Burkina Faso et du Niger voisins et se tourneront vers le dialogue plutôt que vers la force militaire pour faire face aux conflits dans leur pays. La logique du dialogue est clairement expliquée par le Général Djibril Bassole.


La logique du dialogue expliquée par le général Djibril Bassole

Lettre ouverte au Secrétaire de l’organisation des nations Unies, 
New York, Etats Unis d’Amérique.`


J’irais directement aux faits pour économiser du temps qui semble manquer aux dirigeants d’un monde qui est en train de perdre tous ses repères.


Dans la journée du 2 janvier 2025, un Pick up de marque Toyota allant de Niono (Mali) à Mberra (camp de refugiés maliens en Mauritanie) avec à bord une dizaine de civils dont une majorité de femmes et d’enfants a disparu sur une route nationale fréquentée par l’armée maliennes et ses supplétifs de Wagner. Pendant toute une nuit et une journée les parents des disparus ont cherché en vain des nouvelles.


La macabre découverte de leurs corps calcinés et hâtivement enterrés sous des branchages et des cailloux a sonné le point de départ d’une tragédie sans précédent depuis que les FAMA et les assassins de Wagner sèment la terreur dans tout le nord du Mali de Abeibara (région de Kidal) à l’Est à la frontière mauritanienne à l’Ouest.


Le véhicule a été détourné de son itinéraire, le temps d’identifier les voyageurs et ensuite de les exécuter sommairement après avoir violé les femmes dont une, était en état de grosse de près de 6 mois. Les corps furent retrouvées entre la localité de Fatissouyou et Dioura au centre du Mali.

C’est bien là la signature des soudards de la junte malienne et de leurs compères assassins de Wagner contrairement aux jihadistes opérant au Mali, lesquels n’enlèvent jamais les enfants et les femmes, encore moins les exécuter.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article de ce sujet en anglais..)

Question for this article:

Islamic extremism, how should it be opposed?

The new military governments in Africa: Are they promoting a culture of peace?

( . . . suite)

Monsieur le SG, il est plus que temps que l’institution que vous dirigez brise son silence assourdissant sur la tragédie et les drames quotidiens que vivent les populations (Touaregs, maures et peuls) dans ces zones y compris à la frontière mauritanienne dont des mauritaniens depuis 2022.

Les Touaregs qui ont été assassinés ne sont ni terroristes, ni narcotrafiquants, ni rebelles. Le jeune humanitaire qui a été assassiné avec son fils (2, 8 mois) est le cousin germain de l’illustre chef général des Kel Ansar affiliés au Mali et le plus grand défenseur de l’armée malienne et du putschiste Goita, son épouse portant son second fils dans son ventre est la fille d’un colonel major de la gendarmerie malienne bien introduit dans le sérail militaire et sécuritaire malien.

L’un des jeunes assassiné est le fils d’un important officier de douanes compagnons de première heure des putschistes. Les 10 personnes assassinées appartiennent au groupe kel ansar ou en sont des affiliés. Il s’agit bien entendu d’un ciblage non seulement touareg mais aussi kel ansar, une tribu qui a toujours servi l’Etat malien, qui ne s’est jamais rebellé et a toujours refusé de succomber aux sirènes fondamentalistes. Cette marque de patriotisme n’a jamais cessé d’inquiéter et de paraitre suspecte aux yeux de l’Etat malien depuis son indépendance.

Ce qui se passe au Mali, en particulier, au nord et au centre, relève du génocide et du crime contre l’humanité. La vie humaine à Gaza ou en Ukraine est elle plus valeureuse, précieuse que celle dans l’Azawad, au Macina et sur le fil de la frontière mauritanienne ? La prise de parole et les dénonciations de la plus haute autorité de la communauté internationale, que vous êtes, ne sont-elles réservées qu’aux personnes victimes d’Israël ou de Poutine ?

Parlez et réconfortez les faibles pas seulement en Palestine ou en Ukraine but around the World.

Le Mali n’est pas un Etat fréquentable, il est condamnable ; ayez le courage de le condamner et d’envisager de le traduire devant les juridictions internationales que les nations Unies ont mis en place.

Le Mali est un Etat failli et criminel mais il continue de recevoir les appuis et les soutiens de plusieurs pays occidentaux. Faute de sanctions et de suppression des appuis, les peuples et communautés qui subissent la géhenne des colonels félons au pouvoir à Bamako, considèreront tous ces soutiens comme une complicité.

Arrêtez la folie d’une poignée de colonels félons et de leurs relais, avant que le pire ne se produise dans la sous région sahélienne. Monsieur le SG ce serait bientôt une question de menace à la paix et à la sécurité internationale (Chapitre 7 UN statement).

Vous devriez m’en faire pardon, entre choc et tragédie, je n’ai pas le cœur aux formules de courtoisies, ce qui ne signifie pas que je n’ai pas le plus grand égard à votre personne et à votre titre. 



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République Démocratique du Congo: Au moins 450 enfants orphelins initiés à la culture de la paix et à la cohabitation pacifique à Bogoro

EDUCATION POUR LA PAIX .

Un article de Radio Okapi

Environ 450 enfants orphelins issus de quatre communautés tribales de l’Ituri sont initiés à la culture de la paix et de cohabitation pacifique, dans le cadre d’une retraite de deux jours, organisée depuis le lundi 30 décembre par l’ONG Bacone Of Hope à Bogoro.

Selon le coordonnateur de cette ONG, Arali Bagamba, l’objectif de cette activité est de combattre la haine tribale qui est souvent à l’origine de cycles des violences dans cette province.


Ces enfants orphelins issus de communautés Lendu, Bindi, Hema et Bira sont venus des localités comme Kavelega, Kotoni, Bogoro, Lakpa accompagnés de notables et leaders religieux de leurs entités respectives.

Ils apprennent des notions sur le vivre ensemble, la culture de la paix et de la non-violence.

Pendant ces deux jours de retraite, ils mangent, jouent et dorment ensemble pour renforcer le sentiment de fraternité malgré leurs différences culturelles.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour une version anglaise.

Questions pour cet article:

 
What is the best way to teach peace to children?

Can a culture of peace be achieved in Africa through local indigenous training and participation?

Can you add to this analysis of the Democratic Republic of the Congo?

(. . suite)

Pour le coordonnateur de l’ONG Bacone Of Hope, cette formation va briser la haine tribale transmise d’une génération à une autre, laquelle est à l’origine des cycles des violences en Ituri.

 D’autres rencontres sur la culture de la paix et de cohabitation pacifique impliquant des jeunes et des élèves de ces différentes communautés ont été organisées il y a quelques mois par cette même organisation.

Lire aussi sur radiookapi.net: 

Djugu : 7 communautés ethniques s’engagent à mettre fin à leurs différends pour promouvoir la paix

L’Eglise du Christ au Congo appelle la population à s’investir pour la paix en Ituri

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Burkina Faso: Vivre-ensemble : Des chefs coutumiers et religieux parlent à leurs communautés

. PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE …

Un article par Romuald Dofini en Lefaso.net

La communauté peulh de Bobo-Dioulasso a organisé le dimanche 22 décembre 2024 dans la ville de Sya une journée de promotion de la culture, de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Cette journée était placée sous le thème : « Pour le bon vivre-ensemble au Faso : Les chefs coutumiers et religieux de l’Ouest du Burkina parlent à leurs communautés ». Au cours de cette journée qui a réuni plusieurs couches sociales, des engagements et résolutions ont été pris par les acteurs pour promouvoir la cohésion sociale en privilégiant le dialogue dans le règlement des conflits.

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Les chefs coutumiers et religieux prenant l’engagement de promouvoir la paix et la cohésion sociale

C’est à cœur ouvert que des chefs coutumiers et religieux ont parlé à leurs communautés le dimanche 22 décembre 2024 à Bobo-Dioulasso. Selon eux, il était plus que nécessaire d’organiser cette journée au regard de la situation que traverse le pays depuis plusieurs années. En effet, la situation sécuritaire du Burkina Faso a entraîné un dysfonctionnement à tous les niveaux provoquant dans certaines zones un délitement de tous les segments du tissu social.

Pour les chefs coutumiers et religieux, cette crise sécuritaire a engendré également des conflits au sein des populations avec leur corolaire d’exacerbation de méfiances entre individus et entre communautés. Pour eux, le combat que mènent les forces de défense et de sécurité contre les terroristes est louable, mais ils estiment que pour une paix durable, il faudrait « recoudre » le tissu social, afin d’améliorer la cohésion sociale, de prévenir et de gérer les différends entre les communautés. Pour cela, la mise en place et la promotion des espaces de dialogues se sont avérées nécessaires. C’est donc conscient de cet effritement du tissu social causé par la crise sécuritaire et le rôle des leaders coutumiers et religieux dans la mobilisation sociale que la chefferie coutumière peulh de Bobo-Dioulasso a initié cette journée de promotion de la culture de la paix et de cohésion sociale.

L’objectif de cette journée était de promouvoir la cohésion sociale au Burkina et particulièrement dans le Grand-ouest du Burkina. Cette activité a réuni une soixantaine de chefs coutumiers et religieux du Grand-ouest du Burkina, des organisations de la veille citoyenne, des organisations féminines ainsi que la population de Sya, dont majoritairement des peulhs. Selon le chef peulh de Bobo-Dioulasso, Issiaka Sidibé, cette journée vise à recréer l’harmonie et la symbiose entre les communautés, à inviter les populations à se parler, à s’accepter, à se pardonner et à créer les conditions pour le retour de la paix dans la région et au Burkina Faso.

« C’était un devoir pour nous d’organiser cette journée car nous voulons vraiment aider les autorités à finir leur mission de reconquête du territoire. Nous voyons qu’elles ont beaucoup fait, c’est pourquoi nous voulons apporter notre contribution à travers des actions. Nous voulons dire à nos FDS [Forces de Défense et de Sécurité  et VDP ]Volontaires pour la défense de la patrieque] nous sommes de cœur avec eux car c’est grâce à eux qu’on vit ici. Cette rencontre avec les chefs coutumiers et religieux du Grand-ouest c’est pour nous aider nous-mêmes d’abord », a-t-il expliqué.

Au cours de cette activité, les chefs coutumiers et religieux ont été informés sur leurs rôles dans la mobilisation sociale et la régulation des conflits au sein de leurs communautés ; des engagements ont été pris également par des acteurs pour promouvoir la cohésion sociale, en privilégiant le dialogue dans le règlement des conflits. De la délégation des femmes, des dozos et forgerons en passant par celle des chefs coutumiers et religieux, le message véhiculé à la communauté était le même. Toutes les délégations ont promu l’entente, le pardon, la paix et la cohésion sociale. Par ailleurs un message de sensibilisation, de soutien et de collaboration entre FDS et population a été véhiculé pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour un article de ce sujet en anglais..)

Question for this article:

Islamic extremism, how should it be opposed?

The new military governments in Africa: Are they promoting a culture of peace?

( . . . suite)

La forte mobilisation de tous les acteurs laisse le chef peulh de Bobo-Dioulasso dans un sentiment de joie et de satisfaction. Selon lui, cette mobilisation démontre leur attachement à la culture de la paix et de la cohésion au Burkina Faso. « Nous sommes contents et satisfaits parce que le message est passé et toutes les communautés l’ont compris », s’est-il réjoui.


Le chef de bataillon Lassané Porgo, commandant de la deuxième région militaire du Burkina, salue l’initiative de l’activité

L’initiative est saluée par les autorités militaires et administratives

La journée a connu la participation du chef de bataillon Lassané Porgo, commandant de la deuxième région militaire du Burkina. Dans son allocution, il n’a pas manqué de saluer l’initiative de l’activité. Il estime que la population est en train de finir le travail des forces de défense et de sécurité car pour lui, cette guerre est presque terminée. « Au-delà de la salle qui est pleine, toutes les communautés, toutes les tendances, sont passées donner un message et cela nous fait plaisir. Nous nous sommes engagés à servir la population, à servir le Burkina Faso ; donc tant que cette population n’a pas la paix, n’a pas la tranquillité, il est de notre devoir de ne pas dormir. Et nous n’allons pas dormir tant que ce n’est fini », a-t-il insisté.

Avant de poursuivre : « Si les leaders religieux et coutumiers parlent à leurs communautés et que chacun dans sa famille écoute le grand frère ou l’aîné, qui écoute le chef et qui connaît sa place, nous allons finir avec cette crise tout de suite et maintenant. Le problème c’est que nous ne respectons plus l’aîné. Nous respectons plus l’argent ou celui qui a l’argent que l’aîné dans la famille et il faut que ça change ». C’est pourquoi, il a demandé à chacun d’être sincère, honnête et intègre et surtout à aimer son prochain. Le chef de bataillon Lassané Porgo a affirmé que si tous les messages passés dans la salle sont sincères, le Burkina Faso va bientôt finir avec cette crise sécuritaire.

Cette activité était placée sous la présidence du gouverneur de la région, représenté par le secrétaire général de la région des Hauts-Bassins, Abraham Somdo. Au nom du gouverneur, il a salué également l’initiative de cette journée. « Cette activité est la bienvenue parce qu’elle entre en droite ligne des priorités du gouvernement. Evidemment, la priorité qui vaille est la reconquête du territoire national, mais en plus de reconquérir le territoire, il faut avoir des activités qui permettent de coudre le tissu social qui a été dilacéré du fait de la guerre, des conflits », a-t-il salué.

Il n’a pas manqué de rendre hommage aux combattants qui veillent sur le bien-être de la population civile. Pour lui, cette journée va permettre de renforcer la collaboration entre les FDS et la population. Il a souligné que « les FDS créent les conditions du retour de la paix et c’est aux leaders coutumiers et religieux de travailler à consolider cette paix, à renforcer la cohésion sociale à travers des messages qui prônent le vivre-ensemble ». Le représentant du gouverneur a invité les filles et fils de la région à être à l’écoute des leaders communautaires. A ces leaders communautaires, il leur demande de marcher résolument au rythme imprimé par les autorités du pays parce qu’il s’agit, dit-il, de construire une nation forte, une nation où les filles et fils parlent d’une seule voix, regardent dans la même direction.

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